Probité et liberté de l’artiste

— Ecrit le mardi 15 juillet 2008 dans la rubriquephotographie, Villes et paysages”.

A propos de « Littoral des lacs » de Bernard Plossu (édité par Images En Manoeuvres Editions / Conservatoire du littoral, en mars 2008)

Exposition de Bernard Plossu, Littoral des lacs, Annecy

J’avais l’intention,
pour poursuivre mes articles de photographie,
de publier mes échanges de mails en mai avec Bernard Plossu :
après celui à propos de l’invito alla mostra milanese « Attraverso Milano »
(et ma remarque  « Kafka » pour ce Milan-là ) ;

celui à propos de l’album
(édité par Images En Manoeuvres Editions / Conservatoire du littoral, en mars 2008)
« Littoral des lacs »
(et ma remarque « Rousseau » pour cette Savoie-là,
reprise par Bernard Plossu :
« oui rousseau et kafka
c’est formidable tes commentaires !
necessaire .
plo
 » )

d’autant plus vite que
le mot de « Rousseau » dans ce mail de Bernard Plossu du 22 mai à 7h48
« oui rousseau et kafka »
est, « rapporté » en cet état (en l’article du blog du 4 juillet)
hors de compréhension du lecteur…
Ce qui est un comble (d’incongruité)
pour un blog !…

Mais l’énigme (« oui rousseau et kafka » ?),
pour qui s’en serait avisé (!!!),
va immédiatement se résoudre ;
et au-delà de ce que je pouvais en imaginer
,
attendre, espérer, on va le constater : vive le blog !!!

Car voici que Bernard Plossu,
de retour de ses campagnes photographiques
et bretonne (trois îles : Houat, Molène et Bréhat)
et espagnole,

prenant connaissance de mes courriels (certains anciens de trois semaines)
_ au milieu de la ribambelle de ceux qui ont pu s’accumuler ce long temps-là _,

réagit à mon article « Attraverso Milano : le carton d’invitation alla mostra » du 4 juillet,
et m’adresse
_ cette nuit : 1h07, 1h09 et 1h10 _
3 courriels passionnants
qui y ont indirectement ou directement « trait »
: qu’on en juge !

En deux temps, si on le veut bien :
d’abord nos échanges de courriels de mai.
Puis, les tout récents, de juillet.

D’abord, en un premier moment, l’échange
(sur une durée de quinze jours, déjà : le « photographe » était en « expédition »)
des courriels des 6, 21 et 22 mai :

De : Titus Curiosus
Objet :  « Littoral des lacs » : un sublime de poésie de la simplicité
Date :     6 mai 2008 06:52:36 HAEC
À : Bernard Plossu

face à l’album « Littoral des lacs »
entre mes doigts tournant les pages, et sous mon regard

et juste après le courriel expédié 6 secondes auparavant
Objet :  Courir après son ombre en quel couloir ? En minuscules géantes : Milano !…
Date :     6 mai 2008 06:52:31 HAEC

à propos, lui, de l’image « fabuleuse »
du carton d’invitation à « Attraverso Milano » à la galerie Bel Vedere
(et accessible sur « En cherchant bien » depuis le 5 juillet)…

Voici pour « Littoral des lacs » :

Quelle merveille de poésie que « Littoral des lacs » !

Quelle connaissance tranquille, sublimement paisible,
à la distance qu’il faut des lieux,
tout à la fois connus (aimés) et respectés,

dans une familiarité d’ il y a longtemps, d’il y a toujours,
d’enfance même
sans doute _ ce serait le « secret » _,
car pas même « retrouvée »,
mais simplement fidèle : toujours là, en quelque sorte _ mais il a aussi fallu y arriver _
et elle, et toi ;
vous donc ensemble ;
de compagnie,
mais sans confusion aucune,
sans effusion bruyante de fusion : on peut y goûter la qualité et les couleurs du silence,
à la distance « naturelle » d’un respect où l’on perçoit, si l’on s’y focalise si peu que ce soit,  l’effleurement du vent, de la brise, dans les feuillages qui chantonnent.

Compagnie vrai amour,
comme la ritournelle, en accompagnement, donc, à peine fredonnée, d’une chanson de ce pays même,
gambadant juste sur la pulpe des lèvres
_ et pas à plein gosier.

N’est-ce pas aussi,
simplement,
le résultat honnête du cahier des charges,
et ordre de mission
d’un « Conservatoire, en effet,  du littoral »
?
Un « Conservatoire » qui n’en est plus à faire ses gammes (avec ses couacs),
mais qui s’enchante de la petite sereine musique (de jour) du fruit de son discret travail…

Une merveille de simplicité de l’expérience, tout simplement,
oui.

Titus

Ensuite, ceci, en deux temps, l’espace de la nuit :
d’abord, le 21 mai au soir :

De : Bernard Plossu
Objet :  Rép : « Littoral des lacs » : un sublime de poésie de la simplicité
Date :     21 mai 2008 22:37:48 HAEC
À : Titus Curiosus

wow , merci de ce que tu dis des lacs en photos !
romantique à souhait , hein ?
plo

Puis, le 22 mai au matin,
et en « réponse » aux deux courriels à la fois (sur « Milano » et « les Lacs » de Savoie) du 6 mai (6h52, les deux…) :

De :  Bernard Plossu

Objet :     Rép : « Courir après son ombre en quel coul…
Date :     22 mai 2008 07:48:12 HAEC
À :  Titus Curiosus

oui rousseau et kafka
c’est formidable tes commentaires !
necessaire .
plo

Voilà pour le premier moment de l’échange.

Et voici maintenant ce que donne la seconde « étape » :

Au départ, mon envoi de l’article « Attraverso Milano : le carton d’invitation alla mostra » du 4 juillet,
au sein de ce courriel du 10 juillet :

Cher Bernard,

Le blog a démarré sur mollat.com
avec 3 articles :
le premier (« le carnet d’un curieux« ) de présentation de ce blog
le second (« Musique d’après la guerre« ) sur un CD de quatuors à cordes d’un musicien (1878-1955) ayant survécu à 14-18 et s’étant mis à composer en 1919 : Lucien Durosoir
le troisième (« Attraverso Milano« ) sur la carton d’invitation (« invito« ) de ton expo milanaise.

Déjà, je suis curieux d’avoir tes impressions de chacun des trois, un peu « détaillées ».
On peut aussi se parler au téléphone, si tu préfères parler qu’écrire un peu en détails… Enfin, comme ça te chante, bien sûr !..

Je n’ai pas mis en ligne les 2 articles (« Ombres dans le paysage _ pays, histoire (et filiation) » ; et « Lacunes dans l’Histoire« ) à propos du récit d’enquête historique « Jeudi saint » de Jean-Marie Borzeix
pour plusieurs raisons :
d’abord ils sont très longs (J-M Borzeix qualifie le premier d' »étude critique consacrée à (s)on livre« ) ;
ensuite, j’aimerais que ces deux articles (que je trouve « importants »…) disposent de photos (!) ;
et enfin, je vais les faire précéder d’un « avertissement » quant à leur « longueur » : peu banale sur un blog.

Et même j’ai rédigé un article de réflexion sur la longueur (et le style) de mes articles.
Et ce que j’appelle ma « méthode » : « attentive intensive« …

Je vais te l’adresser aussi :
d’abord, pour que tu y mettes à ton inspiration une ou deux photos…
Faire dialoguer texte et photo provoque un formidable gain d’espace pour la pensée-réflexion du lecteur…
Et aussi pour savoir si j’y laisse ou pas une remarque concernant l’histoire de la photo du carton d’invitation d' »Attraverso Milano« ,
cette photo « fabuleuse »
_ je ne l’ai pas laissée.

J’ai en préparation plusieurs articles :
outre celui de réflexion sur la longueur et le style des articles…

_ d’abord, sur le livre « Littoral des lacs« ,
sur le principe de l’article « Attraverso Milano » :
c’est-à-dire me contenter de reprendre notre échange de mails en mai dernier
(ou une sélection : il y a parfois des coupures à faire),
à propos, donc, du livre cette fois, « Littoral des lacs« .
A ce propos, ce serait bien de disposer d’une image de bonne qualité
de la photo de couverture du livre : « Marais de l’Enfer _ lac d’Annecy »
j’ai bien, déjà, celle du carton d’invitation au vernissage,
mais la qualité de l’image importe aussi…
Je viens de re-regarder le livre en recherchant la légende de la photo
(je me souvenais qu’elle était prise au lac d’Annecy) : quelle beauté paisible en émane…
Oui, le « Rousseau » de l' »état _ fictif _ de nature« ,
enfin presque : parce de tels paysages demeurent « travaillés » !..

_ ensuite, sur le DVD du film de David Cronenberg _ cinéaste qui m’intéresse _ « Les promesses de l’ombre » _ :
l’article (avec la thématique des « ombres » de mon article _ non encore en ligne _ sur « Jeudi saint« ) est pas mal avancé ; mais je suis maniaque : j’allonge, je coupe, je peaufine… jusqu’à ce que ça « aille » à peu près…

_ puis, j’en ai 3 en projets assez simples :
un petit article sur « Prendre soin _ de la jeunesse et des générations » de Bernard Stiegler (chez Flammarion), que je viens de terminer de lire.
Le sujet est crucial : former l’attention ; et protéger contre les politiques audiovisuelles de destruction de l’attention.
J’essaierai d’être bref et percutant : il y a le feu au lac !!!

Et  deux autres petits articles de photo sur des livres forts tous les deux :
sur « Prague 1968 » de Joseph Koudelka (aux Editions Tana) : magnifique de vérité (et à pleurer, comme on les voit pleurer de rage !!!
et « The Americans » de Robert Frank (aux Editions Steidl) : un reportage d’est en ouest et du nord au sud aussi perspicace que riche…

_ puis, il va me falloir me mettre à l’article sur « Les années d’extermination » de Saul Friedländer, une très grande chose pour le XXième siècle ; et pas seulement (hélas !)…

J’espère que tes moissons bretonne et espagnole ont été opulentes : je ne me fais pas trop de soucis là-dessus…

A très bientôt, et de diverses façons,

Titus,
toujours trop abondant, comme tu le constates !

Et ce matin, je trouve une brassée de messages de la nuit,
dont des trois-ci qui font passer le « dossier » « Littoral des lacs » à un cran (de « passionnant ») supplémentaire :

dans l’ordre :

De : Bernard Plossu
Objet :     Trans. : BERNARD EN RESIDENCE EN BRETAGNE par le TELEGRAMME DE BREST !
Date :     13 juillet 2008 01:06:58 HAEC
À : Titus Curiosus

infos

b

De :  Ami
Date : 5 juillet 2008 15:29:57 HAEC
À : Bernard Plossu
Objet : BERNARD EN RESIDENCE EN BRETAGNE par le TELEGRAMME DE BREST !

http://www.letelegramme.com/gratuit/generales/regions/morbihan/bernard-plossu-en-residence-en-bretagne-20080630-3356338_1378695.php#

Bernard Plossu. En résidence en Bretagne
C’est l’une des figures de la photographie, souvent en voyages, presque toujours en noir et blanc, un grain épais qui l’a rendu célèbre. Bernard Plossu est en résidence en Bretagne. Rencontre à Lorient.
Bernard Plossu est en résidence sur trois îles bretonnes : Houat, Molène et Bréhat.

Trois galeries, trois départements, trois îles et un photographe.
Le Lieu, à Lorient, L’Imagerie, à Lannion (22) et Le Centre Atlantique de la Photographie, à Brest (29) invitent Bernard Plossu à une résidence sur les îles d’Houat, Molène et Bréhat, le projet Archipel, et trois expositions en novembre.
C’est un regard nouveau qui se pose sur la Bretagne, celui d’un grand reporter photo, homme du lointain : Nevada, Californie, Sahara ou Mexique…
Toujours avec le même objectif de 50 mm, celui de son Nikkormat, Bernard Plossu est un grand monsieur de la photographie :
« Ma photo a la rigueur de l’École française, un mélange de Corot et de Malevitch, une sobriété qui paraît facile », explique-t-il.
C’est cette sobriété et son grain qui le font choisir pour réaliser une photo d’Isabelle Huppert pour un livre et une exposition sur la comédienne, aux côtés d’illustres photographes, Boubat, Doisneau, Gassian, Lartigue ou encore Lindbergh…
« Je redécouvre la France. »

Il voit la Bretagne comme les falaises de Californie, la même rudesse, le même côté sauvage.

« J’ai toujours habité très loin, je redécouvre la France : le magnifique Aubrac, l’Aveyron, le Jura, la Bretagne… J’y trouve ce que j’allais chercher ailleurs… Des coins sauvages. En Bretagne, ce sont les belles lumières, les beaux gris. »

Très vite, dès ses premiers pas sur l’île d’Houat, Plossu a beaucoup photographié, dès le premier jour, paysages et collines. « Après, j’en ai moins fait. Je vais peut-être aller refaire une photo avec une lumière différente, mais j’ai un ressenti immédiat. » Une bonne sœur qui passe devant une vitrine : photo. Une femme dans la rue : photo. « La photo vient à moi. »

Nourri de peinture, de Constable à Courbet, mais surtout très influencé par le cinéma, et particulièrement la Nouvelle Vague. Il a aussi travaillé sur quelques films de Robert Altman. « Je suis beaucoup allé à la Cinémathèque, et petit, j’étais dans la même classe que Frédéric Mitterrand : il était premier de la classe, et moi dernier ! »

Puis celui-ci :

De : Bernard Plossu
Objet : Trans. : Une critique acerbe de « Littoral des Lacs » !
Date : 13 juillet 2008 01:09:26 HAEC
À : Titus Curiosus

t avais je envoyé ça ?
plo

_ réponse, au passage : pas encore !!!
maintenant, oui !

De : Ami
Date : 26 juin 2008 15:55:08 HAEC
À : Bernard Plossu
Objet : Une critique acerbe de « Littoral des Lacs » !

Saluti  Mister Plo !
Je crois bien, que tu étais à Thonon, hier soir, pour le vernissage de Littoral des Lacs, enfin, je suppose !
J’ai pour ma part bien aimé l’extrait du texte de François Carassan déniché , je ne sais trop où , sur le WEB !

Désolé, de voir cette critique à l’égard de ton ouvrage !

On s’en fout , on ira se faire des photos dans un paradis perdu, loin des critiques !
ça pourrait faire une chanson,comme celle de Bénabar !
Bien à toi
Ami

http://deslivresetdesphotos.blog.lemonde.fr/

14 mai 2008

Littoral des lacs

®© Bernard Plossu, « Littoral des lacs« , Images en Manoeuvres Editions, 98 pages.

Bernard Plossu LITTORAL DES LACS

« J’ai pu être un ardent admirateur de Bernard Plossu. Notamment du « Jardin de poussière » que je tiens, aujourd’hui encore, comme l’une des plus magiques séries de photo minimaliste. Ce mince ouvrage publié en 1989 par Marval me semble toujours l’expression d’une photographie “point, ligne, plan” à rebours de toutes les représentations exaltées de l’Ouest américain. De Plossu, j’aime également quelques images isolées : cette branche de palmier dans le vent, cette vision d’un enfant sur un pont de bateau… Son « Voyage Mexicain » (Contrejour, 1979) tenu par certains comme fondateur d’une modernité “on the road” de la photographie européenne me laisse plus dubitatif. De nombreuses images sont faibles même si elles vibrent d’une tension toute adolescente. D’être bien plus tard, embringué au côtés de Max Pam ou de Paolo Nozolino dans la défense de la “photographie créative” chère à Jean-Claude Lemagny, a offert à Plossu une reconnaissance institutionnelle, en France du moins. Problème, me semble-t’il, cette doctrine a fossilisé ses adeptes dans une démarche poétisante refusant la déferlante documentaire qui a marqué la photographie contemporaine depuis vingt ans.

Conséquence de l’alignement de Plossu sur l’institution, les commandes publiques pleuvent sur lui depuis des années, donnant la plupart du temps lieu à parution. Voici, à titre d’aperçu, un petit florilège de publications de commande : « Paris, Londres, Paris » (1989), « L’Archipel de Riou » (1993) « Marseille en autobus » (1996), « Porquerolles, Port-Cros : Bernard Plossu, les îles » (1999), « Musée des Arts d’Afrique et d’Océanie, Mémoires » (2002), « Au Nord » (2006), « Des mots de lumière dans les musées de Strasbourg » (2007), « L’étrange beauté de la ville d’Hyères » (2007)… Si l’on ne peut que se réjouir qu’un auteur trouve des commanditaires, on ne peut que déplorer l’esprit moutonnier des institutionnels à la recherche de “valeurs sures” et surtout non conflictuelles.

Le Conservatoire du Littoral, institution précieuse qui soustrait des milliers de kilomètres de côtes et de bords de lacs à la spéculation, a donc à nouveau passé commande à Bernard Plossu pour « Littoral des lacs » . Le résultat en est navrant. Sentiers herbeux sinuants vers la rive, paysages lacustres masqués par les feuillages… Le photographe fait de son mieux pour illustrer la beauté virgilienne de ces paysages protégés. Pourtant, le lecteur s’ennuie à la vue de ces images bucoliques que nulle modernité ne vient troubler, ni dans le cadre, ni dans la prise de vue. Le talent de Plossu s’épuise dans ces exercices de style et on en vient à se demander si Conservatoire a forcément partie liée avec conservatisme. »

Voilà la « critique acerbe« , donc.

Et enfin, au moins provisoirement, du moins,
mais l’aventure (des courriels ; et du blog) déjà me paraît, cette fois encore, prodigieuse
_ vivent les artistes ! ils font déjà parler, même s’ils n’enchantent pas
tout le monde
tout le temps !..
et amitiés comme déplaisirs y ont leur place _

ceci :

De : Bernard Plossu
Objet : Trans. : Une critique acerbe de « Littoral des Lacs » !
Date :     13 juillet 2008 01:10:06 HAEC
À : Titus Curiosus

et ma reponse
plo

De : Bernard Plossu
Date : 30 juin 2008 18:12:20 HAEC
À : Ami
Objet : Rép : Une critique acerbe de « Littoral des Lacs » !

salut Ami

de retour …. d’une commande justement, dans les iles bretonnes !

je trouve ton mail,
et ce qui est interessant , c’est que cette commande pour les Lacs Alpins du conservatoire du Littoral,
je l’avais faite justement exprès dans cet esprit romantique XIX° siecle  avec résolument rien de moderne   ,
car c’est l’ambiance que les lieux m’avaient  très explicitement dictée !
( pensé à Balzac ) .

la critique du coup devient  tres interessante
car ces photos sont bien faites ainsi exprès ,
et non  pas par facilité ou nullité banale … !
il ne s ‘agit en aucun cas  » d’une commande de plus » ,
mais de quelque chose au ton bien réfléchi :   et de tout façon je ne bacle jamais une commande , c’est trop important !

et c’est publique , pas le droit de prendre ça à la légère .

ton amigo
el plo

ps : si tu repondais a ce blog ,  ce que je te dis compte , hein  !

Alors ma toute première réaction (« Rousseau« ) à l’album s’éclaire aussi encore
Qu’on relise un peu et « Les Confessions » _ savoyardes pour beaucoup, auprès de Madame de Warens ;
et « Les rêveries d’un promeneur solitaire« , même si ce n’est pas tout à fait la Savoie, et un peu plus tard qu’en la jeunesse,
à l’île Saint-Pierre du lac de Bienne…
Pas assez « moderne » ni « minimal« , forcément (c’est-à-dire « moderniste« ), pour le critique doctrinaire, arc-bouté sur sa vulgate de l’histoire de la photographie (ses « dogmes », « chapelles », « hérésies »).
Quand Plossu, lui (« c’est l’ambiance que les lieux m’avaient très explicitement dictée !«  : on ne saurait mieux dire l’exigence ; et la maîtrise artistique _ « poétique » pouvant vous faire carrément fusiller du regard… _ de la visée toute d’humilité et de grâce du regardeur vrai de ces lieux) ;

quand Plossu, lui, est tout à la fois probe et libre : face à
_ et avec _
l’objet :
en son altérité foncière singulière
: d’objet,
abordée avec respect (réciproque) et énigmatique :

soit, le fin mot de l’énigme des choses _ pas de l’ego !
et de son importune obscénité bouffie de vanité _
en leur altérité…

Titus Curiosus, ce 13 juillet 2008

Commentaires récents

Posté par azer
Le 7 août 2008

Qu’est-ce que c’est chiant !

Le 25 février 2010

[…] (ou plutôt jalousées !) ; cf mon article d’indignation du 15 juillet 2008 : “Probité et liberté de l’artiste“, à propos d’une critique acerbe à l’égard du si beau et si juste (= si […]

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