Posts Tagged ‘André Cardinal Destouches

A propos de prochaines parutions discographiques ramistes, et autres, d’oeuvres créées à l’Académie royale de Musique, à Paris, en 1723, 1735, 1751 et 1752…

29oct

Mes échanges de courriels mélomaniaques, avec divers amis mélomaniaques eux aussi,

portent des fruits.

Ainsi voici mon récent envoi de ce jour :

Merci, cher P., de ces bonnes nouvelles ramistes (et autres…) ;

et je retiens, bien sûr, et note sur mon carnet, ces CDs à venir :

l’ « Acante et Céphise », de Jean-Philippe Rameau (Dijon, 25 septembre 1783 – Paris, 12 septembre 1764), une pastorale héroïque créée à l’Académie royale de Musique, à Paris, le 18 novembre 1751,

par Alexis Kossenko _ qui paraîtra le 5 novembre prochain, chez Erato _,

ainsi que le CD « Legros haute-contre de Gluck » _ Joseph Legros, Monampteuil, 7 septembre 1739 – La Rochelle, 20 décembre 1793 / Christoph Willibald Gluck, Erasbach, 12 juillet 1714 – Vienne, 15 novembre 1787 _, par Reinoud Van Mechelen, décidément passionnant (et magnifique !) :

un CD qui, consacré cette fois à Joseph Legros (haute-contre principalement de Gluck), viendra s’ajouter aux passionnants CDs Alpha 554 et Alpha 753 que Reinoud Van Mechelen a consacrés (en août 2018, et septembre 2020) à Louis Dumesny _ du côté de Montauban, vers 1635 – entre 1702 et 1715… _, haute-contre principalement de Lully _ Florence, 28 novembre 1632 – Paris, 22 mars 1687 _, et à Pierre Jelyotte _ Lasseube, 13 avril 1713 – Estos, 11 septembre 1797 _, haute-contre principalement de Rameau _ Dijon, 25 septembre 1683 – Paris, 12 septembre 1764.

Mais connaître _ et admirer ! _ aussi quelques airs magnifiques d’œuvres marquantes, voire chefs d’œuvre, de compositeurs contemporains des grands Lully, Rameau, Gluck, mais un peu moins retenus, eux, de la postérité,

est mieux que bienvenu pour enrichir et densifier avec justesse la culture musicale de l’honnête homme d’aujourd’hui… 

Parmi mes grands coups de cœur discographiques récents,

d’une part, le CD « Amazone  » (Erato 0190295065843) de Léa Désandré

_ dont j’ai eu pour élève le père, P. Désandré, à Bordeaux en 1979 (!) : le 20 octobre dernier, nous avons eu le plaisir de converser un moment au téléphone… _,

avec, notamment, de très beaux airs d’André-Cardinal Destouches (extraits de sa « Marthésie, première reine des Amazones », de 1699, à Fontainebleau)

et Anne Danican Philidor (extraits de sa mascarade « Les Amazones », de 1700, à Marly)

_ cf mes articles L’éclatant CD « Amazone » de Léa Désandré, Thomas Dunford, et Jupiter : la plénitude d’une splendide voix (de mezzo-soprano) et la révélation d’un répertoire français (et italien) magnifique, à redécouvrir vraiment ; ou la magie d’un CD… ,

puis Le très enthousiasmant CD « Amazone » de Léa Désandré et l’Ensemble Jupiter chroniqué par ResMusica , dans lesquels je rectifie certaines erreurs du livret du CD_

Les airs italiens extraits des 2 « Mitilene, regina delle Amazoni »,

celle du florentin Giovanni Bonaventura Viviani _ Florence, 15 juillet 1638 – Pistoia, décembre 1692 _, créée à Parme (et donnée ensuite aussi à Naples) en 1681,

et celle du napolitain Giuseppe De Bottis _ 1678 – 1753 _, créée à Naples en 1707,

sont eux aussi splendides… ;

ainsi que, d’autre part, le CD « Baritenor » (Erato 0190295156664) de Michael Spyres,

dont le travail, tant de recherche que d’interprétation, m’a passionné ;

et auquel j’ai consacré une série d’articles :

_ Le travail de composition du programme du CD « Baritenor » par Michael Spyres, eu égard à l’histoire de l’opéra et des chanteurs, entre 1781 et 1937 : l’intelligence de la dynamique souple des voix, de Michael Spyres… ;

_ La richesse des impressions éprouvées en écoutant en boucle le programme très varié du si beau « Baritenor » de l’admirable Michael Spyres ;

_ Ce qu’on peut apprendre aussi du précédent récital d’airs d’opéra de Michael Spyres, « Espoir », en 2017

Michael Spyres est un chanteur exceptionnel ;

et Léa Désandré a désormais cessé d’être seulement « prometteuse » : elle est dès maintenant magnifiquement accomplie.

Elle aussi nous réserve d’excellentes surprises, je n’en doute absolument pas : elle sort vraiment du lot des chanteurs de maintenant ;

et n’a plus rien à faire de quelque parrainage _ Cecilia Bartoli, Véronique Gens, etc. _ que ce soit…

Je suis aussi bien d’accord avec toi pour très vivement souhaiter des enregistrements intégraux, enfin, de ces œuvres vraiment majeures du si beau répertoire français du XVIIIe siècle, à côté des œuvres flamboyantes _ et assez bien servies au disque… _ de notre génial Rameau,

que sont

_ le ballet héroïque « Les Fêtes grecques et romaines », de François Colin de Blamont (Versailles, 22 novembre 1690 – Versailles, 14 février 1760), une œuvre créée à l’Académie Royale de Musique, à Paris, le 13 juillet 1723 ;

_ la tragédie en musique « Scanderberg », de François Rebel (Paris, 19 juin 1701 – Paris, 7 novembre 1775) et François Francœur (Paris, 8 septembre 1698 – Paris, 5 août 1787), une œuvre créée à l’Académie Royale de Musique, à Paris, le 27 octobre 1735 ;

_ le ballet héroïque « Les Amours de Tempé », d’Antoine Dauvergne (Moulins, 3 octobre 1713 – Lyon, 11 février 1797), une œuvre créée à l’Académie Royale de Musique, à Paris, le 7 novembre 1752…

Quelles scandaleuses absences discographiques il y a là !..

Même si la production discographique, comme sur la scène, d’un opéra revient assurément cher…

Et si, peut-être, le public en mesure de l’apprécier, ne cesse de se réduire, et assez vite, comme une peau de chagrin…

Il n’est que de voir aussi, en aval, la réduction drastique de la plupart des rayons de CDs de classique…

Même si, très heureusement, le rayon-musique de la grande librairie Mollat à Bordeaux, résiste, pour le moment, à cette bien triste « nanisation »,

avec des vendeurs cultivés et ultra-compétents…

Bien à toi, cher P.,

et à suivre…

Francis, à Bordeaux

Voilà,

une petite actualité de la meilleure production discographique,

tant immédiatement présente, qu’à venir prochainement…

Ce vendredi 29 octobre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

A propos de l’accessibilité discographique aux merveilles de Jean-Philippe Rameau et autres compositeurs d’opéras français d’opéras entre 1686 (« Armide » de Lully) et 1764 (« Les Boréades » de Rameau) : un sublime répertoire laissé en dormance…

20oct

Au plus éminent des ramelliens d’aujourd’hui,

voici un courriel exprimant une opinion sur d’éventuelles promesses de renouvellement discographique qui offrirait au grand public des mélomanes la possibilité tangible d’un peu plus facilement accéder aux trésors de la splendide musique d’opéra à la française,

d’œuvres produites entre l’Armide de Lully, en 1686, et Les Boréades de Rameau, en 1764.

Un répertoire splendide bien trop laissé en dormance…

Cher Patrick,

 
nul n’est mieux à même que toi de goûter les merveilles du CD que Reinoud Van Mechelen vient de consacrer à « Jeliote, haute-contre de Rameau » , le CD Alpha 753.
 
Voici l’article que je viens de lui consacrer sur mon blog :

Je suppose que tu connais déjà ce CD ;
et je serais bien sûr ravi de recueillir, concernant ce tout récent travail discographique, l’avis du plus éminent ramellien d’aujourd’hui !..
 
Au passage, il est aussi très intéressant de mesurer ici, grâce à ce très riche CD
_ au point qu’un second volume de ce répertoire chanté par Jélyotte, et dans Rameau, et dans ses contemporains, serait même tout à fait bienvenu ! Il y a très amplement matière pour… _,
ce que les compositeurs français contemporains de Rameau, ont pu apprendre très positivement concrètement de lui ;
de même que ce que ses plus ou moins immédiats prédécesseurs, après la mort de Lully, en 1687, ont pu apprendre ou inspirer, à Rameau lui-même, ce compositeur si essentiel…
Et c’est parfois sidérant !!!
 
Tout un riche pan, hélas trop mal connu jusqu’ici, parce que trop mal servi au concert comme au disque, de la si belle musique française de l’époque, commence encore timidement, par des choix de quelques airs, surtout, plutôt que par des intégrales d’opéras, à révéler ici un bout de ses trésors…
C’est passionnant !
 
 
Au passage, 
en un autre de mes articles,  en date du 17 octobre,
 
j’ai relevé une erreur d’attribution, en ce CD « Amazone » produit par Erato,
concernant, à la plage 9 de ce CD, trois extraits (Marche, Récits et le duo entre Thalestris et Hippolyte « Combattons, courrons à la gloire » _ duo interprété par Léa Désandré et Véronique Gens ; cf la vidéo de 2′ 40 _ de la mascarade « Les Amazones » , une mascarade donnée à Marly, pour Louis XIV, en 1700 ;
soient des pièces que les indications du CD accordent, mais c’est à tort, à André Danican Philidor (1652 – 1730), dit Philidor-l’aîné, le bibliothécaire et archiviste musical du roi Louis XIV,
alors que cette mascarade-ci, « Les Amazones », est en fait l’œuvre de son fils, Anne Danican Philidor (1681 – 1728), le créateur, en 1725, de l’institution si importante à Paris, entre 1725 et 1790, du Concert spirituel :
la dynastie des Philidor, de France, est bien moins repérée et connue que celle des Bach, d’Allemagne ; non seulement du grand public, mais même et surtout de certains musicologues ; ce qui est évidemment fâcheux et gênant…
Un tel manque de professionnalisme de la part de l’auteur-signataire du programme de ce CD, est bien triste !
Il se trouve que _ conseiller artistique de La Simphonie du Marais _ j’avais participé, début juillet 1995, à l’enregistrement, à la Maison de la Radio, à Paris, du CD _ instrumental seulement : vierge de pièces vocales chantées… _ d’Hugo Reyne et La Simphonie du Marais « Marches, fêtes et chasses pour Louis XIV », d’André Danican Philidor _ cf le récit que j’en donne en mon article du 25 juin 2020 :
 
J’ai donc joint Hugo au téléphone, et nous avons convenu de l’incuriosité bien trop répandue aujourd’hui _ à quelques heureuses exceptions près ; tel, par exemple, à mes yeux (et oreilles !) du moins,  l’exemplaire travail du violoniste Johannes Pramsohler, en son très intéressant label discographique Audaxde pas mal d’interprètes d’aujourd’hui,
le plus souvent davantage obnubilés par la dure pression de leur carrière, de leur com, et de leur buzz, que soucieux d’une recherche musicologique vraiment approfondie et tant soit peu sérieuse…
 
Cependant, un des grands mérites de ce très réussi CD « Amazone » de Léa Désandré et Thomas Dunford, est de participer, lui aussi, à un début de redécouverte, au moins au disque, de ce même merveilleux répertoire français _ si extraordinairement fin et délicat _, de Lully à Rameau,
que celui auquel nous fait accéder le magnifique CD « Jeliote, haute-contre de Rameau » de Reinoud Van Mechelen ;
avec, notamment, de très beaux extraits (aux plages 11, 13 et 16 de ce CD « Amazone ») de « Marthésie, première reine des Amazones », d’André-Cardinal Destouches (1672 – 1749), tragédie en musique créée à Fontainebleau le 16 octobre 1699…
Le CD, plus décevant, lui _ en sa réalisation _, « Passion », de Véronique Gens, m’a toutefois permis de découvrir _ ou re-découvrir _ certains airs de Pascal Collasse (1649 – 1709), extraits d’ « Achille et Polyxène » (1687) et « Thétis et Pélée » (1689) ;
ainsi que certains airs de Henry Desmarets (1661 – 1741), extraits de « La Diane de Fontainebleau » (1686) et « Circé » (1694).
 …
Collasse et Desmarets,
deux vraiment magnifiques compositeurs dont Hugo Reyne et La Simphonie du Marais avaient commencé à explorer les œuvres, en leurs très beaux CDs de 1995-96 : « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine », pour ce qui concerne Collasse _ avec le sublime air du suicide d’Astrée, chanté ici par Isabelle Desrochers, extrait du merveilleux opéra « Astrée » de Collasse, sur un livret de La Fontaine, créé à l’Académie Royale de Musique, à Paris, le 25 novembre 1691… _, et « La Diane de Fontainebleau », pour ce qui concerne Desmarets…
Certes ni Collasse, ni Desmarets, non plus que Destouches, ne peuvent être considérés comme des compositeurs contemporains de Rameau (1693 – 1764), mais plutôt comme des prédécesseurs ;
il n’empêche que l’infiniment précieuse et délicate transmission musicale au sein de la musique française _ bien distincte de ce qui se passait au même moment en Italie, ou en Allemagne _ entre les décès de Lully (en 1687) et de Rameau (en 1764), est tout à fait passionnante ;
et encore bien trop peu servie au disque…
Et la quasi absence de Collasse au catalogue discographique constitue, à mes yeux, une énorme injustice…

Ce mercredi 20 octobre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

P. s. :

cf aussi mon article du 17 septembre dernier : 

L’éclatant CD « Amazone » de Léa Désandré, Thomas Dunford, et Jupiter : la plénitude d’une splendide voix (de mezzo-soprano) et la révélation d’un répertoire français (et italien) magnifique, à redécouvrir vraiment ; ou la magie d’un CD…

17oct

Le proprement magique CD « Amazone » de la mezzo-soprano Léa Désandré,

avec l’ensemble Jupiter, sous la direction de Thomas Dunford,

nous fait tout spécialement assister au splendide épanouissement de la voix et de l’art de chanter _ splendides tous les deux ! _ de Léa Désandré,

en même temps qu’il nous offre,

par des airs excellemment choisis, sur la thématique suivie des Amazones (de la mythologie antique),

de magnifiques _ très prometteuses… _ fenêtres sur plusieurs pans, français et italiens, du meilleur du Baroque musical du XVIIIème siècle.

Ainsi l’article intitulé « Destouches« , de Jean-Charles Hoffelé, le 12 octobre dernier, sur son site Discophilia,

nous a-t-il _ déjà _ grandement mis l’eau à la bouche,

et préparé à porter toute l’attention nécessaire à l’interprétation par Léa Désandré,

en ce CD Erato 0190295065843,

tout particulièrement _ mais pas seulement : c’est l’ensemble du programme, mis au point par Yannis François, qui est tout simplement magnifique ! _de sublimes airs extraits de « Marthésie, première reine des Amazones« , d’André-Cardinal Destouches _ une œuvre inédite jusqu’ici au CD…

Et c’est peu dire que l’audition de ce CD (de 76 ‘) nous a comblé de joie !


DESTOUCHES

« Amazone » : le titre du nouveau récital de Lea Desandre m’alertait. Et si elle avait eu, probablement aiguillée par Thomas Dunford, la bonne idée d’enregistrer les airs de Marthésie, reine des Amazones d’André Cardinal Destouches ?

Bingo !, deux grands airs y sont, magnifiques de nostalgie et de révolte (« Faible fierté, gloire impuissante » et son magnifique berceau de flûtes _ l’air, sublime, dure 4′ 05  _), d’intense déclamation où passe _ oui, bien sûr _ l’ombre de Lully (« Ô Mort ! Ô triste Mort »)_ l’air dure 2’24 _), et aussi la saisissante scène finale avec sa foudre _ « Quel coup me réservait la colère céleste ?« , l’air dure 4′ 28 ;

et me rappelle le sublime air du suicide d’Astrée de l’opéra « Astrée » (en 1691) de Pascal Collasse, sur un livret de Jean de La Fontaine,

présent dans le programmme du CD Virgin Classics (paru en 1996) de La Simphonie du Marais « Un portrait musical de Jean de La Fontaine« , dont j’étais, pour 90 %, l’auteur, avec Hugo Reyne… ;

cf mon article du 9 septembre 2021 :  ;

ou celui du 3 juillet 2020 :   _,

coup de génie _ mais oui ! _ d’un compositeur majeur _ oui, vraiment ! _ du Grand Siècle _ André-Cardinal Destouches (Paris, 6 avril 1672 – Paris, 7 février 1744) _ que l’on n’en finit pas de découvrir _ après le « Sémiramis » que vient de diriger Sylvain Sartre, le frère aîné de Théotime Langlois de Swarte, présent, au violon, parmi les musiciens de l’ensemble Jupiter _ cf aussi leur merveilleux CD « The Mad Lover« , dont rendait compte, avec enchantement, mon article du 12 mai 2021 :

Ailleurs les amazones permettent à Lea Desandre, entre France et Italie _ la chanteuse a des ascendances paternelles italiennes, probablement dans le Val d’Aoste ou le Piémont… _, de faire briller son beau soprano virtuose et sensible _ parfaitement ! _ si finement entouré par les soins amoureux des musiciens de Jupiter _ que dirige Thomas Dunford, son compagnon à la ville comme à la scène. La fantaisie rieuse du Non posso far de Provenzale qui ouvre cet album foisonnant _ oui ! _ donne la mesure d’un voyage fabuleux où William Christie s’invite _ plutôt discrètement, à mes oreilles, pour un tel chef d’œuvre !.. _ pour une Passacaille _ bien connue _ de Louis Couperin, Cecilia Bartoli et Véronique Gens la rejoignant pour deux plages

_ de 4′ 57 (c’est sublime ! quelle découverte que ce compositeur napolitain, Giuseppe De Bottis, 1678 – 1753 , auteur de l’opéra Mitilene, regina delle Amazzoni, créé à Naples en 1707 ; d’où sont extraits 3 formidables airs de ce CD…) ;

et de 2′ 40 (pour un très beau duo des Amazones, extrait d’une mascarade donnée à Marly en 1700, œuvre d’Anne Danican Philidor (Paris, 11 avril 1681 – Paris, 8 octobre 1728), le fondateur du Concert spirituel le 17 mars 1725, et fils d’André Danican Philidor (1652 – 1730), dit Philidor l’aîné, bibliothécaire et copiste du roi Louis XIV ; c’est à André Danican Philidor, le père d’Anne, que l’on doit la richesse considérable (!) des fonds musicaux de la Bibliothèque nationale de France et de celle de Versailles : ballets, opéras, musique instrumentale ou religieuse y sont réunis en de très précieux volumes qui présentent notamment la plupart des grands ballets et comédies-ballets de Lully… ; mais ici c’est hélas à tort que la notice du CD attribue au père, André Danican Philidor, une œuvre qui appartient à son fils, Anne, le fondateur, le 17 mars 1725, de cette institution si importante qu’a été le Concert spirituel, à Paris, de 1725 à 1790 ; Anne Danican Philidor est aussi l’auteur de la pastorale héroïque Diane et Endymion (réputée être son chef d’œuvre), en 1698, et de l’opéra Danaé, en 1701 ;

à propos d’André Danican Philidor, dit Philidor l’aîné, cf le CD de La Simphonie du Marais et Hugo Reyne, en 1995 : « Fanfares, fêtes et marches royales« , auquel il se trouve que j’ai un peu participé ;

des 7 Mascarades données à Marly en 1700 par les Danican Philidor : André, dit Philidor l’aîné, le père (1652 – 1730), Anne Danican Philidor (1681 – 1728), son fils, ainsi que  Pierre Danican Philidor (1681 – 1731), son neveu, ce CD de 1995 de La Simphonie du Marais comporte des extraits instrumentaux seulement de la très exotique et pittoresque Mascarade du Roy de la Chine, d’André Danican Philidor, dit Philidor l’aîné, le père…

Et sur la localisation de cette partition de la mascarade des Amazones d’Anne Danican Philidor, donnée à Marly en 1700,

cf cette décisive précision, donnée par un article extrêmement détaillé, et donc très précieux pour les chercheurs un peu curieux, de Laurent Guillo : « La loterie de 1729 : le chant du cygne du copiste André Danican Philidor » :

« Tome 57e.

Les 7 Masquarades faites par ordre du Roy sur les ordres de Mr Bontens et representées [f. 15r] devant Sa Majesté à Marly, mis en musique sçavoir Le Roy de la Chine Par Mr Philidor Le pere, Les Amazones par Anne Philidor. Les Savoyards par Mr Philidor le pere. La Noce de village Mr Philidor le père. Le lendemain de la Noce par Anne Philidor. Les Echets par Pierre Philidor. Le Vaisseau Marchand par Mr Philidor le père. Les paroles sont de Mrs Le Noble et Babron. Ces 7 Masquarades ont esté representées plusieurs fois l’an 1700.

¶ Ce précieux volume, qui contient des unica, est à Berkeley UL : MS-455. Cité par Carl B. Schmidt, en 1992, page 384″…

Et si demain Thomas Dunford nous enregistrait l’intégrale de Marthésie, reine des Amazones ? Oui, décidément, Destouches est grand !

Et quelle est donc _ la question se pose, en effet… _ cette mystérieuse _ et magnifique !!! _ vingt-sixième plage _ en français _ ?

LE DISQUE DU JOUR

Amazone

Airs et parties instrumentales extraits d’opéras de Francesco Provenzale (Lo schiavo di sua moglie), Francesco Cavalli (Ercole amante), Giovanni Buonaventura Viviani (Mitilene), Giuseppe de Bottis (Mitilene), Georg Caspar Schürmann (Die getreue Alceste), Carlo Pallavicino (L’Antiope), André Danican Philidor (Les Amazones), François et Louis Couperin (Passacaille en ut majeur), André Cardinal Destouches (Marthésie, première reine des amazones), Marin Marais, Antonio Vivaldi (Ercole sul Termodonte)

Lea Desandre, mezzo-soprano
Cecilia Bartoli, mezzo-soprano
Véronique Gens, soprano
William Christie, clavecin
Jupiter
Thomas Dunford, direction

Un album du label Erato 0190295065843

Photo à la une : Lea Desandre et Thomas Dunford – Photo : © Julien Benhamou

..,

Et les airs italiens de ce magnifique programme composé autour des Amazones,

notamment celui (de 14′ 32) du napolitain Francesco Provenzale (1624 – 1704), « Non posso far« , qui ouvre en beauté le CD,

n’ont absolument rien à envier à la sublimité des airs tirés d’opéras français d’André-Cardinal Destouches, ou d’André Danican Philidor… 

L’opéra de cet autre extraordinaire _ et jusqu’ici, il faut le reconnaître, complètement méconnu _  napolitain, Giuseppe De Bottis (1678 – 1753), Mitilene, regina delle Amazzoni, créé à Naples en 1707,

est magnifiquement servi ici par deux très beaux airs et un fulgurant duo (de Léa Désandré avec Cecilia Bartoli) : 

_ le stupéfiant duo « lo piango, lo peno« , plage 5 ;
_ l’air « Lieti fiori, erbe odorosi« , plage 21 ;
_ et l’air « Sdegno all’armi, alle vendette« , plage 22.

Giuseppe De Bottis, un compositeur à découvrir, donc ;

de même que sont à explorer vraiment les œuvres vraiment superbes d’André Cardinal Destouches et André Danican Philidor…

Et je tiens à souligner aussi, et tout spécialement, la somptueuse poésie de l’interprétation, à la plage 12 du CD, par Thomas Dunford, au luth, de « L’Amériquaine« , de Marin Marais, extraite de la « Suite d’un goût étranger« … : une plage (de 4′ 57) de pure magie, tout simplement…

Une merveille, aussi : quel luxe !..

Ce dimanche 17 octobre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

…`

Post-scriptum :

les chemins de la vie ont fait qu’il se trouve que j’ai été le professeur de philosophie, en 1979-80, à Bordeaux, de Philippe Désandré, le père de Léa ;

ainsi que le collègue, à Arcachon et à Libourne, deux années scolaires différentes, de Thibault de Swarte, l’oncle maternel des musiciens Théotime Langlois de Swarte et son frère Sylvain Sartre…

A nouveau à propos de Sylvain Sartre et Les Ombres, et leur enregistrement de la tragédie lyrique Sémiramis d’André Cardinal Destouches

21août

En forme de complément à mon article de lundi dernier 16 août ,

cet autre article-ci, en date de jeudi 19 août, sur le site de ResMusica, et sous la plume de Pierre Degott,

intitulé, lui, À la découverte de la Sémiramis de Destouches,

consacré lui aussi au double CD de cet opéra de Destouches, par l’Ensemble Les Ombres, sous la direction de Sylvain Sartre.

Le voici :

À la découverte de la Sémiramis de Destouches

Intéressante réalisation qui permettra de mieux connaître l’état de la tragédie lyrique française entre Lully et Rameau _ c’est tout à fait cela !

Ressuscitée au festival d’Ambronay en 2018, de manière à marquer le tricentenaire de la création de l’ouvrage, la tragédie lyrique d’André Cardinal Destouches Sémiramis fut ensuite donnée à l’Opéra Royal de Versailles avec une distribution légèrement renouvelée. C’est l’enregistrement de cette représentation qui nous est aujourd’hui proposé en disque.

Grâce à de nombreuses réalisations récentes (Issé, Callirhoé…), la musique de Destouches nous est aujourd’hui _ un peu plus _ familière, et il est plaisant de retrouver ici la production de cet élève de Campra, que l’on pourra entendre comme le maillon manquant _ voilà _ entre la tragédie lyrique de Lully et celle plus tardive de Rameau. En 1718, le public de la Régence avait déjà besoin que l’austère déclamation des premiers chefs d’œuvre du genre soit pimentée d’airs ou d’ariosos italiens au style plus léger et à la scansion moins rigide. De fait, le discours musical ne cesse de faire alterner entre eux, dans un flux presque continu, de larges pans de récitatifs et de jolies petites arias de belle facture. Le chœur joue également une place importante, et l’on note une orchestration riche et variée, notamment pour les parties dansées.

Nous n’irons pas, cela dit, jusqu’à crier au chef d’œuvre pour cet ouvrage de belle tenue, qui a toutefois le mérite de témoigner des goûts de son époque, autant pour une musique noble, efficace et raffinée que pour une intrigue respectant à la lettre les canons de la tragédie classique. Voltaire, en 1748, écrira sa propre Sémiramis. On connaît par la suite l’intérêt porté par d’autres compositeurs _ dont Rossini, par exemple _ à l’histoire de la reine de Babylone.

La distribution réunie sur ce CD est de belle qualité, même si elle ne parvient pas à susciter l’enthousiasme de l’auditeur pour l’ouvrage. La mezzo-soprano Éléonore Pancrazi (Sémiramis) est ainsi dotée d’une belle voix richement timbrée, dont la tessiture semble correspondre à celle de la créatrice du rôle, la grande Marie Antier. Le chant reste cependant trop monochrome pour évoquer les tourments d’un personnage d’une grande complexité psychologique, rongé à la fois par l’ambition et la culpabilité. Emmanuelle De Negri, dans le rôle plus conventionnel d’Amestris, montre davantage de capacités à colorer le verbe, et son soprano frais et lumineux se déploie avec bonheur dans les ariosos qui incombent à un personnage de nature essentiellement solaire.

Mathias Vidal en Arsane est lui aussi un spécialiste de ce répertoire, habitué comme il est des rôles de haute-contre à la française, et il se montre tout à fait à la hauteur de sa réputation même si son chant n’est pas entièrement exempt de quelques inflexions nasales. Du personnage central de Zoroastre, la basse Thibault de Damas propose un portrait extrêmement dramatique, et sans doute est-ce son engagement sans limite qui explique quelques petites fâcheries avec la justesse. Très belles prestations des solistes chargés des « utilités », notamment le soprano aérien de Judith Fa.

L’orchestre Les Ombres, dirigé par Sylvain Sartre, n’est pas sans quelques raideurs, mais cela est sans doute imputable à l’orchestration de Destouches qui est loin d’être parée des grâces instrumentales qui devaient quelques années plus tard être celles de Rameau. Le chœur du Concert Spirituel, en revanche, rend hommage à une écriture parfaitement maîtrisée. On se félicite en tout cas que l’ouvrage figure aujourd’hui au catalogue discographique _ certes.

André Cardinal Destouches (1672-1749) : Sémiramis, tragédie lyrique en cinq actes sur un livret de Pierre-Charles Roy.

Éléonore Pancrazi, mezzo-soprano (Sémiramis) ; Emmanuelle de Negri, soprano (Amestris) ; Mathias Vidal, haute-contre (Arsane) ; Thibault de Damas, baryton-basse (Zoroastre) ; David Witczak, baryton (L’Oracle / L’Ordonnateur des jeux funèbres) ; Judith Fa, soprano (Une Babylonienne / Une Prêtresse) ; Clément Debieuvre, haute-contre (Un Babylonien / Un Génie) ;

Chœur du Concert Spirituel (préparation du chœur : Hervé Niquet) ;

Les Ombres ; direction : Sylvain Sartre.

2 CD Château de Versailles Spectacles.

Enregistrés à l’Opéra Royal de Versailles le 4 mars 2020.

Notice de présentation en français, anglais et allemand. Durée totale : 127:38

 

Dont acte.

Ce samedi 21 août 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

 

Deux passionnantes nouveautés discographiques de musique française baroque, de deux des fils de Bertille de Swarte : Sylvain Sartre et Théotime Langlois de Swarte

16août

Ce mois d’août 2021 nous offre diverses nouveautés discographiques,

parmi lesquelles deux très intéressantes réalisations de deux des fils de Bertille de Swarte

_ cf le bien utile précédent récapitulatif de mes recherches, du 29 juin 2021 : _ :

l’une de Sylvain Sartre,

à la direction de l’ensemble Les Ombres ;

et l’autre de son frère le violoniste Théotime Langlois de Swarte,

en duo avec William Christie au clavecin ;

ainsi que viennent de me l’apprendre deux articles de l’excellent site Discophilia, de Jean-Charles Hoffelé,

en date des vendredi 13 août, sous le titre de « Tragédie babylonienne » _ cette expression désignant la tragédie lyrique (de 1718) « Sémiramis« , du compositeur André Cardinal Destouches (1672 – 1749) _ ;

et lundi 16 août, sous le titre de « Le Violoniste retrouvé » _ il s’agit là du violoniste Jean-Baptiste Sénaillé (1687 – 1730), compositeur de sonates pour violon et basse continue (parues en 1710, 1712, 1716, 1721 et 1727.

Voici donc ces deux articles :

TRAGÉDIE BABYLONIENNE

Un voyage au Royaume de Siam en mission avec le Père Tachard (épisode immortalisé par Voltaire dans son Destouches à Siam), un engagement dans l’armée du Roi, le siège de Namur, et dans la musique militaire soudain la révélation de son destin, le jeune Destouches, à la vie jusque-là aventureuse, sera compositeur, André Campra son maître, la Tragédie Lyrique son nouveau champ de bataille.

Au soir de sa vie, Louis XIV entend Issé, premier ouvrage lyrique de celui qui, aux côtés de Colin de Blamont, aura pris la charge laissée par Campra : surintendant de la musique du Roi. Le monarque goûte la pastorale, avoue que les talents de compositeur de Destouches lui évoquent ceux de Lully.

Sept ouvrages lyriques suivront, Sémiramis fermant _ en décembre 1718 _ cette théorie de tragédies lyriques brillantes, pleines d’effet, où Destouches se souvenant des leçons de Campra, ose renouveler le genre par l’ampleur de l’orchestre et la puissance dramatique des scènes. Callirhoé marquera le sommet de cette nouvelle manière, l’ouvrage suscitant une admiration frôlant l’hystérie. Le sujet plus sombre de Sémiramis, reine incestueuse, le livret aux arrière-plans psychologiques complexes de Pierre-Charles Roy, le rôle si poignant de la reine de Babylone écrit pour le grand dessus de Marie Antier ne suffirent pas pour garantir à cet opéra au sombre flamboiement le succès qui entourait encore Callirhoé.

C’est que Destouches, prenant le contrepied du goût de la Régence, qui voulait des ouvrages légers, renouait ici avec le grand style de Lully, et avouait son goût pour l’opéra à grands effets – tremblement de terre et foudre vengeresse abondent au long des cinq actes – qu’il mariait avec une justesse psychologique dans l’incarnation des personnages en avance sur son époque. En cela, il annonce Hippolyte et Aricie de Rameau qui paraîtra quinze ans plus tard _ en 1733.

Les Ombres se dévouent à ce compositeur majeur de l’opéra français, l’ensemble de Sylvain Sartre avait déjà révélé Issé, aura participé aux renaissances de Callirhoé, du Carnaval et la Folie, et enregistré l’admirable cantate Sémélé. Avec sa vaillante troupe, ils font flamboyer ce drame sombre si puissant.

Eléonore Pancrazi met son grand soprano à Sémiramis, qu’elle incarne avec ardeur dès « Pompeux attrait » ; il fallait une tragédienne pour incarner la reine de Babylone, elle l’a trouvée. Mathis Vidal incarne les tourments d’Arsane sans craindre la tessiture exposée qui faisait la renommée de Cochereau, Emmanuelle de Negri donne à Amestris la couleur si singulière de ces sopranos lyriques qui dans la tragédie lyrique devaient conjuguer charme et pathétique. Thibault de Damas donne à Zoroastre toute son autorité.

La partition abonde en beautés, et sa fin, sur le simple « Je meurs » de la Reine n’est pas la moins saisissante. Destouches ne reviendra plus au grand style de la tragédie lyrique, Les Eléments, dont la composition fut partagée avec Delalande, sacreront le triomphe de l’opéra-ballet dont la cour de Louis XV sera si friand. Savait-il qu’avec Sémiramis, il refermerait l’univers inventé par Lully, laissant à ses successeurs le soin d’en dévoyer les canons et l’esthétique ?

Et si demain Sylvain Sartre et ses amis remontaient le fil du temps, nous révélant Amadis de Grèce, Omphale, Télémaque et Calypso, Marpesia, première reine des Amazones ?

LE DISQUE DU JOUR

André Cardinal Destouches(1672-1749)
Sémiramis

Eléonore Pancrazi,
mezzo-soprano (Sémiramis)
Mathias Vidal, ténor (Arsane)
Emmanuelle de Negri, soprano (Amestris)
Thibault de Damas, baryton-basse (Zoroastre)
David Witczak, baryton (L’Oracle, L’Ordonnateur des jeux funèbres)
Judith Fa, soprano (Une Babylonienne, Une prêtresse)
Clément Debieuvre, ténor (Un Babylonien, Un génie)

Chœur du Concert Spirituel
Les Ombres
Sylvain Sartre, direction

Un album de 2 CD du label Château de Versailles Spectacles CVS038

Photo à la une : la mezzo-soprano Eléonore Pancrazi – Photo : © DR…

LE VIOLONISTE RETROUVÉ

Dix années séparent Senaillé de Leclair. Le premier fut à bonne école avec son père, un des violons de Lully, le second un virtuose de son instrument dont le métier flamboyant ne pouvait faire oublier qu’il était un compositeur de génie, auteur d’une tragédie lyrique majeure, Scylla et Glaucus, dont la puissance ne se compare qu’aux grands ouvrages de Rameau.

L’un et l’autre auront, de leurs archets impétueux, réuni les goûts français et italien, c’est au premier que Théotime Langlois de Swarte et William Christie consacrent l’essentiel de leur stupéfiant album, et c’est justice : les Sonates si brillantes et si touchantes de Senaillé, emplies de danses et de musettes, parcourues de sarabandes et d’adagios nostalgiques, n’auront suscité qu’un album monographique signé par Odile Edouard voici quelques lustres pour le label K617.

Elles sont merveilleusement chorégraphiées par l’archet plein et souple du jeune homme _ certes ! _, qui sait y faire transparaître les nombreuses influences de l’opéra. Le génie poétique de Senaillé en fait tout sauf un petit maître, il égale Mondonville et n’est pas loin de se hausser au niveau de Leclair lorsqu’il élance la prodigieuse Courante de sa Sonate en mi mineur : cette ardeur du rythme, cet archet qui s’enflamme et danse, coupent le souffle.

Disparu à l’orée de sa quarantaine, ce compositeur qui n’aura composé que des livres _ au nombre de cinq _ de Sonates pour son instrument, méritait qu’enfin on le redécouvre, il ne lui aura manqué que le temps d’approfondir son art, et c’est un peu cruel d’ouvrir ce disque avec la Gavotte de Leclair, qui expose un génie mélodique tendant vers Mozart, alors que la Sarabande de la Sonate en mi de Senaillé est belle comme une phrase de Rebel. A dix ans de distance, l’un regarde l’avenir, l’autre caresse le passé, duo merveilleux que William Christie et son jeune ami ressuscitent avec des tendresses brillantes dont je ne me lasse pas.

Vite, s’il vous plait Messieurs, un second volume.

LE DISQUE DU JOUR

Générations

Jean-Baptiste Senaillé (1687-1730)


Sonate pour violon et basse continue en mi mineur, Op. 4 No. 5
Sonate pour violon et basse continue en sol mineur, Op. 1 No. 6
Sonate pour violon et basse continue en ré majeur, Op. 3 No. 10
Sonate pour violon et basse continue en ut mineur, Op. 1 No. 5


Jean-Marie Leclair (1697-1764)


Sonate pour violon et basse continue en mi mineur, Op. 3 No. 5 (extrait : I. Gavotte)
Sonate pour violon et basse continue en la majeur, Op. 1 No. 5
Sonate pour violon et basse continue en fa majeur, Op. 2 No. 2

Théotime Langlois de Swarte, violon
William Christie, clavecin

Un album du label harmonia mundi HAF89051292 (Série « Les Arts Florissants »)

Photo à la une : le violoniste Théotime Langlois de Swarte – Photo : © DR

Ce lundi 16 août 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

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