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Les Scarlatti de Lucas Debargue : une exploration des infinies surprises d’un génie musical unique

10oct

Domenico Scarlatti (1685 – 1757) est un génie phénoménal de la musique

_ dont les enregistrements discographiques mériteraient d’être remboursés par la Sécurité sociale !… _ ;

et Lucas Debargue est un jeune pianiste à la puissante personnalité.

Ce dernier publie chez Sony un splendide coffret de 4 CDs de 52 Sonatas de Domenico Scarlatti

_ le coffret Sony 19075944462 _

interprétées sur un piano Bösendorfer 280 VC ;

dont l’écoute, hyperstimulante

_ et sans la moindre agressivité, ni maniérisme _,

est rien moins que passionnante.

Le livret de ce coffret

est aussi riche d’informations précieuses et nouvelles

que le livret du récent Scarlatti, Sonates / 6 de Pierre Hantaï, au clavecin

_ cf mon article du 13 septembre dernier : _

En son tout premier CD Lucas Debargue Scarlatti Chopin Liszt Ravel

_ le CD Sony 88875192982, paru en 2016 _,

le jeune Lucas Debargue avait commencé son récital par quatre Sonatas de Domenico Scarlatti

_ les Sonatas K208, K24, K132 et K141 _,

et l’avait conclu par un Variation Scarlatti/Debargue sur la Sonata K208 de Scarlatti.


Mais à l’écoute,

ces interprétations de Domenico Scarlatti de 2016

crèvent d’une outrance juvénile et maniérée difficilement supportable aujourd’hui !

_ l‘excès était aussi ce qui caractérisait le tout premier CD Scarlatti de Pierre Hantaï,

dont les interprétations des 5 CDs suivants, en place, sont proprement géniales…

Le coffret Scarlatti 52 Sonatas de Lucas Debargue qui paraît aujourd’hui

est, lui, d’une magnifique justesse !

Tout est désormais en place !

dans la jubilation de la création

tant de la composition du compositeur

que l’interprétation de l’interprète…


Sans jamais la moindre pesanteur,

ni répétition !

Mais toujours la jubilation de la surprise !!!

Quelle vie en cette formidable musique !


Ce jeudi 10 octobre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Pierre Hantai : le connaisseur approfondi du monument considérable des Sonates de Domenico Scarlatti _ une réincarnation du génie musical du compositeur

13sept

Le CD Scarlatti. Sonates/6 de Pierre Hantaï

_ le CD Mirare  MIR422 _,

avec les 17 nouvelles sonates de Domenico Scarlatti (1685 – 1757)

qu’il nous offre,

est non seulement une nouvelle merveille discographique pour l’interprétation de la musique de ce compositeur vraiment extraordinaire,

mais un apport irremplaçable,

de la part de Pierre Hantaï lui-même

_ du fait de la profondeur de l’expérience acquise auprès de son arpentage minutieux (et génial !), année après année, des 555 Sonates en question _,

à la connaissance fouillée de cet étrange monument

_ en l’absence d’indications laissées par le compositeur lui-même, en accompagnement de ses Sonates (à la notable exception des 30 publiées (avec soin) par le compositeur à Londres en 1738, sous le titre d’Essercizi _

que constitue le presque massif de ces 555 Sonates,

par la note très détaillée _ signée de Pierre Hantaï _ qui nous est proposée aux pages 7 à 9 du livret,

sous le titre _ éminemment modeste _ de Quelques remarques sur la chronologie de l’œuvre de Scarlatti.

Pierre Hantaï y reprend et développe des analyses et constatations commencées à donner par lui-même dans les déjà très précieux livrets de ses précédents CDs scarlattiens :

C’est peu à peu et lentement en son œuvre, en effet, que la musique de Scarlatti s’épanouit et laisse de mieux en mieux éclater son irradiant génie _ qu’un Chopin (1810 – 1849) aura bien su relever et noter, comme le souligne Pierre Hantaï.


Pierre Hantaï, à la page précédente du livret, page 6, n’aura pas manqué d’étayer sa thèse d’une rencontre parisienne, « au printemps 1724, puis à l’été 1725 » entre Domenico Scarlatti et Jean-Philippe Rameau (1683 – 1764)

_ avec, à l’appui de ce fait, l’usage, par Rameau, de quelques brillantes et idiosyncrasiques innovations scarlatiennes, dans L’Egyptienne, La Poule ou Les Trois mains

Alors que Scarlatti, en sa sonate K 547, « intègre à profusion le fameux thème des Cyclopes » de Rameau…

Nul n’est besoin de préciser, en sus, que le génie de Domenico Scarlatti brille de mille feux sous les doigts merveilleux _ sans virtuosité gratuite ! _ de Pierre Hantaï en cette nouvelle pierre d’hommage au compositeur.


Comme si Domenico Scarlatti avait trouvé en Pierre Hantaï une incarnation nouvelle de son génie musical multiforme…

Ce vendredi 13 septembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Un Egon Schiele découvert dans un dépôt-vente du Queens, à New-York…

06août

Ce soir,

je découvre cet article-ci _ non signé _ dans le Figaro :

Un dessin original d’Egon Schiele découvert dans un dépôt-vente du Queens


Un dessin original d’Egon Schiele découvert dans un dépôt-vente du Queens


Un dessin original d’Egon Schiele découvert dans un dépôt-vente du Queens


Promis à la décharge, le petit croquis, estimé entre 100.000 et 200.000 dollars, a été découvert par un amateur _ un peu éclairé déjà… Selon l’experte américaine qui l’a authentifié, il a été réalisé dans les derniers mois avant la mort de l’artiste autrichien _ Egon Schiele : Tull an der Donau, 12 juin 1890 – Vienne, 31 octobre 1918.


La découverte a de quoi faire rêver _ certes ! en effet ! En juin 2018, la marchande d’art Jane Kallir, spécialiste de l’expressionnisme allemand et autrichien, reçoit un e-mail intrigant. Un homme prétend avoir trouvé un petit dessin dans le bazar d’un dépôt-vente solidaire du Queens, à New York. Sur la photo très floue jointe au mail, la directrice de la Galerie St. Etienne devine une jeune femme allongée sur le dos, nue. Le style rappelle celui d’Egon Schiele, mais Jane Kallir reste prudente. «Dans 90% des cas, les gens se trompent. Ce sont de méchantes copies», raconte l’experte à The Art Newspaper. Pour en avoir le cœur net, elle demande cependant une photo de meilleure qualité à l’acheteur. Son mail restera longtemps sans réponse.


Près d’un an plus tard, en mai dernier, Jane Kallir reçoit une nouvelle photographie de bien meilleure qualité cette fois. Et ce qu’elle voit l’intrigue au point qu’elle demande à son correspondant de venir lui présenter la découverte à sa galerie. Devant le dessin, plus de doute possible _ voilà _ pour l’experte. Il s’agit, explique-t-elle, d’un dessin authentique et original. Après quelques recherches, elle reconnaît l’un des modèles réguliers du peintre, une adolescente qui posait «parfois seule, parfois en venant avec sa mère en 1918», juste avant la mort de Schiele. Le croquis appartiendrait même, selon elle, à une série de 22 dessins, dont deux autres pourraient provenir de la même séance. L’ensemble aurait constitué le travail préparatoire à une lithographie bien référencée de l’artiste autrichien intitulée Mädchen (Fille), imprimée quatre ans après sa mort.


Le dessin est maintenant proposé à la vente. Son acheteur, qui souhaite rester anonyme, n’a pas précisé combien il l’avait payé. Mais Jane Kallir l’estime, maintenant qu’elle l’a authentifiée, entre 100.000 et 200.000 dollars (entre 90.000 et 180.000 euros). Selon elle, une partie de la vente sera reversée à Habitat for Humanity qui gère le dépôt-vente où la découverte a eu lieu. Contactés par The Art Newspaper, les responsables de l’association ont fait part de leur «excitation». «Je ne peux pas m’empêcher de penser que ce morceau d’histoire de l’art aurait pu finir dans une décharge, perdu à jamais, si nous n’avions pas organisé cette vente», témoigne la présidente de l’antenne new-yorkaise.


Egon Schiele : un génie.


Ce dessin me rappelle l’admirable poème de Gottfried Benn, en 1912 :

Morgue.

La lecture des commentaires des lecteurs du Figaro se passe, elle, de commentaire…

Ce mardi 6 aoûtt 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

 

 

La perfection de l’interprétation du plus pur fantasque de Carl Philipp Emanuel Bach : Vittorio Forte en son « Abschied »

11juil

Choisir d’écouter _ et d’abord jouer ! _ la musique de clavier de Carl Philipp Emanuel Bach (1714 – 1788)

interprétée sur un piano Steinway

ne semble pas a priori la solution la mieux appropriée à cette musique de sortie du Baroque.

Il m’ a fallu un coup de fil spécial _ et c’est la première fois que celui m’appelait ainsi au téléphone ! _ de Philippe Le Vigneron,

se souvenant de ma prédilection singulière pour ce compositeur,

pour me conseiller d’écouter le CD Abschied du pianiste italien Vittorio Forte

pour m’amener à m’enquérir de ce CD Odradek ODRCD368,

le commander à mon disquaire,

et le recevoir deux ou trois bonnes semaines plus tard ;

et l’apprécier, en effet, comme un chef d’œuvre d’intelligence _ et de rendu à la perfection, sous ses doigts _ de l’art de CPE Bach au clavier,

mais oui, parfaitement !!!

Pareille justesse d’intelligence

de la liberté des humeurs _ absolument fantasques _ du compositeur

n’avait, sur nul instrument, été à ce degré de justesse de perfection

donnée jusqu’ici…

Quel art !

Une interprétation tout bonnement géniale

de musiques tout bonnement géniales elles-mêmes !

Un pur enchantement !

La folie même du génie est à sa plus juste place…

Ce jeudi 11 juillet 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

De petites corrections sur le parcours de ma recherche sur les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel

16mai

Ce jeudi 16 mai 2019,

je me suis employé à reprendre-corriger

sur quelques données factuelles mieux comprises

le parcours de ma recherche,

en sept étapes jusqu’ici,

du dimanche 17 mars, pour mon article de départ,

jusqu’au lundi 13 mai, mes dernières découvertes pour le moment,

à propos des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel ;

même si j’ai bien conscience

que cette recherche peut apparaître comme très éloignée

du principal :

le parcours de création musicale du compositeur.

Mais il m’a simplement semblé

que mon attention-curiosité

était à même de faire un peu progresser cette connaissance-là

_ non centrale, certes.

J’ai donc repris

en les relisant très soigneusement _ j’ai failli écrire impitoyablement _,

et en corrigeant systématiquement

ce qui m’apparaît désormais comme des erreurs

dues à mes ignorances de départ,

au vu de ce que j’ai pu découvrir et apprendre, pas à pas,

au fil de mes recherches.

Chacun des 7 articles

a donc été repris, et rectifié,

sur les éléments qui clochaient

_ souvent en anticipant même un peu (mais pas trop !) sur mes découvertes futures ;

que j’annonçais, ou préparais, un peu ainsi.

Ainsi ai-je pu découvrir, surtout,

qu’avaient existé trois sœurs nommées Marie Delouart ;

et que la seconde d’entre elle avait eu deux filles,

nommées toutes deux Marie Etcheverry

_ éléments biographiques laissés jusqu’ici dans le noir, me semble-t-il…

J’ai compris aussi

que Maurice Ravel avait pu personnellement souffrir

_ sans rien en dire, ni surtout jamais se plaindre si peu que ce soit _,

et cela toute sa vie durant

_ pas seulement en ses débuts de musicien _,

et malgré son incomparable réussite _ absolument extraordinaire _ de créateur _ génial ! _,

de la faiblesse du statut social _ et économique _

hérité de plusieurs générations d’ancêtres cibouriens _ et surtout cibouriennes _ ;

et c’était, bien sûr, avant les retombées des royalties de son Boléro

_ dont a pu profiter, bien plus tard, son frère Edouard ;

ainsi que les invraisemblables héritiers de celui-ci…

Pas de maison-villa à soi _ et ayant pignon sur rue _ à Saint-Jean-de-Luz.

D’où un constant souci de prévoir un peu où il pourrait aller résider un moment

en ses vacances basquaises….


Voici donc cette série de sept articles,

revus et corrigés

en fonction des avancées et découvertes progressives

de ma recherche,

et dans le flux de leur histoire :

Bien sûr,

les lire in extenso, et dans la foulée,

demande du temps

et de la patience…

Mais c’est là le rythme de la recherche ;

ainsi que le mouvement de sa dynamique,

et de la sérendipité…

Et j’essaie d’être toujours le plus précis possible…

J’ai encore pas mal de progrès _ et nouvelles découvertes _

à réaliser…

C’est bien sûr excitant !



Ce jeudi 16 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

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