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Nouvel aperçu récapitulatif sur la poursuite de mes recherches sur les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel (du 6 septembre 2020 au 11 octobre 2020)

14oct

En prolongement de mon déjà exhaustif  du 2 septembre dernier,

voici, ce jour, mercredi 14 octobre 2020,

un bref nouvel ajout récapitulatif de mes recherches ravéliennes cibouro-luziennes,

comportant 5 nouveaux articles,

à partir du 6 septembre, et jusqu’au 11 octobre compris :

_ le 6 septembre :  ;

 _ le 4 octobre :  ;

_ le 5 octobre :  ;

_ le 6 octobre :  ;

_ le 11 octobre :  .

Rechercher des faits à découvrir, établir et valider,

implique

en plus d’une certaine culture, déjà _ mais cela se forge peu à peu, avec la constance d’un peu de patience _, du domaine à investiguer,

et d’une relativement solide mémoire _ potentiellement infinie en ses capacités de se repérer à (voire retrouver) des éléments faisant maintenant fonction d’indices… _ grâce à laquelle se trouver en mesure de puiser et se connecter avec efficacité et si possible justesse

une capacité, fondamentale _ très au-delà de la paresse des simples compilations de travaux antérieurs ! _, de forger _ par audace (voire génie : en toute humilité !) d’imageance (cf ici les travaux de mon amie Marie-José Mondzain)… _ des hypothèses _ si peu que ce soit vraisemblables en leur très essentielle visée de justesse… _ de recherche

accompagnées, bien sûr, aussi, de processus pragmatiques afin de, le plus (et le mieux) possible, valider-confirmer ces hypothèses _ Montaigne, lui, parlait d’« essais«  ; un mot que lui a repris, avec la fortune que l’on sait, Francis Bacon, en son Novum organum, en 1620… _,

c’est-à-dire prouver _ avec rigueur _ leur validité de vérité !

_ cf ici le Popper bien connu de La Logique de la découverte scientifique ;

et aussi les si fins travaux, pour ce qui concerne plus spécifiquement les démarches des historiens, de Carlo Ginzburg :

Le Fil et les traces, Mythes, emblèmes, traces, Rapports de force : histoire, rhétorique, preuve, A distance, Le juge et l’historien, etc.

Un minimum de culture épistémologique ne fait jamais de mal en pareilles entreprises

pour mieux asseoir qualitativement l’effort de découvrir de l’insu (ou même du caché)…

Ce mercredi 14 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Qui donc est la tante Bibi des lettres de Maurice Ravel à Marie Gaudin ? Voici la réponse…

01juin

Poursuivant plus que jamais, ce samedi 1er juin, mes recherches

sur les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel,

voici que,

après mes découvertes _ déjà surprenantes _

de l’existence des trois sœurs cibouriennes Delouart toutes les trois nommées Marie Delouart,

filles de Gratien Delouart et Sabine Laxague

_ j’ai un moment résisté à reconnaître qu’il s’agissait bien là de trois personnes distinctes

possédant le même nom... _,

puis de l’existence des deux sœurs luziennes nommées toutes les deux Marie Etcheverry,

filles de la seconde Marie Delouart et Jean Etcheverry

_ je suis venu un peu plus vite à reconnaître le fait _,

puis, tout récemment _ le 25 mai dernier, il y a juste une semaine _,

du faire-part de décès (daté du 9 juillet 1932) de Marianne Imatz  _ née à Saint-Jean-de-Luz le 28 octobre 1845, et décédée à Saint-Jean-de-Luz le 9 juillet 1932 _,

l’épouse-veuve de Dominique Hiriart,

me révélant le maillon qui manquait encore entre les ascendants cibouriens Delouart-Etcheverry et les descendants luziens Hiriart-Gaudin _ c’est-à-dire la personne même de Dominique Hiriart, comme étant et le fils de la première Marie Etcheverry-Hiriart (née de la seconde Marie Delouart), en remontant en l’amont du temps ; et le père de Magdeleine Hiriart-Gaudin (la mère à venir du second Edmond Gaudin), en descendant en l’aval des années ; et il fallait absolument pouvoir relier effectivement tout cela : l’aval avec l’amont _,

voici que je viens de découvrir aussi, cet après-midi,

grâce au faire-part de Remerciements (daté du lundi 23 novembre 1936, et publié par la Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz)

consécutif aux obsèques, à Saint-Jean-de-Luz _ le jour précis du décès n’y est pas indiqué… _, de Madame Edmond Gaudin _ née Annette Bibal, le 29 avril 1845, à Saint-Jean-de-Luz _,

faire-part que voici,

qui était bien, en fait, la _ mystérieuse _ « Tante Bibi« 

des lettres _ en octobre 1921, août 1930 et janvier 1933 _ de Maurice Ravel à Marie Gaudin ! :

Mademoiselle Marie GAUDIN ;

Monsieur et Madame Henri COURTEAULT ;

Mademoiselle BIBAL ;

Madame Charles GAUDIN ;

Monsieur et Madame Edmond GAUDIN :

Monsieur et Madame Pierre COURTEAULT ;

Mademoiselle Annie COURTEAULT ;

Parents et alliés ;

Remercient bien sincèrement toutes les personnes qui leur ont fait l’honneur d’assister aux obsèques de

Madame Edmond GAUDIN.

Précisons ici qui est qui

en ce très éclairant faire-part :


Mademoiselle Marie GAUDIN (Saint-Jean-de-Luz, 3 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976)

est la fille aînée survivante de la défunte,

Madame Edmond Gaudin, née Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 29 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, novembre 1936),

et la grande amie (luzienne) _ avec sa sœur Jane (parisienne, elle) : voir ci-après _ de Maurice Ravel ;

Madame Henri COURTEAULT

est Jane Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 1er octobre 1880 – Paris 17e, 28 mars 1979), épouse _ à Saint-Jean-de-Luz le 22 avril 1908 ; et veuve à venir, l’année qui suit : le 2 novembre 1937 _ de Henri Courteault,

et, sœur cadette de la précédente, l’autre fille survivante de la défunte ;

de même que Monsieur Henri COURTEAULT (Pau, 26 août 1869 – Saint-Jean-de-Luz, 2 novembre 1937)

Henri Courteault, frère de Paul Courteault, couronna sa brillante carrière d’archiviste aux Archives Nationales, à Paris, au poste de Directeur, de 1929 à 1936) _

est le gendre _ unique _ de la défunte ;

Mademoiselle BIBAL _ dont j’ignorais jusqu’ici l’existence _

est la sœur cadette _ ici sans prénom _ de la défunte, Annette Bibal-Gaudin

_ celle-ci et Annette sont en effet les deux filles survivantes des enfants de Pierre Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 5 septembre 1810 – Saint-Jean-de-Luz, 12 septembre 1855) et son épouse Victoire Dupous (Saint-Jean-de-Luz, 9 juin 1822 – ?  _ j’ignore la date de son décès _) ; Pierre Bibal, maître au cabotage, et Victoire Dupous, qui se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz le 26 avril 1843, eurent de nombreux enfants (au moins huit), tous nés à Saint-Jean-de-Luz et dont pas mal sont décédés précocement : Jean-Baptiste (1844 – Rochefort, 18 février 1871, matelot) ; Annette (29 avril 1845 – novembre 1936, l’épouse, puis veuve, en 1920, du premier Edmond Gaudin) ; Pascal (1846 ou 47 – ? _ j’ignore la date de son décès : avant 1910 _, le peintre, mari de Dorotea Iburuzqueta, et père du peintre François-Ignace Bibal) ; Marie (1847) ; Léon-Pierre (1849 – 28 avril 1884, peintre lui aussi) ; Justine (1850 – 31 mars 1854) ; Marie (1852 – 13 septembre 1855) ; Marie-Martine (1853 – 15 octobre 1870) ;

j’ignore le rang (et l’année de naissance : 1851 ? 1854 ? 1855 ?) de cette demoiselle Bibal (et « Tante Bibi« ), la seconde et maintenant ultime survivante, en ce mois de novembre 1936, au sein de cette très resserrée fratrie des enfants Bibal-Dupous… _ ;

soit _ et voici l’énigme résolue ! _ la fameuse « Tante Bibi«  _ son prénom n’est pas indiqué ici : elle doit être très âgée (née au plus tard, en 1855, elle a donc autour de 81 ans ; et peut-être est-elle à traiter avec des pincettes : en conclusion de sa lettre à Marie Gaudin, du 20 octobre 1921, Maurice Ravel n’écrit-il pas ceci :

« Je vous embrasse goxoki _ tendrement, en basquetoutes les trois _ Marie Gaudin (née en 1879), la destinataire de cette lettre ; puis la mère de Marie, Annette Bibal-Gaudin (née en 1845) ; et enfin sa nièce Annie Courteault (née en 1913), qui vivent toutes les trois à Saint-Jean-de-Luz : Annie est en effet élève au cours Sainte-Odile à Saint-Jean-de-Luz… _, ainsi que la tante Bibi, si elle s’y prête » (= se laisse embrasser !)… _

que ne manquait pas de saluer, chaque fois un peu malicieusement, dans ses lettres à son amie Marie Gaudin _ cf outre cette lettre du 20 octobre 1921 (page 764 de la Correspondance), celles du 15 août 1930 (page 1250) et du 3 janvier 1933 (page 1300) ; ainsi que les remarques là-dessus en mon article du 27 mars 2019 : _, Maurice Ravel

_ et que j’avais pris, à tort, pour la tante _ certes côté Bibal, et non pas côté Gaudin, ni encore moins côté Ravel-Billac ! _ Dorotea Ibuzurqueta-Bibal, l’épouse de Pascal Bibal, et donc la belle-sœur d’Annette : j’ignore les dates des décès de Pascal Bibal (peintre important, pourtant !) et Dorotea Iburuzqueta-Bibal ; de même que j’ignore celle du décès de cette vieille demoiselle Bibal _ ; mais en un cas comme celui de la belle-sœur Dorotea Iburuzqueta-Bibal, le faire part aurait dit « Madame Bibal« , ou « Madame Pascal Bibal« , ou « Madame veuve Bibal« , et pas « Mademoiselle Bibal« , comme c’est mentionné ici ! ; cette formulation-ci est donc décisive !

et celle-ci pouvait encore moins (!!) être la tante Billac, la chère « tante Gachucha«  de Maurice, née le 15 mai 1824, et décédée avant 1916 (cf la lettre à Marie Gaudin du 20 septembre 1916, page 537 de la Correspondance, qui parle d’elle au passé : l’imparfait) : quel âge aurait donc atteint la tante Gachucha Billac en 1921, 1930 et 1933 ?! : 97 ans, 106 ans, 109 ans… Que ne s’en est-on donc pas rendu compte !

Fin de l’incise.

Et je reprends le commentaire-identification des personnes présentes sur ce faire-part de Remerciements consécutif aux obsèques de novembre 1936… _ ;

Madame Charles GAUDIN

veuve du fils aîné de la défunte, Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – disparu dans le fleuve Congo, 13 septembre 1910)

est Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 15 juin 1968),

la bru _ unique _ de la défunte ;

Monsieur Edmond GAUDIN (Saint-Jean-de Luz, 3 octobre 1903 – Saint-Jean-de Luz, 28 décembre 1988),

fils _ unique _ de Charles Gaudin, l’aîné (Saint-Jean-de-Luz, 1875 – Bimbo, fleuve Congo, 1910) des enfants de la défunte,

et de son épouse Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 1968)

est le premier petit-fils de la défunte ;

et Madame Edmond GAUDIN est Angela Rossi-Gaudin (Trivia, en Ligurie, 12 septembre 1905 – Saint-Jean-de-Luz, 18 décembre 1999), l’épouse _ en 1935 _ de celui-ci 

Monsieur Pierre COURTEAULT (Paris 17e, 21 avril 1910 – Ascain, 15 décembre 2006),

fils de Jane Gaudin et son époux Henri Courteault,

est le second petit-fils de la défunte ;

et Madame Pierre COURTEAULT, née Jeannine Mérigeault (Chamalières, 8 septembre 1917), est l’épouse, à Paris 3e, le 15 juillet 1936, de celui-ci

et Mademoiselle Annie COURTEAULT (Paris 17e, 26 septembre 1913 – Saint-Jean-de-Luz, 21 août 1994)

est la petite-fille _ unique _ de la défunte

_ Maurice Ravel ne manquait jamais de lui faire des cadeaux à l’occasion de fêtes telles que Noël, le jour de l’an, ou son anniversaire. Et le 2 mai 1947, à Neuilly-sur-Seine, Annie Courteault épousera Monsieur Edouard Vidal. Je remarque aussi, au passage, que c’est à Saint-Jean-de-Luz que décèdera Annie Courteault le 21 août 1994…


Avancer dans la recherche

demande de la constance, persévérance et patience,

ainsi qu’un minimum de chance _ et sérendipité _ dans la quête de documents,

ou de témoignages…

Mais on ne trouvera rien

si on se décide pas à se mettre à chercher !!!

avec un bon angle et une bonne envergure de prise…

Et une intuition juste _ et féconde à terme… _  de départ…


Ce samedi 1er juin 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Un petit éclairage sur les incroyables avancées de mon enquête ravelienne

30mai

A titre d’éclairage en passant

sur les avancées de mon enquête ravelienne,

ce petit courriel, ce soir, à une amie :



Chère N.,

en ce moment, j’avance incroyablement _ j’en suis le premier subjugué ! _ en mon enquête sur les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel !!!

Au point qu’un livre, qui en fasse l’historique détaillé, peut même s’envisager !
Ne serait-ce que pour Les Amis de Maurice Ravel
Alors que bien sûr je ne cherche en rien cela ; et même le fuis comme la peste !
À preuve ce courriel-ci que j’ai adressé hier à quelques amis
pour les tenir au courant _ à charge pour eux de lire ces 3 articles cités,
voire, aussi, la synthèse de mon article d’hier 29 mai :
Même si non directement musicales,
mes recherches
_ suite à la parution récente de la Correspondance de Maurice Ravel par les soins de Manuel Cornejo _,

peuvent intéresser la curiosité
à propos de l’histoire personnelle d’un compositeur aussi discret sur lui-même que Maurice Ravel.
Voici aussi, très indicativement, le message de réception
de mon amie Georgie Durosoir, professeur émérite de musicologie à la Sorbonne.
Incroyable recherche, impressionnant bilan !
Cher Francis, vous êtes époustouflant et je me sens privilégiée d’être tenue au courant de l’avancée de vos investigations et trouvailles.
Bon courage pour la suite. N’oubliez pas que Bélus vous attend pour un moment d’amitié, quand vous le voudrez !
Georgie
Ce soir, je viens d’intégrer à mon article d’avant hier 28 mai 
la découverte, cet après-midi même (30 mai), d’un important document,
que voici :
Et en relisant mes articles précédents, ainsi que la documentation afférente,
je découvre ceci,
concernant le mariage à Ciboure, le 20 août 1890, de Pierre-Paul-Bernard Goyenague avec sa cousine _ fille de son frère Jacques _ Nicolasse Goyenague,
que figure parmi les quatre témoins de ce mariage,
le cousin luzien Dominique Hiriart :
« Dominique Hiriart, commerçant il n’est plus dit « menuisier « , et pas encore « directeur de la succursale de Saint-Jean-de-Luz de la Caisse d’Epargne de Bayonne «  _, âgé de 41 ansil est né en effet le 28 janvier 1849 à Saint-Jean-de-Luz _, domicilié à Saint-Jean-de-Luz « .
Ce document
qui m’était totalement passé inaperçu à la première lecture,
tout simplement parce que le nom de Dominique Hiriart ne me disait alors rien _ toute intelligence d’un texte (ou d’un réel) est nécessairement contextuelle : sans référence aucune, certains noms (ou certaines formes) ne nous parlent pas… _,
vient tout simplement donner maintenant une magnifique confirmation à mon intuition (et piste de recherche) de départ de toute mon enquête généalogique : l’importance des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel !!!
Oui, ces cousinages existaient,
et nul ne s’y intéressait…
Voici aussi le message reçu hier
de l’arrière-petite-fille de ce Dominique Hiriart, 
qui est le chaînon manquant de toute cette configuration ravelienne de 1748 à aujourd’hui :
« Cher Monsieur,
Merci de votre mail que j’ai lu avec beaucoup d’attention et de plaisir.
Vous m’apprenez beaucoup de choses sur ma famille,
j’ignorais absolument ces liens familiaux avec Maurice Ravel et j’en suis d’ailleurs très étonnée.
En effet mon père nous avait toujours dit qu’il appelait ma grand-mère « cousine » parce qu’il l’aimait bien !! C’était une forme amicale …
Je serai ravie de vous rencontrer lors d’un de vos prochains voyages à Saint Jean de Luz, je suis très curieuse de savoir comment vous avez pu trouver toutes ces informations.
Encore merci,
Recevez, cher Monsieur mes meilleures salutations ».
Cette dame a aussi pu mettre enfin un nom sur celle qui était nommée dans sa famille la «tante Clotilde» : 
soit Marie-Clotide Dargaignaratz-Zozaya, la cousine germaine de ce Dominique Hiriart,
lui-même père de la grand-mère Magdeleine de cette dame luzienne…
Cf aussi ma découverte _ vendredi 24 mai dernier _ du faire-part de décès de Marianne Imatz, la veuve de ce Dominique Hiriart,
en date du 9 juillet 1932 ;
soit le pivot de mon article du 26 mai :
Madame Veuve GAUDIN, née Hiriart ;
Mademoiselle Marie HIRIART ;
Monsieur Edmond GAUDIN ;
Madame Veuve ZOZAYA, née Dargaignaratz ;
Les parents et alliés
Ont la douleur de vous faire part de la perte cruelle qu’ils viennent d’éprouver en la personne de
Mme Dominique HIRIART
née Marianne IMATZ
Leur mère, grand-mère et cousine, décédée, munie des sacrements de l’Eglise, le 9 juillet 1932, dans sa 88éme année, en son domicile, 30 rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz.
En vous priant de bien vouloir leur faire l’honneur d’assister aux Obsèques qui auront lieu le Lundi 11 courant, à 10 heures très précises, à l’église de Saint-Jean-de-Luz.
On se réunira à la maison mortuaire à 9 heures trois-quart.
Il faut beaucoup chercher
et beaucoup relier _ avec constance et patience ; et passion.
Et un minimum de chance aussi.
Et j’aime ça !
Bonne soirée,
Ce jeudi 30 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Lire une correspondance publiée : intensité et vérité _ ici, la Correspondance (1981-2017) de Pierre Bergounioux et Jean-Paul Michel

04sept

Sans s’égarer-perdre, à ma façon idiosyncrasique, dans la jungle épaisse et contournée _ labyrinthique _ des détails,
voici en deux mots, l’essentiel d’une puissante correspondance : « intensité et vérité » !
Alors que je goûte personnellement peu _ et de moins en moins, avec l’âge _  les fictions
(et la perte-fuite-épuisement, romantique ou surréaliste, dans les imaginaires _ dont je sépare radicalement le pouvoir positif, lui, dimageance puissamment connectrice du penser ! _,
j’apprécie tout spécialement et très vivement les correspondances
de plus ou moins _ et plutôt moins que plus : se regarder écrire est très contre-productif ! _ écrivains
_ Madame de Sévigné ne l’était pas : seulement une écrivante libre, et selon ses strictes nécessités personnelles, et exquises fantaisies _,
dans leur riche mélange, au fil de la plume rapide,
du grain de l’essentiel parfois saisi au vol _ une grâce assez rare ! _
et de la paille du quotidien des travaux et des jours _ avec ses humbles richesses, que la plume sait parfois clairement détacher… _ :
à travers le grain subtil et somptueusement irisé (à son meilleur ! bien sûr…)
de la peau plus ou moins fine des détails les plus triviaux,
mais si riches de puissances pour qui sait les remarquer et faire parler-raconter-s’exhaler,
là précisément où
en toute innocence apparente
demeure-se terre-se cache le diable
qui mène, discrètement, bien sûr, parfois le bal :
au lecteur de cette correspondance publiée,
et à la suite _ par-dessus l’épaule _ du destinataire originel,
de savoir lire
et apprécier la pleine saveur du texte et sous-texte…
Intensité et vérité : absolument !
C’est ce que j’ai jadis apprécié dans ma lecture de l’ensemble des lettres conservées _ non détruites par sa petite-fille _ de Madame de Sévigné,
à l’occasion du travail que je m’étais donné
d’y repérer tout ce qui concernait la musique,
car elle et sa fille,
en leurs lettres de trois fois la semaine quand, inquiètes de chacune, elles étaient séparées,
se mettaient assez souvent à chanter (la mère ; et aussi le gendre) et danser (la fille)
dans ces intenses missives !
Lettres chantantes et dansantes.
Chant et danse imprégnant, forcément, de leur puissante enivrante aura, tout le reste !
La gaieté est fondamentale dans toutes les activités _ sans exception _ des vivants humains !
Ici,
dans la correspondance des deux vieux amis (depuis leur classe terminale, en 1965-66 à Brive, au lycée Cabanis)
_ à paraître le 13 septembre prochain, aux Éditions Verdier _
que sont Pierre Bergounioux et Jean-Paul Michel,
maints supports se succèdent :
lettres, bien sûr,
mais aussi cartons d’invitation, cartes postales,
et maintenant (régulièrement depuis 2009) les courriels,
qui inclinent la plupart du temps à la brièveté.
Car l’un comme l’autre des deux amis travailleurs forcenés,
ont bien d’autres chats à fouetter,
ces deux aux tempéraments fortement contrastés : dissymétriques, inversés,
complémentaires dans leurs divergences et différends animés même.
Chez ces deux forcenés du travail,
le temps d’écrire une lettre est nécessairement compté _ et souvent même différé : pour gagner davantage de calme _ ;
et la correspondance serait largement fonctionnelle,
si leurs liens se réduisaient à l’ordre de l’utile voire du nécessaire : ce qui est assez rarement le cas ici.
La cause à décisivement trancher est plus profonde et essentielle !
Non,
nous avons plutôt affaire à une sorte de célébration sans cesse disruptive
et même un peu mâtinée de vieille sauvagerie,
par à-coups, piqûres de rappel de loin en loin, à l’occasion, de l’amitié
de la part de deux écrivains consacrant le meilleur de leur très précieux temps à la réalisation de leur œuvre d’écriture ;
et, curieusement, du moins en première apparence, à fronts renversés,
face au réel à décidément et fièrement capter
(cf page 66, in la lettre du 19-5-1996) :
celui qui a longtemps enseigné la littérature au collège, et se réalise en prosateur : ses récits, et surtout, pour moi, son admirable Journal !,
est passionnément épris de philosophie (Hegel, Descartes) et de sociologie ;
celui qui a longtemps enseigné (à mi-temps) la philosophie au lycée, et se réalise en poète (et éditeur),
est passionnément épris de littérature et, plus encore, poésie (Hölderlin, Dante, Bonnefoy).
A mes yeux,
le meilleur de Pierre Bergounioux ici est le texte _ parfait ! _ de sa Préface (pages 7 à 11),
intitulée, d’un mot emblématique en ses jeunes années de Jean-Paul Michel : « Allez ! » ;
et c’est Jean-Paul Michel qui, me semble-t-il, se livre le plus (et à fond) dans quelques missives ardentes un peu développées et suivies, ainsi que solidement argumentées
de temps en temps…
Voilà, pour commencer…
Nous ne sommes donc pas tout à fait ici, et plutôt rarement, à hauteur du sublime Carnet de notes de Bergounioux ;
auquel Jean-Paul Michel sait rendre parfaitement la grâce qu’il convient.
Cf sa magnifique lettre du 4 ou 5 octobre 2007, page 112, à propos de sa lecture du second volume parvenu, ou plutôt réceptionné par lui, le matin même, dans sa boîte postale bordelaise :
« De tous les compliments qu’il m’aura été donné de recevoir pour un livre,
le plus grand aura été celui-ci :
« Le jour où j’ai reçu votre livre, je n’ai pas été travailler »
(Gérard Noiret, de La Quinzaine, en 1997, pour Le plus réel...).
Eh bien le second volume de ton Carnet de notes vient de me jouer le même tour. Je l’ai pris à la boîte à 8 h 30 ce matin. J’y suis toujours… après avoir découvert que j’avais ni plus ni moins oublié mes deux heures de cours de 10 à 12 ! « .
C’est donc ,
me semble-t-il du moins à la première lecture _ je vais poursuivre _,
davantage un document connexe à leurs biographies parallèles d’auteurs (gens-de-lettres)
_ même si Jean-Paul Michel parle réellement très peu de lui et de son quotidien _
qu’une (vraiment) œuvre propre,
sur la durée de leurs deux existences depuis l’année marquante _ de l’éveil _ de la Terminale Philo de 1965-66…
Retour aux critères d’intensité et vérité.
Cependant existent bien de tels puissants moments d’intensité et vérité…
comme c’est le lot en une correspondance,
dans le treillage
de l’intensité la plus haute des idiosyncrasies des interlocuteurs
vraiment amis
et du quotidien en apparence le plus anecdotique…
Pourquoi pas ?, donc…
Il suffit de patience, constance,
et profonde fidèlité
pour faire advenir-affleurer-s’épanouir parfois le principal
qu’un véritable auteur est capable de donner à paraître et resplendir en son écriture.
Dans le dialogue-duel.
Intensité et vérité.
Ce mardi 4 septembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

le bonheur vrai de la recherche : ce dont témoignent les « Journées du livre d’Histoire » de Nérac (I)

28oct

De la séance dite de « débats«  au Conseil Régional, alléchamment intitulés « La créativité et l’innovation au cœur de la relation homme / territoire dans un monde numérique« ,

en ce début d’après-midi de vendredi 23 octobre dernier ; « débats » (bien trop étiques ! ; de « débats« , il n’y eut guère que des « discours » ; sans réels échanges de « discussions« …) ; eux-mêmes consécutifs, il est vrai, à des séances d' »ateliers » consacrés au « numérique et la créativité en région« ,

je sortais un tantinet perplexe ;

à la fois heureux _ et plein d’espoir… _ qu’acteurs (« créateurs » peut-être ; « institutionnels« , surtout, probablement…) de la culture et « gestionnaires » de la mise en œuvre de « directives » _ forcément... _ des « décideurs » politiques de la « Région » _ la mienne ; et j’y suis très intensivement (ou charnellement) « attaché » !.. _ « prennent langue » ! et s’attellent à l’entreprise d‘aggiornamento de « la créativité et l’innovation » artistique et culturelle dans ma « Région »

_ même s’il faut bien (!) s’entendre sur le sens de tous ces mots, parmi l’emmêlement de tant de faux-semblants (et même carrément des « impostures » : sans être en rien un Savonarole, ni un « redresseur de torts« , j’ai le « goût » passablement exigeant et difficile, en ces matières de toute première importance, c’est-à-dire « civilisationnelle« , à mes yeux ;

ainsi que doit en témoigner, au fil des jours et des mois, ce blog-ci même ! ; de même que ma passion toujours aussi vivace d’« enseigner«  (et « vraiment » ! : suis-je encore naïf !..) le cœur de ce qui peut et doit faire sens pour un « humain« , versus l’absurde et l’imposture, encore ; et l’« in-humain«  !..) _,

à l’heure des bouleversements (formidables !) de la « révolution » du numérique ;

et des pressants appels _ cf Howkins et Florida, par exemple… ;

mais sont-ils d’incontestables « autorités«  en matière de « diagnostic«  comme de « propositions » (autres que pragmatiques : « civilisationnelles«  !) pour l’« époque«  ?.. _ à la « créativité » et à l' »innovation »

pour, déjà, au moins _ eux, les artistes _ ne pas mourir, survivre « économiquement » en cette « globalisation » (pour laquelle Bordeaux n’a, semble-t-il, déjà plus la « dimension » d’une « métropole » : il lui faudrait un million d’habitants, s’est-il dit…) ;

et peut-être _ surtout ! _ s’accomplir, s’épanouir : donner la fleur de l’œuvre…

Mais la « réussite » en ces matières (artistiques) est-elle affaire de « succès » et de « reconnaissance » publics _ et seulement « économiques« … : mais on me dira que c’est là d’abord une condition sine qua non d’« être« , au lieu de « ne pas être« _ ?..

La question s’impose à moi _ et j’ai « mes » réponses…

A la génération de mes enfants aussi, bien sûr…

Une vie (et ce qu’elle offre de potentialités à « réaliser« , ou pas…) étant si infiniment précieuse : que valent à ces égards les seuls étalons « sociaux » (et économiques) ?.. ;

j’étais, donc, à la fois heureux

mais aussi un tantinet perplexe ;

cf mon (court) billet d' »humeur » (du samedi matin : 07:23:13 ; juste avant de prendre la route, amusé, pour Nérac : j’y parvins vers 9 h15 ; le temps d’arpenter un peu la ville _ c’était jour de marché _ et de prendre un café…) à Bernard Stiegler _ avec lequel je n’avais pas pu « échanger » d’« impressions » : probablement, ce désir d’échanger « trois mots«  avec lui constituait-il la raison majeure de ma présence (incongrue, comme presque toujours…) à cette « rencontre » au Conseil Régional… _ ;

je doute un peu trop _ et par diverses expériences personnelles _, en effet, de la « positivité » de l’action de la plupart de ces « médiateurs » de l’Art et de la culture ; même s’il serait injuste de généraliser.

Ainsi en ai-je débattu le 5 septembre dernier à Paris, avec Nicolas Bomsel _ que je connaissais pas jusque là… _, au repas d’amis (dans un bistro du quartier) qui a suivi le merveilleux concert « Jacques Duphly » (cf le CD Alpha 150 : « Pièces de clavecin » de Jacques Duphly) d’Elisabeth Joyé à l’Hôtel de Soubise _ cf mon article du 9 septembre « merveilleux concert Duphly«  _ ; j’ignorais au départ que Nicolas Bomsel occupait de semblables fonctions (d' »institutionnel » de l’Art et de la culture) ; et œuvrait très positivement à l’éclosion de jeunes vrais talents…

Mais existent heureusement aussi de tels « médiateurs » d’Art et de culture passionnés et de grand goût ! _ et pas seulement (incultes, incurieux, dénués de passion d’Art) parasites…

Car existent, en effet, des Jean-Michel Verneiges, que j’ai rencontré à deux ou trois reprises, et davantage

_ à Saint-Michel-en-Thiérache et à Laon : il est et demeure (car la constance _ c’est une vertu ! _, et donc la permanence factuelle en la fonction, aussi, est considérablement importante en ces affaires ; contre la manie meurtrière et suicidaire tout à la fois ! des turn-over… des managers up to date !) « délégué à la musique«  au Conseil Général de l’Aisne ; et est l’heureux maître d’œuvre de la très belle collection de CDs de musique d’orgue « Tempéraments«  (bien que l’orgue Boizard de l’Abbatiale de Saint-Michel-en-Thiérache y soit sollicité, il est certes fort beau, un peu plus souvent que bien d’autres, demeurant, eux, encore, en leur singularité, « à découvrir » pour nos oreilles ; mais je ne veux pas être injuste : que de découvertes d’instruments merveilleux cette collection nous a permises et offertes !..) _

quand je fus « conseiller artistique » de « La Simphonie du Marais » ; et récitant _ quelles joies ! merci Hugo ! _ ; et aussi, plus encore peut-être, principal auteur d’un programme de disque (« Un Portrait musical de Jean de La Fontaine« , paru chez EMI en 1996 ; « programme » et disque dont je ne suis pas peu « fier« …) : la demi-semaine d’enregistrement du CD dans l’abbatiale de Saint-Michel-en-Thiérache, et le logement dans les cellules des moines de l’abbaye, du 25 au 28 août 1995, est peut-être un des « sommets » (de joie) de ma vie… quelle jubilation ! ;

je revis Jean-Michel Verneiges au concert de clôture de l' »année La Fontaine« , donné à Laon, le 14 décembre 1995 ; et j’avais été aussi récitant, en cette même superbe abbatiale de Saint-Michel, le 3 juillet 1994, pour un concert « Philidor » : Jean-Michel Verneiges m’avait bien « tuyauté » sur l’acoustique capricieuse de la nef (le CD « Marches, fêtes et chasses royales pour Louis XIV » de la Simphonie du Marais et Hugo Reyne fut enregistré courant juillet 1994, mais à la Maison de la Radio, quai Kennedy : j’y criai « la retraite ! la retraite » pour une bataille avec fanfare des armées du Roi-Soleil face aux troupes de Guillaume d’Orange)…

Je connais donc d’un peu près les difficultés des artistes à parvenir _ quelles courses d’obstacles pour eux ! _ à la réalisation matérielle (le livre, le disque, etc…) d’œuvres qu’ils « portent » pourtant si fort en eux… ; et à se battre au quotidien contre, souvent, de fausses hiérarchies _ artistiques, économiques, institutionnelles _ qui les réduiraient à la mort d’un quasi complet silence (d’œuvre !)…

J’ai aussi pour ami Jean-Paul Combet, le brillant et formidablement fécond créateur-éditeur du catalogue de CDs Alpha (que de merveilles s’engrangent pour les mélomanes de par le monde entier, ainsi !.. ; ainsi au Japon, par exemple, le succès d’Alpha est-il considérable…) ;

ainsi que créateur _ avec, à Arques, l’excellent Philippe Gautrot _ de l' »Académie Bach » d’Arques-la-Bataille _ tout à côté de Dieppe _, où se produisent chaque année, tout au long du jour et de la nuit _ parfois à l’aube même ; on éteint alors les chandelles… _, en une somptueuse semaine de musique de concerts (« magiques » !) se succédant les uns aux autres, la fine fleur des meilleurs musiciens ; dans la passion de l’excellence (de tous ; et de tout !)…

Et j’ai écrit pour Alpha des textes de livret de CDs dont je m’autorise, également, aussi, à être un peu « fier » :

par exemple celui du CD Alpha 017 « L’Orgue Dom Bedos de Sainte-Croix de Bordeaux« , par le très grand Gustav Leonhardt _ ma « présentation«  s’intitule : « La construction de l’orgue de Dom Bedos en l’abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux sous la réforme mauriste » ; c’était en octobre 2001… _ ;

ou celui du CD Alpha 920, collection « Voce Umana » « Le Sermon sur la mort » de Jacques-Bénigne Bossuet, déclamé par Eugène Green _ ma « présentation«  s’intitule « Lecture de Bossuet : la traversée du mystère, le singulier du Présent«  ; des sous-parties ont à leur tour des titres ; les voici : « Dans le siècle et au milieu du monde _ chronique du temporel«  et « Poétique baroque de la Présence : la fraîcheur du vent dans les plis«  ; c’était en septembre 2002 ; et tout cela est parlant… 

J’en viens, enfin, au fait _ ma venue aux « Journées du Livres d’Histoire » de Nérac, samedi 24 octobre dernier, donc _ ;

ou plutôt, d’abord _ encore ! _, au « concours de circonstances » _ où participe l’amitié ! _ qui l’a permis :

ma décision, vendredi soir 23 _ il allait faire beau la journée du samedi… _ de répondre favorablement aux aimables invitations _ par mails _ de Céline Piot et Alexandre Lafon aux secondes « Journées du livre d’Histoire » de Nérac de ce 24 octobre 2009,

notamment à (et pour) l’occasion de la parution des « Actes du colloque d’Agen & Nérac (14-15 novembre 2008) La Grande Guerre aujourd’hui : Mémoire (s), Histoire(s)« , publiés par les Éditions d’Albret & l’Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Agen ; et sous la direction d’Alexandre Lafon, David Mastin et Céline Piot…

J’avais joint vendredi soir au téléphone Alexandre Lafon pour lui demander et les horaires (10h-18h) et la localisation (la salle des Écuyers, en sous-sol du château de Henri IV) de la manifestation.

Car j’avais assisté le 14 novembre 2008 à une partie des contributions (remarquables !) de ce colloque, dans la salle des Illustres de l’Hôtel-de-Ville d’Agen :

j ‘y venais principalement saluer l’ami Alain Paraillous,

pour lequel j’avais rédigé, en 1998 _ du temps que je me démenais (jubilatoirement !) comme « conseiller artistique » de « La Simphonie du Marais » en Aquitaine _, un article : « La bibliothèque musicale des ducs d’Aiguillon _ un aperçu historique« ,

soit une passionnante

au moins pour moi ! j’y ai tellement appris ;

et de ce qui ne se trouve pas à recevoir passivement _ « informationnellement«  ou « communicationnellement« , seulement, dirais-je ; à quoi réduisent tout, hélas, les « pressés«  _ ;

et de ce qui ne se trouve pas à recevoir passivement, donc,

de la simple lecture, ou de la simple compilation, de la plupart des livres : il faut, en effet, procéder « en esprit« , dirais-je _ c’est là tout le sel, le piment, et bien d’autres savoureuses épices, ainsi que toute la fécondité de la démarche de la « recherche » : l‘ »enquête«  !!! _,

procéder, donc, à de très riches « mises en connexions » _ au pluriel _ de myriades de données _ toujours au pluriel _, que seule l’enquête « rassemble » et vient enfin « faire parler« … : activement et inventivement !

et viennent alors, comme une grâce non recherchée, comme en « surplus« , les « découvertes » !!!

soit une passionnante

découverte de la « constitution de la bibliothèque musicale de trois générations de Ducs d’Aiguillon«  (portant sur la fin de la période de la musique baroque en France et ce qui lui succède : tout au long du siècle…),

pour un colloque consacré aux Ducs d’Aiguillon, tenu (et superbement organisé par Alain Paraillous et toute son équipe) à Aiguillon le 19 septembre 1998…

L’article passe en revue les « acteurs » (tous trois mélomanes passionnés) de cette collection de musique constituée pour l’essentiel à Paris _ tout au long du siècle !.. _, et transportée au château ducal d’Aiguillon lors de l’exil forcé _ le 16 mai 1775 _ du second duc, le ministre _ « ministre principal » = le chef du gouvernement : rien moins !.. du 6 juin 1771 au 2 juin 1774 _ de Louis XV, à la suite de la mort du roi qu’il servait (et de la disgrâce qui s’ensuivit pour lui : la reine Marie-Antoinette lui en voulait spécialement de son amitié pour la Du Barry…) ; puis « entreposée et remisée » (et longtemps ignorée et à l’abandon, dans un grenier du Théâtre…) à Agen, au moment des troubles de la Révolution : soient les trois ducs d’Aiguillon, Armand-Louis Vignerod du Plessis Richelieu (1683-1750), Emmanuel-Armand (1720-1788) et Armand-Désiré (1761-1800) ;

l' »enquête » pour cet article m’a ainsi (amplement ; généreusement !) donné à « découvrir » toute une vie et musicale et musicienne, foisonnante, au XVIIIème siècle (à Paris, du moins : le « centre du monde » des Arts et de la Culture alors _ cf le très riche livre de Marc Fumaroli « Quand l’Europe parlait français » (aux Éditions de Fallois ; ou en Livre de poche…) ; comportant les activités : services, concerts, publications d’œuvres, voyages par toute l’Europe, d’une myriade de musiciens (dont la musique était d’abord le gagne-pain !) ; ainsi qu’une très intense vie musicale elle-même : tant les concerts privés dans les hôtels particuliers et les châteaux _ pas seulement à la cour du roi ; à Versailles _ que les concerts publics _ qui se développèrent à partir de la création du « Concert Spirituel« , en 1725 _ ; etc…

Soit une mine très riche de « découvertes » ; et que je peux entrecroiser aussi avec la vie (et les œuvres) philosophique(s) riches, elles aussi, en ce siècle (ainsi, d’ailleurs, qu’au précédent…).

L’article parut dans le n°1 de l’année 2000, aux pages 39 à 50, de la « Revue de l’Agenais«  (publiée, elle aussi, par l’Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Agen…) ;

A ce colloque du vendredi 14 novembre 2008, dans la Salle des Illustres de l’Hôtel-de-Ville d’Agen,

je venais donc saluer l’ami Alain Paraillous,

mais aussi rencontrer Georgie Durosoir,

que je connaissais depuis le temps de mes recherches baroqueuses pour « La Simphonie du Marais » et Hugo Reyne, notamment lors de mon travail autour de l’activité _ pionnière : par sa « passion de la musique« , La Fontaine est en quelque sorte l’initiateur de la critique (et de l’esthétique) musicale en France ; rien moins ! mais qui le sait ? qui s’en soucie ?.. Que l’on consulte ma présentation du « Portrait musical de Jean de La Fontaine« , aux pages 9 à 14 du CD EMI 7243 5 45229 2 5, de 1996, pour qui le déniche !!! _ en faveur de la musique de Jean de La Fontaine ; de ses rapports avec Marc-Antoine Charpentier, etc… ;

mais que j’avais « re-contactée » à l’occasion de la publication, par l’entremise de ses soins (filiaux !) ainsi que ceux de son mari, Luc Durosoir, de cette « merveille des merveilles de musique » que sont les trois « Quatuors à cordes » de Lucien Durosoir (1878-1955), interprétés au disque par le Quatuor Diotima : CD Alpha 125. Œuvres du niveau _ pas moins !!! _ des « Quatuors » de Debussy et de Ravel ! Et je pèse mes mots !

Cf mes deux articles à la réception du CD, en juillet 2008 : « musique d’après la guerre« , le 4 juillet, et, le 17 juillet, « de la critique musicale…« … ;

mais aussi, encore (et beaucoup !),

parce que le champ exploré par les contributeurs à ce colloque d’Agen « La Grande Guerre aujourd’hui : Mémoire (s), Histoire(s)« 

me passionne ;

cf mon article sur le magnifique roman (sur la guerre aujourd’hui) « Zone » de Mathias Enard : « Émerger enfin du choix d’Achille« …

La guerre est une question capitale !

La comprendre, l’analyser est ainsi proprement essentiel !


Et celle de 14-18 fut le suicide de notre Europe !!! Et nous n’arrivons toujours pas à nous en remettre…


Au milieu des gazes, paillettes et autres « miroirs aux alouettes«  abrutissants de la « Foire aux vanités » de l' »entertainment » débridé des écrans !..

J’interromps ici ce qui n’est donc que le « prologue« , ou le « prodrome« , de l’article que je veux consacrer à l' »amour vrai de la recherche« 

que j’ai, de fait, rencontré (« incarné » en quelques personnes particulièrement remarquables !) à ces secondes « Journées du livre d’Histoire » de Nérac, samedi 24 octobre dernier (de 10 heures à 18 heures),

notamment auprès des « Amis du Vieux Nérac« 

(dont Hervé-Yves Sanchez Calzadilla _ avec lequel j’ai eu une conversation à table, et après, qui m’a passionné : au repas très convivial au restaurant « La Cheminée«  _, Hubert Delpont et Céline Piot)

et des auteurs invités à ces « Journées«  (dont le général André Bach) ;

je vais, bien sûr, détailler cet « essentiel« -là…


Un chaleureux merci à Alexandre Lafon et à Céline Piot de m’avoir fait signe…

L’article principal (II) dont celui-ci (I) n’est donc que le « prologue« , va immédiatement le suivre ;

et sa lecture pourra se passer de celle de ces trop longues prémices…


Titus Curiosus, ce 28 octobre 2009

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