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Le lumineux talent de Johannes Pramsohler et l’Ensemble Diderot dans les Sonates en trio opus 4 de Jean-Marie Leclair

15oct

Le tout nouveau CD de l’Ensemble Diderot, sous la direction du violoniste Johannes Pramsohler,

le CD Audax ADX 13724,

consacré aux 6 Sonates en trio pour deux violons et basse continue, Opus 4 (en 1731-32) de Jean-Marie Leclair

(Lyon, 10 mai 1697 – Paris, 22 octobre 1764),

est, une nouvelle fois _ cf, pour commencer, mon article du 11 août 2019 : _, une éclatante réussite discographique

_ cf aussi mes précédents articles du 19 octobre 2018 :  ;

26 juin 2019 :  ;

et 14 juillet 2019 : 

Et à propos de mon vif intérêt pour la discographie de l’œuvre de Jean-Marie Leclair,

cf mes articles du 12 janvier 2008 :  ;

9 mars 2020 :  ;

25 mai 2020 :  ;

et tout particulièrement celui-ci, du 13 août 2020 :  . 

On appréciera la merveilleuse délicatesse de jeu

des violonistes Johannes Pramsohler et Roldan Bernabé,

et de la violoncelliste Gutrim Choï et du claveciniste Philippe Grisvard, au continuo,

pour rendre si justement

_ quel régal somptueux que ce CD ! _

la si claire vivacité _ tout à fait singulière ! _ de ce merveilleux compositeur du XVIIIéme siècle français, qu’est Jean-Marie Leclair,

marqué

d’une part, par sa formation première, initiale, de danseur,

et d’autre part, par les leçons _ d’élégance violonistique corellienne _ prises, en sa jeunesse, à Turin, auprès du violoniste Giambattista Somis

Un merveilleux CD !!!

Ce jeudi 15 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Le confondant ravissement du Bach « à la française » de Benjamin Alard en son intégrale des oeuvres pour claviers de Johann Sebastian Bach

13oct

Ayant enfin sur ma platine

les 3 CDs du troisième coffret « À la française » de l’intégrale des œuvres pour claviers de Johann Sebastian Bach,

j’admire toujours davantage _ depuis ses prodigieux débuts, déjà ! _ la formidable intelligence de jeu de Benjamin Alard ;

et cela en tous ses aspects, y compris le choix de ses instruments (ici deux clavecins et un orgue).

L’article de Frédéric Muñoz sur le site de ResMusica le 21 septembre dernier,

intitulé « Troisième volet très français pour l’intégrale Bach de Benjamin Alard« ,

rendait parfaitement justice à l’art raffiné, tout de légèreté profonde,

d’une infinie justesse,

du jeune interprète.

Troisième volet très français pour l’intégrale Bach de Benjamin Alard

Le talent d’évidence dansée de l’interprétation de Benjamin Alard est une fête !!!

Ce mardi 13 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Ecouter d’excellentes interprétations du Concerto en sol Majeur pour piano et orchestre de Maurice Ravel : avec brillance, expressivité et pudeur, selon le témoignage de Cédric Tiberghien

12août

Ce mercredi 12 août 2020,

le site de ResMusica se fait l’écho d’une interview _ par Pierre-Jean Tribot _ du pianiste _ excellent ! _ Cédric Tiberghien,

déjà donnée sur le site de Crescendo Magazine, le 26 janvier dernier,

donnée à l’occasion de la réception par le pianiste d’un prix pour son CD _ excellent ! _avec la violoniste _ non moins excellente ! _ Alina Ibragimova,

de Sonates de Franck, Vierne et Ÿsaÿe (le CD Hyperion CDA 68204)

_ cf mon article du 17 avril 2019 :

Et Cédric Tiberghien était alors interrogé aussi, au passage, sur le Concerto pour piano en Sol Majeur de Maurice Ravel :

« Vous avez participé à la nouvelle édition critique du Concerto pour piano et orchestre de Maurice Ravel pour la Ravel Edition.

Que représente Ravel pour vous ?« .

Cédric Tiberghien, entre les sonates de César Franck et Louis Vierne

Ce mercredi 12 août 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Musiques de joie : l’élégance splendide du tendre lullyste megevois Georg Muffat (1653 – 1704)

19juin

Parmi mes compositeurs préférés

du XVIIe siècle baroque,

le tendre et magnifique megevois _ et lullyste _ Georg Muffat

(Megève, 1er juin 1653 – Passau, 23 février 1703).

Parmi les musiciens à s’être rendus à Paris prendre des leçons de Jean-Baptiste Lully

(Florence, 28 novembre 1632 – Paris, 22 mars 1687)

puis à Rome, celles de Bernardo Pasquini

(Massa di Valdinievole, 7 décembre 1637 – Rome, 21 novembre 1710)

_ à Rome, où Muffat fut particulièrement séduit par les réalisations de son contemporain Arcangelo Corelli

(Fusignano, 17 février 1653 – Rome, 8 janvier 1713) _,

le savoyard (d’ascendance écossaise) Georges Muffat

voyagea pas mal entre Savoie, France, Italie, Allemagne et Autriche :

en Alsace (Strasbourg, Molsheim et Selestat) ;

en Italie (Rome) ;

en Bavière (Ingolstadt) ;

en Autriche (Vienne, Salzburg) ;

en Bohème (Prague) ;

pour achever sa carrière à Passau, sur le Danube,

maître de chapelle du Prince-Evêque Johannes-Philipp von Lamberg.

Sa musique,

de style français,

est d’une splendide élégance,

et d’une tendresse merveilleusement touchante, et sans excès.

De son œuvre _ de très grande qualité _,

j’ai choisi son recueil inaugural de cinq Concerti Grossi

_ les premiers de ce genre nouveau à être publiés : avant ceux de Corelli, en 1715... _

intitulé Armonico Tributoet publié à Salzbourg en 1682.

Et pour l’interprétation discographique,

_ après écoute attentive de 4 CDs de ma discothèque_,

j’ai choisi celle, magnifique, de l’Ensemble 415, dirigé par la violoniste Chiara Bianchini et le claveciniste Jesper Christensen,

en un superbe enregistrement d’octobre 1995, publié par Harmonia Mundi en 1996 :

soit le CD HMC 901581.

Georg Muffat,

ou une des premières réalisations,

et merveilleusement aboutie,

de ce que François Couperin

(Paris, 10 novembre 1668 – Paris, 11 septembre 1733)

nommera, quelques années plus tard, en 1724, « les Goûts réunis« …

Et voici, par l’Ensemble 415,

le podcast du Concerto n°3, en La majeur ;

ainsi que le podcast du Concerto n°4, en mi mineur,

de cet Armonico Tributo.

 Ce vendredi 19 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Musiques de joie : la grâce lumineuse et tendre des Suites anglaises de Johann-Sebastian Bach, par l’évidence du jeu d’un parfait Christophe Rousset

02juin

Depuis mon article du 25 mai dernier

Musiques de joie : la sérénité heureuse des Suites françaises, de Johann-Sebastian Bach, pour sa jeune épouse Anna-Magdalena, à Coethen, en 1722

j’avais hâte de poursuivre l’exploration-jouissance

des délices des Recueils de Suites pour clavier de Johann-Sebastian Bach ;

et passer de ses Suites dites françaises (BWV 812 à 817) _ présentes pour cinq d’entre elles dans le Petit Livre de Clavier d’Anna-Magdalena Bach, en 1721 _

aux antérieures Suites dites anglaises  _ car « pour les Anglois« , selon une inscription ajoutée de la main de Bach lui-même... _ (BWV 806 à 811),

un peu plus développées et ornementées

et donc un peu plus complexes à jouer pour Anna-Magdalena…

Après un peu d’hésitation pour le choix des CDs

et de l’interprète :

entre Christophe Rousset et Pierre Hantaï,

et, bien sûr, après écoute exhaustive des CDs,

j’ai préféré

à l’interprétation un peu cérébrale _ à mon goût tout du moins : pardon ! _ de l’ami Pierre Hantaï,

en son CD Mirare MIR 251, en 2014, des Suites anglaises n° 2 et n° 6 (BWV 807 et 811),

l’interprétation plus chaleureuse et lumineuse _ à mon goût ! _,

plus tendre et rayonnante _ sans excès : à la Couperin !

et comme il convient à des œuvres de style fondamentalement français, comme celui de ces Suites _,

et dans l’évidence du plus parfait naturel  _ soit, bien sûr, le comble de l’Art ! _

de Christophe Rousset,

magistral en l’élégance somptueuse, vierge de la moindre mièvrerie et maniérisme, de ce style éminemment français d’inspiration…

Pour en apprécier l’écoute et en juger soi-même,

voici le podcast de la Suite n° 2 ;

et le podcast de la Suite n° 6

en ce double CD Ambroisie AMB 9942, enregistré en février 2003 au Musée d’Art et d’Histoire de Neuchâtel, sur un clavecin signé Johannes Ruckers, daté de 1632 et 1745, et restauré en 1987 par Reinhard von Nagel…

Ce sont là de purs bijoux !


Nous pouvons compléter cette confrontation de jeux d’interprétation de ces Suites BWV 807 et 811 par Christophe Rousset et Pierre Hantaï

par cette vidéo

de l’interprétation de la Suite anglaise n° 2 (BWV 807) par Pierre Hantaï, prise lors d’un concert donné à l’abbaye de Fonfroide, au mois de juillet 2015 ;

et par cette autre vidéo,

de l’interprétation, toujours par Pierre Hantaï, de la Suite anglaise n°6 (BWV 811)

_ précédée, comme en son CD Mirare de 2014, enregistré à Haarlem, aux Pays-Bas, du Choral Wer nur den lieben Gott lässt walten BWV 691 _

prise lors d’un concert donné à la Cité de la Musique, à la Villette (date non spécifiée)…

Quelle qualité de joie nous offrent ces Suites

en pareilles interprétations !

Ce mardi 2 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

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