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Maria Tecla Andreotti (Turin, 1956 – Paris, 2020), interprète, avec Christophe Coin, d’Evaristo Felice Dall’Abaco

08mar

Au moment même où j’achevais de rédiger mon article d’hier

,

j’apprenais brutalement hier soir

sur le site de Res Musica _ Décès de la flûtiste Maria-Tecla Andreotti _

le décès de Maria-Tecla Andreotti

(Turin, 1956 – Paris, 1er mars 2020),

l’épouse du violoncelliste Christophe Coin,

par  lesquels  j’avais pu découvrir pour les premières fois,

d’abord à Barbaste _ dans la petite église de Lausseignan _, à un concert de fin de stage auprès de Philippe Humeau, auquel je m’étais rendu

(participait aussi à ce concert mon ami flûtiste Philippe Allain-Dupré

_ qui m’a donné les dates de ces deux concerts : le 25 avril 1992 à Barbaste, et le 29 avril 1992 à Saint-André-de-Cubzac _),

puis, à un autre concert donné peu après à Saint-André-de-Cubzac,

des œuvres d’Evaristo Felice Dall’Abaco,

qui m’avaient ébloui

_ je n’ai jamais oublié le nom de ce compositeur véronais !

de même que je n’ai jamais été déçu par les œuvres de lui auxquelles j’ai pu accéder ensuite, essentiellement par des CDs…

La curiosité très aigüe et inextinguible des musiciens-interprètes

et leur très vif plaisir à faire partager et diffuser l’enthousiasme de leurs découvertes,

que ce soit au concert ou au disque,

est un maillon décisif de l’accès à la musique des mélomanes

qui ne sont pas eux-mêmes musiciens-interprètes

lecteurs des partitions…

Bien sûr, le fait que Maria-Tecla Andreotti Coin

soit la compagne du violoncelliste et chef d’orchestre qu’est Christophe Coin,

n’est pas pour rien

dans le fait que ce soit un violoncelliste tel que Christophe Coin

_ ou un autre merveilleux violoncelliste tel que Bruno Cocset,

qui a enregistré des œuvres des Dall’Abaco père et fils _

qui ait interprété

et fait connaître

la musique merveilleuse d’Evaristo Felice Dall’Abaco !

Puis, Christophe Coin et Maria-Tecla Andreotti

_ ainsi que le Quatuor Mosaïques _

sont venus à de nombreuses reprises donner des concerts à Bordeaux, au Grand-Théâtre…

En relisant le post-scriptum, du 27 décembre 2008, à mon article du 26 décembre ,

j’y découvre de décisives précisions données par mon ami Philippe Allain-Dupré,

que j’avais consulté alors pour affiner mon témoignage ;

et notamment le fait que c’est l’immense Enrico Gatti

_ la crème du violon baroque !!! on ne le répètera jamais assez !

Enrico Gatti est né à Pérouse le 4 juin 1955  _

qui avait apporté à Barbaste les partitions de la Sonate II de l’Opus 3 d’Evaristo Felice Dall’Abaco.

Le voici donc tel quel, ce post-scriptum :

Philippe-Allain Dupré, à la mémoire duquel j’ai fait appel hier

à propos de ma découverte

_ éblouie ! et je comprends d’autant mieux maintenant pour quelles raisons (d’interprétation, aussi !!!) _

d’une œuvre _ mémorable ! _ de Dall’Abaco

à l’occasion du concert final du stage de perfectionnement d’interprétation baroque à Barbaste,

comble mes desiderata en me rappelant, documents à l’appui, que ce concert (de fin de stage, auprès de Philippe Humeau, en son fief de Barbaste)

avait été donné deux fois :

le samedi 25 avril 1992, en l’église de Lausseignan _ tout à côté de Barbaste _ ;

puis le mercredi 29 avril, en l’église de Saint-André-de-Cubzac ;

au programme,

outre la Sonata II de l’opus 3 de Dall’Abaco (pour 2 flûtes à bec, flûte traversière, hautbois, 2 violons, basson, violoncelle et 2 clavecins) _ qui m’avait tant impressionné _,

une Canzone à 6 de Giovanni Picchi,

la Cantate « Ô Maria« , de Johann-Hermann Schein,

une Chanson ornée sur le thème de « Vestiva i colli », de Giovanni Battista da Palestrina/Francesco Rognoni,

« La Romanesca«  et la Canzone quarta, à 2 clavecins, d’Antonio Valente et Giovanni Priuli,

des Scherzi, d’Agostino Steffani,

un Quarteto (pour flûte traversière, hautbois, violon et basse continue), de F. Riedel

et un Air de la Cantate 127 de Jean-Sébastien Bach


La soprano _ des pièces chantées _ était _ la merveilleuse _ Maria-Christina Kiehr ;

et,

notamment pour la Sonate II de l’opus 3 de Dall’Abaco

choisie par Enrico Gatti, me précise Philippe : et c’est bien sûr très important !!!

les parties de flûtes à bec étaient tenues par Claire Michon et Jean-Marc Andrieu,

celle de flûte traversière, par Philippe Allain-Dupré,

le hautbois,  par Alfredo Bernardini,

les 2 violons, par Odile Edouard et Enrico Gatti,

le basson, par Nicolas Pouyanne,

le violoncelle, par Hendricke Ter Brugge

et les 2 clavecins, par Elisabeth Joyé et Pierre Hantaï _ excusez du peu !..

C’est donc à deux reprises, que j’avais eu le bonheur, ce printemps-là, de la découverte somptueuse ! de cette pièce si belle,

de ce compositeur de si grande qualité !!! ;

et qui ne m’a jamais déçu, au disque ;

quant au concert,

nous ne disposons pas tous les jours d’un Enrico Gatti, toujours si juste, si chantant, si probe,

pour en être l’inspiré maître d’œuvre..

Bref,

j’ai toujours à l’oreille,

de ce concert (de 1992, donc : il y a seize ans),

le charme puissant d’Evaristo-Felice Dall’Abaco…

Je me souviens donc avec émotion et gratitude

de Maria-Tecla Andreotti…

Ce dimanche 8 mars 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Pour un exemple-modèle de critique musicale : le lumineux travail de Maciej Chizynski

16fév

Maintes fois j’ai eu l’occasion de me référer à d’excellents articles _ précis et détaillés _ de critique musicale

de Maciej Chyzinski,

en ses chroniques de Res Musica.

Par exemple hier même, en mon article  ,

dans lequel je citais un extrait de son article du 21 juin 2019 sur le site ResMusica, intitulé Le legs Philips d’Eduardo del Pueyo enfin disponible .

Or, il se trouve que ce jour, dimanche 16 février 2020,

Res Musica publie un admirable _ très détaillé _ article de ce même Maciej Chyzinski

intitulé L’art de Vladimir Sofronitsky selon Scribendum

(on peut cliquer) ;

qui lui-même renvoie à un précédent article,

du 11 novembre 2019,

intitulé Maria Grinberg, une héroïne (presque) inconnue du piano (on peut cliquer aussi) ;

consacré, lui aussi, à une interprète pianiste virtuose russe…

Je ne connais pas personnellement Maciej Chyzinski,

mais j’ai appris à admirer la _ très éclairante et délicate _ précision détaillée de ses articles.

Bien sûr, il est toujours possible de ne pas partager telle ou telle appréciation de détail

à propos de telle ou telle interprétation discographique,

ou de concert ;

mais on ne peut s’empêcher d’admirer la qualité très grande de l’attention

de l’auditeur et analyste qu’il est,

qu’il porte aux œuvres et interprétations.

Je veux le souligner, car nous manquons cruellement de médiations culturelles un peu fiables,

c’est-à-dire de qualité,

capables d’éclairer, orienter, et alimenter vraiment _ de manière totalement désintéressée _ 

notre curiosité musicale.

Merci !

Ce dimanche 16 février 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

L’entretien posthume de George Steiner avec son ami Nuccio Ordine _ ou l’éloge de la vertu de curiosité

05fév

Par El Pais, en espagnol,

je découvre ce matin

l’entretien _ expressément _ posthume que George Steiner a eu, chez lui à Cambridge, le 20 janvier 2014,

avec son ami l’essayiste italien Nuccio Ordine ;

avec la demande de ne bien vouloir le publier

que le lendemain de son décès.

La voici, d’abord en espagnol, telle que publiée dans El Pais,

sous le titre de La entrevista póstuma de George Steiner: “Me faltó valor para crear ;

puis en italien, telle que publiée par Il Corriere della Sera,

sous le titre de George Steiner, l’intervista postuma «L’Europa è un sogno che resta vivo» I motivi di questo colloquio.

La entrevista póstuma de George Steiner: “Me faltó valor para crear”


El gran crítico literario, fallecido el lunes, mantuvo una conversación a lo largo de los años con el ensayista italiano _ Nuccio Ordine _ con la condición de que las confesiones vieran la luz al día siguiente de morir


George Steiner en la puerta de su casa en Cambridge en 2016.
George Steiner en la puerta de su casa en Cambridge en 2016. ANTONIO OLMOS (CONTACTO)


NUCCIO ORDINE
El secreto de una buena vejez no es más que un pacto honesto con la soledad” ; no pude evitar pensar en esta maravillosa reflexión de Gabriel García Márquez cuando me enteré de la desaparición de George Steiner. Murió el lunes hacia las 14.00 horas, por complicaciones derivadas de una fiebre aguda, en su casa de Barrow Road, en Cambridge. La última vez que hablamos fue el sábado pasado, por teléfono, y me confió, con voz muy ronca : “Ya no soporto el cansancio de la debilidad y la enfermedad”.

Así, Steiner, uno de los críticos literarios más agudos e importantes del siglo XX, vivió los últimos años de su vida lejos del foco de atención, de los medios de comunicación, de los congresos y conferencias, de cualquier cita pública. He tenido el privilegio de estar con él también en esta última fase de aislamiento voluntario.

Después de más de veinte años de encuentros en París, Italia y otras ciudades europeas, las llamadas mensuales y la visita anual a Cambridge se habían convertido en un ritual. Pero a la última cita, fijada para el 14 de junio de 2018, no le sucedió ninguna otra : el día anterior George la canceló porque no se encontraba bien y no quería mostrarse cansado y desanimado. Fue en una de estas reuniones (el 21 de enero de 2014, hace exactamente seis años), cuando a Steiner se le ocurrió concederme una entrevista póstuma _ voilà ! _ : reunir algunas de sus reflexiones y no publicarlas hasta el día siguiente a su desaparición. Una manera discreta de romper el silencio y despedirse _ voilà _ de sus amigos, sus alumnos, sus numerosos lectores.

Volvió a este texto el año pasado, modificando algunas palabras aquí y allá y pidiéndome que volviera a escribir algunas frases. Quién sabe cuántos aspectos desconocidos de su vida y su pensamiento saldrán a la luz en 2050, cuando se puedan estudiar los cientos de “cartas autobiográficas” ahora selladas en los archivos del Churchill College de Cambridge

Ahora que ya no está –su hijo David me dio la noticia–, además del profundo dolor por la pérdida de un amigo querido y un verdadero maestro, ni siquiera cuatro meses después de la desaparición de Harold Bloom, advierto más claramente las consecuencias de ese silencio forzado y el vacío insalvable que deja entre los defensores de los clásicos y la literatura. Pienso en sus libros, en su conocimiento enciclopédico animado por una sorprendente curiosidad _ voilà. Y pienso, sobre todo, en su pasión por la enseñanza _ oui _ , en su capacidad para compartir el amor por la literatura y el conocimiento con los estudiantes y el público.


George no solo destacó en la palabra escrita. Era también un gran orador : su elegante elocuencia fue capaz de inflamar a estudiantes y colegas.


Pregunta : ¿Cuál es el secreto más importante que quiere revelar en esta entrevista póstuma?


Respuesta : Puedo decir que durante 36 años he dirigido a una interlocutora (su nombre debe continuar siendo secreto) cientos de cartas que representan mi “diario”, en el que he contado la parte más representativa de mi vida y los eventos que han marcado mi cotidianidad. En esta correspondencia he hablado sobre los encuentros que he tenido, los viajes, los libros que he leído y escrito, las conferencias y también episodios normales y corrientes. Es un “diario compartido” con mi destinataria, en el que es posible encontrar incluso mis sentimientos más íntimos y mis reflexiones estéticas y políticas. Se conservará en Cambridge, en un archivo del Churchill College, junto con otras cartas y documentos que dan testimonio de las etapas de una vida quizá demasiado larga. Estas cartas-diario, en particular, se sellarán y solo podrán consultarse después de 2050, es decir, después de la muerte de mi esposa y (quizá) de mis hijos. En resumen, se harán públicas solo cuando muchas de las personas cercanas a mí ya no estén. ¿Los leerá alguien después de tanto tiempo? No lo sé. Pero no podía hacerlo de otra manera…

P : ¿Por qué una entrevista póstuma?

R : Siempre me fascinó la idea. De algo que se hará público precisamente cuando yo ya no pueda leerlo en los periódicos. Un mensaje para los que se quedan y una manera de despedirme dejando que se oigan mis últimas palabras. Una ocasión para reflexionar y hacer balance. He llegado a una edad en que cada día más o menos normal debe considerarse un valor añadido, un regalo _ voilà _ que te da la vida.

En esta fase los recuerdos del pasado se convierten en el único y verdadero futuro interior. Es un viaje hacia atrás basado en el recuerdo lo que nos permite alimentar algunas esperanzas. No disponemos de las palabras exactas para definir el recuerdo que encierra en sí el mañana. Me encuentro en un momento de mi vida en el que el pasado, los lugares que he frecuentado, las amistades que he tenido, la imposibilidad de ver a las personas que he amado y sigo amando y hasta la relación contigo, constituyen el horizonte de mi futuro más de lo que puede ser el futuro real.

P : ¿Se reprocha algo en particular?

R : Claro. Más de una cosa. Escribí un pequeño libro, Errata, en el que hablo sobre los errores que he cometido No he conseguido captar algunos fenómenos esenciales de la modernidad. Mi educación clásica, mi temperamento y mi carrera académica no me permitieron comprender completamente la importancia de ciertos grandes movimientos modernos. No entendía, por ejemplo, que el cine, como nueva forma de expresión, pudiera revelar talentos creativos y nuevas visiones mejor que otras formas más antiguas, como la literatura o el teatro. No he entendido el movimiento contra la razón, el gran irracionalismo de la deconstrucción y, en algunos aspectos, del posestructuralismo. Debería haberme dado cuenta de que el movimiento feminista, que apoyé en Cambridge con gran convicción al reconocer la importancia del papel de la mujer, asumiría después, en la lucha por ocupar un lugar dominante en nuestra cultura, una función política y humana extraordinaria.

P : En el ámbito personal, ¿qué errores ha cometido?

R : Esencialmente, habría debido tener el valor de probarme en la literatura “creativa”. De joven escribí cuentos, y también versos. Pero no quise asumir el riesgo trascendente de experimentar algo nuevo en este ámbito, que me apasiona. Crítico, lector, erudito, profesor, son profesiones que amo profundamente y que vale la pena ejercer bien. Pero es completamente diferente a la gran aventura de la “creación”, de la poesía, de producir nuevas formas. Y, probablemente, es mejor fracasar en el intento de crear que tener cierto éxito en el papel de “parásito”, como me gusta definir al crítico que vive de espaldas a la literatura. Por supuesto, los críticos (lo he subrayado varias veces) también tienen una función importante ; he intentado lanzar, a veces con éxito, algunos trabajos y he defendido a los autores que creía que merecían mi apoyo. Pero no es lo mismo. La distancia entre quienes crean literatura y quienes la comentan es enorme _ certes _ ; una distancia ontológica (por usar una palabra pomposa), una distancia del ser. Mis colegas universitarios nunca me perdonaron que apoyara estas tesis ; muchos barones y cierta crítica estrictamente académica no aceptaron que me burlara de su presunción de ser, a veces, más importante que los autores de los que estaban hablando…

P : ¿A quién desea enviar un mensaje?

R : Pienso en algunos estudiantes, más brillantes que yo, que están completando trabajos importantes ; su éxito es una gran recompensa para mí. Pienso con profunda gratitud en algunos de mis colegas que me han acompañado en el camino académico. Y pienso, sobre todo, en personas más íntimas, como tú, que han entendido lo que he intentado hacer y gracias a quienes he podido vivir una intensa aventura intelectual y emocional. Pero, en este momento, ante todo, trato de entender por qué la distancia que me separa del irracionalismo moderno y, me atrevo a decir, de la creciente barbarie de los medios, de la vulgaridad dominante _ voilà _ , es cada vez mayor. Creo que estamos atravesando un período cada vez más difícil…

P : ¿Qué es lo que más le ha hecho sufrir?

R : Me ha hecho sufrir el ser consciente de haber publicado ensayos que me habría gustado escribir mejor. Por supuesto, hay páginas de mi trabajo que he defendido y defiendo con convicción, y también con amargura. Pero sé que probablemente no era eso lo que me habría gustado escribir. Y a menudo pienso en la injusticia del gran talento : nadie entiende cómo surgen estos dones supremos y cómo se distribuyen. Pienso en un niño de cinco años y medio que dibuja un acueducto romano cerca de Berna y luego, de repente, representa un pilar con zapatos ; desde entonces, gracias a Paul Klee, que así se llama, los acueductos caminan por todo el mundo. Nadie puede explicar las sinapsis neurológicas que pueden desencadenar en un niño este “flechazo” de la metamorfosis, esta brillante intuición que cambia la realidad. Pensé que era una injusticia que pudiéramos intentar, volver a intentar, esforzarnos de nuevo, solo para poder permanecer en la estela de los adultos, pero sin llegar a ellos, porque son diferentes a nosotros.

P : ¿Y lo que le ha hecho más feliz?

R : La felicidad de haber enseñado y vivido en muchos idiomas _ voilà. La felicidad que he tratado de cultivar todos los días, hasta el final, sacando de mi biblioteca un poema para traducirlo a mis cuatro idiomas (francés, inglés, alemán e italiano). Y aunque no lo haya traducido bien, tengo la impresión de que he dejado entrar un rayo de sol en mi cotidianidad.

P : ¿Qué deseos no ha podido cumplir?



R : Muchísimos : viajes que no me he atrevido a hacer, libros que quería escribir y que no he escrito, sobre todo encuentros cruciales que evité por falta de valor o disponibilidad o energía. Podría haber conocido, por ejemplo, a Martin Heidegger, pero no me atreví. Y creo que tenía razón. Siempre he respetado un principio : no hay necesidad de importunar a los adultos, tienen otras cosas que hacer. Y además, nunca he soportado a quienes se consideran importantes porque coleccionan citas con grandes nombres. Las personas excelentes tienen el derecho a escoger con qué interlocutores quieren “perder” su tiempo. Luego ocurre que un día, al abrir libros de memorias, se leen frases como: “Me importunó el señor X, que insistió en reunirse conmigo, pero no tenía nada interesante que decir”. Siempre me ha dado miedo caer en el error burdo. Pienso en Jean-Paul Sartre, por ejemplo, especialista en revelar circunstancias ligadas a famosos “pesados”. Y me costó mucho renunciar, en los últimos tiempos, a la compañía de un perro. Después de la muerte de Muz me di cuenta de que, a mi edad, era muy arriesgado tener otro. Adoro a estos animales, pero en el umbral de los 90 años me parece terrible ofrecerle una casa para dejarlo solo.


P : ¿Cuál es la victoria más hermosa?

R : Insistir en la idea de que Europa _ oui _ sigue siendo una necesidad importantísima, y de que, a pesar de las amenazas y los muros que se construyen, no debemos abandonar el sueño europeo. Soy antisionista (postura que me costó mucho, hasta el punto de no poder imaginar la posibilidad de vivir en Israel) y detesto el nacionalismo militante. Pero ahora que mi vida está llegando a su fin, hay momentos en que pienso : ¿quizás me equivoqué? ¿No habría sido mejor luchar contra el chovinismo y el militarismo viviendo en Jerusalén? ¿Tenía derecho a criticar, cómodamente sentado en el sofá de mi hermosa casa de Cambridge? ¿Fui arrogante cuando, desde el extranjero, intenté explicar a las personas en peligro de muerte cómo deberían haberse comportado?

P : ¿Recuerda haber llorado en su vida?

R : Desde luego. En los últimos tiempos me encuentro a menudo recordando circunstancias particulares. Pienso, por ejemplo, en grandes experiencias humanas que concluyeron sin que yo hubiera previsto el final. La repentina desaparición de algunas personas que nunca volverás a ver. O lugares que no has visitado y que ya no podrás visitar. Y también pienso en más cosas, sencillas, quizá banales : pescado y alimentos que ya no podrás probar. Y a veces, encontrar en la esquina de una calle o en un jardín la sombra de una persona que amas y que necesitas enormemente, pero que sabes que ya nunca podrás alcanzar.

P : ¿Qué importancia ha tenido la amistad en su vida?

R: Una importancia enorme. Nadie lo sabe mejor que tú. Habría vivido muy mal mis los últimos decenios sin ti y sin otros dos o tres amigos con los que he intercambiado una abundantísima correspondencia, interlocutores distinguidos con quienes he compartido una profunda intimidad afectiva. Quizá la amistad sea más valiosa que el amor. Sostengo esta tesis porque la amistad no tiene nada del egoísmo del deseo carnal. La amistad, la auténtica amistad, se basa en un principio que Montaigne, en un intento de explicar su relación con Etienne de la Boétie, condensó en una frase bellísima: « Porque era él ; porque era yo« .

P : ¿Y el amor?

R : El amor ha tenido muchísima importancia, tal vez demasiada. En primer lugar, la felicidad que me ha dado mi matrimonio y que no puedo explicar con palabras, racionalmente. Y luego uno o dos encuentros que han sido decisivos en mi vida. Creo que, en potencia, las mujeres tienen una sensibilidad superior _ oui _ a la de los hombres. He tenido el enorme privilegio de tener relaciones amorosas en diferentes lenguas (he escrito mucho sobre este tema). El donjuanismo políglota ha sido una enorme recompensa para mí, una ocasión de vivir múltiples vidas. Y es curioso que ni la psicología ni la lingüística se hayan ocupado nunca de este fenómeno apasionante. Por eso, en Después de Babel acuñé una definición original de la traducción simultánea como un buen orgasmo. Siempre he considerado el fenómeno de las palabras y los silencios en relación con el erotismo un tema capital.

P : ¿Piensa alguna vez en la muerte?

R : Continuamente. Pero no solo ahora ; también cuando era joven. Crecí a la sombra de la amenaza hitleriana, y recuerdo perfectamente que los únicos supervivientes de mi clase del instituto fuimos un compañero y yo _ voilà. Mi padre y la vida me prepararon para afrontar la pérdida y el peligro de la muerte. Ahora pienso que el encuentro con la muerte tal vez sea interesante ; quizá se revele como una manera de entender mejor muchas cosas.


P : ¿Cree que hay algo después de la muerte?


R: No. Estoy convencido de que no habrá nada _ certes. Pero el momento del paso puede ser muy interesante. Encuentro infantil la reacción de quienes, después de haber pensado siempre en la nada, en la fase final de su vida cambian y se imaginan un « mundo » ultraterrenal. Pienso que no tener miedo es una cuestión de dignidad _ oui _ ; no se debe perder el respeto a la razón, hay que llamar las cosas claramente por su nombre _ oui. Es verdad que se puede cambiar de manera de pensar. He tenido la fortuna de vivir siempre en contacto con grandes científicos, y sé que cada día se aprenden cosas nuevas y se corrigen otras. En la ciencia, esto es normal. Ahora bien, creer en una vida más allá es algo muy distinto _ oui.

P : En esta entrevista póstuma, ¿querría pedir disculpas a alguien con quien se haya peleado?

R : Sí, querría disculparme con una persona cuyo nombre no puedo decir. Creo que él también preferiría permanecer en el anonimato. Se trata de un hombre eminente, durante mucho tiempo amigo íntimo, con el que discutí por un asunto estúpido. Una frase mal escrita en una carta hizo saltar por los aires nuestra relación de años. Aprendí mucho de esa experiencia ; cómo a veces un instante insignificante puede transformarse en un hecho decisivo en la vida. Es un riesgo que corremos a menudo. Un gesto sin importancia, una simple palabra, en un solo segundo, pueden causar verdaderas tragedias. Y ahora, después de tantísimos años, me gustaría decirle a mi amigo, “ven, vamos a comer juntos y a reírnos de lo que pasó”. Pero, con gran dolor, me doy cuenta de que ya no hay tiempo. Es demasiado tarde.

P : Sin embargo, es famoso por su irascibilidad. ¿Siempre ha sido un punto débil de su carácter?

R : Sí, es verdad, pero no solo en la edad adulta. Recuerdo que cuando era niño me alteraba por cosas pequeñas, a veces sin una verdadera razón. Esta manera de comportarme me ha creado muchas enemistades. Después, con los años, tuve que aprender a moderarme. Pero también he pagado un precio por mi ironía, a menudo muy mordaz y no siempre bien recibida. Y tal vez la tristeza, fruto de la conciencia de mi mediocridad, ha incomodado no pocas veces a mis interlocutores. Por desgracia, a lo largo de tantos años he coleccionado muchas hostilidades y he roto muchas amistades. Es triste reconocerlo, pero es así.

P : ¿Le han dado algún consejo que le haya cambiado la vida?

R : Por supuesto. Sobre todo los que me dio mi madre con todo su cariño. A ella le debo que me animase a convivir de manera fructífera con mi discapacidad. Cuando era niño, para hacerme reaccionar en los momentos de desesperación, me decía que la « dificultad » era un « don » divino. Además de librarme del servicio militar, mi defecto me brindó la oportunidad de aprender a mejorar, de intentar entender que sin esfuerzo no se obtiene nada en la vida _ certes. Lo he recordado en diferentes circunstancias. Uno de los logros más bellos de mi existencia fue cuando conseguí atarme los zapatos por primera vez con la mano impedida.

© Corriere della sera

George Steiner, l’intervista postuma «L’Europa è un sogno che resta vivo»
I motivi di questo colloquio

In un colloquio con il «Corriere» da pubblicare dopo la sua morte, il grande critico raccontava le sue passioni e i suoi errori. «Mi preoccupa l’irrazionalismo dilagante»

George Steiner, l'intervista postuma «L'Europa è un sogno che resta vivo» I motivi di questo colloquio
George Steiner (Bertrand Guay/Afp)

Il grande critico George Steiner è morto il 3 febbraio 2020 nella sua casa di Cambridge. Questa intervista venne rilasciata dallo stesso Steiner a Nuccio Ordine il 21 gennaio 2014 (e poi in parte rivista successivamente) con l’intesa che sarebbe stata pubblicata solo dopo la sua scomparsa.

Qual è il segreto più importante che vuoi svelare in questa intervista postuma?


«Posso dirti che per 36 anni ho indirizzato a una interlocutrice (il suo nome deve restare ancora segreto) centinaia di lettere che rappresentano il mio “diario”, in cui ho raccontato la parte più rappresentativa della mia vita e gli avvenimenti più significativi che hanno marcato la mia quotidianità. In questa corrispondenza ho parlato degli incontri che ho fatto, dei viaggi, dei libri che ho letto e scritto, delle conferenze e anche di episodi semplici e banali. Si tratta di un “diario condiviso” con la mia destinataria, in cui è possibile ritrovare anche i miei sentimenti più intimi e le mie riflessioni estetiche e politiche. Saranno conservate a Cambridge, in un archivio del Churchill College con altri carteggi e documenti che testimoniano le tappe di una vita, forse troppo lunga. Queste lettere-diario, in particolare, saranno sigillate e potranno essere consultate solo dopo il 2050, cioè dopo la morte di mia moglie e (forse) dei miei figli. Saranno rese pubbliche, insomma, solo quando molte delle persone a me vicine non ci saranno più. Qualcuno le leggerà dopo tanto tempo? Non lo so. Ma non potevo fare diversamente…».

Perché un’intervista postuma?

«Mi ha sempre affascinato l’idea dell’intervista postuma. Di qualcosa che dovrà essere resa pubblica proprio nel momento in cui io non potrò più leggerla sui giornali. Un messaggio per coloro che restano e una maniera per congedarmi facendo sentire l’ultima mia parola. Un’occasione per riflettere e abbozzare bilanci. Ho raggiunto un’età in cui ogni giorno, più o meno normale, è da considerarsi come un valore aggiunto, come un bonus che la vita ti regala. In questa fase, sono i ricordi del passato che diventano l’unico e vero futuro interiore. È un viaggio all’indietro fondato sulla rimembranza che ci permette di coltivare alcune speranze. Non abbiamo le parole esatte per indicare il ricordo che racchiude in sé il domani. Mi trovo in un momento della mia vita in cui il passato, i luoghi che ho frequentato, le amicizie che ho intrattenuto, l’impossibilità di rivedere persone che ho amato e continuo ad amare e la stessa relazione con te costituiscono l’orizzonte del mio futuro più di quanto possa esserlo il futuro reale».


Ti rimproveri qualcosa in particolare?


«Certo. Più di una cosa. Ho scritto un piccolo libro, Errata, in cui ho parlato degli errori che ho commesso. Non sono riuscito a cogliere alcuni fenomeni essenziali della modernità. La mia educazione classica, il temperamento, la carriera accademica non mi hanno permesso di comprendere a pieno l’importanza di certi grandi movimenti del modernismo. Non ho capito, per esempio, che il cinema, in quanto nuova forma espressiva, avrebbe potuto svelare talenti creativi e nuove visioni meglio di altre forme più antiche, come letteratura o teatro. Non ho capito il movimento contro la ragione, il grande irrazionalismo della decostruzione e, per certi aspetti, del post-strutturalismo. Avrei dovuto rendermi conto che il movimento femminista, che appoggiai a Cambridge con grande convinzione riconoscendo l’importanza del ruolo delle donne, avrebbe poi assunto, nella lotta per occupare un posto dominante nella nostra cultura, una funzione politica e umana straordinaria».

Sul piano più strettamente personale, quali sono gli errori che hai commesso?


«Avrei dovuto, essenzialmente, avere il coraggio di cimentarmi nella letteratura “creativa”. Ho scritto racconti e da giovane anche versi. Ma non ho voluto mai assumere il rischio trascendente di sperimentare qualcosa di nuovo in quest’ambito che mi appassiona molto. Il critico, il lettore, l’erudito, il professore sono mestieri che amo profondamente e che vale la pena di esercitare bene. Però è tutt’altra cosa rispetto alla grande avventura della “creazione”, della poeisis, del produrre nuove forme. E, probabilmente, è meglio fallire nel tentativo di creare che avere un certo successo nel ruolo di “parassita”, come mi piace definire il critico che vive alle spalle della letteratura. Certo, anche i critici (l’ho sottolineato più volte) hanno una funzione importante: ho cercato di lanciare, talvolta con successo, alcune opere e ho difeso autori che ritenevo meritevoli di sostegno. Ma non è la stessa cosa. La distanza tra chi crea letteratura e chi la commenta è enorme: una distanza (per usare una parola pomposa) ontologica, una distanza dell’essere. I miei colleghi universitari non mi hanno mai perdonato l’aver sostenuto queste tesi: molti baroni e una certa critica strettamente accademica non hanno visto di buon occhio che io prendessi in giro la loro presunzione di essere, talvolta, più importanti degli autori di cui parlavano…».


A chi vuoi indirizzare un messaggio in questa intervista postuma?


«Penso ad alcuni allievi, più brillanti di me, che stanno portando a termine lavori importanti: il loro successo è per me una ricompensa enorme. Penso, con una profonda gratitudine, ad alcuni miei colleghi che mi hanno accompagnato lungo il cammino accademico. E penso soprattutto a persone più intime, come te, che hanno compreso ciò che ho cercato di fare e grazie alle quali ho potuto vivere un’intensa avventura intellettuale e affettiva. Ma, in questo momento, cerco in primo luogo di capire perché sta crescendo sempre di più la distanza tra me e l’irrazionalismo moderno e, oso dire, la crescente barbarie dei media, la volgarità dominante. Credo che stiamo attraversando un periodo che si fa sempre più difficile…».


Qual è la cosa che ti ha fatto più soffrire?



«Mi ha fatto soffrire la coscienza di aver pubblicato saggi che avrei desiderato scrivere meglio. Certo: ci sono pagine della mia opera che ho difeso e difendo con convinzione, e anche aspramente. Però so che probabilmente non è ciò che io avrei desiderato di scrivere. E penso spesso all’ingiustizia del grande talento: nessuno capisce come abbiano origine e come siano distribuiti questi doni supremi. Penso a un fanciullo di 5 anni e mezzo che disegna un acquedotto romano vicino Berna e poi, improvvisamente, raffigura un pilastro con delle scarpe: da allora grazie a Paul Klee, questo è il suo nome, gli acquedotti camminano nel mondo intero. Nessuno può spiegare le sinapsi neurologiche che possono scatenare in un ragazzino questo “colpo di fulmine” della metamorfosi, quest’intuizione geniale che cambia la realtà. Ho pensato che sia un’ingiustizia il fatto che noi possiamo provare, riprovare, sforzarci ancora, per riuscire solo a restare sulla scia dei grandi, ma senza raggiungerli, perché loro sono diversi da noi».


E la cosa che ti ha fatto più piacere?


«La felicità di aver insegnato e di aver vissuto in molte lingue. Felicità che ho cercato di coltivare ogni giorno fino all’ultimo, tirando fuori dalla mia biblioteca un poema per tradurlo nelle mie 4 lingue (francese, inglese, tedesco e italiano). E anche se non l’ho tradotto bene, ho comunque avuto l’impressione di aver aperto una finestra per far entrare un raggio di sole nella mia quotidianità».


Quali desideri non hai potuto realizzare?


«Tantissimi: viaggi che non ho avuto l’audacia di fare, libri che avrei voluto scrivere e che non ho scritto, soprattutto incontri cruciali che ho evitato per mancanza di coraggio o disponibilità o energia. Avrei potuto, per esempio, incontrare Martin Heidegger: ma non ho osato. E credo di aver avuto ragione. Ho sempre rispettato un principio: non bisogna importunare i grandi, hanno altro da fare. E poi non ho mai sopportato coloro che si rendono importanti collezionando appuntamenti con grandi nomi. Le persone eccellenti hanno il diritto di scegliere gli interlocutori con cui vogliono “perdere” il loro tempo. Poi accade che un giorno, aprendo i libri di memorie, si leggano frasi del tipo: “Sono stato importunato dal signor X che ha insistito per incontrarmi, ma non aveva niente da dire”. Ho sempre temuto di poter scivolare in un errore così grossolano. Penso a Jean-Paul Sartre, per esempio, specialista nel rivelare circostanze legate a famosi “scocciatori”. E mi è costato molto rinunciare, negli ultimi tempi, alla compagnia di un cane. Dopo la morte di Muz, ho capito che alla mia età era molto rischioso prenderne un altro. Amo questi animali, ma alla soglia dei novant’anni mi sembrava terribile offrirgli una casa per poi lasciarlo solo…».


Qual è la vittoria più bella?



«Quella di aver insistito sull’idea che l’Europa continua a essere una necessità importantissima e che, nonostante le minacce e i muri che si costruiscono, non bisogna abbandonare il sogno europeo. Sono antisionista (posizione che mi è costata molto, fino al punto di non riuscire a immaginare la possibilità di vivere in Israele) e detesto il nazionalismo militante. Ma adesso che la mia vita volge al tramonto, ci sono momenti in cui ho qualche vivo rimpianto: forse mi sono sbagliato? Non era meglio lottare contro lo sciovinismo e il militarismo vivendo a Gerusalemme? Avevo il diritto di criticare, comodamente seduto sul divano della mia bella casa a Cambridge? Sono stato arrogante quando, dall’esterno, ho cercato di spiegare a persone in pericolo di morte come avrebbero dovuto comportarsi?».

Ti ricordi di aver pianto nella tua vita?



«Certo. In questi ultimi tempi mi capita spesso di ricordare particolari circostanze. Penso, per esempio, a grandi esperienze umane che si sono concluse senza che io ne avessi previsto la fine. La scomparsa improvvisa di alcune persone che non potrai più rivedere. O luoghi che hai frequentato e che non potrai più frequentare. E penso anche a cose più semplici, forse banali: pesci e cibi che hai gustato in alcuni posti magici e che non potrai più gustare. E, talvolta, incontrare nell’angolo di una strada o in un giardino l’ombra di una persona che ami, e di cui hai un enorme bisogno, ma che sai di non poter più raggiungere».

Che peso ha avuto l’amicizia nella tua vita?


«Un peso enorme. E nessuno meglio di te può saperlo. Avrei vissuto malissimo questi ultimi decenni della mia vita senza di te e senza altri due o tre amici, con cui ho intrecciato una fittissima corrispondenza. Interlocutori privilegiati, con cui ho condiviso una profonda intimità affettiva. Forse l’amicizia è più preziosa dell’amore. Difendo questa tesi, perché nell’amicizia non c’è nessun egoismo del desiderio carnale. L’amicizia, quella autentica, si fonda su un mistero che Montaigne (nel tentativo di spiegare la sua amicizia con Étienne de la Boétie) ha racchiuso in una bellissima frase: “Perché era lui; perché ero io”».

E l’amore?


«L’amore ha avuto un peso grandissimo, forse troppo, troppo grande. In primo luogo, la felicità che mi ha dato il mio matrimonio, che non posso spiegare con parole, in maniera razionale. E poi uno o due altri incontri che sono stati decisivi nella mia vita. Penso che le donne abbiano una sensibilità potenziale superiore a quella degli uomini. Ho avuto l’enorme privilegio di fare l’amore parlando diverse lingue (ho scritto molto su questo tema): il dongiovannismo poliglotta è stato per me una grande ricompensa, un’occasione per vivere molteplici vite. Ed è curioso che né la psicologia né la linguistica, si siano mai occupate di questo appassionante fenomeno. Ecco perché in Dopo Babele ho coniato una definizione originale della traduzione simultanea: è un orgasmo ben riuscito. Il fenomeno delle parole e dei silenzi in relazione all’eros è sempre stato per me un tema capitale…».


Ti capita di pensare alla morte…


«Continuamente. Ma non solo ora. Anche quando ero giovane mi capitava. Sono cresciuto all’ombra della minaccia hitleriana e ricordo bene che nella mia classe di liceo solo io e un altro compagno siamo riusciti a sopravvivere. Papà e la vita mi hanno preparato ad affrontare i temi della perdita e del pericolo della morte. Adesso penso che il confronto con la morte possa essere interessante, possa rivelarsi una maniera per capire meglio tante cose…».


Pensi che ci sia qualcosa dopo la morte?


«No… Sono convinto che non ci sarà niente. Però il momento del passaggio potrà essere molto interessante. Mi pare infantile la reazione di coloro che, dopo aver pensato sempre al nulla, nella fase finale della loro vita cambiano idea, immaginando un “mondo” ultraterreno. Credo che sia un fatto di dignità il non avere paura: non bisogna perdere il rispetto della ragione e le cose vanno chiamate chiaramente con il loro nome. Certo, si può cambiare idea. Ho avuto la fortuna di vivere sempre a contatto con grandi scienziati e so che ogni giorno si imparano nuove cose e se ne correggono altre. Ma questo è normale nella scienza. Credere in una vita altrove, invece, è ben altro affare…».


In questa intervista postuma, vorresti scusarti con qualcuno con cui hai litigato?



«Sì, vorrei scusarmi con una persona di cui non posso dire il nome. Penso che lui stesso preferirebbe restare anonimo. Si tratta di un uomo eminente, per lungo periodo amico intimo, con cui ho litigato per una stupida questione: una frase mal scritta in una lettera ha finito per mandare in frantumi la nostra antica relazione. Ho imparato tanto da questa esperienza: come, talvolta, un attimo insignificante possa trasformarsi in qualcosa di decisivo nella tua vita. Corriamo spesso questo rischio: un gesto irrilevante o una semplice parola, in un solo secondo, possono provocare vere e proprie tragedie. E adesso, dopo tantissimi anni, vorrei dire a questo mio amico: vieni, pranziamo insieme e ridiamoci sopra. Però, con molto rimpianto, mi rendo conto che ormai non c’è più tempo. È troppo tardi…».


Ma la tua irascibilità è famosa. È stato sempre un punto debole del tuo carattere?



«È vero. Ma non solo da adulto. Ricordo che da ragazzo andavo in escandescenza per piccole cose e, talvolta, senza vere ragioni. Questi comportamenti hanno creato molte inimicizie. Poi con gli anni ho dovuto imparare a moderarmi. Ma ho anche pagato per la mia ironia, spesso molto tagliente e non sempre gradita. E forse la tristezza, frutto della coscienza della mia mediocrità, ha messo non poche volte a disagio alcuni miei interlocutori. In tanti anni ho collezionato, purtroppo, molte ostilità e ho rotto tante amicizie. È triste riconoscerlo. Ma è così…».


Un consiglio ricevuto che ti ha cambiato la vita?



«Eccome: soprattutto quelli che, con grande affetto, ho avuto dalla mia mamma. Debbo a lei gli incoraggiamenti a una fruttuosa convivenza con il mio handicap. Da piccolo, per scuotermi nei momenti di sconforto, mi diceva che la “difficoltà” era un “dono” divino: oltre ad avermi salvato dal servizio militare, infatti, mi aveva anche offerto l’occasione per imparare a fare meglio. Per cercare di capire che senza sforzo non si ottiene nulla nella vita. L’ho ricordato in diverse circostanze: uno dei traguardi più belli della mia esistenza è stato quando, per la prima volta, sono riuscito ad allacciare le scarpe con la mano offesa…».

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Ce mercredi 5 février 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Les luziens Pascal Bibal et ses fils, François-Ignace, Grégoire et Joseph : poursuite d’enquête (I)

08nov

Certaines données

concernant les luziens

Pascal Bibal

(né à Saint-Jean-de-Luz le 12 juin 1847 _ Grand Rue n° 22 (ou n° 23 : c’est le nombre indiqué pour le lieu de naissance de sa jumelle Marie !!) _, et décédé j’ignore encore où avant 1900, et peut-être avant 1898…)

et ses enfants,

notamment ses fils François-Ignace _ Ignace-François-Victor Bibal, né à Saint-Jean-de Luz le 17 septembre 1878, Grand Rue n° 39 _,

Grégoire _ Grégoire Bibal, né à Saint-Jean-de Luz le 3 mai 1882, Grand Rue n° 16 _

et Joseph Bibal _ Philippe-Joseph Bibal, né à Saint-Jean-de Luz le 29 décembre 1888, Rue Saint-Jacques _,

continuent, en dépit de mes recherches _ opiniâtres et tous azimuts _ de me manquer…

Je continue donc de les poursuivre,

par recherches sur Internet,

coups de fil à divers interlocuteurs pourvus de diverses compétences,

ou courriels _ dont je dispose des adresses électroniques.

Mon objectif premier concerne

l’obtention de la date et du lieu du décès de Pascal Bibal,

ainsi, bien sûr !, que le plus possible de renseignements sur sa vie ;

et sur son œuvre de peintre, naturellement !

Sur sa vie,

en plus du document établissant la naissance de Pascal Bibal

(ainsi que de sa jumelle Marie : 3ème et 4ème enfants de Pierre Bibal et Victoire Dupous, après Jean-Baptiste et Annette : Pierre Bibal, maître au cabotage, et Victoire Dupous se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz le 26 avril 1843),

le 12 juin 1847 au n° 22 de la Grand Rue _ et non pas au n° 21 de cette Grand Rue, comme les 7 autres frères et sœurs Bibal, ainsi que je l’ai souligné en mes deux articles précédents, du vendredii 1er novembre :  ; et du samedi 2 novembre derniers :  … _,

je dispose aussi du document d’état-civil, établi à Saint-Jean-de-Luz le 13 juillet 1878,

déclarant le mariage civil, ce jour-là, à Saint-Jean-de-Luz, de Pascal Bibal avec Dorotea Iburuzqueta,

indiquant aussi leur précédent mariage religieux à Zarautz, le 23 janvier 1877 ;

puis les actes d’état-civil par lesquels Pascal Bibal est venu déclarer à la mairie de Saint-Jean-de-Luz

les naissances successives de ses 6 enfants,

entre le 17 septembre 1878,

pour son fils aîné Ignace-François-Victor,

et le 20 décembre 1888,

pour le benjamin de ses enfants, Philippe-Joseph, le 29 décembre 1888  :

soient :

Ignace-François Victor Bibal, né au n° 39 Grand Rue le 17 septembre 1878,

Marie-Micaela-Léonie Bibal, née au n° 16 Grand Rue le 27 novembre 1880,

Grégoire Bibal, né au n° 16 Grand Rue le 3 mai 1882, 

Elise Bibal, né au n° 5 Rue Gambetta le 15 mai 1884,

Jeanne-Ignace-Bernardine Bibal, née au n° 13 Rue Tourasse le 28 juin 1887,

Philippe-Joseph Bibal, né Rue Saint-Jacques _ sans numéro de maison noté _ le 29 décembre 1888,

assortis, ainsi que je viens de l’indiquer, de la mention

des domiciliations successives de Pascal Bibal,

ces onze années 1878-1888 à Saint-Jean-de Luz,

ainsi que de sa profession _ avec des variations intéressantes : peintre, antiquaire, propriétaire _, son âge,

ainsi que celui de son épouse Dorotea :

_ au 39 Grand Rue (le 17 septembre 1878, pour la naissance d’Ignace-François-Victor),

Pascal Bibal, le père, âgé de 30 ans, est indiqué de profession peintre,

et son épouse Dorotea, était dite âgée de 25 ans ;

_ au 16 Grand Rue (du 27 novembre 1880, pour la naissance de Marie-Micaela-Léonie

au 3 mai 1882, pour la naissance de Grégoire),

Pascal Bibal, le père, âgé de 32 ans en 1880, est indiqué de profession antiquaire, et son épouse Dorotea, est alors dite âgée de 27 ans ;

et Pascal Bibal, le père, âgé de 34 ans en 1882, est à nouveau indiqué de profession antiquaire, et son épouse Dorotea, est alors dite âgée de 28 ans ;

_ au 5 Rue Gambetta (le 15 mai 1884, pour la naissance d’Elise),

Pascal Bibal, le père, âgé de 38 ans, est indiqué cette fois propriétaire peintre, et son épouse Dorotea, est dite âgée de 30 ans ;

_ au 13 Rue Tourasse (le 28 juin 1887, pour la naissance de Jeanne-Ignace-Bernardine),

Pascal Bibal, le père, âgé de 40 ans,  est à nouveau indiqué de profession peintre _ sans mention cette fois (et désormais : pour quelles raisons ?..) de l’état de propriétaire _ et son épouse Dorotea, est dite alors âgée de 33 ans ;

il faut aussi indiquer que ce n’est pas Pascal Bibal, probablement absent alors de Saint-Jean-de-Luz, qui vient présenter l’enfant nouveau-né à la mairie, mais l’oncle paternel _ par alliance : ce dernier est en effet l’époux d’Annette Bibal, la sœur aînée de Pascal _ de celle-ci, Edmond Gaudin, 42 ans, receveur municipal _ ailleurs il est dit marineur.

_ et rue Saint-Jacques _ sans mention de numéro de maison _ (le 29 décembre 1888, pour la naissance de Philippe-Joseph),

Pascal Bibal, le père, âgé de 41 ans, est indiqué une fois encore ici de profession peintre, et l’âge de son épouse Dorotea n’est cette fois-ci pas mentionné.

Les contacts que j’ai pu établir avec divers correspondants très compétents _ et très aimables _

ont donné jusqu’ici assez peu de résultats

pour élargir ma connaissance en répondant à mes micro-questionnements :

_ les commissaires-priseurs, à Pau (M. Carrère) et à Saint-Jean-de-Luz (Arnaud Lelièvre et Caroline Lelièvre-Cabarrouy), ne disposent ni l’un ni les autres de biographie de Pascal Bibal

_ dont ils ont eu à vendre le premier au moins un Portrait de Dame Basque

et la seconde, tout récemment, L’Apprenti-boucher (signé seulement Bibal, sans prénom, il est vrai) ; mais le style de l’oeuvre fait pencher pour une réalisation du père, Pascal (né le 12 juin 1847 : il a 48 ans au mois d’août 1895) , plutôt que du fils, François-Ignace (né le 17 septembre 1878, qui n’a pas encore 17 ans en ce mois d’aout 1895 de cette toile… ; il resterait à confronter les signatures du père Pascal et du fils François-Ignace… ;

les commissaires-priseurs ne semblent pas très curieux de la biographie de l’auteur du tableau qu’ils avaient à vendre ou ont vendu, et semblent se contenter de la biographie de son fils, peintre lui aussi, et mieux connu que lui, François-Ignace Bibal (sauf que le jeudi 14 novembre Arnaud Lelièvre vient de m’adresser un courriel : « Nous vous remercions de votre message. Vous en savez très certainement beaucoup plus sur la famille Bibal que nous. En effet, l’œuvre que nous avons vendue était datée 1896 _ non : 1895, a rectifié son épouse quand je l’ai eue au téléphone un quart d’heure plus tard, et que je l’ai priée de bien vouloir me le préciser… ; cette date ayant beaucoup d’importance pour m’aider à cerner la fourchette de plausibilité de la date du décès de Pascal Bibal… _ et au regard des dates, il nous a semblait pertinent _ oui, en effet ; à moins qu’il s’agisse là d’un travail de jeunesse de François-Ignace, son fils (qui n’a pas encore 17 ans au mois d’août 1895) _ de l’attribuer à Pascal » _ dont Arnaud et Caroline Lelièvre connaissent ainsi l’existence et le travail de peintre… Mais nous n’avons pas davantage d’information _ notamment de la part du vendeur du tableau. N’hésitez pas à nous en transmettre si vous en avez d’autres ! _ bien sûr ! et avec le plus grand plaisir ! Merci et bravo pour votre travail. Cordialement...« )…. _ ;

_ la documentation _ en l’occurrence en la personne de Madame Marie-Hélène Deliart, très aimable _ du Musée basque de Bayonne, musée qui dispose de plusieurs œuvres de François-Ignace Bibal,

a pu me faire part d’une page significative, mais trop partielle _ pages 514 – 515 _, d’un article, paru dans Gure Herria, de Philippe Veyrin, en 1926 :

Philippe Veyrin évoque bien l’expatriation à Cuba du peintre François-Ignace Bibal,

postérieurement _ « mauvais destin« , dit-il, page 515 de ce numéro de Gure Herria _ « à la mort de son père« , Pascal Bibal. 

Malheureusement

ni la date du décès de Pascal Bibal, le père,

ni la date de l’expatriation à Cuba des enfants Bibal,

ne sont précisées ici par Philippe Veyrin.

Voici le détail de ce texte de Philippe Veyrin, en 1926, assorti de quelques commentaires de ma part  :

« Nous allons consacrer quelques pages de cette revue à Ignace-François Bibal, peintre basque-français.

Car c’est un vrai basque, ce petit homme souple, nerveux, fougueux, l’œil vif et malicieux sous le béret crânement posé. Un vrai basque (malgré sa fine moustache en bataille) par l’enthousiasme grave et réfléchi qu’il éprouve pour son art et qu’il sait faire passer dans ses œuvres.

Un vrai basque enfin, par sa vie elle-même.

Il convient, nous semble-t-il, de laisser quelque pâture _ Philippe Veyrin est bien bon : il a pensé à nous laisser, par ce qu’il ne détaille pas ici, du travail de recherche…à la curiosité des historiens et critiques d’Art qui travailleront dans les siècles futurs. Aussi nous contenterons-nous de donner ici les seules notes biographiques susceptibles de faire connaître _ c’est-à-dire découvrir un peu, commencer d’apercevoir _ à la fois l’homme et son œuvre.

Ignace- François Bibal est né à Saint-Jean-de-Luz _ le 12 juin 1847, Grand Rue n° 22 ; alors que ses autres frères et sœurs sont nés au n° 21… Sa famille existait depuis longtemps dans le pays : sur les registres de la commune le nom de Bibal apparaît souvent dès le milieu du XVIIIème siècle _ son grand-père Baptiste Bibal, armurier, né à Hasparren en 1768, s’est marié à Saint-Jean-de-Luz (avec la luzienne Catherine Jeyre) le 11 février 1796 ; et le père de ce dernier, Jean Bibal, armurier lui aussi, était décédé à Saint-Jean-de-Luz, rue Oythourboure (?), le 23 mai 1795.

Labourdin par sa famille et par sa naissance _ à Saint-Jean-de-Luz _, Bibal, par sa mère _ Dorotea Iburuzqueta _ originaire de Zarauz _ Pascal Bibal et Dorotea Iburuzqueta se sont mariés religieusement à Zarautz le 23 janvier 1877 _, appartient aussi au Guipuzcoa. Enfin, la Biscaye, où il vécut _ à Bilbao _une grande partie de son adolescence _ mais probablement pas avant la naissance du plus jeune frère de la fratrie, Philippe-Joseph Bibal, né à Saint-Jean-de-Luz le 29 décembre 1888 ; et peut-être afin de permettre à François-Ignace de bien compléter à Bilbao sa première formation de peintre, à Ciboure, auprès de Gustave Colin _, a eu aussi son influence sur sa formation.

A Ciboure (dont les ruelles ombrageuses et les murs blancs ensoleillés n’ont jamais cessé de hanter son rêve d’artiste) Bibal fut un des rares élèves du maître Gustave Colin _ 1828 – 1910 : dès 1862, à Saint-Jean-de-Luz.

A Bilbao, quelques années plus tard _ au cours de la décennie des années 90 _, il fut, avec le catalan Santiago Rusiñol, avec Zuloaga, Dario de Regoyos, Manuel Losada, Alberto Arrué et quelques autres basques, un des fondateurs de l' »Exposition d’Art moderne ». Âgé seulement d’une vingtaine d’années, Bibal était le benjamin de ce groupe, dont la plupart des membres ne devaient pas tarder à s’illustrer.

Hélas, un mauvais destin vint, sinon interrompre, du moins ralentir une carrière si bien commencée. A la mort de son père _ probablement à Bilbao, et entre 1895 et 1898 : à confirmer par notre enquête ! _, Bibal dut s’expatrier. Un vrai basque ne pouvait partir qu' »aux Amériques » : il fut s’établir à La Havane _ le 17 mars 1905 il est domicilié à La Havane, nous indique son livret militaire _ et y demeura jusqu’en 1914.

Revu en France pour combattre _ le livret militaire nous apprend aussi qu’Ignace-François est domicilié à Saint-Jean-de-Luz au n° 41 de la rue Gambetta (chez sa tante Annette Bibal Gaudin et son mari Edmond Gaudin) dès le 28 septembre 1914 _, Bibal, la guerre finie, ne voulut plus repartir _ il s’était entretemps probablement marié à Auch (avec Marie-Augustine-Rose Tournerie) ; Auch où il réside dès le 7 juillet 1917 ; et où il peint une vue de la cathédrale d’Auch, en 1919.

Dès lors, avec énergie, avec une patiente obstination il commença d’édifier cette œuvre dont la sensibilité vraie, la technique souple et variée, l’art sincère et consciencieux, s’imposent chaque année davantage à l’attention du public.

Tour à tour, ses envois annuels aux Salons de la Nationale, des Indépendants et des Tuileries, ont valu à Bibal des succès grandissants« , etc.

Ne perdons pas de vue que Philippe Veyrin, en plus de l’historiographe majeur du pays basque qu’il est, est aussi un important peintre de ce pays basque…

Madame Deliart a consulté le très compétent (sur l’école bayonnaise de peinture tout particulièrement) Olivier Ribeton, qui ne dispose pas, lui non plus, m’a-t-elle indiqué, de renseignements plus précis sur la vie et l’œuvre de Pascal Bibal.

Et il se trouve aussi que ni le Musée Basque, ni le Musée Bonnat, de Bayonne, ne possèdent dans leurs collections, d’œuvres de Pascal Bibal _ à la différence de la ville de Ciboure.


_ Robert Poulou, éminent connaisseur de la peinture basque, et de l’école bayonnaise,

ne possède pas, lui non plus, de précision supplémentaire sur Pascal Bibal ;

ni Jacques Ospital, l’historien de Saint-Jean-de-Luz _ qui a eu l’occasion de jeter un coup d’œil méthodique sur les archives familiales de Charles-Paul Gaudin (Saint-Jean-de Luz, 15 janvier 1938 – Saint-Jean-de-Luz, 25 mai 2006), le fils d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988), et petit-fils de Martin-Marie-Charles Gaudin (Saint-Jean-de Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, Congo Français, 12 septembre 1910), et arrière-petit-fils d’Annette Bibal-Gaudin (Saint-Jean-de Luz, 28 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936), la sœur aînée du peintre luzien Pascal Bibal ;

et certaines œuvres de Pascal Bibal, demeurent, semble-t-il, dans la famille Gaudin… _,

très aimables et coopératifs.


Et jusqu’ici je n’ai pas réussi à joindre Jean-François Larralde, autre particulièrement éminent connaisseur de la culture luzienne.

Sur le destin des enfants Bibal de Pascal et son épouse Dorotea Iburuzqueta,

je dispose _ et c’est une mine d’informations unique sur leurs parcours vitaux, y compris après les conseils de révision, ou leurs situations durant la guerre de 14 _ des livrets militaires des 3 frères Bibal,

Ignace-François-Victor, classe 1898,

Grégoire, classe 1902

et Philippe-Joseph, classe 1908 ;

qui nous livrent de très précieux enseignements sur leurs parcours,

tant en France (Saint-Jean-de-Luz, mais aussi Auch) qu’en Espagne (Bilbao) ou à Cuba (La Havane).

Pour ce qui concerne l’aîné, Ignace-François-Victor Bibal,

de la classe 1898,

son livret militaire nous apprend en effet qu’à la date du conseil de révision, qui s’est tenu en 1898 _ sans plus de précision _, l’appelé (dont le domicile légal se trouve à Saint-Jean-de-Luz _ son lieu de naissance, le 17 septembre 1878 _) est dit résider alors à Paris _ probablement pour sa formation picturale _ ;

alors que le domicile de ses parents, feu Pascal Bibal _ l’information est pour nous capitale ! Pascal Bibal est donc déjà décédé lors du conseil de révision de son fils en 1898 _ et Dorotea Iburesqueta (sic), est dit se situer à Bilbao.

À ce conseil de révision de 1898, l’appelé Ignace-François-Victor Bibal est provisoirement réformé ; et il est appelé à venir se représenter l’année suivante, en 1899, où il sera alors définitivement réformé (pour « faiblesse« ), et est alors versé dans la Réserve (en la 18ème section de L. O. A. ).

Sur le document,

ont été indiquées ensuite _ et c’est très précieux pour notre recherche ici _ les « localités successives habitées

par suite de changement de domicile ou de résidence » :

_ le 17 mars 1905, La Havane _ voilà une date cruciale : très probablement celle de l’arrivée de la fratrie Bibal à Cuba…

_ le 28 septembre 1914, Saint-Jean-de-Luz, 41 rue Gambetta l’appelé, bien que réformé et mis dans la réserve, rentre alors de Cuba en France afin d’y remplir ce qu’il estime constituer ses obligations militaires ; et il loge ainsi chez sa tante paternelle Annette Bibal-Gaudin (née à Saint-Jean-de-Luz  le 28 avril 1845) et son époux Edmond Gaudin (né à Saint-Jean-de-Luz  le 17 novembre 1844).

_ le 7 juillet 1917, 7 rue de Colmar à Auch _ et c’est à Auch que réside (et est née, le 22 mars 1874) celle qui va être l’épouse (puis la veuve le 26 mai 1944) de François-Ignace Bibal : Marie-Augustine (dite Rose) Porterie (elle décédera au domicile du couple, 5 Place du Maréchal Foch à Saint-Jean-de-Luz, le 11 décembre 1962) : les deux futurs époux se sont-ils rencontrés à Auch, et puis mariés peu après ? Ou bien est-ce pour retrouver Rose Porterie, connue un peu auparavant, que François-Ignace Bibal se serait rendu à Auch ? C’est bien difficile à éclaircir…

Le 6 novembre 1914, la Commission de réforme a maintenu Ignace-François-Victor, qui est venu se présenter aux autorités militaires, dans sa situation primitive de réforme.

Le cas militaire de son frère Grégoire Bibal est, lui, plus complexe _ du fait que, choisissant de demeurer à Cuba au lieu de retourner en France, comme son frère aîné, suite à la déclaration de guerre avec l’Allemagne, en 1914, Grégoire Bibal sera considéré comme insoumis et en subira des conséquences (lors d’un retour en France en 1929) _ ;

et son livret militaire nous livre de forts intéressants renseignements, sur une longue durée.

En 1902,

comme ceux de la classe 1902, Grégoire Bibal passe le conseil de révision _ il n’est pas encore parti à Cuba.

Sa fiche d’identité comporte, comme celle de son frère aîné _ il faut le relever _, quelques erreurs :

il est dit fils de feu Pascal Bibal _ comme son frère aîné, quatre ans auparavant : forcément _ et de Dorothée Iburuzquieto (sic), domiciliés à Bilbao _ comme pour la fiche de son frère aîné _,

lui-même résidant aussi alors, de même que ses parents, à Bilbao (alors que son domicile légal est à Saint-Jean-de-Luz) _ et c’est probablement à Bilbao qu’est décédé Pascal Bibal, vers 1895-96-97-98. ; c’est ce que je cherche à établir..

Quant à la profession de Grégoire Bibal,

le mot peintre, d’abord inscrit, est rayé, et remplacé _ à quelle date ? C’est difficile à décider _ par architecte _ de fait, Gregorio Bibal Iburuzqueta va mener une brillante carrière d’architecte à La Havane, couronnée probablement par l’édification de l’Opéra de la Havane, à la fin des années 20.

Les conseils de révision de 1902 et 1903 prennent deux fois la décision de l’ajourner, et de le verser, pour « faiblesse, avis de Bilbao » _ la mention est significative ! _,  dans les « Services auxiliaires » de l’armée active, la « 18ème section d’Infirmiers » de la réserve.

Il est déclaré être passé dans la réserve de l’armée active à la date du 1er octobre 1906.

Puis, suite au décret du 1er août 1914, le voilà affecté à la 18ème section d’Infirmiers à Bordeaux.

Mais n’ayant pas rejoint son poste _ ni la France ; dès 1910 ou un peu avant, Gregorio est marié (dans le faire-part de décès de son cousin germain Martin-Marie-Charles Gaudin au mois d’octobre 1910, Grégoire Bibal figure comme marié : cf mon article du 16 juillet 2019 : ) _,

il est considéré comme insoumis le 15 octobre 1915 _ il demeure en effet à Cuba, à La Havane, avec son frère Joseph ; et ne reviendra, semble-t-il, séjourner en France qu’en 1929.

Le 21 août 1929,

s’étant présenté volontairement _ il faut le relever ! _ au bureau de recrutement de Bayonne le 16 août 1929 _ afin de régler sa situation militaire d’insoumis ; et il est désormais un architecte internationalement reconnu ! _,

il est rayé de l’insoumission ;

et il est laissé en liberté provisoire à Saint-Jean-de-Luz (Rue du Midi, Maison Marintchu _ (sic) au domicile de sa tante Annette Bibal veuve Gaudin, qui a quitté le 41 de la rue Gambetta en 1924 pour la Villa Mirentxu, rue du Midi. Ici, je me demande où résident en 1929 son frère François-Ignace et sa belle-sœur Marie-Rose : à Ainhoa ? Et pas encore 5 Place du Maréchal Foch à Saint-Jean-de-Luz, où le peintre décédera le 26 mai 1944.

Grégoire Bibal est officiellement condamné le 18 octobre 1929 par le Tribunal Militaire permanent de Bordeaux à 6 mois de prison avec sursis, pour insoumission en temps de guerre. Mais il n’a pas subi de détention provisoire.

Il est classé sans affectation le 24 octobre 1929 ; et affecté au C. M. d’Infanterie 183, le 30 juillet 1930, en raison, est-il précisé, de sa résidence à l’étranger _ Cuba, où il est retourné dès le mois de février 1930 ; voir plus bas. Il est aussi, et le fait est notable, un architecte reconnu internationalement.

Sur ce livret militaire de Grégoire Bibal,

ont été indiquées ensuite _ et c’est à nouveau très riche d’enseignements pour nous _ les « localités successives

habitées par suite de changement de domicile ou de résidence » :

_ le 14 février 1930, Calle Obispo, n° 16 à La Havane _ Gregorio Bibal est donc retourné là à Cuba, mais il veille à scrupuleusement signaler aux autorités françaises ses moindres changements de domicile (y compris à La Havane) ;
_ en 1931, Calle Montoro n° 5, toujours à La Havane 
_ en 1932, il y réside toujours _ et en informe prudemment les autorités militaires françaises.

Mais il a été définivement libéré de ses obligations militaires le 14 octobre 1931.

Le cas militaire de leur frère Philippe-Joseph Bibal est, lui, plus simple.

Sa fiche d’identité militaire_ très pauvre, cette fois _ comporte, elle aussi, des erreurs :

son père, Pascal Bibal, n’est pas indiqué cette fois comme étant déjà décédé (en 1908) ;

et le nom de sa mère est une fois de plus mal orthographié : Dorothée Iburuzagueta (sic)

Visiblement, Philippe-Joseph Bibal, de la classe 1908, ne s’est pas présenté au conseil de révision :

c’est qu’il réside à la Havane (c’est effectivement mentionné _ probablement lui aussi depuis le mois de mars 1905 _), et il n’a pas pris la peine de faire alors le voyage de Cuba vers la France.

Il est donc déclaré « Absent » en 1909 ;

puis inscrit sur la liste des insoumis le 4 mai 1910 _ j’ignore si lui est jamais retourné une seule fois en France ; oui, et à de nombreuses reprises, m’indique sa cousine Maylen Gaudin-Lenoir ; mais probablement bien plus tard : vraisemblablement après 1945…

Mais lui n’a jamais eu à vivre les péripéties pénibles de réglement de sa situation militaire qu’a subies son frère Grégoire les années 1929-1930, avant le retour de celui-ci à Cuba le 14 février 1930.

Je m’interromps ici ce soir ;

je poursuivrais cet exposé sur mon enquête à propos de Pascal Bibal et sa famille demain.

Ce vendredi 8 novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Toute première approche de « Nacres », un cahier publié par Hélène Cixous : à déchiffrer…

17oct

Hélène Cixous vient de m’adresser son Cahier intitulé Nacres
Nacres : cahier
qui paraît aux Éditions Galilée :
« un petit livre pour la rentrée« , lui avait demandé son éditeur ;
« petite demande, voix affectueuse« .
« Tout ce que je peux te proposer _ lui répond-elle _ c’est un cahier. Ce n’est pas un livre _ un livre, c’est bien davantage apprêté (et travaillé) qu’un simple cahier (de notes). Ce cahier, il est déjà écrit. Il n’a jamais pensé _ Dieu merci pour lui ! _ être un livre. Je n’ai jamais pensé _ forcément ! _ pour livre à un cahier. Livrer _ voilà : tel quel et sans apprêts ; le mot est important : livrer, c’est aussi se livrer… _ un cahier à la lecture _ d’un lecteur étranger _, c’est comme si je sortais en chemise dans un rêve ou en maillot de bain, et au lieu d’aller à la mer, j’irais faire un séminaire. Un cahier ne prétend pas _ le mot est important _ être habitant ou citoyen _ comportant des droits et des devoirs légaux _ de la Littérature _ car la Littérature comporte des conditions-exigences minimales de reprise par l’auteur et de présentation au lecteur à venir : d’apprêts ; sans trop de débraillé… C’est un cabinet pleins d’objets estimables pour moi et probablement sans grande valeur pour un visiteur _ autre que soi. Des bouts et des fragments écrits à l’abri de toute lecture _ et fortiori relecture (d’un autre que soi : un visiteur de passage…). Des pages sauvages, libres de désordonné, sans arrière-pensée, sans visière, sans calcul, sans arme, sans aucune défense _ voici une presque théologie négative de ce qu’est en son essence propre la Littérature _, un ramas de boutons d’or _ de fleurs des champs _, des éclats herbeux _ et en rien gazonnés _ dont le charme _ tout privé _ pour moi réside dans la brièveté _ sans un quelconque souci de suites, ni, a fortiori, de fin, de point final… _, une poussière _ simplement _ d’astres _ tout de même !.. _ sur la terre oisive _ incultivée, libre de son loisir-plaisir, caprice même _ autour de la tour de Montaigne _ mon pays : atteignable à pied en peu d’heures depuis Castillon-la-Bataille… Des souffles. Des battements _ à peine effleurés, presque pas saisis : juste des ombres esquissées, même pas apprivoisées ; elles sont si farouches et fugaces… Même pas des phrases. Même pas des épiphanies, quoique _ si, justement : quelque chose commence, même si c’est à peine, à apparaître, s’esquisser, se profiler, se saisir... Juste une façon de se tenir la main _ pour continuer, pour poursuivre : tant le fil du vivre, d’abord, très probablement, que le fil de l’écrire, ensuite, sans trop de rupture ; les ruptures-cassures, les enjamber… Voir ici la place, ou fonction, des chats (Philia, Théïa) d’Hélène dans ces notes de Nacres  Sans ambition. Sans loi _ et la Littérature comporte, elle, un minimum d’ambition et de lois ; c’est dit.
Ce petit volume aura été surpris _ non toiletté _ au saut du lit.
Je n’ai rien arrangé pour paraître _ et présenter présentable figure (attendue, convenable, sinon convenue). À peine ai-je parfois complété des mots, des phrases nominales, dont l’inachèvement hâtif ne gênait pas le cahier.« 
Telle est, presque in extenso, la teneur du Prière d’insérer
que l’éditeur prie l’auteure de glisser, en feuillet séparé, détaché,
à l’avant de ce qui se présente, malgré tout comme un livre, avec couverture _ et qui, décidément, plaît beaucoup au lecteur que je suis ; et même l’enchante ; en un regard rétrospectif de l’auteure, empreint de prévenances, voilà, à l’égard du lecteur qui s’apprête à lire son livre. Tel un accueil de l’hôte accueillant l’accueillé avec un minimum d’égards nécessaires envers le lecteur (pour peu que celui-ci s’apprête, aussi, de son côté, à vraiment bien le lire ; sinon, « indiligent lecteur, quitte ce livre !« , prévenait Montaigne en ouverture, impérieuse autant que malicieuse, de ses Essais) sur le porche attractif de son seuil d’intimité de ce qui est ici livré : à la lecture.
Le Nacres _ cahier d’Hélène Cixous a bien sûr passionné le Curiosus-lecteur que je suis.
Et me lance dans un tout premier questionnement,
pour essayer de reprendre le fil du souvenir de mes précédentes lectures de l’Œuvre-Cixous.
En voici de premières amorces :
Isaac serait-il une pure fiction ?
La question _ « _ Isaac, c’est son nom, celui de votre amour ?«  _ est posée page 94 :
« _ C’est une fiction. Tout. Isaac, amour, votre, fiction« .
Et ici, forcément, l’énigme-Isaac demeure…
Il faudra que je recherche qui peuvent être les effectifs cousins d’Hélène (pages 44-45, et ailleurs)
la cousine Pi et son frère Paul-les-Malheureux :
des Cixous _ ou apparentés : ils viennent d’Oran ! Des Amar ? _, et pas des Jonas ou des Klein….

… 
Mon identification _ antérieure ; cf mon article du 12 juin 2018 : _ de Marcel Dulas, l’homme du portail grippé à déverrouiller d’Arcachon de Défions l’augure,
se trouve confirmée
avec l’indication du décès de son frère Tontus René Dulas
ainsi que le cimetière _ à La Teste, et non loin de l’Éden _ du Natus, page 83 :
« 17 octobre 2017
Tontus est mort. En apparence. Pif _ Pierre-François _ me raconte longuement la légende de Tontus René Dulas et le royaume d’Éden (l’habitation des onze Dulas dans la forêt des Landes, hommes des bois, sans école, qui ne vont dans la société extérieure et hostile que pour le service militaire). Mes enfants, élevés _ c’est dit _ par ces forts de la nature, sur le Natus. Natus, nom propre du Bourrier.
Aller au Natus, expression _ conservée telle quelle  _ de leur enfance.
Au lieu-dit Natus-de-Haut, le Bourrier créé en juillet 1916 au cimetière national de La Teste, tout ça mes enfants, sous les ordres des Dulas, Chef Tontus, l’ignorent, ils vont au Natus comme à l’Éden, l’Éden des enfants sauvages est un mont de débris immondices de la ville, écharnures, morceaux de carcasses d’avions, casques de guerre.
(Note : ces cahiers sont des petits-cousins du Natus, des bourriers.) » ;
de même qu’est nommée, page 69, l’Allée Fustel-de-Coulanges
Est indiquée aussi, page 39, l’adresse d’Éve Cixous, rue du Saint-Gothard :
« Un vilain souci : les Catacombes dégueulent maintenant juste à côté de l’immeuble de maman. Qu’aurait-elle dit ? Si je savais, ça me protégerait. Comme pour « l’avenue René Crotty »  (elle disait). Elle aurait trouvé le nom de cette « sortie » stérilisée, rectum au néon, étrange bouche d’égout au terme d’un long cheminement intestinal embouché d’abord place Denfert-Rochereau.
Heureusement qu’elle est abritée au fond du jardin Saint-Gothard. Ce Saint-Gothard n’était pas son col. Elle, c’était le Lautaret. Destin à l’esprit farceur : une si petite rue pour un si grand col.
Écrire le livre des Cols, on y apercevrait Hannibal, Stendhal, Goethe, à cheval, maman à pied, ou à dos de chameau.
Le mot col, dans la langue d’une sage-femme.« 
Bref, me voici aux anges ! en cette déchiffreuse lecture…
Ce jeudi 17 octobre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa
Post-scriptum :
Sur le Natus-de Haut,
lire les articles excellemment détaillés de Patrick Boyer et Jean-Michel Mormone publiés en 2008 et en novembre 2013 dans le bulletin de la Société historique d’Arcachon et du Pays de Buch ;
ainsi que le livre d’Éric Joly paru en octobre 2013, Un Nègre en hiver, aux Éditions Confluences.
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