Pour écouter au mieux « les pianos de Lenny » Bernstein, un très sagace article de l’attentif intensif Jean-Charles Hoffelé

— Ecrit le dimanche 11 novembre 2018 dans la rubriqueBlogs, Musiques”.

Face à un très copieux coffret de CDs 

_ tel ici le magnifique coffret de 11 CDs Leonard Bernstein, the pianiste, le coffret Sony Classical 88985483792 _,

un article d’un critique sagace

_ bien érudit et surtout le plus juste possible en ses précises appréciations ! _

est plus que bienvenu et utile :

quasi nécessaire,

même s’il ne s’agit, bien sûr, jamais de le suivre aveuglément

_ ou plutôt ici sourdement ! _,

mais de toujours faire preuve, sans jamais les abdiquer,

de son propre goût

et discernement !

C’est ici

qu’un excellent attentif intensif

tel que peut l’être à son ordinaire un Jean-Charles Hoffelé

est d’un apport magnifique

pour l’acuité

de notre propre oreille !

Quitte à ne pas partager à l’occasion son appréciation…

Bien sûr,

en cette année 2018

du 100 ème anniversaire de la naissance

le 25 août 1918, à Lawrence (Massachusetts) _,

de Lenny,

 l’aficionado de Bernstein que je suis

n’ai pas manqué de me précipiter

chaque fois

sur les divers coffrets de ré-éditions des enregistrements discographiques

du merveilleux Lenny.


Dont ce coffret-ci de 11 CDs

Leonard Bernstein the pianist !

Eh bien,

voici ce très sagace article

Les Pianos de Lenny 

tel que Jean-Charles Hoffelé nous l’offre ce dimanche du 11 novembre

sur son excellent site

Discophilia. Les chroniques de Jean-Charles Hoffelé :

LES PIANOS DE LENNY

Comme Herbert von Karajan, Leonard Bernstein fut d’abord pianiste, mais le demeura au long de sa carrière, mettant son clavier au secours des chanteurs, se produisant en musique de chambre ou en soliste, mais aussi expliquant aux gamins, devant la caméra comment l’objet musical fonctionne _ tout cela !

Ce piano laboratoire _ exploratoire _ était souvent peu soucieux du texte, Bernstein jouait à vue, même pour ses chanteurs qu’il n’hésitait pas à malmener d’enthousiasme – la section passionnée de La Vie antérieure le voit presser sans vergogne le débit vieilli de sa chère Jennie Tourel, l’album Brahms avec Christa Ludwig, superbe d’élan, mais tout de même bucheronné du clavier _ tiens, tiens…

En musique de chambre et au studio, il savait être à la fois inspiré et exact comme l’illustre un immortel Quintette de Schumann avec les Juilliard, mais plus extraordinaire encore, c’est tout l’orchestre de Mahler qu’il fait entrer dans son piano pour l’un des plus inspirés disques de Dietrich Fischer-Dieskau, y ajoutant un théâtre insensé lors d’un Knaben Wunderhorn capté en public à VienneWalter Berry et Christa Ludwig se déboutonnent, fabuleux moment _ car c’est de toujours de moments uniques qu’il s’agit bien : et parfois, instants de grâce magiques, les dieux sont présents et nous assistent !


Le pianiste et compositeur Leonard Bernstein à la MacDowell Colony – Photo : © DR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et le concertiste ? Un transcendant 17e Concerto de Mozart, libre comme l’air, en dit assez long sur son cantabile qui n’oubliait jamais le rythme _ en effet ! sa pulsation est bien fondamentale ! _, son Concerto en sol de Ravel – deux versions ici, la première avec le Philharmonia est à peu près une horreur, la seconde avec le Columbia Symphony une étude de jazz – est passé à la postérité, mais le live à Paris _ in le superbe et indispensable, lui aussi, coffret Leonard Bernstein An American in Paris, le coffret Warner Classics de 7 CDs Warner 0190295689544 _ les éclipse tous deux _ mais oui !

Quelques merveilles absolues et oubliées : I Hate Music! avec Blanche Thebom en 1949, les Chants et Danses de la mort et la Shéhérazade avec Tourel. Hélas, il est trop tard pour elle lors du récital à Carnegie Hall le 2 mars 1969, ce qui n’empêche pas de pouvoir y prendre bien du plaisir – les Satie ! Mais le plus étonnant reste pour moi le Quatuor en sol mineur de Mozart avec les Juilliard. Ecoutez seulement !

LE DISQUE DU JOUR


 

 

 

 

 

 

 

 

Leonard Bernstein
The Pianist

Ludwig van Beethoven(1770-1827)
Concerto pour piano et orchestre No. 1 en ut majeur, Op. 15
Leonard Bernstein
(1918-1990)
Seven Anniversaries
Afterthought – Study for the Ballet “Facsimile”
I Hate Music (2 versions)
La Bonne cuisine
Marc Blitzstein (1905-1964)
Dusty Sun
Johannes Brahms (1833-1897)
Zigeunerlieder, Op. 103
Liebestreu, Op. 3 No. 1
Ruhe, Süssliebchen, im Schatten, Op. 33 No. 9
Von ewiger Liebe, Op. 43 No. 1
Die Mainacht, Op. 43 No. 2
eldeinsamkeit, Op. 86 No. 2
Sapphische Ode, Op. 94 No. 4
Der Tod, das ist die kühle Nacht, Op. 96 No. 1
Immer leiser wird mein Schlummer, Op. 105 No. 2
Ständchen, Op. 106 No. 1
Mädchenlied, Op. 107 No. 5

Dimitri Chostakovitch (1906-1975)
Concerto pour piano et orchestre No. 2 en fa majeur, Op. 102
Aaron Copland (1990-1990)
Sonate pour piano
Claude Debussy (1862-1918)
Fêtes galantes, Livre I, L. 80
Henri Duparc (1848-1933)
La Vie antérieure
George Gershwin (1898-1937)
Rhapsody in Blue
Franz Liszt (1811-1886)
Oh! Quand je dors, S. 282
Gustav Mahler (1860-1911)
Des Knaben Wunderhorn
Rückert-Lieder
Lieder und Gesänge aus der Jugendzeit
Phantasie aus Don Juan
Erinnerung
Ich ging mit Lust durch einen grünen Wald
Frühlingsmorgen
Lieder eines fahrenden Gesellen
Modeste Mussorgski (1839-1881)
Chansons et danses de la mort
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Concerto pour piano No. 15 en si bémol majeur, K. 450
Concerto pour piano No. 17 en sol majeur, K. 453
Concerto pour piano No. 25 en ut majeur, K. 503
Concerto pour trois pianos et orchestre en fa majeur, K. 242
Quatuor pour piano, violon, alto et violoncelle en sol mineur, K. 478
Jacques Offenbach (1819-1880)
O mon cher amant (extrait de « La Périchole »)
Ah! Quel dîner (extrait de « La Périchole »)
Francis Poulenc (1899-1963)
Air vif, FP 46/4
Banalités, FP 107 (2 extraits : No. 2, Hôtel ; No. 4, Voyage à Paris)
Ce (No. 1, extrait des “Deux poèmes de Louis Aragon, FP 122 »)
Sergei Rachmaninov (1873-1943)
Oh, cease thy singing (No. 4, extrait des “6 Romances, Op. 4”)
Maurice Ravel (1875-1937)
Concerto pour piano et orchestre en sol majeur (2 versions)
Shéhérazade
Erik Satie (1866-1925)
La statue de bronze
Daphénéo
Le Chapelier
Robert Schumann (1810-1856)
Quintette pour piano et cordes en mi bémol majeur, Op. 44
Liederkreis, Op. 39
Richard Strauss (1864-1949)
Allerseelen, Op. 10 No. 8
Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893)
Die Nacht (No. 9, extrait des “12 Romances, Op. 60”)
Romances, Op. 16 Nos. 1 & 2
Jours sombres (No. 5, extrait des “6 Romances, Op. 73”)
Zabyt tak skoro, TH 94

Leonard Bernstein, piano, direction
Jennie Tourel, mezzo-soprano
Dietrich Fischer-Dieskau, baryton
Christa Ludwig, mezzo-soprano
Walter Berry, baryton-basse
Blanche Thebom, mezzo-soprano
Arthur Gold, piano
Robert Fizdale, piano
Juilliard String Quartet
Columbia Symphony Orchestra
New York Philharmonic
Israel Philharmonic Orchestra
Philharmonia Orchestra

Un coffret de 11 CD du label Sony Classical 88985483792

Photo à la une : © DR

 

Ce dimanche 11 novembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

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