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La question de l’ascension sociale et immobilière des Gaudin à Saint-Jean-de-Luz au XIXe siècle avant 1881…

08août

En forme de suite à mon article «  » d’hier dimanche,

et après m’être penché sur les membres de la famille Bibal susceptibles d’avoir agrandi avant 1880 leur patrimoine immobilier luzien,

il me faut me tourner ce lundi sur les membres de la famille Gaudin ayant acquis les moyens d’acheter des terrains et y faire bâtir des maisons, tout particulièrement à Saint-Jean-de-Luz au pied de la colline d’Aïce Errota, promise à un bel avenir balnéaire ;

afin d’être mieux à même de mettre quelques prénoms sur les noms de ces familles Bibal et Gaudin présents sur les 2 cartes consultables aux pages 21 et 24-25 du beau livre « Saint-Jean-de-Luz Architecture _ la Ville-jardin d’Aïce Errota » de Françoise Vigier et Daniel Albizu, paru aux Éditions Kilika en décembre 2018, où ces bien utiles cartes _ pour notre recherche _ sont reproduites…


A l’origine,

les Gaudin viennent s’installer à Ciboure, où Patrice Gaudin (1674 – Ciboure, 29 novembre 1752) épouse, le 24 janvier 1708, Gana Dupuy (1678 – Ciboure, entre 1737 et 1752).

Leur fils Antoine Gaudin (Ciboure, 15 octobre 1711 – Ciboure, 30 septembre 1760) épouse à Ciboure le 29 avril 1737 Marie d’Agorret (Ciboure, c. 1711 – Ciboure, après 1774).

Et à la génération suivante, c’est leur fils Bixente Gaudin (Ciboure, 5 mai 1753 – disparu vers 1815), marin, qui épouse à Ciboure le 28 janvier 1784 la cibourienne Plachincha Etchenique (Ciboure, c. 1752 – Ciboure, après 1831).

De ce couple formé des cibouriens Vincent Gaudin et Placide Etchenique,

deux fils, Pierre et Martin Gaudin, nés à Ciboure le 4 octobre 1786 et le 9 octobre 1788, viendront, par mariages à Saint-Jean-de-Luz,

Pierre, le 18 janvier 1815, avec Dominique Berindoague (Saint-Jean-de-Luz, 1er novembre 1791 – Saint-Jean-de-Luz, 12 août 1825), puis le 25 juillet 1827, avec Isabeau Tison (Saint-Pée-sur-Nivelle, 1792 – Saint-Jean-de-Luz, 6 avril 1868) ;

et son frère Martin le 26 janvier 1831, avec Catherine Goyetche (Saint-Jean-de-Luz, 13 août 1799 – Saint-Jean-de-Luz, 24 juin 1875),

s’installer à Saint-Jean-de Luz, et auront désormais, tous les deux, une descendance Gaudin luzienne…

Pierre Gaudin finira sa vie, à Saint-Jean-de-Luz _ rue du Centre n°18 _ le 14 mars 1858, à 71 ans et 5 mois, marin ;

et ses 6 enfants, du 30 décembre 1815 au 17 mai 1833, sont tous nés rue du Rivage n°1.

 

Tandis que son frère Martin, d’abord tonnelier, deviendra un très prospère propriétaire marineur. Il décèdera à Saint-Jean-de-Luz _ Grand Rue n°4 _ le 22 avril 1864, à l’âge de 75 ans et 6 mois ;

et ses 2 enfants, Charles et St Martin Edmond, sont nés, Charles le 12 septembre 1841 _ rue Neuve, n° 39 _, et St Martin Edmond le 17 novembre 1844 _ rue Neuve n° 38.  

À suivre…

Ce lundi 8 août 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

En poursuivant les recherches sur les Bibal-Gaudin à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz entre 1900 et 1914 : l’association entreprenariale à Ciboure entre Pascal Gaudin et Pascal Elissalt…

21avr

Suite à ma conversation téléphonique de jeudi 14 avril dernier (cf mon article en suivant du lendemain 15 : « « ),

et suite à un premier résultat concernant le lieu et la date du décès du peintre luzien Pascal Bibal, indiqué en mon article du mardi 19 : « « ,

voici, et toujours dans l’élan fécond de cette même conversation téléphonique du jeudi 14 avril, voici, donc maintenant, ce jeudi 21 avril, quelques nouveaux résultats de ces mêmes recherches, concernant cette fois les entreprises, sur le territoire de la commune de Ciboure, au début du XXe siècle, de Pascal Gaudin et Pascal Elissalt ;

ainsi que quelques précisions concernant la proximité _ et les apparentements, même, ayant existé… _ entre Pascal Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 31 mars 1883 – Oulches-Hurtebise, sur le Chemin des Dames, 12 novembre 1914) et Pascal Elissalt (Saint-Jean-de-Luz, 19 juillet 1878 – Ciboure, 14 janvier 1941),

tels que transmis à mes correspondants présents de la famille Gaudin-Courteault :

Chers amis,

À la recherche de plus d’informations sur la participation de membres de la famille Bibal (et Gaudin) à diverses entreprises à Ciboure,

d’une part, de conservation de poissons, d’autre part de chantiers navals,
en association, d’une part, avec un Letamendia (dont j’ignore pour le moment le prénom), et, d’autre part, avec Pascal Elissalt,
je me suis plongé dans les 240 pages du remarquable et très détaillé « Ciboure – Ziburu 400 ans d’histoire » de Guy Lalanne, édité par Jakintza en 2016.
Si je n’y ai hélas rien trouvé sur l’histoire _ importante ; et encore aujourd’hui de pleine actualité ! _ des divers chantiers navals de Ciboure _ ce qui est tout de même assez étonnant ! _,
en revanche, il s’y trouve de fort intéressants chapitres, d’une part, sur l’histoire de l’île des Récollets (aux pages 96 à 103),
et, d’autre part, sur l’histoire des usines de conservation de poissons de Ciboure (aux pages 188 à 193).
C’est à la page page 103 que le nom de Pascal Elissalt apparaît ans le chapitre consacré à l’île des Récollets,
quand  « le 27 septembre 1907, Pascal et Jean-Pierre Elissalt, négociants et armateurs luziens, achetèrent _ à un certain Paulin Maya, d’Auch _ les immeubles, dont la chapelle _ de l’île des Récollets _, à usage d’usine de salaisons. » Les propriétaires privés précédents avaient été les entrepreneurs Noubel et de Laussen ; puis, en 1873, Léopold Dupuy ; en 1881, l’architecte Philippe Seron ; puis, Ernest Castro ; puis, Joseph Miura, d’Ainhoa ; puis, en 1900, Jeanne-Cécile Latge, épouse d’Antonin Peigne, négociant toulousain, « qui transforma les bâtiments en une modeste usine de salaisons. Ce fut la première usine de Ciboure » ; et « en 1905, nouvelle vente à Paulin Maya, d’Auch » ; et enfin les frères _ Pascal et Jean-Pierre _ Elissalt, le 27 septembre 1907.
Le nom d’un Bibal n’est donc pas ici mentionné.
Pas davantage, non plus, dans le chapitre consacré aux « Usines de conserves au quartier Zubiburu », qui  débute ainsi, à la page 188 :
« A proximité du site des Récollets existaient au tout début du XXe siècle les ateliers de salaisons Dumas, Caloni et Letamendia _ pas de mention ici du nom d’un associé Bibal… _ sur des terrains remblayés gagnés sur les marécages de la Nivelle, au pied du talus de la voie ferrée, mais côté sud. La première usine de conserves à l’huile en boîtes métalliques fut construite à partir de 1913 par les frères Chancerelle, Bretons de Douardenez, sur les terrains Dumas qui accueillirent peu à peu toute l’activité industrielle de Ciboure liée à la pêche. Les usines de conserves de Ciboure (Chancerelle, Elissalt, Consathoma, Soubelet, Laffitau, Pêcheries de Gascogne, Etablissements Maritimes Basques à Socoa) employèrent près de six cent personnes ».
Et un peu plus bas :
« Avant la construction des immeubles de Zubiburu en 2007, le quartier était occupé par plusieurs usines de conserves de poisson. Celles-ci s’étendaient de  part et d’autre de l’avenue Bourousse :
. à gauche et le long du chemin de fer, on pouvait distinguer les établissements Laffitau, Canet, Chancerelle et Consathoma (conserves de sardines, thon, maquereau)
. à droite de l’avenue Bourousse, l’usine Pascal Elissalt, « Conserverie moderne » ».
Voilà pour le moment.
Et je poursuis mes recherches ;
et demeure bien sûr à votre disposition pour toutes nouvelles précisions et questions…
Bien à vous, chers amis,
Francis Lippa, à Bordeaux
P. s. :
je viens de découvrir aussi ce jour un lien de parenté entre ceux qui ont été associés,
Pascal Elissalt (Saint-Jean-de-Luz, 19 juillet 1878 – Ciboure, 14 janvier 1941) et Pascal Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 31 janvier 1883 – Oulches-Hurtebise, 12 novembre 1914) :
côté Elissalt, par la tante Marie Harispe (1838-1916)
_ Marie Harispe (St-Jean-de-Luz, 15 avril 1838 – St-Jean-de-Luz, 25 décembre 1916) épouse de Jean Elissalt (St-Jean-de-Luz, 21 juillet 1826 – St-Jean-de-Luz, 29 septembre 1900), le frère de son père Pierre Elissalt (Saint-Jean-de-Luz, 14 avril 1837 – 25 décembre 1923) _
de Pascal Elissalt (St-Jean-de-Luz, 19 juillet 1878 – Ciboure, 14 janvier 1941) ;
côté Gaudin, par la belle-sœur Magdeleine Hiriart (1875-1968)
_ Magdeleine Hiriart (St-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – St-Jean-de-Luz, 19 juin 1968), l’épouse de son frère Charles Gaudin (St-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, 13 septembre 1910) _
d
Pascal Gaudin (St-Jean-de-Luz, 31 mars 1883 – Oulches-Hurtebise, 12 novembre 1914).
Je remarque aussi que Pascal Elissalt et Pierre Gaudin (St-Jean-de-Luz, 7 février 1878 – Oulches-Hurtebise, 12 novembre 1914), tous deux nés à Saint-Jean-de-Luz l’année 1878, ont très probablement été condisciples à l’école… 
L’arrière-grand-père de Magdeleine Hiriart (St-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – St-Jean-de-Luz, 19 juin 1968) _ l’épouse de Charles Gaudin et belle-sœur de Pierre et Pascal Gaudin _,
est en effet,
via la mère, Marie Dimatz, (St-Jean-de-Luz, 28 octobre 1844 – St-Jean-de-Luz, 9 juillet 1932)
et la grand-mère, Magdeleine Harispe (St-Jean-de-Luz, 10 mars 1802 – St-Jean-de-Luz, 1er mars 1883), de cette Magdeleine Hiriart,
Pierre Harispe (St-Jean, 17-8-1755 – St-Jean, 11-10-1821).

Lequel Pierre Harispe (1755-1821) se trouve être aussi l’arrière-grand-oncle de Pascal Elissalt,
via sa tante_ l’épouse de son oncle Jean Elissalt (1826-1900) _ Marie Harispe (St-Jean-de-Luz, 15 avril 1828 – St-Jean-de-Luz, 25 décembre 1916),
et son grand oncle Augier Harispe (St-Jean-de-Luz, 28 août 1787 – St-Jean-de-Luz, 9 février 1870), 
qui est lui-même (1787-1870) fils de Pierre Harispe (1755-1821) et frère de Magdeleine Harispe (1802-1883).
L’association entreprenariale, à Ciboure, de Pascal Gaudin et Pascal Elissalt repose ainsi sur une proximité certaine _ et un apparentement _ des familles luziennes Elissalt et Gaudin.
Et sur ces liens ayant existé entre les Bibal-Gaudin et les Elissalt,

Ce jeudi 21 avril 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

Un inattendu coup de fil riche de promesses de féconds apports aux recherches ravéliennes : quand les bouteilles lancées à la mer rencontrent quelques uns de leurs éventuels destinataires…

17avr

Jeudi 14 avril dernier,

réception tout à fait inattendue de ma part d’un passionnant et très fécond coup de fil, _ et d’une bonne durée : l’échange, très riche, fut, de plus, tout à fait sympathique ! _ d’un membre important de la famille des amis (et parents) Gaudin de Maurice Ravel _ parents du moins via le cousinage (au 3e degré) longtemps dénié mais pourtant tout ce qu’il y a de plus effectif (!) de Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968), l’épouse et veuve de Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, 13 septembre 1910), avec Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937), comptant Gratien Delouart (Ciboure, 1er janvier 1742 – Ciboure, 21 août 1798) comme premier ancêtre commun ; cf l’arbre généalogique publié par les Amis de Maurice Ravel, notablement enrichi par mes propres découvertes… _ à Saint-Jean-de-Luz ;

lecteur très attentif de quelques articles de mon blog auxquels il souhaitait apporter des précisions, ainsi que soucieux d’en découvrir et apprendre davantage… :

un coup de fil concernant d’abord, les liens _ amicaux ? ou plutôt professionnels ? à mieux élucider !.. Et c’est certainement très important pour mieux comprendre l’étrangeté de l’effacement plus ou moins volontaire d’une connaissance assumée de la réalité de la parenté effective existant entre Magdeleine Hiriart-Gaudin (et sa descendance) avec Marie Delouart et Maurice Ravel, au sein de la famille Gaudin (cf les lettres échangées entre les cousins Maurice Ravel  et Magdeleine Hiriart-Gaudin les 8 octobre 1910 et 24 novembre 1914 (avec les formulations « Ma chère cousine« , « Mon cher Maurice, votre cousine« , consultables aux pages 246 et 403 de la Correspondance publiée par Manuel Cornejo aux Éditions Le Passeur, le 30 octobre 2018)… Cette famille Gaudin chez laquelle Gachucha _ dite Gratieuse, sur son acte de naissance, à Ciboure en 1824 Engrâce, sur son acte de décès, à Saint-Jean-de-Luz, en 1902) ; et Gachucha, pour son petit-neveu et filleul Maurice Ravel… _ Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902) _ soit la propre tante de Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), et grand-tante ainsi que marraine (le 13 mars 1875, en l’église Saint-Vincent de Ciboure) de Maurice Ravel ; et le 8 mars 1875, à midi, c’était la même Gracieuse Billac, qui était allée déclarer à la mairie de Ciboure la naissance, la veille, dimanche 7 mars, à dix heures du soir, rue du Quai n°12, du petit Joseph-Maurice Ravel… ; cf la transcription de ces deux actes, de naissance et de baptème de Maurice Ravel, à la page 1646 de la Correspondance  publiée par Manuel Cornejo _, était « domestique« , comme l’ont spécifié, et c’est le terme qu’ils ont employé, lors de leur déclaration de décès d’Engrâce (Gachucha) Billac _ celle-ci est décédée au domicile des Gaudin, 41 rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz, à quatre heures du matin ce 17 décembre 1902 _, à la mairie de Saint-Jean-de-Luz, ce 17 décembre 1902, à onze heures du matin, les frères Charles (né le 19 décembre 1875) et Pierre (né le 7 février 1878) Gaudin, que, « gouvernante«  des 7 enfants Gaudin, Gachucha avait élevés, et qui étaient, ainsi que le déclarèrent Charles et Pierre Gaudin à l’officier d’état-civil qui reçut leur déposition, ses « voisins« , en ce 41 de la rue Gambetta ; Gachucha Billac étant en effet décédée en leur domicile du 41 rue Gambetta : j’ai sous les yeux la photocopie de cet acte de décès… _ entre Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), la mère de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) _ et Annette Bibal _ (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936), l’arrière-grand-mère, via son fils Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, 12 septembre 1910) et son petit-fils Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 3 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988), de Madame Maylen Gaudin-Lenoir ; et l’arrière-grand-mère, via sa fille Jane Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 16 octobre 1880 – Saint-Jean-de-Luz, 28 mars 1979) et son petit-fils Pierre Courteault (Paris, 21 avril 1910 – Ascain, 15 décembre 2006), de Monsieur Pascal Courteault… _, au moment du départ, probablement en 1871 _ plutôt qu’en 1872… ; et pour accompagner, à Madrid, pour son exposition annuelle de chapeaux, la modiste parisienne Madame Félix, amie de la mère d’Annette Bibal, Victoire Dupous Victoire Dupous (Saint-Jean-de-Luz, 9 juin 1822 – Saint-Jean-de-Luz, 16 juin 1903) était l’épouse de Pierre Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 5 septembre 1806 – Saint-Jean-de-Luz, 12 septembre 1855), et donc la mère d’Annette Bibal ; et cette maison du 41 rue Gambetta (ex Grand Rue), Victoire Dupous l’avait héritée de ses parents Pierre-Jean-Baptiste Dupous (Saint-Jean-de-Luz, 26 juin 1800 – Saint-Jean-de-Luz, 11 avril 1865) et Françoise Benoît (Saint-Jean-de-Luz, 2 octobre 1786 – Saint-Jeade-Luz, 13 septembre 1855), qui étaient boulangers ; jusquà son décès le 16 juin 1903, Victoire Dupous demeurait donc la maîtresse de la maison familiale du 41 rue Gambetta . Fin de l’incise.

Laquelle Annette Bibal, encore jeune fille en cette année 1871, n’avait pas pu, cette année-là, comme elle l’avait fait plusieurs années consécutives, accompagner à Madrid la très renommée modiste parisienne Madame Félix _ qui faisait toujours halte chez les Gaudin à Saint-Jean-de-Luz, sur son chemin entre Paris et Madrid _, Annette ayant préféré cette fois-là demeurer à Saint-Jean-de-Luz auprès de son fiancé Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920), qui était alors convalescent, se remettant de blessures reçues à la guerre de 1870 (et c’est le 27 janvier 1875 qu’Annette Bibal et Edmond Gaudin se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz) ; cf là-dessus mon précoce et crucial article du 27 mars 2019 : _ de Marie Delouart pour l’Espagne et Madrid, où elle allait faire la connaissance _ peut-être lors d’une promenade dans les allées du jardin du palais royal d’Aranjuez, comme il a été raconté… _, de l’ingénieur Joseph Ravel, lequel deviendra bientôt son mari, à Paris _ à la mairie de Montmartre, Georges Clémenceau officiant… _, le 3 avril 1873, puis le père de Maurice Ravel, qui naîtra à Ciboure le 7 mars 1875…

Mais concernant aussi le détail des signatures, sur leurs tableaux respectifs, de Pascal Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 12 juin 1847 – Bilbao, 2 avril 1898 _ je le découvre seulement ce mardi 19 avril 2022… _), le père _ qui était un des frères cadets d’Annette Bibal : entre le 7 février 1844 et le 22 août 1855, Pierre Bibal et Victoire Dupous ont eu 9 enfants… _, d’une part,

et, d’autre part, de François-Ignace (dit Paquito) Bibal-Iburuzqueta (Saint-Jean-de-Luz, 17 septembre 1878 – Saint-Jean-de-Luz, 26 mai 1944), le fils aîné de Pascal Bibal,

tous deux peintres luziens de renom _ cf mes articles du 15 novembre 2019 : , et lundi 9 décembre 2019 :

Et cette intéressante question de l’attribution des tableaux à Pascal Bibal, le père, et à Paquito Bibal, le fils, me semble devoir pouvoir assez aisément se résoudre d’après _ outre leurs styles forcément différents, même si celui de Paquito Bibal a dû pas mal évoluer depuis ses toutes premières œuvres, en particulier lors de sa formation de peintre dans les années 90 du XIXe siècle : à Ciboure, auprès du maître Grégoire Colin, puis à Bilbao, où en 1897, à peine âgé de 19 ans, il participe, avec le catalan Santiago Rusiñol, avec Zuloaga, Dario de Regoyos, Manuel Losada, Alberto Arrué et quelques autres basques, à l’exposition « d’Art moderne«  ; et c’est à la suite de la mort de son père, survenue à Bilbao le 2 avril 1898 _ à 8h du soir, en son domicile du n°6 de la Calle Arbolancha, des suites d’une pneumonie grippale, à l’âge de 51 ans; laissanst sa veuve, née Dorotea Iburuzqueta Zabala, en charge de 5 enfants encore mineurs : François, Marie, Grégoire, Elise et Joseph, tous nés, comme leur père, à Saint-Jean-de-Luz : respectivement les 17 septembre 1878, 27 novembre 1880, 3 mai 1882, 5 mai 1884 et 29 décembre 1888… _, que Paquito, avec sa mère Dorotea, ses frères Grégoire et Joseph, et sœurs, partiront à Cuba ; François-Ignace (Paquito) ne regagnant la France qu’en 1914, afin de répondre à la mobilisation générale… _ les signatures respectives de leurs tableaux, en possession toujours de quelques uns des membres de la famille Gaudin…

Mais aussi concernant les entreprises _ d’une part, de vente et conservation de poissons ; mais aussi, d’autre part, de chantiers navals _, à Ciboure, en l’île des Récollets, de membres de la famille Bibal, en association avec, d’une part, un Letamendia _ j’ignore à ce jour lequel… _ ;  et, d’autre part, Pascal Elissalt _ (Saint-Jean-de-Luz, 19 juillet 1878 – Ciboure, 14 janvier 1941) dont la très notable association industrielle avec Pascal Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 31 août 1883 – Oulches-Hurtebise, 12 novembre 1914) était à peine évoquée, et donc trop peu précisée hélas, en mon article du 18 août 2019 :

Il me faudra donc creuser ces deux questions…

Et encore concernant le devenir des frères Grégoire _ Gregorio _ et Joseph _ Pepe _ Bibal-Iburuzqueta, après leur départ définitif de La Havane et Cuba, à la suite de la révolution castriste, vers la Floride… _ cf mes articles des 8 novembre 2019 : , et 9 novembre 2019 :

Il devrait être possible de découvrir la localisation, en Floride, de la propriété _ qu’ils possédaient déjà auparavant, quand ils étaient domiciliés à La Havane, architecte, banquier et entrepreneurs très fortunés qu’ils étaient tous les deux… _ où ils se réfugièrent à la suite de leur départ précipité de Cuba ; ainsi que les lieux et dates de leur décès respectifs, puis de leur probable inhumation, vraisemblablement aussi en Floride…

Les Gaudin et les Courteault recevant à plusieurs reprises chez eux à Saint-Jean-de-Luz la visite de ces assez fastueux cousins et cousines Bibal-Iburuzqueta d’Amérique…

Voilà donc bien des pistes de recherche à revenir continuer d’explorer et préciser grâce à de tels très précieux apports,

pour parfaire de manière plus satisfaisante ces recherches des cousinages _ ici, en l’occurrence, avec les Hiriart-Gaudin _, mais aussi amitiés _ ici, en l’occurence, avec les Gaudin-Courteault _, cibouro-luziens, de Maurice Ravel et sa mère Marie Delouart,

via ce qui nous demeure accessible des correspondances conservées de Maurice Ravel _ telles celles patiemment réunies et publiées par Manuel Cornejo en son indispensable Correspondance de Maurice Ravel, aux Éditions Le Passeur _,

mais aussi de quelques très précieux témoignages de ceux que Maurice Ravel a bien connus et aimés _ telle sa grande amie luzienne Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 2 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976) _et qui nous sont conservés et transmis dans la mémoire vive de leurs proches…

À suivre…

Quand les bouteilles lancées à la mer finissent par rencontrer quelques uns de leurs éventuels destinataires…

Ce dimanche 17 avril 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

Pour préciser encore la question des cousinages luziens effectifs, et pas seulement affectifs, de Maurice Ravel avec certains des membres de la famille Gaudin, de Saint-Jean-de-Luz…

08oct

Suite à mon déplacement avant-hier mercredi 6 octobre à Saint-Jean-de-Luz ;

et à destination d’un correspondant luzien dont j’ai appris qu’il est féru de l’histoire locale de sa ville, 

je viens d’opérer une présentation j’espère un peu claire de la descendance luzienne (Delouart – Etcheverry – Hiriart – Gaudin) de Gratien Delouart (Ciboure, 1748 – Ciboure, 1798) :
 
Descendance de laquelle il résulte que
Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) n’était pas parent avec tous les membres de la famille Gaudin, ses chers et fidèles amis à Saint-Jean-de-Luz,
mais seulement avec la veuve et les descendants de Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, sur le fleuve Oubangui, 13 septembre 1910),
le fils aîné d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 1920) et son épouse Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 1936), 
du fait du cousinage très effectif de Maurice Ravel avec Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968),
l’épouse, à Saint-Jean-de-Luz, le 28 septembre 1901, puis veuve, le 13 septembre 1910, de Charles Gaudin.
 
D’où les expressions dans la correspondance entre Maurice Ravel et Magdeleine Hiriart-Gaudin, le 8 octobre 1910 et le 24 novembre 1914,
de « Ma chère cousine », « Mon cher Maurice , Votre cousine »,
aux pages 246 et 403 de la Correspondance de Ravel, éditée par Manuel Cornejo
 
Magdeleine Hiriart – Gaudin, en effet, était
fille de Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 1926) ;
petite-fille de Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 1850) ;
et arrière-petite-fille de Marie-Baptiste Delouart n°2 (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842),
mariée à Jean Etcheverry (Ciboure, 1777 – en mer, 1841) à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814 ;
et seconde fille de Gratien Delouart (Ciboure, 1748 – Ciboure, 1798) et son épouse Sabine Laxague (Ciboure, 1752 – Ciboure, 1845).
 
La sœur aînée de cette Marie-Baptiste Delouart n°2 (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842)
était Marie-Baptiste Delouart n°1 (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855),
dont voici la descendance dont est issu Maurice Ravel (Ciboure, 1875 – Paris, 1937) :
 
Sabine Delouart (Ciboure, 1809 – Ciboure, 1874), cousine germaine de Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 1850) ;
Marie Delouart (Ciboure, 1840 – Paris, 1917), cousine au second degré de Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 1926) ;
Maurice Ravel (Ciboure, 1875 – Paris, 1937), cousin au troisième degré de Magdeleine Hiriart – Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 1968).
 
Gachucha Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1901),
la marraine de Maurice Ravel le 13 mars 1875, à l’église Saint-Vincent de Ciboure,
et soeur de Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874), la grand-mère maternelle de Maurice Ravel,
était domestique chez les Gaudin, rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz,
et a fait fonction de gouvernante des 7 enfants Gaudin (d’Edmond Gaudin et son épouse Annette Bibal), nés entre le 19 novembre 1875 (Charles) et le 23 février 1886 (Louis)…
 
Avant le mariage de Charles Gaudin et Magdeleine Hiriart (cousine de Maurice Ravel), qui a eu lieu à Saint-Jean-de-Luz le 28 septembre 1901,
le petit Maurice Ravel était accueilli dans la maison Gaudin comme le petit-neveu de Gachucha Billac, leur domestique…
Même si existait une très fidèle amitié entre Marie Delouart et Annette Bibal, avant même leurs mariages respectifs 
du 3 avril 1873, à Paris, pour Marie Delouart et Joseph Ravel,
et 27 janvier 1875, à Saint-Jean-de-Luz, pour Annette Bibal et Edmond Gaudin.
C’est d’ailleurs pour remplacer Annette Bibal qui devait partir à Madrid pour accompagner une célèbre modiste parisienne, Madame Félix,
que Marie Delouart a fait en 1872 le voyage d’Espagne, qui lui a donné l’occasion de rencontrer, peut-être à Aranjuez, Joseph Ravel, qu’elle épousera l’année suivante, le 3 avril 1873…
 
Cependant, dans les rapports très amicaux que toute sa vie Maurice Ravel entretint avec tous les membres de la famille Gaudin _ et tout spécialement avec Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 3 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976) _,
ce lien de cousinage effectif avec Magdeleine Hiriart-Gaudin, puis son fils Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988),
non seulement n’apparaît pas _ Magdeleine (1875 _ 1968), pourtant aimable et volubile, n’en a jamais rien dit… _,
mais est même carrément nié par Edmond Gaudin (1903 – 1988),
quand ses enfants Charles-Paul (1938 – 2006) et Maylen (1942) se sont étonnés devant lui de ces expressions « Ma chère cousine » et « Mon cher Maurice, Votre cousine » :
pour Edmond Gaudin, qui dans son automobile véhiculait Maurice Ravel par tous les coins du pays basque, en Espagne comme en France, à la fin des années 20 et au début des années 30,
ces expressions étaient seulement « affectives »…
 
Une question qui reste donc à creuser…
 
Ce vendredi 8 octobre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Quand les messages des bouteilles lancées à la mer rencontrent des destinataires et offrent de merveilleux retours…

26sept

Que mon blog rencontre de vrais lecteurs passionnés
assez patients pour me lire in extenso _ au point même d’imprimer l’intégralité de la série de ces articles qui les intéressent !.. _,
constitue une sorte de miracle !
 
Et pourtant il advient à quelques uns de mes détaillés articles – bouteilles-lancées-à-la-mer 
d’arriver à rencontrer quelques lointains destinataires qui y portent une extrême scrupuleuse attention.
 
C’est magnifique !
 
C’est ce qui vient de se produire avec Joël Petitjean,
chercheur (et découvreur) de l’œuvre photographique de Louis Ducos du Hauron (Langon, 1837 – Agen, 1920), le génial inventeur de la « photographie de couleurs » :
à partir de mes articles
d’avant-hier 24 septembre
et de la récapitulation commode du 4 janvier 2021
 
Comme c’est arrivé aussi, notamment, avec Manuel Cornejo
_ éditeur de l’Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel (et Président des Amis de Maurice Ravel), avec lequel je suis désormais en très amical et très fructueux contact permanent _
pour mes articles de recherche sur Ravel (Ciboure, 1875 – Paris, 1937) :
 
Ou encore avec Luc et Georgie Durosoir,
à partir de mes divers articles _ cf celui-ci, inaugural et essentiel (!), du 4 juillet 2008 :  ; et, 12 ans plus tard, celui-là, du 28 juin 2020 : _ sur l’œuvre musicale de Lucien Durosoir (1878 – 1955)…
Dont un des très mémorables aboutissements fut mes 2 contributions (1  et 2), au mois de février 2011, au Colloque « Un Compositeur moderne né romantique : Lucien Durosoir (1878 – 1955)« , qui s’est tenu au magnifique Palazzetto Bru-Zane à Venise :
 
La recherche désintéressée, vierge de tout souci de plaire, est donc féconde…

En effet, à mon courriel de vendredi 24 septembre dernier, à 15h 12 :
Le commentaire, hier, d’Annie Boulanger _ quelle magnifique surprise ! _, à mon article du 21 décembre 2020 :
m’a permis de reprendre, corriger et améliorer mon article généalogique du 4 janvier dernier : 
J’ose donc espérer que de nouveaux contacts, comme ceux, excellents, que j’ai eu en décembre dernier avec Claude Lamarque,
par exemple lors du colloque « Louis Ducos du Hauron » qui aura lieu au Théâtre Ducournau, à Agen, la journée du 27 novembre prochain,
m’offriront l’opportunité de compléter _ ou corriger _ mon essai de généalogie des descendants des trois neveux _ Amédée Ducos du Hauron (Agen, 1866 – Alger, 1937), Raymond de Bercegol (Lamothe-Landerron, 1869 – Paris 16e, vers 1949) et Gaston Ducos du Hauron (Agen, Agen, 1870 – Savigny-sur-Orge, 1912) _, de Louis Ducos du Hauron (Langon, 1837 – Agen, 1920), ce génie agenais…
Joël Petitjean a merveilleusement répondu ceci, par retour de courriel, à 19h 58 :
… 

Cher Monsieur,
 
Il y a quelques mois, Claude Lamarque _ petit-fils de Gaston Ducos du Hauron, via la fille aînée de ce dernier, Etiennette Ducos du Hauron (Saint-Mandé, 1898 – Paris 6e, 1996), épouse d’Alfred Lamarque (Angers, 1878 – Paris 7e, 1976) _, avec qui je suis en relation très amicale, m’avait demandé s’il pouvait vous donner mon adresse courriel afin que nous puissions échanger sur notre passion commune, ce que j’ai accepté bien volontiers !
 
J’ai donc attendu votre message et je le reçois aujourd’hui avec joie.
 
Passionné et travaillant sur Ducos du Hauron depuis de longues années _ 1984 _, j’ai fait l’effort de suivre au jour le jour, lire (et imprimer) votre formidable travail (qui mériterait grandement d’être organisé pour une publication) ; je suis donc un de vos lecteurs assidus.
 
Vous m’avez beaucoup appris.
 
Pour ma part, j’ai réuni une importante documentation et j’aurais quelques précisions à vous apporter.
 
Je suis donc à votre disposition pour convenir, si vous le souhaitiez, d’un rendez vous téléphonique ces prochaines semaines. (Nous nous rencontrerons peut-être en marge du colloque du 27 novembre, mais il n’est pas sûr que nous puissions échanger longuement.)
 
Je vous adresse en pièce jointe, pour information, un de mes articles ainsi que mon CV (c’est le plus simple…) où sont décrits tous mes travaux et réalisations sur Ducos du Hauron.
 
Au plaisir de vous lire, bien cordialement.
 
Joël Petitjean
Voici maintenant ma réponse à ce splendide courriel de Joël Petitjean,
hier, samedi 25 septembre, à 11h 02 :
Cher Monsieur,

 
Quelle magnifique et heureuse surprise que votre courriel !
 
Vous sachant très occupé,
et m’étant petit à petit écarté du propos initial de ma recherche concernant les 3 neveux _ et leurs activités en lien avec celles de leur oncle Louis _ de Louis Ducos du Hauron,
pour porter mon attention sur leurs descendances, et bientôt les affiliations de ces descendants ;
et plus encore, très vite, sur les parcours en Algérie d’Amédée Ducos du Hauron et des personnes qui lui étaient, de près, puis de plus loin, apparentées _ par mariages _,
je n’ai pas voulu vous ennuyer avec ces recherches qui s’éloignaient des activités spécifiques de recherche et inventions de Louis Ducos du Hauron 
(ainsi que de ses 3 neveux, qui ont plus ou moins, et à divers moments, effectivement collaboré à ses travaux)…
 
J’étais donc un peu loin de penser que le chercheur très sérieux que vous êtes, pouvait s’intéresser aux interrogations et étapes de ma curiosité à propos de la famille de Louis Ducos du Hauron _ et son devenir jusqu’à aujourd’hui…
 
C’est que j’ignorais que vous êtes aussi, et peut-être d’abord, un passionné de la curiosité…
 
Les articles de mon blog constituent, en effet, une sorte de journal, quasi au quotidien, de ma recherche tâtonnante, et avançant par « sauts »,
au gré des indices que je parvenais, peu à peu, à glaner, et à connecter un peu entre eux, afin de répondre aux diverses strates de mes interrogations…
 
Même si, de temps, j’éprouvais le besoin d’en tirer quelques maladroites synthèses, me corrigeant au fur et à mesure.
 
J’ai pu entrer en contact avec divers membres de familles directement issues des 3 neveux de Louis Ducos du Hauron, ou apparentées, via des mariages.
Je me suis en effet pas mal appuyé sur des faire-part de mariage et de décès, voire des annonces de naissance, qu’il m’a fallu éclaircir, au fur et à mesure, afin d’établir les réels liens de parenté.
 
Mais j’en ai pris l’habitude, ayant travaillé d’abord sur le parcours _ en zone dite libre, sous l’Occupation _ de mon père (Stanislawow, 1914 – Bordeaux, 2006) durant la guerre (entre mai 1942 et septembre 1944),
pour découvrir, à partir de menus indices, ce qu’il avait vécu : au camp de Gurs, où il a fait partie de Groupes de Travailleurs Etrangers _ GTE : une création de Vichy… _ ; puis à Toulouse, et surtout à Oloron, où il a eu quelques activités de Résistance…
 
J’ai travaillé aussi sur la généalogie (béarnaise) de la famille Bioy, d’Oloron
dont le plus célèbre membre est l’écrivain argentin Adolfo Bioy Casares (Buenos Aires, 1914 – Buenos Aires, 1999) _ ma mère (Tarbes, 1918 – Bordeaux, 2018), née Marie-France Bioy, était La mémoire vivante de notre famille…
Là-dessus, cf mon commode compendium d’articles du 30 juillet dernier :
Puis, j’ai entrepris des recherches sur la généalogie basquaise de la mère, Marie Delouart (Ciboure, 1840 – Paris, 1917), de Maurice Ravel (Ciboure, 1875 – Paris, 1937) :
j’ai ainsi appris à une très aimable luzienne, Maylen Lenoir, née Gaudin, le cousinage effectif, ignoré et même nié jusque là !!! _ et il y a là une étrangeté qui mériterait assurément d’être éclaircie ! _, de sa grand-mère, née Magdeleine Hiriart (1875 – 1968), avec Maurice Ravel ;
Maurice Ravel dont la grand-tante, Gachucha Billac (Ciboure, 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 1902), sœur de sa grand-mère maternelle Sabine Delouart (Ciboure, 1809 – Ciboure, 1874),
était la gouvernante des 7 enfants Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz, dont l’aîné, Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 1875 – Bimbo, sur le fleuve Oubangui, 1910), était le mari de Magdeleine Hiriart…
Dans 2 lettres des 8 octobre 1910 et 20 novembre 1914 _ aux pages 246 et 403 de la Correspondance de Maurice Ravel publiée aux Éditions Le Passeur par Manuel Cornejo en 2018 _, à l’occasion des décès de Charles Gaudin _ le mari de Magdeleine Hiriart ; cf mon article du 16 juillet 2019 : _, puis de ses frères Pierre (Saint-Jean-de-Luz, 1878 – Mangiennes, 1914) et Pascal (Saint-Jean-de-Luz, 1883 – Mangiennes, 1914) Gaudin,
Maurice Ravel et Magdeleine Hiriart s’appellent « Mon cher cousin », « Ma chère cousine » : j’ai simplement cherché à comprendre pourquoi…
Et Maurice Ravel est demeuré toute sa vie l’ami très proche de Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 1876 – Saint-Jean-de-Luz, 1976), la 4ème des 8 enfants d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 1920) et Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 1936), au domicile desquels Maurice Ravel est descendu à de multiples reprises lors de ses séjours à Saint-Jean-de-Luz…
 
Je suis, bien sûr, en lien constant et amical avec le Président des Amis de Maurice Ravel, le très actif Manuel Cornejo, le magnifique éditeur de la très précieuse Correspondance de Maurice Ravel,
de la lecture scrupuleuse de laquelle je suis parti pour mes recherches…
J’ai ainsi pu corriger de grossières erreurs de certains biographes prétendument sérieux, qui se contentent de reprendre tels quels, sans critique, ni authentique recherche personnelle tant soit peu rigoureuse et approfondie, les travaux de chercheurs antérieurs…
Manuel Cornejo tiendra compte des apports de mes corrections et découvertes lors de la réédition à venir de cette très riche Correspondance
Lui aussi est un chercheur passionné (et sérieux !).
 
Dernièrement, je me suis intéressé aussi à la famille d’un ancien collègue de travail, au tournant des années 80,
dont deux neveux, fils de sa sœur Bertille de Swarte, sont d’intéressants _ et remarquables _ musiciens baroques : Sylvain Sartre et Théotime Langlois de Swarte…
Je me souvenais, en effet, que mon collègue, originaire de Dordogne, avait des liens de parenté avec la famille Sartre ;
et il se trouve que le père (Jean-Baptiste Sartre) de Jean-Paul Sartre (Paris, 1905 – Paris 1980) était originaire de Thiviers, en Dordogne : Jean-Baptiste Sartre est né à Thiviers le 5 août 1874 ; et décédé à Thiviers, le 17 septembre 1906.
Le père de Sylvain Sartre, Pierre Sartre, est, en effet _ j’ai pu l’établir : cf mon article du 8 juin dernier : ... _, un cousin des Sartre de Thiviers… 
Il suffisait d’opérer les connexions nécessaires…
Le monde n’est pas si grand que des chemins ne finissent pas par se croiser…
 
Et il se trouve aussi que ma belle-mère est d’une vieille famille d’Agen, les Boué ;
Agen, où vivent donc des cousins…
Je suis aussi Vice-Président de la Société de Philosophie de Bordeaux…
Et, par ma forme d’esprit, je suis fervent adepte et pratiquant de la sérendipité !
 
Encore merci de ce merveilleux contact !
A ce courriel mien d’hier à 11h 02,
Joël Petitjean a répondu très vite, à 12h 46,
ceci :
Cher Monsieur,
 
Je suis si heureux de recevoir votre réponse !
 
Votre message est passionnant et votre parcours tout à fait remarquable.
 
Il me semble que personne, avant vous-même, n’avait tenté une étude et une synthèse aussi complètes sur la généalogie de Louis Ducos du Hauron.
 
J’ai lu et entendu bien des choses sur sa vie et son oeuvre, mais je suis en effet très curieux d’en savoir davantage sur sa personnalité, ses relations avec ses proches, la manière dont il fut aimé et admiré par les siens, les souvenirs qu’il a laissés à sa famille… Tout cela est de nature à mieux faire comprendre son magnifique et étonnant parcours.
 
C’est pourquoi mes longues conversations téléphoniques avec Claude Lamarque, dans un climat d’extrême gentillesse et de passion partagée, m’ont comblé de bonheur… (Je n’ai pas de nouvelle récente de Claude ; en avez-vous ?)
 
Je me réjouis de notre future conversation. Je vous proposerai une date dans quelque temps (je prépare en ce moment ma communication pour le colloque).
 
Avec mes sincères remerciements, bien à vous.
 
Joël
 
N.B. 1. Après m’être senti bien seul durant de longues années (depuis 1998, sinon depuis 1984…), presque personne n’étant venu au musée voir les archives _ de Louis Ducos du Hauron _ que j’ai retrouvées _ et c’est en effet très frustrant ; alors que la photographie suscite tant d’intérêts… _  je suis ravi de voir, depuis 2015, toute une synergie se mettre _ enfin… _ en place à Chalon-sur-Saône, Paris, Agen, Lectoure, Langon, afin d’étudier et faire connaître Ducos du Hauron. Le colloque d’Agen _ le samedi 27 novembre prochain _ en sera un vibrant témoignage.
 
N.B. 2. Grâce à Charles Sarion et aux Amis de Ducos du Hauron, j’ai rendu un long article à la Société académique d’Agen. Celui-ci sera bientôt publié, avec d’autres contributions, dans un numéro de la Revue de l’Agenais consacré à l’inventeur
_ j’ai moi-même eu un article publié par la Revue de l’Agenais (127e année, n°1, janvier-mars 2000), concernant la Bibliothèque musicale des Ducs d’Aiguillon, conservée à Agen, et réalisé pour un colloque organisé à Aiguillon par Serge-Alain Paraillous…
J’avais entrepris ces recherches en tant que conseiller artistique de Hugo Reyne et La Simphonie du Marais…
Pour lesquels j’avais découvert, en 1995, une œuvre restée jusqu’alors inconnue de Marc-Antoine Charpentier, sur un livret de Jean de La Fontaine, de 1678 : Les Amours d’Acis et Galatée… Découverte précieusement mentionnée à la page 138 de la 2de édition, en 2004, du Marc-Antoine Charpentier de Catherine Cessac, aux Éditions Fayard : cf là-dessus mon article du 18 avril 2009 : .
Cela fait vraiment plaisir !!!
Ce dimanche 26 septembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa
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