La découverte du très grande charme des cantatilles françaises, et la magnifique Eva Zaïcik !

— Ecrit le mercredi 20 février 2019 dans la rubriqueHistoire, Musiques”.

Ce 20 février,

l’excellent Jean-Charles Hoffelé

consacre sa chronique toujours intéressante de Discophilia

à un CD qui m’a très positivement marqué

_ cf mon article du 29 janvier dernier : _,

le charmantissime CD Alpha 439 Venez chère ombre,

par la merveilleuse _ quelle révélation !!! _ Eva Zaïcik,

et Le Consort, dirigé par Justin Taylor.

La chronique de Jean Charles Hoffelé

s’intitule tout simplement « Venez, chère ombre« .

VENEZ, CHÈRE OMBRE

VENEZ, CHÈRE OMBRE


Louis Antoine Lefebvre, un inconnu aujourd’hui. Pourtant, ses « cantatilles », sœurs des cantates mythologiques qui, contrairement à leurs glorieuses ainées, se consacraient au tendre et aux passions du cœur exclusivement, passionnèrent _ eh oui ! _ ses contemporains.


On comprend pourquoi dès « Venez, chère ombre » qui ouvre le nouvel album de Justin Taylor et de ses amis : harmonies étranges, déclamation lullyste, une musique du sentiment et de l’émotion qui vous saisit illico, si moderne dans son dénuement savant. Il faut avouer que le mezzo subtil, la ligne de chant racée, les mots sensibles d’Eva Zaïcik donnent toutes leurs chances à ces musiques si étreignantes _ voilà. Et quelle fantaisie, quelles audaces descriptives dans Le Lever de l’aurore, quel brio dans cet Andromède où les styles français et italiens se mêlent pour mieux surprendre l’oreille.


Le Consort paysage ce trop peu de Lefebvre avec la délicieuse Bergère et surtout Le dépit généreux de Pignolet de Montéclair, le Léandre et Hero de Clérambault, la sombre Ariane de Courbois (voilà encore un compositeur à réévaluer), autre merveille absolue, lamento en clair obscur de ce disque unique  _ mais oui ! _ où la sensibilité et l’élégance de Justin Taylor et de ses amis embellissent un répertoire trop peu couru.


Maintenant que ce si beau mezzo _ absolument ! _ s’est joint au groupe, il faut vraiment poursuivre chez Lefebvre surtout, mais aussi chez Courbois. Vite, une suite !

LE DISQUE DU JOUR

 

 

 

 

 

 

 


Venez, chère ombre

Louis Antoine Lefebvre(1700?-1763)
Les regrets (extrait : « Venez, chère ombre »)
Le lever de l’aurore (extrait : « L’astre que le silence suit »)
Andromède


Michel Pignolet de Montéclair (1667-1737)
La Bergère
Le dépît généreux
Plainte en dialogue


Philippe Courbois (1705?-1730?)
Ariane (extrait : « Ne vous réveillez pas encore »


Louis-Nicolas Clérambault (1676-1749)
Simphonia IVa
Simphonia II “La Félicité” (extrait)
Léandre et Héro


Eva Zaïcik, mezzo-soprano
Le Consort
Justin Taylor, direction, clavecin


Un album du label Alpha Classics 439

Photo à la une : l’ensemble Le Consort – Photo : © Victor Toussaint

Ce mercredi 20 février 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

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