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Musiques de joie : et de Bach, quoi choisir ? Les Goldberg ! et par le Trio Zimmermann, par exemple…

25mar

Et du grand Bach lui-même

(Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750)

quoi choisir

pour ces Musiques de joie ?

_ même si, et bien sûr il faudra y méditer, la joie-Bach diffère de la joie-Monteverdi, et de la joie-Mozart, et de la joie-Zelenka, etc.

Les joies des plus grands sont idiosyncrasiques ! Et « le style, c’est (alors, et alors seulement…) l’homme même« pour reprendre le mot de Buffon en son petit Traité du style ;

là-dessus, cf mon article du 26 octobre 2016 : 


Et si j’opte _ pour ce qui me concernepour la joie _ tellement radieuse ! _ des _ profanes, et non sacrées _ Variations Goldberg,

quelle interprétation choisir,

qui soit quelque chose comme un summum de la jubilation _ en l’occurrence bachienne _, en CD ?

C’est bien difficile…

Je pense par exemple aux 2 merveilleuses versions qu’en a données jusqu’ici Pierre Hantaï

_ en 1993, chez Opus 111 (CD OPS 30-84), et en 2003, chez Mirare (CD MIR 9945)…

Mais pourquoi pas aussi

la jubilatoire transcription pour 3 instruments _ un violon, un alto et un violoncelledu Trio Zimmermann

_ Frank Peter Zimmermann, Antoine Tamestit et Christian Poltéra _

du CD Bis 2347 SACD, en 2019

_ cf mes articles des 10 mai et 4 juillet 2019 :  et

Dans tous les cas,

l’œuvre même _ ces Goldberg _

est un sommet _ et inépuisable _ de la jubilation !

Ce mercredi 25 mars 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

La splendeur des Goldberg par la polyphonie des cordes du Trio Zimmermann

04juil

On ne se lassera jamais de l’inépuisable splendeur des Goldberg.

Le 10 mai dernier,

je m’étais réjoui de la merveilleuse version qu’en donnait le Trio Zimmermann

(Frank-Peter Zimmermann, violon, Antoine Tamestit, alto, Christian Poltéra, violoncelle) :

 

Et voici que ce jour

s’en réjoui aussi

l’excellent Jean-Charles Hoffelé,

sur son site Discophilia,

en un article intitulé POLYPHONIES DE CORDES


POLYPHONIES DE CORDES


En 1984 , Dimitry Sitkovetsky céda à la tentation : il transcrivit les Variations Goldberg pour trio à cordes. Trente cinq ans plus tard, en écho évident à la tentative de Sitkovetsky, Frank Peter Zimmermann songea un temps à graver une nouvelle version de cette même proposition, mais revenant avec ses amis Antoine Tamestit et Christian Poltéra à l’original pour clavier, ils choisirent _ voilà _ leur propre voie.

Ce que Dimitry Sitkovetsky voyait comme une fantaisie poétique répondant aux propres démarcations proposées par Glenn Gould _ que pour ma part je n’apprécie pas du tout ! _ cède le pas ici à une divulgation de l’écriture de Bach : littéralement, les trois instruments exposent en majesté le contrepoint, les quodlibets, les canons, toutes les arcanes de ce qui est la chair même des Goldberg : un apothéose de la polyphonie.

Comme cela chante et rayonne, danse et songe, dans un mouvement _ d’envol _ constant qui est la nature même du baroque ! On a le sentiment d’entendre tournoyer l’œuvre, d’en saisir toutes les facettes _ oui _ à la fois, au point qu’un vertige _ de jouissance _ pourra vous saisir à un moment : cela ne cesse jamais.

La beauté des trois Stradivarius n’est pas pour peu _ oui _ dans les splendeurs de cet objet sonore non identifié, rayonnant par le disque dans une apesanteur magique que magnifie encore un jeu historiquement informé. Et si demain les trois amis, quittant les rivages amènes des Goldberg, osaient restituer au même degré de perfection les épures de L’Art de la fugue ?

LE DISQUE DU JOUR


Johann Sebastian Bach(1685-1750)


Variations Goldberg, BWV 988 (arr. Trio Zimmermann)

Trio Zimmermann


Frank Peter Zimmermann, violon
Antoine Tamestit, alto
Christian Poltéra, violoncelle

Un album du label BIS Records 2347

Photo à la une : les membres du Trio Zimmermann – Photo : © Mats Bäcker/BIS

Ce jeudi 4 juillet 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

 

Une plus qu’admirable « version » d’un absolu étourdissant chef d’oeuvre : les bachiennes « Variations Goldberg » par les cordes du Trio Zimmermann

10mai

Quel musicien ne rêve

d’interpréter sur « son » instrument de prédilection

un chef d’œuvre écrit pour un autre instrument que le sien ?

Mais Frank-Peter Zimmermann, Antoine Tamestit et Christian Poltéra

refusent de parler ici de « transcription » de l’œuvre qu’ils jouent ;

et préfèrent à ce mot celui, simple, de « version« ,

pour ce qu’ils nous donnent

sur les cordes de leurs violon, alto et violoncelle,

en ce sublime CD SACD Bis – 2347,

des merveilleuses Variations dites Goldberg,

ou Aria mit Verschiedenen Variationen (Clavierübung IV)

de Johann-Sebastian Bach (BWV 988)…

Alors : foncez chez votre disquaire !

Ce CD SACD est prodigieux

de vie et beauté !!!

en ce qu’il nous fait percevoir de ce chef d’œuvre déjà sublime

que sont les Goldberg

Vous ne pourrez plus le quitter !

ni le sortir, lui et sa lumière,

pour quelque autre, de votre platine !


Ce vendredi 10 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

La langoureuse clarinette sans pathos du justissime classicisme brahmsien, par Pascal Moraguès

20déc

Après avoir merveilleusement servi

la clarinette de Mozart,

l’excellent Pascal Moraguès

vient nous enchanter

avec une magnifique CD Brahms

Clarinet Sonatas & Trio,

le CD Indé Sens !INDE 111,

avec le piano de Franck Braley

pour les Sonates opus 102 n°1 et n°2

de l’été 1894,

et encore le violoncelle de Christian Poltéra

pour le trio opus 114

de 1891.

La performance,

parfaite,

est enchanteresse.

C’est un ravissement sans pathos ;

simplement justissime….

Brahmsien.

Ce jeudi 20 décembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa 

Diablement mozartiennement vôtre, encore : le Divertimento K. 563 (à Puchberg), par le Trio Zimmermann ; et Kristian Bezuidenhout ; et Elisabeth Grümmer…

07mar

En des temps assez décevants

(de détresse collective : le nihilisme et la cupidité se faisant l’un l’autre la courte-échelle ! et à toute allure : plus vite à l’abîme ! _ cf le passionnant lucidissime essai de Jean Clair : L’Hiver de la culture : article à suivre prochainement…),

la (sublime !) grâce mozartienne

a des effets lumineusement dynamisants,

sur ceux se laissant doucement soumettre

et le plus simplement du monde

à l’enchantement de sa musique ! :

pour preuve,

l’irradiante lumière du CD Alpha 177 des Sonates pour violon & pianoforte Koechel 380 & 454 (de 1781 & 1784) par Rémy Cardinale & Hélène Schmitt, récemment chroniqués _ cf mon article du 1er février dernier : gratitude à l’éditeur du mozartissime CD “Sonates pour pianoforte & violon” Alpha 177, par Rémy Cardinale & Hélène Schmitt _ le vortex de la braise… : un Mozart comme vous ne l’avez jamais encore entendu à ce degré de (féline) justesse !!!

Eh bien !

une semblable grâce, en tout cas très voisine,

illumine l’interprétation _ magnifique ! radieuse ! _

du sublime Divertimento à cordes en mi bémol majeur Koechel 563, à (l’ami et frère de loge maçonnique) Puchberg (en 1788),

par le Trio Zimmermann,

constitué des excellentissimes Frank-Peter Zimmermann, au violon, Antoine Tamestit, à l’alto, et Christian Poltéra, au violoncelle :

Divertimento qui appartient « non seulement au groupe des meilleures œuvres de chambre, mais constitue également l’un des sommets indépassable du genre » _ en effet ! _,

selon le mot de Hermann Abert

que rapporte le livrettiste, Horst A. Scholz,

en _ et pour _ ce CD-SACD 1817 d’exception (!!!)

que nous propose l’excellent éditeur BIS.

Et le livrettiste de poursuivre :

« Dans un jeu conscient avec les conventions, l’art et le plaisir se combinent ici au niveau le plus élevé ; et, au contraire de la définition (encyclopédique), la musique _ de Mozart _ cherche à être à la fois « polyphonique » et « développée ». C’est ainsi que ce genre nouveau parvient _ d’un seul geste : dansé ! _ à son apogée, le trio à cordes« .

Enchaînant :

« Ses racines puisent avant tout dans la sonate en trio baroque. Joseph Haydn et Luigi Boccherini se consacrèrent à ce genre nouveau _ du trio. Le trio à cordes demeurera cependant le plus souvent dans l’ombre du quatuor à cordes avec ses quatre voix pleines. Mais Mozart compose ici un trio à cordes qui n’est pas un quatuor atrophié, mais plutôt son distillat _ voilà ! sa quintessence… Le dialogue entre trois personnes possédant les mêmes droits ne comprend pas _ certes non ! _ de remplissage ou de passages à vide. Au prix d’une exposition permanente, les trois voix parviennent à un réseau exceptionnellement riche _ oui ! _, en permanente transformation bien que stable« …

« La conception en six mouvements demeure dans la tradition du divertimento : deux mouvement rapides encadrent deux mouvements lents et deux mouvements à l’allure dansante« .

Et « un matériau thématique commun (des arpèges ascendants ou descendants) réunit les mouvements ; ce qui, dans un tel contexte, est inhabituel« …

L’interprétation de ce Trio-Divertimento (à Puchberg)

par le Trio Zimmermann

est d’une justesse d’élan et de grâce

infinis…

Chapeau bien bas, Messieurs les artistes !

L’interprétation est à la hauteur de perfection, comme jamais, du chef d’œuvre !

Et pour continuer

en cette diablesse de justesse d’interprétation

sublimissimement mozartienne

_ si délicate à saisir et donner ! _,

j’ai la très grande joie de proposer aussi à l’écoute

et au ravissement,

tant le Keyboard Music, vol. 2, du merveilleux pianofortiste Kristian Bezuidenhout,

avec, notamment l’Adagio en si mineur Koechel 540 (de 1788 aussi) : quel sommet de grâce ! et sur un instrument d’après Anton Walter & Sohn, à Vienne, ca 1802 !

en un CD Harmonia Mundi HMU 907498 ;

que le récital d’Arien und Szenen d’Elisabeth Grümmer,

accompagné _ surtout ! pour 7 des 12 joyaux ici rassemblés _ par le Berliner Philharmoniker, sous la direction de Wilhelm Schüchter, en 1955

_ mais aussi par Joseph Keilberth (pour la Cavatine d’Agathe du Freischütz de Weber), Herbert von Karajan (pour deux scènes de Hänsel und Gretel de Humperdinck), Richard Kraus (pour l’air du saule de l’Othello de Verdi) & Rudolf Kempe (pour un extrait du Deutsche Requiem de Brahms) ; plus encore une scène du Rosenkavalier de Richard Strauss, avec ce même Wilhelm Schüchter _,

dans _ surtout ! _ des airs et scènes

de Mozart

inégalés _ rien moins !!! et je pèse mes mots !.. _ :

la scène avec les trois Enfants,

ainsi que l’air Ach, ich fühls, es ist verschwunden,

de Pamina,

dans La Flûte enchantée ;

les airs Porgi amor & Dove sono,

de la Comtesse,

ainsi que le duo Che soave zeffiretto de la Comtesse, avec Suzanne,

dans Les Noces de Figaro ;

et l’air Come scoglio,

de Fiordiligi,

dans Cosi fan tutte :

soit le CD d’anthologie (!) Legenden des Gesanges n° 11, d’Ars Produktion…

Admirable !

Hélène Schmitt &  Rémy Cardinale,

Frank-Peter Zimmermann, Antoine Tamestit & Christian Poltéra,

Kristian Bezuidenhout,

Elisabeth Grümmer :

à cinquante-cinq ans de distance,

tous

de sublimissimes _ et tout frais ! comme il se doit ! _ mozartiens !


Titus Curiosus, ce 7 mars 2011

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