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Partager le plaisir du superbe CD Reincken de Clément Geoffroy, à L’Encelade

04nov

Ce dimanche,

réalisant ma petite recension matinale sur le net

des articles parus cette nuit,

voici,

sur le site de Res Musica,

cet excellent article de Cécile Glaenzer  

REINCKEN L’ÉTINCELANT PAR CLÉMENT GEOFFROY

dont les analyses rejoignent tout à fait les miennes

_ cf mes deux articles des 17 et 25 octobre derniers :

 

et   _ ;

et Johann Adam Reincken, ce magnifique compositeur,

comme Clément Geoffroy, cet excellent jeune claveciniste,

méritent parfaitement

pareille unanime reconnaissance

et de leur génie, et de leur talent !

 

REINCKEN L’ÉTINCELANT PAR CLÉMENT GEOFFROY

Johann Adam Reincken (c.1640-1722) :

Toccata en la majeur, Ballett, Toccata en sol mineur, Fugue en sol mineur, Suite en do majeur, Höllandische Nachtigall, Die Meierin, Praeludium en do majeur (transcription par Johann Sebastian Bach BWV 966), Suite anonyme en la mineur.

1 CD Encelade.

Enregistré en décembre 2017 à l’église Sainte-Aurélie de Strasbourg.

Livret français et anglais.

Durée 73:00
Geoffroy-Reincken


Quel bonheur _ mais oui ! _ que cet enregistrement ! Tout y est _ en effet ! _ somptueux : la musique de Reincken _ que oui !!! _, le jeu tour à tour brillant et sensible _ parfaitement ! _ de Clément Geoffroy et le son ample _ oui, en totale concordance avec le faste de cette musique _ du clavecin d’Émile Jobin. Une fois de plus, L’Encelade _ oui, oui, oui ! _ nous offre une pépite.

On connaît trop mal _ comment le comprendre ? quelle profonde injustice ! _ Johann Adam Reincken, organiste de l’église Sainte-Catherine de Hambourg dans la deuxième moitié du XVIIesiècle, et fondateur dans cette ville de la première maison d’opéra d’Allemagne _ rien moins… De son vivant, seules les six sonates composant son Hortus musicus ont été publiées. Mais certaines de ses compositions pour l’orgue et pour le clavecin ont été heureusement copiées par ses contemporains, car sa renommée était immense _ mais oui !!!! _ dans toute l’Europe du Nord. C’est ainsi qu’elles sont parvenues jusqu’à nous et leur grande qualité _ l’expression est encore trop modeste _ atteste du bien-fondé de la réputation de leur auteur. Dans cet enregistrement, Clément Geoffroy a choisi d’ajouter quelques pièces dont l’attribution est douteuse, dont une suite en la mineur qui pourrait être de la main de Johann Pachelbel. Johann Sebastian Bach lui-même a transcrit certaines sonates de l’Hortus musicus pour clavier, et nous en entendons ici un exemple méconnu.

Le jeu inspiré du jeune claveciniste fait merveille _ oui _ dans ce répertoire, tant dans la virtuosité propre au stylus fantasticus _ bien sûr : flamboyant ! _ que dans l’écriture à la française _ oui : Hambourg était un riche port hanséatique en communication avec toute l’Europe ; dont la France rayonnante de Louis XIV… _ des allemandes et sarabandes où son toucher sensible rend parfaitement les qualités expressives _ merveilleuses _ du compositeur. Une toute petite réserve, cependant, est appelée par la vélocité parfois un peu inutilement nerveuse, comme dans la fugue en sol mineur. Deux sommets dans ce programme : deux airs à variations, le premier intitulé Ballett et le deuxième sur l’air de La Meierin, emprunté à Johann Jakob Froberger _ (1616 – 1667) : autre compositeur sublime !, que dis-je, sublimissime !!! et passé par Paris ; et grand ami du génial  Louis Couperin (1626 – 1661). Cette dernière grande partita nous offre dix-huit variations admirables qui rappellent les variations de son ami Buxtehude _ 1637 – 1707 _ sur La Capricciosa et préfigurent les Variations Goldberg de Bach _ oui : une tradition majeure !!! On y admire, à chaque reprise, la science de l’ornementation de l’interprète, d’un goût très sûr _ oui.

Le choix du clavecin, un instrument d’Émile Jobin s’inspirant de la facture flamande des Rückers, est parfait _ en effet _ : un son éclatant et précis _ oui ! _ au service du _ très riche et soigné _ contrepoint de Reincken. L’accord au tempérament inégal (Lambert-Chaumont) lui confère une palette de couleurs très riche _ mais oui. Quant à la notice du livret, signée par Clément Geoffroy lui-même, elle témoigne de la grande culture et de la curiosité féconde _ c’est très important _ de ce jeune claveciniste qui nous emmène avec bonheur _ oui, oui, oui _ hors des sentiers battus _ et là, c’est entièrement de notre faute.

Courez vite vous nourrir de l’enchantement

de ce CD Johann Adam Reincken : Toccatas, Partitas & Suites,

L’Encelade ECL 1705.

Ce dimanche 4 novembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

La soufflante complicité de Tanja et Christian Tetztlaff et Lars Vogt, dans les Trios de Dvorak (suite) : une re-découverte !

03nov

Comme en complément inespéré

et merveilleux

à mon article d’hier

_ _,

hommage ce jour

au trio étincelant et profond

que forment la sœur Tanja, violoncelliste,

le frère Christian Tetzlaff, violoniste,

et le pianiste, leur très proche et magnifique complice, Lars Vogt,

cette fois dans les Trios opus 65 et 90 (« Dumky« )

du très grand Antonin Dvorak,

pour le CD Ondine ODE 1316-2.

Quel jeu stupéfiant !!!

Quelle perfection de l’interprétation !

Sans le moindre maniérisme :

seule la profonde intelligence de la musique du maître…

Et comme Lars Vogt a mille fois raison de clamer _ c’est un pur cri du cœur ! _ en page 11 du livret,

en conclusion de l’entretien des trois interprètes avec Friederike Westerhof,

ceci :

« For me Dvorak is the greatest discovery

_ voilà, pour ce qui le concerne, et en son répertoire : classique et romantique principalement _

of the last twenty years ;

the love I have for this incredible genius who speaks to us with such great art

and yet so completely directly

has become deeper and deeper« .

Mélomane, je suis moi aussi venu plutôt tardivement au génie de Dvorak ;

et j’ai d’autant mieux plaisir à lui rendre complètement les armes désormais…

Grâce à de tels interprètes, bien entendu !!!

Ce CD Dvorak par ces trois interprètes

est une réussite absolue !

et une bénédiction pour nous qui l’écoutons

et ré-écoutons…


Ce samedi 3 novembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa 

A propos du double album « Nouvelles Suites » de Louis Couperin, par Christophe Rousset

18oct

Pour prolonger

beaucoup plus substantiellement

mon bien trop bref aperçu _ un simple signal de parution _ du 5 septembre dernier

sur le double CD Nouvelles Suites (Harmonia Mundi HMM 902501.02) 

que Christophe Rousset vient de consacrer au merveilleux Louis Couperin (1626 – 1661),

compositeur que je porte au pinacle de toute la musique française,

voici le très bon article Nouvelle Suites de l’autre Couperin, par Christophe Rousset

que Jean-Charles Hoffelé consacre ce jour à ce double album

sur le site de Res Musica :

NOUVELLES SUITES DE L’AUTRE COUPERIN, PAR CHRISTOPHE ROUSSET

Louis Couperin (1626-1661) : Onze Nouvelles Suites de clavecin.

Christophe Rousset, clavecin.

2 CD Harmonia Mundi.

Enregistré à la Cité de la musique en janvier 2018.

Livret en français et en anglais reproduisant un grand entretien avec Christophe Rousset et Jean-Claude Battault.

Durée : 120:26

Couperin Nouvelles Suites Rousset HM

Le clavecin du grand Louis : Christophe Rousset exhausse l’art de Louis Couperin sur un instrument idéal.

Voici neuf ans Christophe Rousset abordait aux rives passionnées de la musique de Louis Couperin, alternant pour le label Aparté foucades et pointes sèches sur un beau Louis Denis de 1658, prétexte à un double album où l’instrument suscitait le répertoire. C’est encore  les noces d’un clavecin historique et d’une musique que célèbre ce nouvel enregistrement.

En entendant Le Moutier de la Suite en Ut, on comprend que le splendide Couchet du Musée de la Musique est idéalement destiné au répertoire du XVIIe siècle, affaire de sonorité, qu’épice sa tierce pure, qui donne de ces musiques une autre image harmonique, plus roide.

Comme tous les interprètes du Grand Louis, Rousset a dû constituer ses propres suites, puisque les pièces nous sont parvenues en ordre dispersé _ voilà. Il les assemble logiquement par famille tonale, et soudain ce sont des univers particuliers _ on ne peut plus singuliers, en effet _ qui surgissent. Le génie _ voilà !!! _ de Louis Couperin aura été d’introduire dans une pratique du clavecin encore fortement influencée par l’art des luthistes _ oui _ une puissance expressive qui passe par une harmonie astringente. Rousset la fait entendre dans toute sa sauvage audace, aidé par ce clavecin impérieux, mais il souligne plus encore le goût du compositeur pour les grandes architectures, pour les gestes amples où parait un baroque à la fois sévère et fastueux.

Les fameux Préludes non mesurés où éclate le génie expressif du compositeur sont empoignés, déclamés, exposés, littéralement ils projettent les Suites dans de nouveaux univers d’expression comme de nature sonore. Sans négliger la fantaisie d’une Blandine Verlet, le ton âpre, le jeu visionnaire et roide que Rousset accorde à son instrument vont plus loin dans le théâtre de ce génie du baroque français, trop éclipsé _ faute de mieux connaître cette musique de Louis Couperin _ par son neveu François. Il faudrait un second volume pour qu’encore une fois cette adéquation parfaite résonne.

Voilà.

Mais on ne manquera pas de revenir

aussi

aux merveilleuses interprétations que donna,

et à diverses reprises

_ Philips, 1988, DHM 1999, Philips 1992, Alpha 2007, tout particulièrement ;

et j’en oublie probablement pas mal d’autres… _

de ces œuvres de Louis Couperin,

l’immense Gustav Leonhardt.

Ce jeudi 18 octobre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

Un très original et marquant CD Purcell « Songs and Dances » par les excellents Musiciens de Saint-Julien du parfait François Lazarevitch

06oct

J’aime énormément la musique de Henry Purcell (1659 – 1695),

et j’apprécie beaucoup, beaucoup,

CD après CD _ chez Alpha, depuis l’origine _,

le travail discographique et musical _ d’excellence _ de François Lazarevitch,

à la tête de ses Musiciens de Saint-Julien.

Cette fois,

et à nouveau

_ à chaque fois, même ! _,

me voici surpris,

et enchanté,

par ce que le talent de l’artiste

réussit à tirer de ces chefs d’œuvre _ à nuls autres pareils _ de Purcell

_ et quelle perte absolue, de fait, fut sa mort pour la musique en Angleterre, dans le siècle qui suivit…

Ici,

en ce CD Purcell Songs and Dances,

soit le CD Alpha 419,

nous voici cette fois un peu pris à contrepied,

d’une part,

du fait par la place que prennent dans la constitution même du programme,

les airs chantés par le contreténor Tim Mead,

et d’autre part,

par la primauté des sons aigus de la flûte

_ tant la flûte à bec que la flûte traversière (auxquels il faut ajouter le son aigu lui aussi de la musette) _

de François Lazarevitch,

menant la danse de ses Musiciens de Saint-Julien,

quand nous nous attendons plutôt

à la gravité berçante et plongeante des sonorités des hautbois et bassons,

c’est-à-dire surtout des graves

_ même si existent incontestablement ici aussi des hautbois et des bassons _,

dans l’interprétation de la musique

à la fois si profonde et si chantante _ et incomparablement dansée, avec une supérieure élégance : à la française ! _ de Purcell.


Purcell est un génie de la musique,

et François Lazarevitch n’est pas du tout mal non plus

en grâce musicale !!!

A nouveau une réussite discographique et musicale

qui fait date !

Ce samedi 6 octobre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa 

Louis Couperin (1626 – 1661), oncle de François (1668 – 1733) : de magnifiques Nouvelles Suites de clavecin, par Christophe Rousset

05sept

 

Après un excellent coffret de 2 CDs de François Couperin (1668-1733, le neveu)
par Daniel Cuiller
voici que Harmonia Mundi nous offre aussi
un double excellent CD Louis Couperin (1626-1661, l’oncle),
Nouvelles Suites de clavecin,
par Christophe Rousset :
un album HMM 902501.02.

Nous ne sommes plus tout à fait au même siècle,

mais la musique de Louis Couperin,

_ lui qui fut un ami du génial Johan-Jakob Froberger (1616 – 1667),

et un protégé de Jacques Champion de Chambonnières (1601 – 1672) _,

est rien moins qu’un des sommets majeurs de TOUTE la musique française…

Indispensable !!!



Ce mercredi 5 septembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

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