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Un Egon Schiele découvert dans un dépôt-vente du Queens, à New-York…

06août

Ce soir,

je découvre cet article-ci _ non signé _ dans le Figaro :

Un dessin original d’Egon Schiele découvert dans un dépôt-vente du Queens


Un dessin original d’Egon Schiele découvert dans un dépôt-vente du Queens


Un dessin original d’Egon Schiele découvert dans un dépôt-vente du Queens


Promis à la décharge, le petit croquis, estimé entre 100.000 et 200.000 dollars, a été découvert par un amateur _ un peu éclairé déjà… Selon l’experte américaine qui l’a authentifié, il a été réalisé dans les derniers mois avant la mort de l’artiste autrichien _ Egon Schiele : Tull an der Donau, 12 juin 1890 – Vienne, 31 octobre 1918.


La découverte a de quoi faire rêver _ certes ! en effet ! En juin 2018, la marchande d’art Jane Kallir, spécialiste de l’expressionnisme allemand et autrichien, reçoit un e-mail intrigant. Un homme prétend avoir trouvé un petit dessin dans le bazar d’un dépôt-vente solidaire du Queens, à New York. Sur la photo très floue jointe au mail, la directrice de la Galerie St. Etienne devine une jeune femme allongée sur le dos, nue. Le style rappelle celui d’Egon Schiele, mais Jane Kallir reste prudente. «Dans 90% des cas, les gens se trompent. Ce sont de méchantes copies», raconte l’experte à The Art Newspaper. Pour en avoir le cœur net, elle demande cependant une photo de meilleure qualité à l’acheteur. Son mail restera longtemps sans réponse.


Près d’un an plus tard, en mai dernier, Jane Kallir reçoit une nouvelle photographie de bien meilleure qualité cette fois. Et ce qu’elle voit l’intrigue au point qu’elle demande à son correspondant de venir lui présenter la découverte à sa galerie. Devant le dessin, plus de doute possible _ voilà _ pour l’experte. Il s’agit, explique-t-elle, d’un dessin authentique et original. Après quelques recherches, elle reconnaît l’un des modèles réguliers du peintre, une adolescente qui posait «parfois seule, parfois en venant avec sa mère en 1918», juste avant la mort de Schiele. Le croquis appartiendrait même, selon elle, à une série de 22 dessins, dont deux autres pourraient provenir de la même séance. L’ensemble aurait constitué le travail préparatoire à une lithographie bien référencée de l’artiste autrichien intitulée Mädchen (Fille), imprimée quatre ans après sa mort.


Le dessin est maintenant proposé à la vente. Son acheteur, qui souhaite rester anonyme, n’a pas précisé combien il l’avait payé. Mais Jane Kallir l’estime, maintenant qu’elle l’a authentifiée, entre 100.000 et 200.000 dollars (entre 90.000 et 180.000 euros). Selon elle, une partie de la vente sera reversée à Habitat for Humanity qui gère le dépôt-vente où la découverte a eu lieu. Contactés par The Art Newspaper, les responsables de l’association ont fait part de leur «excitation». «Je ne peux pas m’empêcher de penser que ce morceau d’histoire de l’art aurait pu finir dans une décharge, perdu à jamais, si nous n’avions pas organisé cette vente», témoigne la présidente de l’antenne new-yorkaise.


Egon Schiele : un génie.


Ce dessin me rappelle l’admirable poème de Gottfried Benn, en 1912 :

Morgue.

La lecture des commentaires des lecteurs du Figaro se passe, elle, de commentaire…

Ce mardi 6 aoûtt 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

 

 

La perfection de l’interprétation du plus pur fantasque de Carl Philipp Emanuel Bach : Vittorio Forte en son « Abschied »

11juil

Choisir d’écouter _ et d’abord jouer ! _ la musique de clavier de Carl Philipp Emanuel Bach (1714 – 1788)

interprétée sur un piano Steinway

ne semble pas a priori la solution la mieux appropriée à cette musique de sortie du Baroque.

Il m’ a fallu un coup de fil spécial _ et c’est la première fois que celui m’appelait ainsi au téléphone ! _ de Philippe Le Vigneron,

se souvenant de ma prédilection singulière pour ce compositeur,

pour me conseiller d’écouter le CD Abschied du pianiste italien Vittorio Forte

pour m’amener à m’enquérir de ce CD Odradek ODRCD368,

le commander à mon disquaire,

et le recevoir deux ou trois bonnes semaines plus tard ;

et l’apprécier, en effet, comme un chef d’œuvre d’intelligence _ et de rendu à la perfection, sous ses doigts _ de l’art de CPE Bach au clavier,

mais oui, parfaitement !!!

Pareille justesse d’intelligence

de la liberté des humeurs _ absolument fantasques _ du compositeur

n’avait, sur nul instrument, été à ce degré de justesse de perfection

donnée jusqu’ici…

Quel art !

Une interprétation tout bonnement géniale

de musiques tout bonnement géniales elles-mêmes !

Un pur enchantement !

La folie même du génie est à sa plus juste place…

Ce jeudi 11 juillet 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

De petites corrections sur le parcours de ma recherche sur les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel

16mai

Ce jeudi 16 mai 2019,

je me suis employé à reprendre-corriger

sur quelques données factuelles mieux comprises

le parcours de ma recherche,

en sept étapes jusqu’ici,

du dimanche 17 mars, pour mon article de départ,

jusqu’au lundi 13 mai, mes dernières découvertes pour le moment,

à propos des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel ;

même si j’ai bien conscience

que cette recherche peut apparaître comme très éloignée

du principal :

le parcours de création musicale du compositeur.

Mais il m’a simplement semblé

que mon attention-curiosité

était à même de faire un peu progresser cette connaissance-là

_ non centrale, certes.

J’ai donc repris

en les relisant très soigneusement _ j’ai failli écrire impitoyablement _,

et en corrigeant systématiquement

ce qui m’apparaît désormais comme des erreurs

dues à mes ignorances de départ,

au vu de ce que j’ai pu découvrir et apprendre, pas à pas,

au fil de mes recherches.

Chacun des 7 articles

a donc été repris, et rectifié,

sur les éléments qui clochaient

_ souvent en anticipant même un peu (mais pas trop !) sur mes découvertes futures ;

que j’annonçais, ou préparais, un peu ainsi.

Ainsi ai-je pu découvrir, surtout,

qu’avaient existé trois sœurs nommées Marie Delouart ;

et que la seconde d’entre elle avait eu deux filles,

nommées toutes deux Marie Etcheverry

_ éléments biographiques laissés jusqu’ici dans le noir, me semble-t-il…

J’ai compris aussi

que Maurice Ravel avait pu personnellement souffrir

_ sans rien en dire, ni surtout jamais se plaindre si peu que ce soit _,

et cela toute sa vie durant

_ pas seulement en ses débuts de musicien _,

et malgré son incomparable réussite _ absolument extraordinaire _ de créateur _ génial ! _,

de la faiblesse du statut social _ et économique _

hérité de plusieurs générations d’ancêtres cibouriens _ et surtout cibouriennes _ ;

et c’était, bien sûr, avant les retombées des royalties de son Boléro

_ dont a pu profiter, bien plus tard, son frère Edouard ;

ainsi que les invraisemblables héritiers de celui-ci…

Pas de maison-villa à soi _ et ayant pignon sur rue _ à Saint-Jean-de-Luz.

D’où un constant souci de prévoir un peu où il pourrait aller résider un moment

en ses vacances basquaises….


Voici donc cette série de sept articles,

revus et corrigés

en fonction des avancées et découvertes progressives

de ma recherche,

et dans le flux de leur histoire :

Bien sûr,

les lire in extenso, et dans la foulée,

demande du temps

et de la patience…

Mais c’est là le rythme de la recherche ;

ainsi que le mouvement de sa dynamique,

et de la sérendipité…

Et j’essaie d’être toujours le plus précis possible…

J’ai encore pas mal de progrès _ et nouvelles découvertes _

à réaliser…

C’est bien sûr excitant !



Ce jeudi 16 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Idéal Sudbin dans les extraordinaires Sonates n° 31 et 32 de Beethoven

30mar

Certes,

je connais l’immense talent de musicien

de Yevgeny Sudbin.

Mais je dois dire qu’il emporte totalement mon enthousiasme

dans les deux dernières Sonates opus 110 et 111 de Beethoven.

Dont c’est l’allant que j’aime

_ et l’absence totale de pathos.

Que l’on écoute en boucle les 18′ de l’Arietta finale

de son ultime Sonate

_ où nous conduit-elle donc de ce si bon pas?.. _

en ce CD Bis-2208.

Un test qui ne pardonne rien !

Sudbin y est parfait !

Égal en son interprétation

au génie de composition

surhumain

de Beethoven !

Ce samedi 30 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Voici ce qu’en dit Jean-Charles Hoffelé

en un article ce jour de son blog Discophilia

intitulé L’autre visage de Beethoven :

 

L’AUTRE VISAGE DE BEETHOVEN

C’est certain, Yevgeni Sudbin ne fait jamais rien comme les autres : écoutez le dolce de la première Bagatelle de l’Op. 126, cet art de feuler la touche, cette douceur précise _ voilà _ qui modèle chaque nuance. Le vent fou de l’Allegro qui suit vous a une de ses détentes, mais sans les brusqueries que tant y mettent : c’est joué dans le piano, pas sur le piano.

Les Bagatelles viennent après les deux dernières Sonates, elles aussi dégagées de toute ivresse, sauvées de tout excès _ voilà ! _, rendues à leur chant intérieur _ mais oui ! _ : pour l’Arietta _ ce chef d’œuvre absolu _ de l’Opus 111, c’est une bénédiction, progression sereine _ paradoxalement presque effrayante _ qui se déploie du plus profond de la table d’harmonie _ oui _, comme pour le Moderato cantabile de l’Op. 110 : dans le murmure _ oui _, Yevgeni Sudbin est sans rival, dans la concentration du son, même au plus extrême pianissimo probablement aussi.

Sortant de ce beau disque sans abîme, où même le précipice chante _ c’est cela _, je me plonge dans son intégrale des concertos : geste classique, détails infinis qui remodèlent les phrases, élégance naturelle d’un jeu auquel s’accorde la direction sans emphase et historiquement informée d’Osmo Vänskä, tout cela est décidément singulier, mais beethovénien vraiment ?

Point d’achoppement de cette manière si légère et si singulière, l’Empereur, qui ne se déboutonnera jamais, mais tant de retenue et de subtiles relectures font merveille tout au long du Quatrième Concerto et des deux premiers, un peu moins dans le Troisième que précède une merveille : le 24e Concerto de Mozart, joué avec une grâce infinie, des inventions délicieuses, de prodigieuses cadences (du pianiste), tant et si bien que je me demande, si avant de poursuivre chez Beethoven, il ne ferait pas mieux de revenir à l’auteur de Cosi fan tutte.

LE DISQUE DU JOUR

Ludwig van Beethoven(1770-1827)


Sonate pour piano No. 31 en la bémol majeur, Op. 110
Sonate pour piano No. 32 en ut mineur, Op. 111
6 Bagatelles, Op. 126

Yevgeni Sudbin, piano
Un album SACD du label BIS-2208

Ludwig van Beethoven


Concerto pour piano et orchestre No. 1 en ut majeur, Op. 15
Concerto pour piano et orchestre No. 2 en si bémol majeur, Op. 19

Yevgeni Sudbin, piano
Tapiola Sinfonietta
Osmo Vänskä, direction


Un album SACD du label BIS-2078

...

Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791)


Concerto pour piano et orchestre No. 24 en ut mineur, K. 491


Ludwig van Beethoven(1770-1827)


Concerto pour piano et orchestre No. 3 en ut mineur, Op. 37

Yevgeni Sudbin, piano
Minnesota Orchestra
Osmo Vänskä, direction


Un album SACD du label BIS-1978

Ludwig van Beethoven


Concerto pour piano et orchestre No. 4 en sol majeur, Op. 58
Concerto pour piano et orchestre No. 5 en mi bémol majeur, Op. 73 « L’Empereur »

Yevgeni Sudbin, piano
Minnesota Orchestra
Osmo Vänskä, direction


Un album SACD du label BIS-1758

Photo à la une : le pianiste Yevgeni Sudbin – Photo : © DR

L’événement de la publication de l’Intégrale de la Correspondance (1895-1937), écrits et entretiens de Maurice Ravel, aux Editions Le Passeur : à marquer d’une pierre blanche !

12mar

L’intégrale de la Correspondance (1895-1937), écrits et entretiens de Maurice Ravel

_ un ouvrage de 1770 pages _,

par Manuel Cornejo, chez Le Passeur Éditeur,

vient de remporter le Prix du Jury

du Prix France Musique des Muses.

C’est là, en effet, une publication d’une importance majeure !


En voici la quatrième de couverture :

Maurice Ravel (1875-1937) est le compositeur français le plus joué _ voilà ! _ et apprécié dans le monde _ rien moins ! Son Bolero l’a élevé au statut de véritable mythe. Publier sa correspondance, dont la plus grande partie est inédite _ en effet : le travail de recherche de Manuel Cornejo a été considérable : la Préface en fait une rapide narration _, est un événement _ oui ! _ qui dépasse le seul cadre de l’histoire de la musique française _ et concerne l’universel… Il touche l’ensemble du patrimoine culturel. Cet ouvrage offre pour la première fois l’ensemble le plus complet jamais réalisé des écrits publics et privés de Maurice Ravel : 2539 lettres et 148 écrits et entretiens, dont certains traduits de diverses langues étrangères. L’édition scientifique exceptionnelle _ oui ! _, réalisée par Manuel Cornejo au long de deux décennies, éclaire de manière particulièrement vivante _ oui _ la vie _ extrêmement discrète _ et la personnalité _ pudique et quasi secrète, énigmatique… _ du musicien. Le lecteur pourra apprécier l’esprit étonnant de Ravel, la concision de son écriture _ oui ! _, sa générosité, ses doutes, et bien d’autres découvertes encore. L’ouvrage est enrichi de nombreuses annexes, d’une chronologie détaillée qui est un véritable apport à la biographie _ sans filtres s’interposant _ de Maurice Ravel _ voilà ! _, et d’une vingtaine de fac-similés.

Un travail de très grande envergure

_ et absolument passionnant !!! _

pour un génie créateur tout à fait singulier

_ et une création musicale éclatante de charmes…

Ce mardi 12 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

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