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L’oeuvre de Dante rendue largement accessible en français : « La Vita nuova » et « Le Banquet », après « La Divine Comédie », traduits par René de Ceccatty _ ou l’art de la « télétransportation »

09sept

René de Ceccatty publie,
et à nouveau aux Éditions du Seuil,
deux nouvelles passionnantes traductions de l’œuvre de Dante (Florence, 1265 – Ravenne, 1321) :
La Vita nuova (et les Rime),
ainsi que Le Banquet,
complétant ainsi son magnifique effort de rendre un accès beaucoup plus aisé _ ainsi que large _ à l’œuvre de Dante, au lectorat français.
Je viens d’en lire les deux Introductions,
L’Allégorie et la confidence,
et L’Herméneutique de la digression,
respectivement de 19 et 43 pages ;
dans lesquelles René de Ceccatty explicite superbement
ce qu’a été la spécificité _ poético-philosophique, d’abord, mais bien davantage encore _ de ces projets d’écriture de Dante,
dans La Divine Comédie, La Vita nuova (et les Rime), ainsi que Le Banquet.
Ces nouvelles 62 pages _ 19 plus 43 _ d’introduction à l’œuvre de Dante
s’ajoutent aux 81 de l’Introduction de René de Ceccatty à sa traduction de La Divine Comédie,
auxquelles il avait donné le titre de Les Sourcils de l’aigle et la pluie d’été ;
ce qui fait un total de 143 pages d’analyses et commentaires de la plus grande précision _ et scrupulosité d’érudition ; sans rien qui alourdisse notre lecture en continu des œuvres de Dante… _ de la part de René de Ceccatty.


On peut ajouter à ce très important travail de traduction
_ de Dante _ de l’italien au français
la traduction en français,
parue dans la collection Poésie/Gallimard en septembre 2018,
du merveilleux Canzoniere de Pétrarque (Arezzo, 1304 – Arqua Petrarca, 1374),
précédée d’une riche introduction de 57 pages, intitulée L’Image indestructible.

Bien que non universitaire _ mais diplomé de philosophie à la Sorbonne _,
René de Ceccatty,
par ce très conséquent travail de traduction _ avec la variété de ses diverses et nombreuses exigences, notamment poétiques au premier chef, mais philosophiques aussi _,
est maintenant plus que jamais à même d’honorer
à un plus haut d’exigence intellectuelle
l’invitation qui lui a été faite de participation aux cérémonies officielles du 700 éme anniversaire de la mort de Dante
_ pour lesquelles René de Ceccatty sera le seul intervenant non italien…
J’ai relevé,
à la page 46 de l’Introduction au Banquet,
l’usage, à nouveau,
après l’hapax de la page 306 de son magnifique travail autobiographique
_ cf mon article du 12 décembre 2017 :  ; et le podcast de notre entretien (de 72′) à propos de ce livre, ainsi que de la traduction de La Divine Comédie, au Studio Ausone, le 27 octobre 2017… _
du terme de « télétransportation » ;
qui dénote et révèle ce qu’offre de plus précieux l’imageance poïétique.
Dante,
penseur majeur et crucial de la culture européenne,
rendu accessible _ sans excès de notes d’érudition : limitées le plus possible… _ au plus large lectorat de langue française…
C’est tout à fait passionnant !
Ce lundi 9 septembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Le nostalgique et bienvenu « Trésors et raretés d’une radio de légende _ Emissions et voix mythiques » : un double album de Classica consacré à France-Musique

05sept

Le numéro de Classica de cette rentrée de septembre 2019

nous offre un donble CD

intitulé Trésors & Raretés de France-Mustque _ Emissions et voix mythiques,

qui nous donne l’occasion de ré-écouter les voix

de passionnants passeurs _ radiophoniques _ de musique,

sur l’antenne de France-Musique :

Armand Panigel (Bursa, 15 octobre 1920 – Saint-Rémy-de-Provence, 28 décembre 1995), Jacques Bourgeois (1912 – Paris, 30 août 1996), Claude Lehmann et Antoine Goléa (Vienne, 30 août 1906 – Paris, 12 octobre 1980), en l’émission La Tribune des Critiques de disques, en 1975 ;

Micheline Banzet (18 novembre 1923), en l’émission Trois jours avec…, en 1963 ;

Pierre Barbizet (Arica, 20 septembre 1922 – Marseille, 18 janvier 1990), en l’émission Les jeunes Français sont musiciens, en 1971 ;

Claude Maupomé (Talence, ? – 31 mars 2006), en l’émission Le Concert égoïste, en 1975 ;

Claude Samuel (Paris, 23 juin 1931), en l’émission Mémoire retrouvée, en 1997 ;

Jacques Merlet (Sainte-Foy-la-Grande, 5 décembre 1931 – Paris, 2 août 2014), en l’émission Le Matin des Musiciens, en 1986 ;

François Serrette (1927 – Paris, 7 avril 1999), en l’émission Musiciens français témoins de leur temps, en 1970 ;

Patrick Szersnovicz, en l’émission La Règle du jeu, en 1977 ;

Pierre Bouteillet (Angers, 22 décembre 1934 – Paris, 10 mars 2017), en l’émission Comme de bien entendu, en 1999.

Ces passeurs passionnés et immensément cultivés

nous manquent beaucoup…

J’ai eu l’occasion de rendre hommage sur mon blog

_ cf mon article du 31 août 2014 :  celui du 11 décembre 2015 :  ; ainsi que le podcast de mon entretien-hommage à Jacques Merlet, du 12 décembre 2015, avec Marcel Pérès : Les Muses en dialogue _ hommage à Jacques Merlet _

et à Jacques Merlet ;

et à Claude Maupomé,

dont le dominical Comment l’entendez-vous ? _ que je n’aurais manqué, sinon pour rien, du moins pour pas grand chose au monde… _ m’a tellement appris à écouter (et partager) la musique…

La plupart de ses invités étaient des mélomanes passionnés et compétents ;

et quand ce n’était pas le cas _ rarement _cela ne s’entendait que trop…

Claude Maupomé,

Jacques Merlet,

Micheline Banzet :

des Bordelais mélomanes…

Ce jeudi 5 septembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Des précisions sur les diverses églises de Venise _ en complément du « Venise à double tour » de Jean-Paul Kauffmann

01août

Mon ami Bernard,

qui lit le passionnant Venise à Double tour 

de Jean-Paul Kauffmann,

me signale un très riche site, anglais,

que voici,

pour disposer d’un aperçu un peu éclairant sur les diverses églises de Venise :

The Churches of Venice

Une mine de renseignements…

Ce jeudi 1er août 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Les exercices spirituels de Jean Clair : à l’inlassable écoute des voix du silence de quelques lieux et personnes tendrement aimés

27juil

Le 20 mai 2011, j’ai eu l’immense privilège de m’entretenir une bonne heure durant _ un de mes deux entretiens les plus extraordinaires ! Somptueux !!! _ avec le merveilleux Jean Clair à propos de deux de ses livres d’alors : Dialogue avec les morts & L’Hiver de la culture (cf mon article du 16 juillet 2011 : ).

Et ces derniers temps, je m’inquiétais un peu de ne pas avoir pu accéder ces années-ci _ depuis 2015 _ à un nouvel ouvrage de lui dans la série _ qui m’agrée tant ! et me donne, même indirectement (il est très discret), quelques petites nouvelles de lui… _ dite par lui-même des Écrits intimes :

Journal atrabilaire (2006), Lait noir de l’aube (2007), La Tourterelle et le chat-huant (2009), Dialogue avec les morts (2011), Les derniers jours (2013), La Part de l’ange (2015) :

_ ainsi le dimanche 5 mai, lors de l’inauguration à Bélus (Landes) du monument-hommage à Lucien Durosoir, à laquelle présidait son ami Benoît Duteurtre, m’enquérais-je auprès de ce dernier de la santé de Jean Clair (cf mon article du 9 mai dernier : ) ; j’appris alors qu’il allait bien ; et qu’ils s’étaient rencontrés récemment à la Fondation Singer-Polignac _ cela m’a rassuré _ ;

_ et plus récemment encore, le 3 juillet dernier, je me suis permis d’adresser à Jean Clair – le Vénitien la série des articles que je venais de consacrer à ma lecture enthousiaste du Venise à double tour de Jean-Paul Kauffmann :

C’est donc avec un immense plaisir que je viens de lire et relire _ trois lectures à ce jour : le sillon d’écriture de Jean Clair en ces écrits intimes est si riche que la relecture attentive en est immensément féconde ; Jean Clair fait partie de ces assez rares auteurs dont la lecture offre au lecteur authentique un réel entretien infini avec l’auteur ; à l’image d’un Montaigne, en ses Essais ; mais ces Exercices-ci de piété, puisque tel est le sous-titre de cet essai, sont à la fois des essais à la Montaigne, et des exercices spirituels, à la Ignace de Loyola !  _ ce nouveau volume d’approfondissement de ce penser sien toujours en alerte de déchiffrement des signes les plus parlants du réel _ du réel déplorable ! et à pleurer vraiment ! pour ce qu’il détruit, ce nihilisme barbare, de ce qui, civilisé, cultivé vraiment, avait consistance de présence élévatrice de l’humain vrai… ; c’est au « dernier homme » de l’admirable Prologue de l’Ainsi parlait Zarathoustra de Nietzsche que nous sommes sans cesse confrontés, même si le nom même de Nietzsche n’est que rarement prononcé… _ qu’est, aujourd’hui, son Terre natale _ Exercices de piété _ le livre est paru le 27 juin dernier.

Presque quatre ans se sont donc écoulés entre ce volume-ci, Terre natale _ Exercices de piété _ paru le 27 juin 2019 _, et le précédent de ses « écrits intimes« , La Part de l’ange _ Journal, 2012-2015, paru le 14 janvier 2016 :

probablement à cause d’une maladie qui s’est déclarée lors d’un voyage à Jérusalem _ aisément datable, celui-ci, puisque l’auteur nous dit, absolument incidemment, page 320

(et ces repères de biographie personnelle sont fort rares en cet essai qui est, on n’y insistera jamais assez, aux antipodes (exacerbés !) d’une égologie : cf à la page 292, à propos de l’effarante pandémie des selfies et de la touristification de masse: « Quand l’État interdit « l’ostentation des signes religieux », les touristes _ nous y voilà _ multiplient l’ostentation des selfies. (…) Là où l’oculaire du selfie ne fait que dérober au regard la présence _ fondamentale _ du réel« ; et, aux pages 292-293 : « Les Québécois appellent le selfie un égoportrait. L’homme des temps chrétiens, pendant un millénaire, a vécu sous le regard de Dieu. L’homme vit aujourd’hui, jour après jour, sous le regard de son selfie. Indifférencié, interchangeable, membre de l’Internationale planétaire des bataillons sans passé et sans histoire, le touriste se reconnaît de loin à ses tatouages, à sa démarche et sa tenue militaire. Il se répand partout, marée brune et bruyante, de Paris à Venise, de Florence à Madrid, et recouvre _ et noie _  peu à peu les merveilles qu’il est venu conquérir. Se sentant perdu, il saisit son selfie et, le haussant au-dessus de son front, se met à opérer une sorte de transfusion mystique entre lui et ce qui l’entoure, un sacrifice païen où ce n’est plus le pain et le vin qui se transformeront en chair et sang divin dans l’ostensoir du prêtre, pareillement élevés par-dessus son front pour qu’ils soient adorés des fidèles, mais un bout de réalité, indifférent et triste, auquel il va coller les traits de sa propre apparence, pour se donner, dans le cliché, l’illusion _ mortelle _ de se survivre. La distraction _ car ce n’était que cela _ finie _ elle n’a pris que quelques secondes _, ils se rassemblent derrière leur guide, en grand fracas, anxieux de reconnaître les ficelles, les fanions, les fétiches, les fanfreluches, les floches et les faluches noués au bout du bâton de leur accompagnateur. Le photostick coincé sous le bras, débris d’une armée déroutée« … ; cf aussi, à la page 204, ceci : « le tatouage est devenu le rituel banalisé d’une _ misérable et ridicule _ affirmation de soi et, dans l’absence de toute norme religieuse ou politique, d’un _ atterrant _ narcissisme de masse _ voilà ! _, que vient compléter la manie du selfie machinal« …)

lors d’un voyage à Jérusalem _ aisément datable puisque l’auteur nous dit, absolument incidemment, page 320 (au chapitre XIX, « Athènes et Jérusalem« ), que cet accident de santé advint au moment des obsèques de Shimon Pérès, décédé le 28 septembre 2016 : « Arrivé à Jérusalem, et dans l’urgence de devoir être hospitalisé _ voilà ! _, il me fallut rebrousser chemin, sans avoir eu le temps de pénétrer dans la vieille ville. Les funérailles de Shimon Pérès bouclaient la cité, les routes étaient fermées, il convenait de rentrer d’urgence _ le terme « urgence«  est donc répété. De Jérusalem, je ne verrais que des quartiers sans grâce, les plus récents (…). Et je n’eus pas la possibilité de vérifier que le Sépulcre existe bien« 

Et à l’instar de notre très cher Montaigne,

Jean Clair ne cesse, en ses propres « essais intimes«  _ ou/et « exercices de piété«  _, de labourer et approfondir son propre sillon musical de penser _ auquel préside, pour lui aussi, comme pour Montaigne (cf le final sublime des Essais), la grâce non servile des Muses ! ainsi, et c’est bien sûr à noter, que l’espiègle et impérieux Kairos, offreur, certes, mais aussi coupeur (au rasoir terriblement effilé) de fil, pour qui a tardé à saisir et recevoir au vol ce que généreusement, et sans compter, il offrait ;

cf à la page 181 : « la mèche qui orne l’arrière _ non : le devant : le front ! _ de la tête du Kairos, le petit dieu grec de la Fortune. Ce n’est plus alors lui qui sauve les hommes, mais les hommes qui doivent se montrer assez rapides pour saisir la Chance par les cheveux, à l’instant où elle fuit » _ non : juste avant, quand celle-ci nous croisait ; car c’est à l’instant même où celle-ci vient juste de passer que c’est, et irrémédiablement, trop tard… Sur sa nuque, Kairos est en effet complètement chauve ; et donc insaisissable… Trouver le mot, le bon mot, la parole juste, le kairos. Enfui, le mot ne se retrouvera pas, et sa dérobade _ qui nous laisse sans ressource face à ce fil coupé… _ nous rapproche un court instant de la mort, rompu le fil des mots » ; Jean Clair nous révèle ici, au chapitre La Chevelure, un des secrets (de prestesse, vivacité ; et musicalité…) de la justesse-grâce d’écriture ; j’y reviendrai ; car c’est là une des séquences les plus lumineuses (et aux conséquences éminemment pratiques !) de cet immense livre ! aux pages 354-355-356 (au chapitre La Fugue) à propos de ce qui distingue, selon Jean Clair, et c’est splendide !, l’écriture de la littérature et l’écriture de la musique… ; se reporter aussi au merveilleux passage autour de l’expression « passer le temps«  du sublime tout dernier chapitre, De l’expérience, du livre III des Essais de Montaigne :

« J’ay un dictionaire tout à part moy : je passe le temps, quand il est mauvais et incommode; quand il est bon, je ne le veux pas passer, je le retaste, je m’y tiens. Il faut courir le mauvais, et se rassoir au bon. Cette fraze ordinaire de passe-temps, et de passer le temps represente l’usage de ces prudentes gens, qui ne pensent point avoir meilleur compte de leur vie que de la couler et eschaper, de la passer, gauchir, et, autant qu’il est en eux, ignorer et fuir, comme chose de qualité ennuyeuse et desdaignable. Mais je la cognois autre, et la trouve et prisable et commode, voyre en son dernier decours, où je la tiens; et nous l’a nature mise en main, garnie de telles circonstances, et si favorables, que nous n’avons à nous plaindre qu’à nous _ voilà ! _ si elle nous presse et si elle nous eschappe inutilement. Stulti vita ingrata est, trepida est, tota in futurum fertur. Je me compose pourtant à la perdre sans regret, mais comme perdable de sa condition, non comme moleste et importune. Aussi ne sied-il proprement bien, de ne se desplaire à mourir qu’à ceux qui se plaisent à vivre. Il y a du mesnage _ voilà _ à la jouyr ; je la jouis au double des autres, car la mesure en la jouissance _ et de cela Montaigne est un immense maître ! _ depend du plus ou moins d’application, que nous y prestons. Principallement à cette heure que j’aperçoy la mienne si briefve en temps, je la veux estendre en pois ; je veux arrester la promptitude de sa fuite par la promptitude de ma sesie _ voilà l’attitude à apprendre à prendre avec Kairos ! _, et par la vigueur de l’usage _ oui _ compenser la hastiveté de son escoulement ; à mesure que la possession du vivre est plus courte, il me la faut rendre plus profonde et plus pleine » _ :

c’est un enchantement que de nous entretenir, nous les modestes lecteurs de Montaigne et de Jean Clair _ pas trop indigents, espérons-le ! Relisons l’Adresse au lecteur des Essais _ avec leur écriture si inventive et rigoureuse, si éprise _ à l’infini : tant qu’existeront encre, papier, et souffle de vie ! _ de la plus grande justesse…


À suivre…

Ceci n’est même pas un prologue…


Ce samedi 27 juillet 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Ce que nous apprend de la famille Gaudin le faire-part de décès de Charles Gaudin, à l’automne 1910

16juil

Après avoir pu lire _ et déchiffrer à la loupe _ les faire-part de décès

d’Edmond Gaudin _ décédé en son domicile, 41 rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz, le 28 décembre 1920 _,

de Marianne Imatz-Hiriart _ décédée en son domicile, 50 rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz, le 9 juillet 1932 (et belle-mère de Charles Gaudin) _

et d’Annette Bibal-Gaudin _ décédée en son domicile, rue du Midi, à Saint-Jean-de-Luz, le 21 novembre 1936 _ ;

ainsi que les Remerciements dans la presse locale suite aux obsèques _ le 23 novembre 1936 _ d’Annette Bibal ;

respectivement, pour les faire-part,

en mon article du 8 juin  ;

celui du 26 mai :  ;

et celui du 10 juillet :  ;

ainsi que, pour le Remerciements ;

en celui 1er juin :  ;

voici que me tombe maintenant sous les yeux,

à la page 84 du petit livre privé

qu’a, avec amour, composé Maylen Gaudin-Lenoir, en novembre 2013 _ et qu’elle vient de très gentiment me prêter _ :

Les Dernières Lettres de mon Grand-Père _ Charles Gaudin _,

le faire-part du décès de Charles Gaudin,

« décédé accidentellement _ par noyade dans le fleuve _ le 13 septembre 1910, à Bimbo, territoire de Bangui (Congo français), à l’âge de trente-quatre ans« .

Ce qui permet de compléter le détail de la connaissance de la famille Gaudin,

les amis de Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz.



Le voici, ce faire-part de l’automne 1910 :

Madame Charles GAUDIN ;

Monsieur Edmond GAUDIN ;

Monsieur et Madame Edmond GAUDIN, Monsieur et Madame Dominique HIRIART ;

Monsieur Pierre GAUDIN ; Mademoiselle Marie GAUDIN, Monsieur Henri COURTEAULT, archiviste aux Archives Nationales, et Madame Henri COURTEAULT ; Monsieur Pascal GAUDIN ; Mademoiselle Marie HIRIART ;

Monsieur Pierre COURTEAULT ;

Monsieur Pierre GARMENDIA ; Madame Charles GAUDIN ; Madame Pascal BIBAL ; Mademoiselle B. BIBAL ;

Monsieur et Madame Paul GAUDIN ; Mademoiselle Marie GAUDIN ; Monsieur Eugène GAUDIN ; Monsieur l’Abbé Jean GAUDIN ; Mademoiselle Thérèse GAUDIN ; Messieurs Marcel et Henri GAUDIN ; Monsieur Paquito BIBAL ; Mesdemoiselles Marie et Élise BIBAL ; Monsieur et Madame Grégoire BIBAL ; Monsieur Pepe BIBAL

Monsieur et Madame Martin ZOZAYA ;

Les familles GAUDIN, ANDURANDÉGUY, ELISSALT, MESNARD, LABORDE, DUPOUY, BORDES, AGUEREGARAY, LARROULET, SAINT-GLAN, MATHIEU et CAPDEPON ;

Ont la douleur de vous faire part de la perte cruelle qu’ils viennent d’éprouver en la personne de

Monsieur Martin-Marie-Charles GAUDIN

Capitaine au long cours

leur époux, père, fils, gendre, frère, beau-frère, oncle, neveu, cousin-germain, cousin et petit-cousindécédé accidentellement le 13 septembre 1910, à Bimbo, territoire de Bangui (Congo français), à l’âge de trente-quatre ans.

Priez Dieu pour Lui !

Quelques uns de ces noms, ceux absents des faire-part consultés précédemment, méritent un commentaire.

D’abord, Pierre GAUDIN (Saint-Jean-de-Luz, 7 février 1878 – Oulches-Hurtebise, 12 novembre 1914) et Pascal GAUDIN (Saint-Jean-de-Luz, 31 mars 1883 – Oulches-Hurtebise, 12 novembre 1914) sont les deux frères qui, avec le défunt Charles GAUDIN, demeuraient de la fratrie des fils Gaudin, après le décès de leur plus jeune frère, Louis Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 23 février 1886 – 23 février 1899), décédé de maladie foudroyante.

Tous deux, Pierre et Pascal, seront tués ensemble, d’un même tir de canon, le jour même de leur arrivée au front, à Oulches-Hurtebise, sur le chemin aux Dames, le 12 novembre 1914.

Pierre GARMENDIA (Urrugne, 18 janvier 1829 – Saint-Jean-de-Luz, 15 janvier 1911)

fait partie des grands-oncles et grands-tantes du défunt,

que sont aussi Louisa Schlaegel-Gaudin (Madame Charles GAUDIN), Dorotea de Iburuzqueta (Madame Pascal BIBAL) et Bernardine Bibal (Mademoiselle B. BIBAL).

Pierre GARMENDIA est en effet le mari veuf de Josèphe Imatz (Saint-Jean-de-Luz, 7 septembre 1841 – Saint-Jean-de-Luz, 27 novembre 1905), la défunte sœur aînée de Madame Dominique HIRIART, Marianne Imatz-Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 octobre 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 9 juillet 1932) ;

laquelle est la mère de la veuve du défunt, Madame Charles GAUDIN : Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 15 juin 1968).

Nous qui ignorons encore à ce jour les dates de naissance (en 1846) et de décès de Pascal Bibal _ ce peintre important, pourtant ! _, le frère d’Annette Bibal-Gaudin, la mère du défunt,

apprenons ici par l’absence du nom de l’oncle Pascal Bibal de ce faire-part,

que son épouse Madame Pascal BIBAL est déjà veuve à cette date du 13 septembre 1910.

Ensuite,

on peut remarquer que

les cousins François-Ignace (l’aîné de la fratrie, né à Saint-Jean-de-Luz le 17 septembre 1878) et Joseph Bibal (le benjamin de la fratrie _ j’ignore toujours sa date de naissance : postérieure à 1882 _), 

mais pas leur frère Grégoire (né à Saint-Jean-de-Luz le 3 mai 1882) _ lui est déjà marié en 1910 : Monsieur et Madame Grégoire BIBAL… _, les fils de Pascal Bibal et son épouse Dorotea de Iburuzqueta,

sont ici prénommés par leurs diminutifs à l’espagnole : Monsieur Paquito Bibal et Monsieur Pepe BIBAL : c’est donc plus tard que se mariera (avec Rose-Marie : ils sont inhumés ensemble au cimetière d’Aïce Errota, à Saint-Jean-de-Luz) François BIBAL ;

quant à Joseph BIBAL, de même que ses sœurs Marie et Élise BIBAL, il est demeuré célibataire. 

Puis, apparaissent les noms des cousins _ via la veuve ainsi que le beau-père du défunt, Madame Charles GAUDIN (soit Magdeleine Hiriart-Gaudin) et Monsieur Dominique HIRIART (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – Saint-Jean-de-Luz, entre 1926 et 1929) _ Monsieur et Madame Martin ZOZAYA :

soient la « tante Clotilde » Marie-Clotilde Dargaignaratz (Saint-Jean-de-Luz, 6 mars 1860 – Urrugne, 26 février 1963) et son mari Martin Zozaya (Urrugne, 1er août 1858 – Urrugne, 5 avril 1932).

Il faut remarquer ici qu’en l’absence de ses parents déjà décédés _ Marie Etcheverry-Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850) et Jean-Baptiste Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 18 avril 1816 – Saint-Jean-de-Luz, 24 septembre 1859) _,

c’est la tante maternelle de Dominique HIRIART, Marie Etcheverry-Dargaignaratz (Saint-Jean-de-Luz, 20 novembre 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 30 novembre 1900), et mère de sa cousine germaine Marie-Clotilde Dargaignaratz-Zozaya, qui a servi de représentant légal au beau-père du défunt, Dominique HIRIART, pour son mariage à Saint-Jean-de-Luz, le 3 mai 1874, avec Marianne Imatz…

C’est bien intéressant.


Ce mardi 16 juillet 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

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