Posts Tagged ‘Francesco Piemontesi

La douceur consolatrice de Concertos pour piano de Mozart, par Francesco Piemontesi…

24oct

À la recherche d’une musique un peu consolatrice _ de ces temps angoissés _,

par exemple,

le beau CD Linn Records CKD  544

des Concertos pour piano et orchestre n° 25 et 26 de Mozart

sous les doigts de Francesco Piemontesi,

et avec le Scottish Chamber Orchestra dirigé par Andrew Manze…

Ce dimanche 25 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Savoir interpréter les Lieder et Mélodies de Liszt : André Schuen, baryton, après Cyrille Dubois, ténor

17déc

Le mardi 5 novembre dernier

en mon article  ;

puis le lundi 25 novembre suivant,

en mon article ,

j’ai souligné la délicieuse performance du jeune ténor français Cyrille Dubois _ né en 1985, il a 34 ans _

dans un magnifique récital O lieb ! _ soit le CD Aparté AP200 _, accompagné par l’excellent pianiste Tristan Raës.

Et voici que nous est proposé un nouveau très remarquable CD de Lieder et Mélodies de Liszt,

intitulé Franz Liszt Petrarca Sonnets 47 – 104 – 123 _ le CD Avi-music 8553472 _

par le non moins jeune baryton allemand André Schuen _ né en 1984, il a 35 ans _,

accompagné par le non moins remarquable pianiste Daniel Heide.

Ces deux CDs ont en commun

les Tre Sonetti di Petraca

ainsi que la mélodie française, sur des vers de Victor Hugo, Oh ! Quand je dors.

A cette nuance près qu’André Schuen interprète les deux versions, de 1842-46 et de 1864-82,

de ces Tre Sonetti di Petrarca pour voix et piano

_ Daniel Heide interprétant la version pour piano seul de ces Tre Sonetti di Petrarca, extraites de la Deuxième année : Italie, des Années de pèlerinage, de Liszt ; cf mon article du 27 juin dernier à propos de l’interprétation par Francesco Piemontesi (CD Orfeo C 982 191) de ces mêmes Tre Sonetti di Petrarca pour piano seul : _,

alors que Cyrille Dubois en interprète seulement la première version (de 1846).

Quant à la mélodie Oh ! Quand je dors,

André Schuen en interprète la version de 1842 revisitée en 1859,

alors que Cyrille Dubois en interprète la seconde version, de 1859.

Et voici ce qu’a dit du CD d’André Schuen et Daniel Heide

Maciej Chiżyński en un article sur le site de Res Musica du 14 décembre dernier,

intitulé Tre sonetti del Petrarca de Franz Liszt dans trois versions du compositeur :


Tre sonetti del Petrarca de Franz Liszt dans trois versions du compositeur

 


Une confrontation d’interprétations passionnante,

pour deux très remarquables CDs.

Ce mardi 17 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Francesco Piemontesi confirmé !

29oct

Dans son article de ce jour, Ultima verba,

sur son décidément régulièrement passionnant blog Discophilia,

Jean-Charles Hoffelé à son tour s’émerveille

de la réalisation par Francesco Piemontesi

des trois dernières sonates pour piano de Schubert

_ en un double CD du label Pentatone PTC 5186742.

C’est à une nuance près que je partage son avis :

à mon oreille et à mon goût,

l’interprétation par Francesco Piemontesi de la dernière de ces trois dernières sonates de Schubert,

saisi ici en live,

à la différence des deux précédentes,

loin de me paraaître inférieure,

me touche encore plus

par l’authenticité de sa liberté…

ULTIMA VERBA

Dix années à voyager en compagnie des trois dernières Sonates de Schubert, pas moins ! Ce n’est pas une vie comme pour Schnabel ou Kempff, mais pourtant Francesco Piemontesi va au cœur des œuvres comme ses célèbres ainés.

L’autorité sans maniérisme qui emporte le sombre Allegro de l’ut mineur, avec ses replis de silence, ferait plutôt penser à Arrau dont Schubert fut l’ultima verba, cette tension terrible sans aucun effet, cette nudité du chant dans la profondeur du clavier que n’enjolive pas la prise de son parfaite de Johannes Kammann, d’ailleurs aidée par l’acoustique de la Salle de Musique de La Chaux-de-Fonds où les micros n’ont qu’à cueillir les notes.


C’est comme l’essence de Schubert, sans que jamais le tragique ne vienne défaire la noblesse du discours, la hauteur de vue d’une interprétation qui se veut d’abord humblement lecture. C’est encore plus vrai dans les escarpements de la grande Sonate en la majeur, conquérante, plus lumineuse durant tout l’Allegro initial qui prend des allures de symphonie. L’Andantino pourra paraître, lied terrible, nu, au rythme implacable, dont l’orage est une vraie apparition. Piemontesi trouve l’émotion sans la chercher, contrairement à la stupéfiante proposition d’Andrea Lucchesini qui rappelait sans cesse l’ombre de Beethoven, n’admettant ici que Schubert.

Pour la Sonate en si bémol majeur, il aura préféré une prise en concert, choix évident pour une œuvre dont le Molto moderato veut la grande ligne, la respiration continue et l’écho même de celle-ci. Mais pourtant, le degré de concentration que lui avait offert le studio ne s’y retrouve pas, le discours se cherche, trouve souvent mais interroge aussi. Il faut y adhérer pour entendre, au deux sens du terme, le projet poétique si singulier que Piemontesi aura voulu incarner en dépareillant le triptyque, osant affirmer que l’ultime Sonate doit résonner absolument différente, et comme un ailleurs de musique.

LE DISQUE DU JOUR

Franz Schubert (1797-1828)


Sonate pour piano No. 19 en ut mineur, D. 958
Sonate pour piano No. 20 en
la majeur, D. 959

Sonate pour piano No. 21 en
si bémol majeur, D. 960

 

Francesco Piemontesi, piano

Un album de 2 CD du label Pentatone PTC5186742

Photo à la une : le pianiste Francesco Piemontesi – Photo : © Marco Borggreve

Ce mardi 29 octobre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Admirable Francesco Piemontesi dans les trois dernières sonates pour piano de Schubert

25sept

Admirable Francesco Piemontesi

dans les trois dernières sonates pour piano de Schubert,

en un double album Pentatone PTC 5186 742,

Schubert, Last Piano Sonatas :


soient les Sonates N°19, 20 et 21.


Francesco Piemontesi _ tessinois de Locarno _ est un pianiste

dont le jeu me touche formidablement :

 

dans Mozart tout particulièrement,

comme dans son volume 2 des Années de pélerinage de Liszt.

Ici,

les Sonates N° 19 et 20 ont été enregistrées en studio ;

et la N° 21 en live.

Le live est d’une vie extraordinaire,

qui convient magnifiquement à cet interprète si intuitif

et libre,

en même que soucieux d’une très haute justesse…

Admirable, oui !


Ce mercredi 25 septembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

L’admirable spiritualité lisztienne de Francesco Piemontesi

27juin

J’avais admiré le naturel de Francesco Piemontesi dans la grâce mozartienne ;

puis l’intensité de son second CD Liszt, dans le versant italien, deuxième année, des Années de pélerinage :

cf mon article du 6 juin dernier, il a juste trois semaines :

C’est donc avec plaisir que je prends acte

que Jean-Charles Hoffelé partage pleinement mon point de vue

sur ce CD Orfeo C 982 191

en son article de Discophilia

intitulé : DE LA SPIRITUALITÉ.

DE LA SPIRITUALITÉ



L’année romaine de Liszt aura encouragé les pianistes à tous les vices, langueur ou fureur ; pas Francesco Piemontesi qui poursuit _ sans langueur, ni fureur, donc _ son voyage dans le pèlerinage du virtuose hongrois _ après la première année, Suisse _ avec une pureté de ton _ oui ! _, une absence d’effets _ oui ! _, exhaussant Après une lecture du Dante au même niveau que celles, si nombreuses, de Claudio Arrau : aucun effet, mais un chant pur _ oui, oui _ et des abîmes vertigineux _ absolument ! Le pianiste suisse sait créer des espaces de retrait stupéfiant dans une œuvre qui démultiplie le clavier. Et tout cela toujours tenu, maîtrisé _ oui _, écoutez simplement le chant d’allégresse avant la coda.

Les trois Sonnets de Pétrarque rappellent par leur élévation la beauté du toucher de Kempff, rien moins ; et sont autant des déclamations contenues que des prières, évoquant Spozalizio qui ouvre l’album, où Piemontesi dore l’aigu de son piano comme le fond d’un Lorenzetti _ le siennois.

Toute cette seconde année précédée par la prédication aux oiseaux de Saint François d’Assise est sous ses doigts un exhaussement, une élévation spirituelle _ parfaitement _, telle, déjà, la musique de l’Abbé Liszt qui va aux confins de l’harmonie et dissout le romantisme dans l’extase _ oui _ ; soit ici une lecture humble et parfaite _ totalement maîtrisée _ qui peine à cacher le virtuose insensé qu’est ce pianiste poète _ c’est parfaitement dit. En complément un DVD passionnant.


LE DISQUE DU JOUR


Franz Liszt
(1811-1886)…


Années de Pèlerinage. Deuxième Année – Italie,
S. 161

St. François d’Assise prêchant aux oiseaux – Légende No. 1, S. 175 No. 1


Francesco Piemontesi, piano



Un album (CD+DVD) du label Orfeo C982191

Photo à la une : le pianiste Francesco Piemontesi – Photo : © DR



Ce jeudi 27 juin 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

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