Je préfère un Haendel plus exubérant (et italien)…

— Ecrit le vendredi 14 décembre 2018 dans la rubriqueMusiques”.

Pour une fois,

je ne partage pas trop l’avis

de Jean-Charles Hoffelé ;

à propos de sa chronique de ce jour

Cecilia

sur son blog d’Artalinna

à propos de l’interprétation

que donnent John Butt et son Dunedin Cosort

_ soit le CD Linn Records CKD 578  _

de l’Ode à Sainte-Cécile de Haendel :

pas assez exubérante _ ou italienne, jubilatoire ! _ à mon goût !

Voici donc cette chronique :

Cecilia

CECILIA

La discographie de l’Ode à Sainte-CécileHaendel rend un hommage à peine masqué _ en effet _ au génie de Purcell ; avait-elle besoin d’une nouvelle version ? Même si John Butt ne dispose pas d’une soprano aussi radieuse que Teresa Stich-Randall, Felicity Lott ou Lucy CroweCarolyn Sampson y récidive ici, en petite voix hélas (hélas oui ! ) – la réponse est oui _ mais pas pour moi..


L’élégance un peu inquiète de l’Ouverture introduit une atmosphère différente, ce sera une vraie ode, lyrique, poétique, et non la célébration solaire _ voilà ! _ que Pinnock _ très heureusement, à mon goût _ proclamait. Le pari était osé, mais comment ne pas entendre que John Butt retrouve les lumières ambigües qu’y peignait Nikolaus Harnoncourt ? _ tiens donc…


Même fatigué, Ian Bostridge _ que j’adore _ atteint à une vraie émotion, mais pour l’entendre, il faut oublier les perfections d’Anthony Rolfe Johnson et de Richard Croft, ce ne sera pas en vain.

Un chœur ardent et nombreux serait-il l’autre atout de cette lecture plus tendre que festive ? Peut-être, et prenant d’ailleurs à rebours les habitudes du temps. De plage en plage, il y aura beaucoup à glaner dans cette version qui s’éloigne du théâtre _ ce théâtre qu’aime tant Haendel ! _ et à mesure gagne en spiritualité _ mais Haendel n’est pas Bach… L’ajout du Concerto grosso Op. 6 No. 4 lui fait un postlude teinté d’une certaine mélancolie.

LE DISQUE DU JOUR

Georg Friedrich Haendel(1685-1759)
Ode for St. Cecilia’s Day, HWV 76
Concerto grosso, Op. 6 No. 4

Carolyn Sampson, soprano
Ian Bostridge, ténor
Chœur de la Radio Polonaise
Dunedin Consort


John Butt, direction

Un album du label Linn Records CKD 578

Photo à la une : Le claviériste et chef d’orchestre John Butt – Photo : © DR

Comparer des interprétations est toujours riche de découvertes !

Ce vendredi 14 décembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

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