La sonate pour violon et piano de César Franck « sans violon » : un merveilleux CD de Michael Korstick

— Ecrit le dimanche 3 mars 2019 dans la rubriqueMusiques”.

Le 13 février dernier, sur son blog Discophilia

du site Artamag,

Jean-Charles Hoffelé signait un très intéressant article intitulé Sonate sans violon,

consacré à un superbe _ ou plutôt merveilleux ! _ CD du pianiste Michaël Korstick :

le CD CPO 555 242-2.

Ce CD comporte,

outre les célèbres Prélude, Choral et Fugue,

et Prélude, Aria et Final,

une transcription pour piano seul (par Alfred Cortot) de la Sonate pour violon et piano

de César Franck (1822 – 1890).

Eh bien,

ce CD tient merveilleusement ses plus belles promesses

_ ainsi que celles de l’article de Jean-Charles Hoffelé.


SONATE SANS VIOLON


Alfred Cortot, qui donna si souvent la Sonate de Franck avec Jacques Thibaud, décida un jour de la jouer seul : il en réalisa une transcription magnifique, très pianistique, d’une fidélité irréprochable à l’original, où paraît tout son amour pour les œuvres pianistiques du compositeur de Psyché.

Alexandre Paley en avait enregistré une version un rien brouillonne, Michael Korstick en la plaçant au centre de son disque, entre les deux opus majeurs _ oui _ pour piano solo, l’éclaire d’une lumière ardente _ parfaitement ! _, lui donne des allures de symphonie, et par l’ampleur de son jeu, la vitalité irrépressible _ oui _ de sa conception lui apporte les couleurs de l’orgue.

Quel piano somptueux _ c’est dit _, dont le geste envole le clavier, osant infuser ici une puissance romantique qui transfigure non seulement la Sonate, mais aussi les Prélude, Choral et Fugue et Prélude, Aria et Final, autant réussis dans leurs moments d’introspection, où le clavier de Michael Korstick sculpte les ombres, que dans les grands déploiements de lumière _ oui, oui, oui.

Les structures sont parfaites, les polyphonies en vitrail ardentes, le souvenir de Bach, omniprésent, avoue tout ce que Franck l’organiste doit à son modèle, si bien que ces cahiers trop souvent romantisés atteignent à une certaine intemporalité classique _ mais oui _ par la pureté de jeu du pianiste allemand, son évidence _ éclatante.

Chez lui dans la musique française depuis son intégrale Debussy, il doit maintenant nous rendre quelques visites à Chabrier et à Ravel.


LE DISQUE DU JOUR


César Franck (1822-1890)


Prélude, Choral et Fugue, FWV 21
Prélude, Aria et Final, FWV 23
Sonate pour violon et piano en la majeur, FWV 8 (arr. pour piano seul : Alfred Cortot)

Michael Korstick, piano

Un album du label CPO 5552422

Photo à la une : le pianiste allemand Michael Korstick – Photo : © DR

 


Ce dimanche 3 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Vous souhaitez réagir & ajouter votre commentaire ?

XHTML: Vous pouvez utiliser les balises html suivante : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>


*


+ 5 = seven

Chercher sur mollat

parmi plus de 300 000 titres.

Actualité
Podcasts
Rendez-vous
Coup de cœur