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L’oeuvre d’un des plus grands écrivains italiens contemporains, Alberto Moravia, accessible en trois riches ouvrages chez Bouquins, en des traductions et/ou éditions par René de Ceccatty…

27mar

Sur le coup de midi, coup de sonnette :

c’est la factrice qui apporte un gros colis, probablement de livres…

Et en effet, le colis comporte trois livres _ conséquents ! _ de l’éditeur Bouquins,

à paraître en librairie le 6 avril prochain ;

et tous _ un choix de 4 romans parmi les plus importants de l’auteur ; un très riche choix de nouvelles et brefs récits ; les lettres à Elsa Morante, l’épouse (de leur mariage religieux, le 14 avril 1941 au décès d’Elsa, le 25 novembre 1983) _ d’Alberto Moravia (Rome, 28 novembre 1907 – Rome, 26 septembre 1990),

tous édités, présentés et beaucoup d’entre eux traduits par René de Ceccatty

_ qui me les fait adresser par l’éditeur Bouquins _ :

_ « Le Conformiste La Romaine La Désobéissance La Ciociara » 

_ « L’Immortel »

_  « Quand tu viendras je serai presque heureux : Lettres à Elsa Morante » (1947 – 1983)

 

Voici le mot de réception à l’ami René de Ceccatty, à la réception du colis de ces trois livres :

Quelle réception !

 
Je vais commencer par lire tes diverses présentations, préfaces et postfaces…
 
Et en faisant du rangement, j’ai retrouvé _ sur une bibliothèque, à un bras de ma tête de lit, en une pile de livres !.. _ ta « Biographie d’Alberto Moravia »  – 1907-1990 – parue en 2010 chez Flammarion)…
 
De même que le Mille&UnePages « Romans » de Flammarion de 2010, avec 7 romans (dont « Le Mépris » et « L’Ennui »), de Moravia, aussi :
les 4 d’aujourd’hui  – et pas des moindres ! : « La Romaine », « La Désobéissance », « Le Conformiste » et « La Ciociara » –
complétant superbement la série de ces romans
_ en un courriel de réponse (à 19 h 08) à mon courriel de Remerciements (à 13 h 35), René a écrit : « Oui, l’idée était en effet de ne pas faire double emploi avec le Mille & Une pages de Flammarion, mais de le compléter« 
 
À suivre,
 
Francis

Et de fait, j’ai immédiatement entrepris de lire _ par le menu des très riches détails donnés des circonstances (contextes, moments et lieux) d’écriture de Moravia… _ les divers textes de présentation, toujours aussi parfaits tant d’analyse que de synthèse, et passionnants d’éclairage, lucidissime, de René…

À suivre, donc, bien sûr ! Et de près…

Ce lundi 27 mars 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

Ce qu’a changé, ou pas, le mariage de la cousine de Ravel Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le 28 septembre 1901 à Saint-Jean-de-Luz, sur la position de Maurice Ravel au sein de la famille Bibal-Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz, dans laquelle la grand-tante et marraine du petit Maurice, Gachucha Billac, était domestique-gouvernante des enfants Gaudin, de 1875 à son décès en 1902…

18août

En forme de suite à mon article d’hier « « ,

cette réflexion-ci sur la diversité un peu contrastée des regards portés rétrospectivement sur Maurice Ravel, sa personnalité, ou encore son œuvre, par ses amis luziens de la famille Gaudin…

Et je me place à ce moment charnière du 28 septembre 1901, quand, par le mariage de sa cousine au 3e degré Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le fils aîné d’Edmond Gaudin et Annette Bibal, Maurice Ravel, âgé alors de 26 ans, et reçu depuis bien longtemps dès son enfance en cette maison des Dupous-Bibal-Gaudin du 41 rue Gambetta, s’est trouvé devenir ainsi apparenté à la famille Gaudin au sein de laquelle sa grand-tante Gachucha Billac était depuis 1875 la domestique-gouvernante des enfants…

Les regards des « amis » Gaudin-Bibal-Dupous, à Saint-Jean-de-Luz, sur le petit Maurice Ravel, né à Ciboure le 7 mars 1875, ont ainsi forcément « évolué« 

le jour, ce 28 septembre 1901, donc, où le petit Maurice _ âgé alors de 26 ans _ n’a plus été seulement le petit-neveu et filleul de la domestique de la maison Gaudin qui faisait office de gouvernante des enfants _ Charles (1875 – 1910), Marie-Pascaline (1876 – 1877), Pierre (1878 – 1914), Marie (1879 – 1976), Jane (1880 – 1979), Pascal (1883 – 1914) et Louis (1886 – 1899) Gaudin _ d’Annette Bibal et son époux Edmond Gaudin, Gachucha Billac (Ciboure,  15 mai 1824 –  Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), laquelle était la sœur de la grand-mère maternelle de Maurice, Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874),

quand la cousine au 3e degré de Maurice, Magdeleine Hiriart (née à Saint-Jean-de-Luz le 11 mars 1875) _ fille de Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 20 décembre 1926), petite-fille de Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850), arrière-petite-fille de Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 17 octobre 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842) ; laquelle était la sœur de Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29 juin 1782- Ciboure, 23 août 1855), l’arrière grand-mère de Maurice Ravel _, a épousé Charles Gaudin (né à Saint-Jean-de-Luz le 19 novembre 1875), le fils aîné des 7 enfants d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-deLuz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920) et son épouse Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – 21 novembre 1936 _ lesquels s’étaient mariés le 27 janvier 1875 à Saint-Jean-de-Luz.

On peut probablement s’interroger aussi, au passage, déjà sur la position qu’avait occupée _ en tant que domestique ?.. en tant qu’amie de jeunesse ?.. _ la mère de Maurice Ravel, Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), auprès de la famille Bibal-Dupous (et notamment auprès d’Annette Bibal, née à Saint-Jean-de-Luz le 28 avril 1845), avant le voyage et le séjour, en 1871 ou 72 _ les données biographiques demeurent ici confuses ! _ que Marie Delouart a fait en Espagne, pour accompagner et assister _ précisément en remplacement d’Annette Bibal, qui avait alors dû, cette année-là, demeurer à Saint-Jean-de-Luz afin de veiller sur son fiancé Edmond Gaudin, encore mal remis de blessures reçues lors de la guerre contre la Prusse en 1870 _ la modiste parisienne Madame Félix allant présenter à Madrid sa collection annuelle de chapeaux _ comme Annette Bibal l’avait fait les années précédentes _ ; voyage et séjour madrilènes au cours desquels Marie Delouart allait faire la rencontre _ peut-être dans les jardins d’Aranjuez… _ de Pierre-Joseph Ravel (19 septembre 1832 – Paris, 13 octobre 1908), qu’elle épouserait peu après, à Paris, le 30 avril 1873…   

De petit-neveu et filleul de la domestique de la maison Dupous-Bibal-Gaudin qu’était sa grand-tante Gachucha Billac, que le petit Maurice était jusqu’alors, 

ce 28 septembre 1901-là Maurice Ravel devenait en effet aussi un parent _ certes un peu éloigné dans les degrés de cousinage… _ de la famille Gaudin en tant que cousin au 3e degré de la belle-fille de la maison Dupous-Bibal-Gaudin _ au 41 rue Gambetta _, Magdeleine Hiriart-Gaudin,

la bientôt mère du premier petit-fils de cette maison Gaudin, le petit Edmond, qui allait naître à Saint-Jean-de-Luz le 30 mai 1903.

Même si les absences successives (en 1809 , puis en 1840) de pères légitimes connus pour les naissances d’enfants en cette famille Delouart _ dans la généalogie de la branche maternelle Delouart de Maurice Ravel, sa mère Marie Delouart, née en 1840, et sa grand-mère Sabine Delouart, née en 1809, sont toutes deux nées de père inconnu : le premier père légitime identifié remonte au cibourien Gratien Delouart (1748-1798), le père de Marie-Baptiste Delouart (1782 – 1855), l’arrière-grand-mère maternelle de Maurice Ravel… _ ne facilitaient pas la reconnaissance en des milieux en pleine ascension sociale tels que les Bibal et les Gaudin (et aussi les Hiriart) à Saint-Jean-de-Luz au XIXe siècle…

Entre-temps _ c’est-à-dire entre le mariage de Charles Gaudin et Magdeleine Hiriart le 28 septembre 1901 et la naissance de leur fils unique le petit Edmond Gaudin le 30 mai 1903 _, et en cette même maison du 41 rue Gambetta, décèdera le 17 décembre 1902 la domestique-gouvernante des enfants Gaudin, Gachucha Billac, âgée de 78 ans ; puis, deux semaines après le 30 mai, le 16 juin 1903, c’est la maîtresse de la maison du 41 rue Gambetta, Victoire Dupous-Bibal (née à Saint-Jean-de-Luz, le 9 juin 1822 ; et veuve de Pierre Bibal depuis le 12 septembre 1855), qui disparaît à l’âge de 81 ans.

Le statut de Maurice Ravel, qui devenait ces années-là, et c’est à relever, un musicien de mieux en mieux reconnu, a-t-il pour autant vraiment changé au sein de la maison Gaudin du 41 rue Gambetta ? Du fait de la position de sa cousine au 3e degré Magdeleine au sein de cette famille Gaudin, Maurice Ravel est-il désormais regardé comme un parent _ le cousin qu’il est… _ au sein la famille Gaudin ?..

Au regard de la correspondance conservée et accessible _ in l’indispensable Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel publiée par Manuel Cornejo aux Éditions Le Passeur _ de Maurice Ravel avec des membres de la famille Gaudin, cela n’est certes pas flagrant !..

Un ami, oui ; un cousin éloigné, non.

Pour un tel dossier à ouvrir, nous ne disposons en tout et pour tout jusqu’ici que de deux lettres de condoléances (en date des 8 octobre 1910 _ « Ma chère cousine« , à la page 246.. _ et 24 novembre 1914 _ « Mon cher Maurice«  « Votre cousine, Madeleine« , à la page 403… _) échangées entre Maurice Ravel et sa cousine Magdeleine Hiriart-Gaudin à l’occasion des décès du mari de Magdeleine, Charles Gaudin, disparu en mission diplomatique noyé sur le fleuve Oubangui le 12 septembre 1910, puis des deux beaux-frères de Magdeleine Pierre et Pascal Gaudin, tués ensemble par un même obus à leur arrivée sur le front, le 12 novembre 1914…

Et il nous faut aussi considérer que beaucoup de lettres, en particulier avec la très aimable Marie Gaudin, ont hélas disparu, ou ne nous sont pas accessibles… C’est fort dommage…

Et nous ne disposons pas non plus d’autres lettres échangées entre Maurice Ravel et sa cousine Magdeleine Hiriart-Gaudin…

Mais le regard de la famille Gaudin sur Ravel et sa personnalité n’a pas évolué non plus dans ce qui demeure présent de la mémoire familiale transmise dans la famille Gaudin et la famille Courteault, aux témoignages développés et fort aimables des conversations détaillées que j’ai pu avoir, à plusieurs reprises, avec Maylen Gaudin-Lenoir, fille d’Edmond Gaudin, et son cousin Pascal Courteault, fils de Pierre Courteault…

À l’exception bien affirmée de la personnalité chaleureuse et ouverte et joyeuse de la très fidèle amie de toutes leurs vies, Marie Gaudin (1879 – 1976), ainsi que de la charmante Annie Courteault (1913- 1994),

il semble bien que le regard dominant porté sur Maurice Ravel, homme discret, humble et pudique, au sein de la famille Gaudin, est demeuré pour l’essentiel celui porté à l’origine sur le petit-neveu de la domestique Gachucha Billac, auquel, enfant, étaient réservées les assiettes ébréchées… ;

y compris, et bien plus tard _ et même musicalement ! _, de la part d’Edmond Gaudin (1903 – 1988) et de son cousin Pierre Courteault (1910 -2006), pour lesquels Maurice Ravel ne ménageait pas son affectueuse attention.

Des questions qui continuent de me travailler…

À suivre…

Ce jeudi 18 août 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

En lisant le cinquième volume (2016 – 2020) du « Carnet de notes » de Pierre Bergounioux : l’impression de Pierre Bergounioux à la lecture, le 17 avril 2018, des épreuves de sa « Correspondance (1981 – 2017)  » avec Jean-Paul Michel, aux Editions Verdier

19mai

Une remarque qui me frappe,

en cours de ma lecture de ce Carnet de notes (2016 – 2020) de Pierre Bergounioux :

ce que Pierre Bergounioux exprime _ et immédiatement ! _, le 17 avril 2018, en son Journal _ à la page 482 de ce Carnet de notes 2016 – 2020) _, à sa lecture du tout premier jeu d’épreuves de sa Correspondance (1981 – 2017) avec Jean-Paul Michel,

et que voici :

« La faiblesse de mes envois est consternante. IL suffirait de publier ceux de Jean-Paul« …

Ce qui m’incite à relire mon propre article du 4 septembre 2018,

que j’avais intitulé «  » ;

et dont je retiens surtout ceci :

« À mes yeux,

le meilleur de Pierre Bergounioux ici est le texte _ parfait ! _ de sa Préface (pages 7 à 11),
intitulée, d’un mot emblématique en ses jeunes années de Jean-Paul Michel : « Allez ! » ;
et c’est Jean-Paul Michel qui, me semble-t-il, se livre le plus (et à fond) dans quelques missives ardentes un peu développées et suivies, ainsi que solidement argumentées
de temps en temps…« …

Une clé de ce que l’on pourrait qualifier de complémentarité parfaite de ces deux vrais amis,

se révèle, sans doute, aussi, en une autre remarque de Pierre Bergounioux, en son Journal, à la date du 4 octobre 2018 (à la page 568 de ce Carnet de notes (2016 – 2020),

à propos de ce que Pierre Bergounioux qualifie _ avec sa merveilleuse humilité – lucidité _ de leurs « tempéraments » respectifs :

« Pas de tempéraments plus dissemblables que les nôtres,

le sien résolu, confiant, rectiligne et large, heureux,

le mien vétilleux, tourmenté, angoissé« …

Cf aussi la vidéo (de 82′) de mon entretien avec Jean-Paul Michel,

le 3 mai 2019, à la  Station Ausone,

où cours duquel nous avons abordé aussi cette passionnante Correspondance de Jean-Paul Michel avec l’ami Pierre Bergounioux…

À suivre…

Ce mercredi 19 mai 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

A propos des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel : quelques corrections et précisions à mon article du 28 mai 2019 : « Les blancs questionnants de la mémoire familiale des cousins luziens de Maurice Ravel : pour continuer à progresser dans la recherche… »

11oct

Je reviens ce dimanche matin 11 octobre

sur la situation de Maurice Ravel, en 1901 et 1902, au sein de la famille Gaudin (domiciliée au 41 rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz),

eu égard, à deux très importants événements familiaux, à Saint-Jean-de-Luz :

d’une part, eu égard au mariage, à Saint-Jean-de-Luz, le 28 septembre 1901, de sa cousine Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968) avec Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, 13 septembre 1910) _ l’aîné des enfants d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920) et Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936) _ ;

et, d’autre part, eu égard au décès, à Saint-Jean-de-Luz, au 41 rue Gambetta, le 17 décembre 1902, de sa chère grand-tante et marraine _ et demi-sœur de sa grand-mère Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874) _, Gachucha Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902) :

la gouvernante, au foyer des Gaudin-Bibal, rue Gambetta, des enfants Gaudin : Charles (né le 19 novembre 1875), Pierre (né le 7 février 1878), Marie (née le 3 mars 1879), Jane (née le 16 octobre 1880), Pascal (né le 31 janvier 1883) et Louis (né le 23 février 1886, et décédé le 2 novembre 1899).

Bien sûr, notre recherche pâtit énormément ici de l’effective minceur de la correspondance privée à ce jour disponible de Maurice Ravel : entre le 2 août 1901 et le 16 mai 1903,  sont en effet seulement accessibles trois lettres de Maurice Ravel à son amie luzienne Jane Gaudin : les lettres des 2 août 1901, 16 octobre 1902 _ une lettre importante ! _ et 30 novembre 1902, numérotées 26 (page 78), 35 (page 82) et 37 (page 83) de la correspondance disponible, à ce jour du moins, de Maurice Ravel, telle qu’a pu la rassembler Manuel Cornejo en son admirable (et indispensable) Correspondance de Maurice Ravel, aux Éditions Le Passeur.

Dans quels tiroirs (ou coffres) demeure donc cachée cette si précieuse correspondance privée de Maurice Ravel à ses amis luziens Gaudin (et Courteault) ?

Dans quelle mesure faut-il suivre le témoignage (de toute bonne foi) rapportant qu’un lot important de ces inestimables lettres aurait été, de rage (sic), brûlé _ et il n’y a pas très longtemps _, par un des héritiers ?

C’est assez difficile à croire !

Alors qu’un autre de ces lots de lettres de Maurice Ravel a bel et bien été, lui,

suite à un prêt (pour une exposition),

non rendu à la famille…

Bien sûr, Manuel Cornejo porte la plus grande attention au devenir de la moindre correspondance de Maurice Ravel…

Et il faudra bien tenter de faire un jour l’historique du devenir de cette correspondance si importante _ quant à la connaissance des liens à la fois familiaux et amicaux du compositeur à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz… _ de Maurice Ravel avec ses amis Gaudin et Courteault…

Bref,

les dates

du 28 septembre 1901, pour le mariage de la cousine Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le fils aîné des Gaudin-Bibal-Dupous,

et du 17 décembre 1902, pour le décès de la grand-tante Gachucha Billac,

marquant des événements si importants pour Maurice Ravel

ainsi que pour sa mère née Marie Delouart

n’ont jusqu’ici pas laissées de traces accessibles à nous dans ce qu’a pu écrire Maurice Ravel…

Maurice Ravel ainsi que sa mère sont-ils demeurés, ces deux fois-là _ en septembre 1901 et décembre 1902 _, à Paris,

sans se rendre, en ces deux circonstances, importantes familialement, à Saint-Jean-de-Luz ?..

Il est vraiment dommage que nous disposions jusqu’ici de si peu de données documentaires si peu que ce soit tangibles, en dehors de quelques témoignages oraux assez tardifs,

de l’enfance-adolescence-jeunesse de Maurice Ravel avant 1900.

Cependant, la venue, très jeune, et probablement à plusieurs reprises, de Maurice Ravel auprès de sa grand-tante Gachucha Billac, chez les Gaudin, rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz,

a donné lieu à diverses anecdotes tout à fait intéressantes ;

dont celle de Gachucha s’amusant à comparer le jeu de Maurice _ à quel âge ? _ au piano, au sauts nerveux d’un chat sur les touches de l’instrument…

J’ai retenu aussi le fait _ assez significatif ! _ que m’a rapporté Madame Maylen Lenoir

que chez les Gaudin, lors des repas de Maurice enfant au 41 de la rue Gambetta,

c’était plutôt la vaisselle ébréchée qui était servie au petit-neveu de la domestique-gouvernante Gachucha Billac…

Mais la situation sociale de Maurice Ravel a sans conteste bien changé dans la maison Gaudin, à partir du mariage de sa cousine Magdeleine Hiriart, le 28 septembre 1901,

avec le fils aîné de la maison, Charles Gaudin…

Maurice Ravel devenant dès lors un cousin par alliance de l’aîné de la fratrie _ nés entre 1875 et 1886 _ des Gaudin !

Ce qui ne fait que réactiver l’étonnement que ne manquent pas de susciter

le silence de la volubile et affable Magdeleine Hiriart-Gaudin en son vieil âge sur ce cousinage familial sien avec Maurice Ravel ;

et plus encore le refus _ à diverses reprises réitéré _ d’endosser un tel cousinage effectif

de la part d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988),

le fils de Magdeleine (1875 – 1968)

et père de Maylen (née en 1942).

Cf aussi l’importante note 3 au bas de la page 1291, de la part de Manuel Cornejo en son édition de la Correspondance de Maurice Ravel,

dans laquelle est établie la place d’Edmond Gaudin parmi les tous premiers témoins luziens des troubles neurologiques de Maurice Ravel, lors d’un séjour de celui-ci à Saint-Jean-de-Luz (et tout le pays basque), en août-septembre 1932 :

« En août-septembre 1932, les premières atteintes du mal du compositeur se manifestèrent aux yeux de ses proches, avant son accident de taxi parisien du 8 octobre 1932 :

lors d’une corrida à Saint-Sébastien où Edmond Gaudin emmena Ravel, ce dernier, cherchant machinalement quelque chose dans ses poches, fut incapable d’exprimer oralement qu’il souhaitait fumer ; ce n’est que quand Edmond Gaudin sortit des cigarettes et que Ravel s’empara de l’une d’elles, que l’on comprit ce qu’il souhaitait ;

une autre fois, s’amusant à faire des ricochets dans l’eau avec des cailloux, Ravel en envoya un malencontreusement au visage de son amie Marie Gaudin ;

beaucoup plus inquiétant, car il aurait pu y laisser la vie, un autre jour, Ravel, excellent nageur et n’hésitant pas à nager loin dans l’Océan, fut incapable de revenir sur le rivage et avoua à ses sauveteurs « Je ne sais plus nager ». Cette dernière anecdote a été narrée notamment par Léon Leyritz dans le film Maurice Ravel. L’homme et les sortilèges« …

Demeure donc un mystère dans cette dénégation soutenue par Edmond Gaudin de son cousinage effectif avec Maurice Ravel.

Voici donc cet article du 28 mai 2019

auquel je désire apporter ce jour quelques corrections (d’ignorances d’alors) et précisions (nouvelles).

Les blancs questionnants de la mémoire familiale des cousins luziens de Maurice Ravel : pour continuer à progresser dans la recherche…

Continue, bien sûr, de me travailler _ et en attendant que je joigne la petite-fille de Magdeleine Hiriart-Gaudin (rencontrée désormais à diverses reprises, à son domicile, à Saint-Jean-de-Luz) _
la question de l’ignorance _ a priori assez étonnante ! _ de la part des présents enfants Gaudin
de leur parenté on ne peut plus effective _ via les Hiriart et les Etcheverry (et d’abord via Magdelaine Hiriart-Gaudin : chaînon crucial de la descendance luzienne des Delouart cibouriens !)avec Maurice Ravel.
Peut-être est-ce en partie dû, aussi, au fait de la force de rayonnement, au sein de leur famille, de l’amitié de Maurice Ravel avec Marie (1879 – 1976) et Jane Gaudin (1880 – 1979) ;
et leur correspondance connue.
Qui aurait pensé aller chercher quelque cousinage que ce soit
du côté des Hiriart ?..
_ sauf à lire avec la plus vigilante attention l’intégralité, et dans les plus petits détails, de la correspondance publiée !
Et, qui plus est avec le petit-neveu de la domestique-gouvernante des enfants Gaudin, Gachucha Billac ?..
Ce cousinage Hiriart-Ravel échappait-il déjà aux belle-sœurs Gaudin, Marie et Jane, de Magdeleine ?
C’est bien peu vraisemblable. Magdeleine Hiriart-Gaudin, épouse de leur frère aîné Charles, était bel et bien leur belle-sœur.
Mais quelle position occupait la belle-sœur Magdeleine
_ veuve, en septembre 1910, de Charles Gaudin, l’aîné (1875 – 1910) de la fratrie des sept enfants d’Edmond Gaudin (1844 – 1920) et son épouse Annette Bibal-Gaudin (1845 – 1936)… _ 
au sein de la configuration familiale des Gaudin ? Cela reste à creuser…
Et je suis donc curieux d’en apprendre un peu plus sur les liens ayant pu exister,
tout au long de leurs vies durant _ bien au-delà des dates, de septembre 1910 et novembre 1914, des lettres de condoléances alors échangées, au moment des décès de Charles Gaudin, puis de ses frères Pierre et Pascal Gaudin _ 
entre Maurice Ravel
et Magdeleine Hiriart-Gaudin (nés à quatre jours, au mois de mars 1875, et quelques centaines de mètres d’intervalle ! un peu plus que la largeur du port de Saint-Jean-de-Luz – Ciboure…)
_ Maurice (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) et Magdeleine (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – 15 juin 1968) _ ;
ainsi qu’avec Edmond, le fils de Magdeleine et Charles Gaudin (qui leur était né, à Saint-Jean-de-Luz, le 30 mai 1903 _ et décèdera le 28 décembre 1988 _)…
Nulle correspondance entre Maurice Ravel et Edmond Gaudin n’étant accessible jusqu’ici, semble-t-il _ en effet…  
En remontant plus haut dans la galaxie familiale,
il faut dire que le père de Magdeleine Hiriart, Dominique Hiriart (né à Saint-Jean-de-Luz le 28 janvier 1849),
était très jeune (un an et onze mois !) lors du décès de sa mère, née Marie Etcheverry (et fille de la seconde Marie Delouart), le 28 décembre 1850, à Saint-Jean-de-Luz.
De même, aussi, qu’au moment du décès, à Saint-Jean-de-Luz, de son père, Jean-Baptiste Hiriart, le 24 septembre 1859 : 10 ans et 8 mois.
Le principal lien de Dominique Hiriart avec la mémoire familiale (maternelle) des Etcheverry
était cependant représenté par la tante maternelle de Dominique,
en la personne de la sœur cadette de sa mère, je veux dire la seconde Marie Etcheverry (épouse Dargaignaratz), qui décèdera, à Saint-Jean-de-Luz, le 20 novembre 1900 :
Dominique Hiriart avait alors presque 51 ans. Et sa fille Magdeleine (née à Saint-Jean-de-Luz le 11 mars 1875), avait 25 ans.
Puis, la fille de cette seconde Marie Etcheverry et de Bernard Dargaignaratz : Marie-Clotilde Dargaignaratz, épouse _ le 22 novembre 1905 _ de l’urrugnar Martin Zozaya ; elle décèdera à Urrugne le 26 février 1943…
Qu’a donc connu Magdeleine Hiriart-Gaudin de l’histoire familiale cibourienne des Etcheverry-Delouart ?
Et qu’en a-t-elle narré ? 
Au moins est-il à retenir que Magdeleine et Maurice connaissaient parfaitement, eux, leur propre cousinage ! Ce n’est pas rien _ il faut le souligner !
Même si en sa vieillesse Magdeleine (qui décède le 15 juin 1968) demeura, semble-t-il _ ce que me confie Madame Maylen Gaudin – Lenoir _  muette sur le sujet de ce cousinage
_ elle qui était d’un tempérament plutôt volubile, se souvient sa petite-fille _
avec ses petits enfants, Charles-Paul et Maylen…
Cela aussi est à creuser…
La cousine Clotilde (née à Saint-Jean-de-Luz le 6 mars 1860) avait, elle, 40 ans au décès de sa mère, Marie Etcheverry-Dargaignaratz, le 20 novembre 1900, à Saint-Jean-de-Luz.
Je relève toutefois qu’au mariage de Dominique Hiriart et Marianne Imatz, le 3 juin 1874, à Saint-Jean-de-Luz,
en l’absence des deux parents Marie Etcheverry et Jean-Baptiste Hiriart, déjà décédés, du marié,
celui-ci est assisté de sa tante maternelle, Marie Etcheverry, veuve Dargaignaratz (Saint-Jean-de-Luz, 20 novembre 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 30 novembre 1900)
C’est tout à fait intéressant.
Celle-ci demeura donc proche _ voilà ! _ de la famille de son neveu Dominique Hiriart.
Et en relisant mes articles précédents, ainsi que la documentation afférente,
je découvre ceci,
concernant le mariage à Ciboure, le 20 août 1890, de Pierre Paul Bernard Goyenague avec sa cousine Nicolasse Goyenague :
que figure parmi les quatre témoins de ce mariage, à Ciboure,
Dominique Hiriart :
« Dominique Hiriart, commerçant _ il n’est plus dit « menuisier« , et pas encore, non plus, « administrateur de la succursale de Saint-Jean-de-Luz de la Caisse d’Epargne de Bayonne«  _, âgé de 41 ans _ il est né en effet le 28 janvier 1849 à Saint-Jean-de-Luz _, domicilié à Saint-Jean-de-Luz« .
Les liens de cousinages
entre les descendants cibouriens et aussi luziens de Gratien Delouart et de ses quatre enfants (les trois Marie Delouart _ épouses Billac, Etcheverry et Goyenague _ et leur frère Jean Delouart),
demeuraient donc très vivants !
Comment Marie Delouart-Ravel aurait-elle pu complètement s’en exclure ?.. Question rétrospectivement importante.
De même, encore, que la fille de Marie Etcheverry-Dargaignaratz, Clotilde Dargaignaratz-Zozaya,
demeura proche de la famille de son cousin Dominique Hiriart :
proche de son épouse Marianne Imatz-Hiriart,
proche de sa fille Magdeleine Hiriart-Gaudin,
et proche de son petit-fils Edmond Gaudin,
auquel elle offrit un de ses pianos _ peut-être à l’occasion du mariage de celui-ci, en 1935 ;
non, elle le laissa en héritage à son épouse et lui, lors de son décès, en 1943,
à bien entendre le témoignage de la petite-fille d’Edmond Gaudin, Madame Maylen Lenoir
Qu’a-t-il donc pu se transmettre,
via cette seconde Marie Etcheverry (épouse Dargaignaratz ; et luzienne),
puis via sa fille Clotilde (épouse Zozaya),
de la mémoire cibourienne de la famille Delouart ?
C’était là une excellente question !
Pour quelles raisons, déjà,
la seconde Marie Delouart et son mari Jean Etcheverry (fils naturel de Jeanne Curutchet), tous deux cibouriens,
se marièrent-ils à Saint-Jean-de-Luz (le 17 août 1814) et s’y installèrent-ils,
à la différence du reste de la maisonnée cibourienne des Delouart ?..
Étaient-ils donc fâchés avec le reste de la famille Delouart ?..
Nous l’ignorons, à ce jour.
Et quels liens entretinrent, ou pas, les deux Marie Etcheverry luziennes (nées, à Saint-Jean-de-Luz, en 1817 et 1824)
avec leurs cousins germains cibouriens, issus, eux aussi, des Delouart :
… 
Sabine Delouart (née à Ciboure en 1809, le 11 mars 1809),
Gachucha Billac (née à Ciboure en 1819 _ j’ignore la date et le lieu de son décès : probablement avant 1916 : Maurice Ravel parlant d’elle alors au passé, en une lettre (du 20 septembre 1916, à propos du goût immodéré de la chère tante Gachuch pour les melons…) à Marie Gaudin : voilà, là des erreurs et ignorances à rectifier : Gachucha Billac est née à Ciboure le 15 mai 1824 ; et décédée à Saint-Jean-de-Luz le 17 décembre 1902 _),
Simon Goyenague (né à Ciboure en 1821, le 22 novembre 1821 ; il décèdera à Ciboure le 18 novembre 1890),
Jacques Goyenague (né à Ciboure en 1822, le 16 octobre 1822 ; il décèdera à Ciboure le 22 novembre 1886)
et Marie Goyenague (née à Ciboure en 1827, le 28 juillet 1827, et épouse en 1850, le 17 juillet 1850, à Ciboure, de Martin Passicot _ né en 1824, le 24 octobre 1824, à Ciboure : non, à Urrugne… ; peu après la naissance de leur premier enfant, Jean-Martin Passicot, à Ciboure, le 17 mai 1851, Martin Passicot, son épouse Marie Goyenague, et leur bébé Jean-Martin Passicot, prirent l’été 1851, un bateau à Pasajes pour aller s’installer en Argentine, où le couple allait avoir dix autres enfants… _),
Sabine Delouart (née à Ciboure en 1825, le 24 juin 1825, et épouse, en 1852, le 12 août 1852, à Ciboure, de Bernard Cerciat _ né à Ciboure, le 18 octobre 1824 ; et  disparu en mer le 9 mars 1868 _),
Marie Delouart (née à Ciboure en 1827, le 30 juin 1827, et épouse, en 1853, le 13 novembre 1861, à Ciboure, de Guilhen Etchepare _ né en 1826, le 8 juillet 1826, à Ciboure ; il décèdera à Ciboure le 22 mai 1872 _)
et Jean Delouart (né à Ciboure en 1833 _ sans plus de précision _ ; il décèdera à Ciboure le 26 novembre 1888) ?..
A la génération suivante, les cousins cibouriens seront, entre autres,
Marie Delouart (née à Ciboure en 1840, le 24 mars 1840 ; elle décèdera à Paris le 5 janvier 1917 ; et épouse, à Paris, le 3 avril 1873, de Joseph-Pierre Ravel _ né à 1832, le 19 septembre 1832, à Versoix, en Suisse ; il décèdera à Paris le 13 octobre 1908 _),
Paul Goyenague (né à Ciboure en 1859, le 19 août 1854 ; il décèdera à Ciboure le 6 mars 1929) et son épouse (en 1890, le 20 août 1890, à Ciboure), et aussi cousine, Nicolasse Goyenague (née à Ciboure en 1864, le 11 juillet 1864 ; elle décèdera à Ciboure le 1er juin 1945),
11 enfants Passicot (nés de 1851, pour l’aîné, Jean-Martin, né à Ciboure, le 17 mai 1851, et 1855, pour le second, Juan Tomas, né à Buenos Aires, le 30 mars 1855, à 1873, pour le onzième et dernier, Francisco, né à Las Lomas de Zamora, en Argentine, le 15 juin 1873 ; et tous ayant vécu en Argentine),
Jean-Baptiste Cerciat (né à Ciboure en 1854, le 20 septembre 1854 ; il décèdera à Ciboure le 26 novembre 1914),
Jean Cerciat (né à Ciboure en 1859, le 10 avril 1859 ; il décèdera très probablement à Nouméa, après 1912, où lui étaient nés trois enfants, Elise Cerciat, le 30 juillet 1894, Raymond Cerciat, le 24 janvier 1897, et André Cerciat, le 3 avril 1899),
et peut-être quelques autres Cerciat,
ainsi que peut-être quelques Etchepare,
parmi ceux que j’ai à ce jour repérés…
Voilà quelques questions que je me pose
sur ces cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel.
 A suivre…
Je joindrai prochainement _ et rencontrerai à son domicile luzien, et à plusieurs reprises _ la _ très aimable _ petite-fille de Magdeleine Hiriart-Gaudin, Madame Maylen Lenoir
Qui m’a écrit, par retour de courriel, le mercredi 29 mai 2019 _ je ne l’avais pas encore rencontrée _, ceci,
d’assez extraordinaire pour le chercheur que je suis :
« Vous m’apprenez beaucoup de choses sur ma famille ; j’ignorais absolument ces liens familiaux avec Maurice Ravel ; et j’en suis d’ailleurs très étonnée !
En effet mon père, Edmond Gaudin, nous avait toujours dit qu’il _ Ravel _ appelait ma grand-mère _ Magdeleine Hiriart-Gaudin _ « cousine » parce qu’l l’aimait bien !! C’était une forme amicale…
Je serai ravie de vous rencontrer lors d’un de vos prochains voyages à Saint-Jean-de-Luz, je suis curieuse de savoir comment vous avez pu trouver toutes ces informations.
Encore merci, Recevez, cher Monsieur, mes meilleures salutations« …
Et nous nous sommes effectivement rencontrés une première fois le vendredi 12 juillet suivant, et assez longuement, afin de nous faire découvrir, l’un l’autre, de premiers passionnants documents ;
et deux autres fois encore…
Ce mardi 28 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa
Dont acte.
Ce dimanche 11 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Hypothèses sur deux noms de parents cibouriens de Marie Delouart (Sabadin Quinior et Eslonta Maicourné) dans une lettre de Maurice Ravel à Marie Gaudin du 22 juin 1911

05oct

En suivant mon article d’hier ,

revient me solliciter, gardée bien au frais en un coin de ma mémoire, l’énigme toujours à vif des noms de « parents cibouriens » (sic) retranscrits phonétiquement par Maurice Ravel des paroles prononcées par sa mère _ qui « a la flemme d’écrire » (sic) ; de fait, celle-ci n’écrivait jamais… _, la cibourienne Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917),

dans une lettre du compositeur à son amie luzienne Marie Gaudin du 22 juin 1911, quand celui-ci lui faisait part des souhaits assez urgents de sa mère pour « nous trouver un logement à Ciboure (…) à partir du 15 juillet, et resterions 3 mois« …

« Il faut 2 chambres, dont l’une puisse contenir 2 lits. Bien entendu, pension comprise : je ne veux pas que maman fasse autre chose que se reposer. Nous préférerions que ce soient chez des parents (sic !). Les repas pris en commun seraient moins embêtants que chez des étrangers. Cherchez donc pour commencer chez Sabadin Quinior, si elle vit encore _ en juin 1911 _ ; chez Eslonta Maicourné (c’est comme ça que ça s’écrit ?), chez Marie-Dominique Anchochoury ; chez les Goyenague _ qui sont bien des cousins très effectifs !.. A partir du mariage à Ciboure le 28 février 1821 de la Marie Delouart n°3 (Ciboure, 17 août 1786 – Ciboure, 15 décembre 1872) et Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – Ciboure, 20 novembre 1849). Ou bien autre part.« 

Soit la lettre 401 de la Correspondance de Maurice Ravel rassemblée par Manuel Cornejo, à la page 266

de ce magnifique et si précieux recueil.

Pour ce qui concerne « Marie-Dominique Anchochoury » et « les Goyenague« , nous sommes moins perdus que pour ces hapax que sont ces noms retranscrits de « Sabadin Quinior » et « Eslonta Maicourné« …

Quelles parentes de Marie Delouart peuvent-elles donc bien être ?

Et ici vient me solliciter l’hypothèse que Sabadin (= Sabine) Quinior et Eslonta (= Etiennette) Maicourné désigneraient peut-être, mais sous leurs noms d’épouses (? si tant est qu’elles se sont mariées…), deux sœurs Delouart, cibouriennes, filles de Jean Delouart (Ciboure, 1833 – Ciboure, 16-11-1888) et Dominique Etchepare (Ciboure, 1831 – Ciboure, 16-4-1897) :

de fait, Sabine (= Sabadin) Delouart, née à Ciboure le 5 septembre 1866, est décédée à Ciboure le 25 février 1952 _ mais j’ignore à ce jour si elle s’est mariée ! _ ;

quant à Etiennette (= Eslonta), ce pourrait être _ mais c’est bien sûr à confirmer ! il ne s’agit ici que d’une hypothèse… _ une sœur Delouart de la précédente, dont, justement, une sœur aînée, mais décédée à l’âge de 4 ans, portait ce prénom d’Etiennette : celle-ci était née à Ciboure le 5 septembre 1866, et décédée à Ciboure le 8 novembre 1870…

Je me raccroche à ces deux prénoms basques, Sabadin et Eslonta, données par la bascophone Marie Delouart, la mère de Maurice Ravel…

Mais jusqu’ici, ces transcriptions phonétiques, de l’aveu même de Maurice Ravel, des noms de Quinior (?) et Maicourné (?), n’ont pas donné lieu _ confinement post-Covid empéchant… _ à découvertes de ma part à Ciboure :

ni dans les pages des archives municipales de Ciboure _ mais il faudrait en entreprendre une lecture exhaustive ! _,

ni, non plus, dans la lecture de quelques annuaires téléphoniques _ il est vrai bien trop récents : à la recherche d’éventuels descendants de ces familles…

À suivre…

Ce lundi 5 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

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