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En forme de parenthèse, au réveil ce matin, l’enchanteresse pudeur délicatissime du piano de Maurice Ravel par Clément Lefebvre…

18nov

L’article d’hier intitulé « Ravel danse« 

que le toujours sagace Jean-Charles Hoffelé consacre au CD Ravel (le CD Evidence EVCD 083) de ce magicien justissime qu’est le pianiste Clément Lefebvre

_ cf mon article du 9 juin 2018 : _,

me donne l’idée de rechercher sur le web quelque podcast

de ce nouvel enregistrement…

Et voici que, comme miraculeusement,  je tombe sur cette merveille-cidélicatissime,

d’une durée de 66′,

à écouter et ré-écouter pour notre plus parfait enchantement…

Voici donc ce que, hier, Jean-Charles Hoffelé disait de cette interprétation du piano de Ravel par Clément Lefebvre,

une magique expression de la pudeur, aux antipodes des hystéries expressionnistes, du parfait génie musical _ si parfaitement français… _ de Maurice Ravel :

RAVEL DANSE

Quitte à pénétrer dans le mystère _ oui : d’une intensité légérissime… _ du piano de Ravel, Clément Lefebvre choisit l’entrée de la danse _ voilà… _ : même la Sonatine a son Menuet qu’il joue quasi en le chantant, troubadour à la fois émerveillé et nostalgique _ voilà qui est parfaitement exprimé. Les gris colorés _ un justissime oxymore _ du Modéré n’auront pas été moins émouvants _ oui _ sous des doigts aussi poétiques _ oui ! _, qui évoqueront, tout au long de ce disque au cours duquel on retient son souffle _ voilà, afin d’être le plus parfaitement en situation de percevoir les moindres subtilissimes nuances de ce chant si délicatement dansé… _, la sensualité _ oui, secrète… _ comme le deuil _ oui _, avec cette touche de pudeur _ oui _ qui est un des secrets _ mais oui ! _ de l’auteur de L’Enfant et les sortilèges.

Valses nobles plus interrogatives _ et rêveuses _ que brillantes (et dansées en doigts légers, avec des éclats de lumière _ toutes ces notations sont très justes… _), avec pour l’ultime ce retour des thèmes comme autant de fantômes _  oui : d’un romantisme aux antipodes d’un romantisme exacerbé… _ où il se souvient du ballet un peu fantasque _ oui : Ravel est un visionnaire cousin du classisisme toujours contenu de Chopin… _ qu’y évoquait Vlado Perlemuter, Pavane au tempo parfait qui en avive encore la touche élégiaque _ oui _, Menuet antique alerte, heureux, juste ombré comme il faut _ à la Watteau _ , et celui sur le nom de Haydn, touchant juste dans sa nostalgie souriante et pourtant mystérieuse _ à la François Couperin _, entendez l’assombrissement qu’enveloppe de sfumato un jeu de pédale savant ; quel dommage de ne pas y avoir ajouté en coda le petit Prélude qui contient la même nuance d’émotion.

Tout cela conduit à un Tombeau de Couperin ailé, volubile _ oui _, où le clavier ne pèse rien mais où tout chante _ oui _ comme du Mozart, la Forlane, le Menuet et ses regrets, et jusqu’aux feux d’artifice d’une Toccata où s’invite le souvenir de Mouvement de Claude Debussy.

Mais j’y pense !, ce piano lumineux et tendre _ voilà… _, capable de mystère et de sombre aussi _ mais oui _, irait comme un gant à l’auteur des Images. Demain peut-être, mais en attendant perdez-vous _ oui _ dans ce Ravel touché par la grâce et l’émotion _ oui…

LE DISQUE DU JOUR

Maurice Ravel (1875-1937)


Sonatine, M. 40
Menuet sur le nom de Haydn, M. 58
Valses nobles et sentimentales, M. 61
Menuet antique, M. 7
Pavane pour une infante défunte, M. 19
Le tombeau de Couperin,
M. 68

Clément Lefebvre, piano

Un album du label Evidence EVCD083

Photo à la une : le pianiste Clément Lefebvre – Photo : © Jean-Baptiste-Millot

Soit une forme d’enchanteresse récréation musicale, en quelque sorte apéritive pour la journée qui s’ouvre,

au milieu de la poursuite de mes recherches ravéliennes cibouriennes…

Ce jeudi matin 18 novembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Pour les 10 ans du décès de la pianiste Tatiana Shebanova (1953 – 2011), ré-édition de ses sublimes 14 CDs Chopin !

06sept

Ce fut avec un profond émerveillement que j’ai découvert l’année 2010 précédant son décès _ dont j’ignorais tout alors : nul n’en ayant jamais parlé jusqu’alors en une revue musicale française !.. _ les enregistrements Chopin de cette extraordinaire (et trop discrète) interprète de Chopin qu’a été la sublime Tatiana Shebanova (Moscou, 12 janvier 1953 – Varsovie, 1er mars 2011).

Mon article du samedi 30 juin 2012

fit le récit enthousiaste _ et très détaillé, en même temps qu’un peu rétrospectif _ de cette découverte infiniment reconnaissante :

quelle parfaite interprète de Chopin nous avons eue là !..

Le sublime Chopin « en vérité » de Tatiana Shebanova _ in memoriam

— Ecrit le samedi 30 juin 2012 dans la rubriqueMusiques”.

C’est un peu par hasard, l’été 2011, que j’ai découvert, d’abord la collection merveilleuse « The Real Chopin« , en son œuvre complète sur instruments anciens _ un piano Pleyel de 1848 et un piano Érard de 1849, pour commencer ; vient de s’y adjoindre (en novembre 2010) un piano Érard de 1838 pour un CD de Janusz Olejniczak, le CD NIFCCD 030, comportant des Mazurkas (6), des Polonaises (2), des Valses (4), des Nocturnes (3) et la Ballade opus 23 : tous instruments admirables ! _, du Narodowy Institut Fryderyka Chopina, de Varsovie, éditée pour le deux-centième anniversaire de la naissance de Frédéric Chopin (Varsovie, 1er mars 1810 – Paris, 17 octobre 1849)  ;

puis que, en approfondissant ma recherche, CD après CD, j’ai admiré et aimé considérablement les doigts proprement magiques de Tatiana Shebanova (Moscou, 12 janvier 1953 – Varsovie, 1er mars 2011), en de sublimes cadeaux, l’un après l’autre de 5 CDs _ les CDs NIFCCD 005, 007, parus en 2007, 017 et 018, parus en 2010, puis, cette année-ci, 2012, le CD « in memoriam«  021, comportant les 24 Préludes opus 28 (ainsi que le Prélude opus 45), enregistrés le 30 juin 2009, et la Sonate en si bémol majeur opus 35, dite « funèbre« , enregistrée le 20 avril 2010… _, de cette musique de Chopin sublimement donnée ici en sa rayonnante toute simple mais sidérante chaleureuse vérité et beauté : sur le piano Érard de 1849 de l’Institut…

L’Institut Frédéric Chopin de Varsovie a, en effet, publié en novembre 2010 un coffret de 21 CDs

(numérotés de 000 _ pour un enregistrement de Raul Koczalski (1884-1948) sur un piano Pleyel de 1847, le 21 février 1948 _ à 020 _ les enregistrements des 20 CDs 001 à 020 se sont déroulés de mars 2005 à décembre 2009 (et même le 19 janvier 2010 pour quelque(s) pièce(s) du CD 0018, par Tatiana Shebanova, justement… : probablement la Sonate « funèbre » opus 35 de 1839 _),

donnant à écouter l’œuvre intégral de Frédéric Chopin sur ces pianos Pleyel (de 1848) et Érard (de 1849) aux sonorités chaleureuses confondantes… Et c’est un élément décisif de leur si réjouissante réussite !!!

J’avais bien relevé, auparavant, une excellente critique d’un enregistrement Chopin de cette collection par Nelson Goerner, mais je devais alors avoir d’autres centres d’intérêt que la musique de Chopin pour ne pas demander à l’écouter, ni me le procurer… Et c’est probablement le nom du pianiste Howard Shelley qui, en ce début d’été 2010, m’a incité à écouter, puis m’a fait découvrir, CD après CD, avec une jouissance immédiate ! passionnément mêlée à une non moins hyper-jouissive curiosité à profusion comblée !, cette merveilleuse collection d’enregistrements sur instruments anciens de l’œuvre du « real Chopin » !

Si bien que j’ai demandé à en écouter, après ce tout premier CD Shelley de la collection de l’Institut Frédéric Chopin de Varsovie, d’autres,

à commencer par les enregistrements de Nelson Goerner, tous mieux qu’excellents, proprement enthousiasmants ! :

les CDs 003 (les 4 Ballades ainsi que 3 Nocturnes),

009 (les œuvres pour piano et orchestre autres que les 2 concertos pour piano : les justement fameuses Variations opus 2 sur Là ci darem la mano de Don Giovanni de Mozart, fameuses par le mot d’enthousiasme pur de Robert Schumann pour la musique d’un musicien parfaitement inconnu de lui jusque là et dont il découvrait, à la seule lecture, la partition : « Chapeau bas, Messieurs, un génie ! » ; la Fantaisie sur des Airs polonais opus 13 ; le Rondo de Concert à la Krakowiak opus 14 ; et l’Andante spianato et Grande Polonaise brillante opus 22)

et 016 (les Mélodies opus 74, Nelson Goerner accompagnant la soprano Aleksandra Kurzak et le baryton Mariusz Kwiecien) ;

et plus tard le CD 023 (les 9 Mélodies de l’opus 74 pour voix de soprano, Nelson Goerner accompagnant cette fois la délicieuse Dorothee Mields, les chantant une fois en polonais et l’autre en allemand).

Puis j’ai écouté (et beaucoup aimé aussi) les CDs de Janusz Olejniczak de cette collection :

le CD 008 (5 Mazurkas, la Sonate opus 35, etc.),

et le CD 011 (3 Polonaises, 2 Nocturnes, 5 Mazurkas et 1 Valse) ;

et plus tard, tout récemment, le CD 030, sur un piano Pleyel de 1838, cette fois (6 Mazurkas, 2 Polonaises, 4 Valses, 3 Nocturnes et la Ballade opus 23).


De même que j’ai extrêmement apprécié le CD 010 de Kevin Kenner (les 4 Impromptus, le Scherzo opus 39, etc.).

Au total, j’ai acheté ainsi, un par un, 14 de ces 20 CDs, par des artistes divers…

Mais ma découverte fondamentale _ voilà !!! _ fut le jeu magique proprement stupéfiant de grâce et de justesse chopinienne de la magnifique Tatiana Shebanova !

J’ignorais tout de cette interprète, à l’exception de ce dont m’informaient, au fil de mon écoute de ces quatre premiers CDs _ 005, 007, 017 et 018 _, les notices de ces disques de cette collection de l’Institut Frédéric Chopin de Varsovie ; et ne fus guère récompensé, non plus, par ma recherche sur Google : l’indication, sur un site en anglais, que la musicienne « passes away » _ mais sans mention de date ! _ me troubla profondément, cet été 2011-là, mais je ne réussis ni à la confirmer, ni l’infirmer, nulle part, alors… J’en restais donc à cette hypothétique disparition dont nul media n’avait fait, à ma connaissance, ni mention, ni a fortiori commentaire !..


Bien sûr, je communiquais _ et fit partager ! _ mon enthousiasme musical à mes disquaires préférés, au fil de mes écoutes (enchantées !) successives ; et je leur commandais illico presto 2 des CDs de Tatiana Shebanova sur lesquels je n’étais pas parvenu à mettre la main…


Je ne me souviens plus aujourd’hui quel avait été l’ordre de ces écoutes-découvertes progressives miennes de ces CDs Chopin de Tatiana Shebanova ; mais l’enthousiasme ne se démentit certes pas, bien au contraire ! j’étais de plus en plus stupéfait d’enthousiasme pour cette justesse absolue d’interprétation du « real Chopin » !!! de Tatiana Shebanova ; et je remarquais au passage combien les Mazurkas, moins célèbres que les Etudes ou les Polonaises, constituaient sans doute le cœur battant de la création la plus intime et vibrante de sens _ et chaleureuse ! _ de Frédéric Chopin !.. Et les réalisations de Shebanova constituaient le summum de cette magnifique collection : bientôt je me procurais l’intégrale de ces enregistrements en mettant la main sur le coffret des 21 CDs !


Bref, je proclamais partout haut et fort cette jubilatoire _ et chaleureuse _ admiration…

Si bien que, quand parut au printemps 2012 _ car la collection d’enregistrements anciens de l’Institut Frédéric Chopin de Varsovie se poursuit : et toujours magnifiquement ! même sans Shebanova désormais : nous en sommes à ce jour au numéro 023… _, en mars ou en avril, un nouveau CD _ proprement sublime ! _, intitulé « in memoriam Tatiana Shebanova« , des 24 Préludes opus 28 (+ le prélude opus 45) et la Sonate dite « funèbre » opus 35, je fus au comble et de la jouissance pour ce CD miraculeux (NIFC CD 021) de justesse de beauté,

et de la détresse, pour la perte prématurée (hélas confirmée ainsi !) de cette musicienne magicienne qu’avait été Tatiana Shebanova (Moscou, 12-1-1953 – Varsovie, 1-3-2011) :

je note au passage que Tatiana Shebanova est morte (d’un cancer) 201 ans jour pour jour après la naissance de Frédéric Chopin, le 1er mars 1810 !

Voici deux messages adressés à mon amie la Fée Morgane pour lui donner à partager cet enthousiasme musical :

De :   Titus Curiosus
Objet : Chopin/Shebanova au Fryderyk Chopin Institute de Varsovie
Date : 19 mai 2012 18:32:19 HAEC
À :   Fata Morgana

Voici les 5 CDs Chopin/Shebatova existant
dans l’édition du Fryderyk Chopin Institute de Varsovie…

Pour moi,
la quintessence de Chopin
se trouve dans les Mazurkas…

Vient de paraître aussi, mais sans Shebatova hélas, un excellent DVD (Glossa GVD 921114)
retransmettant un des concerts de l’anniversaire Chopin à Varsovie,
sur le même piano Érard de 1849,
avec Nelson Goerner, Kevin Kenner et Janusz Olejniczak (tous très bons !!!)
et l’orchestre du XVIIIe siècle dirigé par Frans Bruggen,
pour les œuvres de Chopin avec piano et orchestre : un Chopin mozartien…

Titus


Chopin: 24 Preludes, Op. 28

Chopin:

24 Preludes, Op. 28

Prelude Op. 45 in C sharp minor (No. 25)

Piano Sonata No. 2 in B flat minor, Op. 35 ‘Marche funèbre’

Tatiana Shebanova (piano)

This CD has been released in memory of Tatiana Shebanova, who died last year, not long after these recordings were made _ 10 mois et 10 jours très exactement. It shows the exceptional relationship _ voilà ! _ which she had with the historic Erard piano heard here. She fell in love with the instrument the very first time she played it.

Frederick Chopin Institute The Real Chopin – NIFCCD021

(CD)

€16,75

In stock – usually despatched within 1 working day.

Chopin: Polonaises, Rondo in C major & Mazurkas

Chopin:

Rondo in C major, Op. 73

working version

Polonaise No. 10 in F minor, Op. 71 No. 3

Polonaise No. 1 in C sharp minor, Op. 26 No. 1

Mazurka No. 41 in C sharp minor, Op. 63 No. 3

Mazurka No. 20 in D flat major, Op. 30 No. 3

Mazurka No. 40 in F minor, Op. 63 No. 2

Mazurka No. 34 in C major, Op. 56 No. 2

Mazurka in A minor, Op..posth.

Mazurka No. 46 in C major, Op. 68 No. 1

Nocturne No. 6 in G minor, Op. 15 No. 3

Mazurka No. 33 in B major, Op. 56 No. 1

Mazurka No. 39 in B major, Op. 63 No. 1

Introduction & Variations ‘Der Schweizerbub’ KKIVa/4

Polonaise No. 15 in B flat minor B13/KKIVa:5

Polonaise No. 14 in G sharp minor B6/KKIVa:3

Galop in A flat major ‘Marquis’, WN 59

Tatiana Shebanova (piano)

Shebanova interprets further works by Chopin. She is more than qualified to do so, as she did Postgraduate studies at the Warsaw Fryderyck Chopin Music Academy and since 1983 has given annual lectures at the Chopin Master Classes in Duszniki-Zdrój. She performs on an Erard 1849 fortepiano.

Frederick Chopin Institute The Real Chopin – NIFCCD018

(CD)

€16,75

In stock – usually despatched within 1 working day.

Chopin: Walzes, Barcarolle, Berceuse & Ecossaises

Chopin:

3 Écossaises, Op. 72 No. 3

Barcarolle in F sharp major, Op. 60

Berceuse in D flat major, Op. 57

Waltzes Nos. 1-14

Tatiana Shebanova (piano)

Tatiana Shebanova is one of the most eminent pianists performing today. She is the winner of international competitions in Prague (1969), Geneva (1976) and Brussels (1990), among others. Polish audiences remember her performances during the Tenth International Fryderyk Chopin Piano Competition in Warsaw in 1980, when she received Second Prize and the special prizes for the best performances of a polonaise and a concerto _ c’est à noter !

The disc features new recordings of the Waltzes, Ecossaises, Op. 72, Barcarolle in F sharp major, Op. 60, Berceuse in D flat major, Op. 57.

Recordings made on an Erard piano from 1849.

Recorded in Witold Lutoslawski Polish Radio Concert Studio, Warsaw, 19-20 May 2007.

Frederick Chopin Institute The Real Chopin – NIFCCD005

(CD)

€16,75

In stock – usually despatched within 1 working day.

Chopin: Études, Opp. 10 & 25

Chopin:

12 Études, Op. 10

12 Études, Op. 25

Tatiana Shebanova (piano)

Tatiana Shebanova is one of the most eminent pianists performing today. She is the winner of international competitions in Prague (1969), Geneva (1976) and Brussels (1990), among others. Polish audiences remember her performances during the Tenth International Fryderyk Chopin Piano Competition in Warsaw in 1980, when she received Second Prize and the special prizes for the best performances of a polonaise and a concerto.

The disc features new recordings of the Fryderyk Chopin 12 Etudes Op. 10 (1829–1832) and 12 Etudes Op. 25 (before 1837) Erard piano from 1849.

Recorded in Witold Lutoslwski Polish Radio Concert Studio, Warsaw, 29 September 2007.

Frederick Chopin Institute The Real Chopin – NIFCCD007

(CD)

€16,75

In stock – usually despatched within 1 working day.

Chopin: Variations, Mazurkas & Rondos

Chopin:

Largo in E flat major, BI 109

Variations brilliantes in B flat major on ‘Je Vends des Scapulaires’, Op. 12

Rondo a la Mazurka, Op. 5

Rondo in C major for two pianos, Op. 73

_ à deux pianos (l’autre étant le Pleyel de 1848), avec _ Jaroslaw Drzewiecki _ le mari de Tatiana Shebanova _

Marche Funebre, Op. 72 No. 2

Fugue in A minor

Mazurka No. 56 in B flat major, K.IIa/3

Mazurka No. 58 in A flat major

Mazurka No. 57 in C major

Mazurka No. 55 in G major, K.IIa/2

Moderato in E, KKIVb/12

Variations in D major for 2 pianos

Stanislaw Drzewiecki _ le fils de Tatiana Shebanova et Jaroslaw Drzewiecky _

Variations in A – Souvenír de Paganini

Variations on a March from Bellini’s I Puritani

Polonaise No. 16 in G flat major B36/KKIVa:8

Allegretto in F sharp major

Waltz No. 17 in E flat major, Op. post., KKIVa:14, B 46

Wiosna B117

Tatiana Shebanova (piano)

Tatiana Shebanova graduated from the Pyotr Tchaikovsky Conservatory in Moscow with a Gold Medal and is a Grand Prix winner of international music competitions in Prague, Geneva and Brussels. She has led an intensely musical life and, as well as being a soloist, has performed piano duets with her husband and son. She is performing on an Erard 1849 fortepiano.

Frederick Chopin Institute The Real Chopin – NIFCCD017

(CD)

€16,75

Usually despatched in 2 – 3 working days.

Et cet autre message-ci,

en réponse à une demande adjacente de conseil de priorité d’écoute :

De :   Titus Curiosus
Objet : Les CDs Shebanova sur piano Erard
Date : 21 mai 2012 06:25:33 HAEC
À :   Fata Morgana


Après ré-écoute des 4 CDs du coffret anniversaire,
et après celle du nouveau CD des Préludes (CD 021),
voici mon ordre de priorité :

1) Les Préludes et la Sonate « funèbre » (CD 021)
2) Les Études (CD 007)
3) Les Valses (CD 005)
4) Les Polonaises, Mazurkas, etc. (CD 018)
5) Les Variations, Mazurkas, etc. (CD 017).

Les Mazurkas sont le plus intime de Chopin.
La chaleur des Etudes, et des Valses, est exceptionnelle
avec cet Érard de 1849 sous les doigts parfaits de Shebanova.
Quelle perte !

Titus

Dossier auquel je me fais un plaisir de joindre encore cette superbe (!!) chronique d’Alain Lompech à la page 94 du numéro de Diapason de mai 2012, à propos de ce même CD « In memoriam Tatiana Shebatova« ,

auquel le magazine Diapason a attribué un « Diapason d’or » ce mois de mai :

« On doit à Tatiana Shebanova ce qui me semble être la meilleure intégrale _ rien moins !!!! _ de l’œuvre pour piano de Chopin _ parue chez Dux _, loin devant celles de Vladimir Ashkenazy (Decca), d’Idil Biret (Naxox). Seul Nikita Magaloff (Philips) pourrait s’approcher de cette réussite exemplaire. Hélas !, Shebanova est morte en 2011, à l’âge de cinquante-sept ans. L’Institut Frédéric Chopin lui rend hommage _ « in memoriam«  _ avec la publication d’un récital _ en fait en deux prises : l’une (les Préludes ?..), le 30 juin 2009, l’autre (la Sonate « funèbre » ?..), le 20 avril 2010 _enregistré, admirablement, sur un Érard de 1849, dont cette grande artiste tire des sonorités ensorcelantes _ oui ! _ de rondeurs sombres, d’éclats feutrés, d’aigus translucides mais pleins et chantants _ tous ces oxymores sont mieux que justissimes ! Ce pianisme somptueux n’est pas mis au service du culte du beau son, il est la logique d’une assimilation du style chopinien _ oui ! jusqu’à l’incarnation ! _ par une musicienne qui en avait pénétré l’essence _ rien moins ! On sent dans ces interprétations une telle intimité _ oui ! _ avec les Préludes et avec la Sonate « funèbre » que toute barre de mesure, toute idée même d’interprétation s’envolent : Shebanova recrée dans l’instant ce qu’elle joue _ voilà ! _ avec une incertitude apparente _ celle du compositeur lui-même improvisant et créant _, qui n’a d’égale que la détermination _ en radieuse jubilation ! _ d’aller au bout de chaque phrase _ avec l’autorité de la justesse la plus rayonnante : formidablement chaleureuse.
C’est bouleversant. » 

On ne saurait mieux dire la perfection de justesse de beauté

de ce travail admirable

d’une vie

de Tatiana Shebatova au service _ éminemment chaleureux ! _ du génie même de Chopin

en sa plus éminente vitalité.

Si « tout ce qui est beau est difficile autant que rare »  (Spinoza),

« a thing of beauty is a joy for ever » (Keats)…

C’est bien à ce degré d’éternité-là qu’ici de plain-pied parfaitement nous sommes !

Merci Madame !

Titus Curiosus, ce 30 juin 2012

 

Et lors de ma récapitulation de 100 « Musiques de joie«  lors du premier confinement (mars-juin 2020),

en mon article  du samedi 20 juin 2020,

j’y suis bien sûr revenu !

Et voici que ce jour du 6 septembre 2021,

je découvre,

à la page 80 du numéro 703 de la Revue Diapson de ce mois de septembre 2021,

un article développé de  Loïc Chahine faisant un très vibrant éloge d’un coffret de 14 CDs, muni d’un archi-mérité Diapason d’Or,

que, pour l’anniversaire des 10 ans _ c’était le 1er mars 2011, à Varsovie _ de la disparition de Tatiana Shebanova,

le label NIFC (Narodowy Institut Fryderyka Chopina) consacre à l’intégralité des enregistrements chopiniens que nous a laissés _ pour l’éternité _ cette sublime interprète.

Qu’on se le dise…

Le plaisir sera ainsi partagé…



Ce lundi 6 septembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Quand les bouteilles lancées à la mer reçoivent une réponse (suite musicale) : une collection de superbes CDs du Palais des Dégustateurs…

22avr

Lundi dernier,

j’évoquais très elliptiquement _ en mon article   _ mon vif étonnement devant un phénomène tout récent pour moi :

voilà que certaines de mes bouteilles lancées à la mer _ je veux dire certains articles de mon blog « En cherchant bien« , ouvert le 3 juillet 2008… _ se mettent tout soudain à recevoir réponse _ mais oui ! _ de la part de quelques _ très improbables, pourtant _ lecteurs ;

ce phénomène est tout nouveau, et même très récent, du moins pour moi.

Merci Google !!!

Je n’ai assurément jamais rien fait pour rechercher la moindre popularité ;  mes articles étant, tout de même, presque toujours assez pointus…

Or ce jour,

suite à la lecture de mon _ pourtant assez bref _ article du 7 septembre 2019 ,

après un contact et une conversation téléphoniques reçus samedi dernier 17 avril

_ pris totalement au dépourvu, il m’a fallu tout de même quelques instants pour me souvenir et de Boris Berman, et de cet article mien déjà assez lointain (20 mois !) ; mais vite je me suis repéré dans ce contexte de mes passions musicales (je suis un fidèle…)… _,

voici que je viens de recevoir un colis de 13 CDs de musique, 2 CDs d’entretiens, et un livre…,

que m’a fait parvenir l’auteur de ce superbe travail d’édition discographique que sont les CDs du Palais des Dégustateurs,

l’éditeur discographique Eric Rouyer…

Et bien vite, j’ai retrouvé dans ma discothèque la collection de 10 CDs _ jusqu’alors _ en ma possession (très admirative) ; et j’en ai indiqué les titres, afin de ne pas recevoir de CDs qui feraient double emploi.

Le colis de ce jour était donc constitué des 13 autres CDs _ pas moins ! _, venant rien moins que compléter ainsi ma collection _ bien originale ; de grande qualité de soins (et cela, à tous égards) _ de CDs du Palais des Dégustateurs…

Bien sûr, j’en ai aussitôt commencé l’écoute,

d’abord par un choix des CDs Beethoven de Dominique Merlet : simplement somptueux !

Et en poursuivant par quelques CDs de ce magicien magnifique qu’est le claviériste _ et mozartien _ Robert Levin…

À suivre !

Il s’agit seulement pour moi, ce soir, de rendre grâce, à la générosité d’un éditeur qui tient avec passion, rigueur et élégance, à donner à partager ses propres goûts et choix musicaux : M. Eric Rouyer…

D’ailleurs,

au cours de mes diverses participations à des conférences et entretiens à la Cité du Vin, de Bordeaux,

j’avais déjà bien pris soin de signaler, et avec enthousiasme, l’existence de ces superbes CDs du Palais des Dégustateurs,

qui pouvaient, me semblait-il alors, intéresser cette toute noble jeune institution bordelaise…

À suivre, donc…

Ce jeudi 22 avril 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Question : lesquels des « Tirages Fresson » de Bernard Plossu, sont ceux que je préfère ?.. Pour commencer, les images de nature : montagnes, déserts, campagnes, forêts…

08nov

Bernard Plossu est un adepte bien connu de marches-randonnées dans la nature _ plus ou moins sauvage… _ :

montagnes, déserts, hauts-plateaux, voire grandes prairies,

campagnes, et même jardins,

ainsi que sous-bois et forêts…

En ce chapitre-ci d’une « nature » au sein de laquelle cheminer, sac au dos

_ et appareil-photo à portée immédiate de main, tel le large filet pour le collecteur de papillons (cf ici Vladimir Nabokov…)… _,

un peu à l’aventure,

au moins 7 images (sur 80) de ce « Tirages Fresson« 

sont consacrées à des images disons _ et pour bien mal le résumer _ « vertes« ,

je veux dire peu ou prou « écologiques« ,

avec des degrés d’ailleurs fort divers entre sauvagerie et civilisation,

entre nature quasi vierge _ « wilderness«  américaine (cf Catherine Larère…) _, et culture _ européenne _ un tant soit peu peignée…

En ce « Tirages Fresson » qui vient de paraître,

au moins 7 images de « nature » se trouvent aux pages

13 (« Ardèche, France, 2012« ),

15 (« Taos Mountain, Nouveau-Mexique, États-Unis, 1978« ),

29 (« Californie, États-Unis, 1977« ),

30-31 (« Cantal, France, 2014« ),

53 (« Port-Cros, France, 2011« ),

69 (« Sud du Nouveau-Mexique, États-Unis, 1980« )

La librairie Artazart, sur les bords du Canal Saint Martin à Paris, vous propose de venir à la rencontre du photographe Bernard Plossu pour la parution de son album Western Colors, ce jeudi 23 juin à partir de Nouveau Mexique, Photographie Couleur, Onirique, Peinture, Rencontre, Yeux, Photographie Numérique, Photographie De Voyage, Les Photos Noir Blanc

et 80 (« Giverny, France, 2010« ).

On remarquera au passage l’imprécision _ bien évidemment par force ! _ de localisation _ quelque part… _ des sites

où ont été saisies ces images… 

Ce qui donne, cette fois au sein de ma liste de 13 images entre toutes préférées,

pour ce qui concerne le chapitre de l' »extérieur-nature« ,

le fait que j’ai retenu 2 images proprement sidérantes, à mon œil,

les images des pages 30-31 (« Cantal« )

_ peut-être un poil trop majestueuse (spectaculaire !) et photogénique, celle-ci, pour pouvoir servir véritablement d’emblème de la singularité extraordinaire du mode de faire, foncièrement modeste, aux antipodes du « m’as-tu vu« , de Plossu…,

et servir, du moins à mon goût personnel, pardon !, de couverture à l’album :

mais quelle infiniment tendre sensualité caressante se dégage des courbes, au premier plan, de cette merveilleuse « vue verte«  surplombante d’un très vaste, quasi infini, panorama cantalien, en Auvergne…

Bernard Plossu n’est pas l’homme des bien trop époustouflants vertigineux à-pics des Dolomites… _

et 53 (« Port-Cros« )

_ celle-ci (peut-être une image inédite ; à moins, et c’est plus vraisemblable !, qu’elle n’ait déjà paru, en 2013, en un album que je ne possède hélas pas !« L’Incertaine apparence de Port-Cros«  de Bernard Plossu et François Carrassan, paru aux Éditions de l’Égaré, en 2013 : un album probablement tiré alors à très peu d’exemplaires…) est, entres toutes, ma préférée : celle que j’aurais personnellement encouragé à choisir pour la couverture !

Quel infiniment doux plaisir sensuel de cheminer-s’enfoncer sans se perdre sur (ou dans) le chemin de ce vert sous-bois à la fois un peu sombre et combien chaleureusement lumineux d’Eden méditerranéen, accueillant, où vagabonder à l’envi sans jamais risquer de se perdre… Le paradis est juste là ! Et l’on s’y meut, en une île ! cette île de Port-Cros…

Port-Cros, Porquerolles, l’ïle du Levant : le paradis même du « Pierrot le fou » de Godard, dont Bernard avait si justement saisi les orgasmiques « ambiances«  en quelques magiques images de son si beau Plossu Cinéma, en 2010 (aux Éditions Yellow now) ; cf mon article du 27 janvier 2010 : … _ ;

ainsi que, aussi,

et cette fois dans ma liste supplémentaire de 22 autres images, cette fois,

_ il est si difficile de réduire le nombre de ses choix ! _,

les 2 images, encore,

des pages 69 (« Sud du Nouveau-Mexique« )

_ ici encore un chemin, ou plutôt cette fois une route pierreuse, mais désertique, sec et aride, celui-ci ! Et cette fois encore, un Plossu emblématique, et presque trop, pour le coup, pour que j’eusse choisie cette image-ci comme couverture… Et, à dire vrai, ma préférence, très subjective, bien sûr (et injuste !), va au Plossu européen, et même, assez souvent (mais pas exclusivement non plus : cf ici même son extraordinairement beau « Giverny« , de la page 80, ou, et à propos des villages, son admirable « Bourgogne« , de la page 81…), au Plossu méditerranéen… _

et 80 (« Giverny« )

_ une nature superbement peignée, cette fois, mais surtout pas trop, non plus, ici chez Monet : une merveille de classicisme (français, je le constate…) ouvert, à la fois retenu et déboutonné, et hyper-détendu, idéalement paisible, en sa respiration, pleine de fantaisie, amusée, et en même temps d’une idéale sérénité ; paradisiaque encore, mais d’une autre façon : apollinienne, dirai-je, cette fois, plutôt que dionysiaque (comme était le si chaleureux « Port-Cros« ) : quelle sublimissime renversante image, que ce « Giverny« – là, en son tendre délicatissime équilibre-déséquilibre (à la Marivaux), si français !..

Mais on comprend très bien aussi le degré d’embarras de choix de Bernard Plossu à sa table de travail,

face aux nécessaires choix éditoriaux à réaliser, à la profusion fastueuse de ses images, offertes, là, sous ses yeux ;

disponibles images, parmi _ et au sein de _ ses innombrables richissimes planches-contact _ qui les recèlent et les conservent _ ;

Bernard Plossu en face de ses milliers de somptueuses images saisies, qui, beaucoup d’entre elles, méritent vraiment, les unes ou les autres

_ et surtout celles au tout premier abord apparemment les plus « ratées«  ! _,

une nouvelle chance de parvenir à paraître, au moins une fois, quelque jour à venir, à nos yeux de regardeurs, à notre tour :

en quelque prochain nouvel album, ou quelque prochaine nouvelle exposition.

Oui, parmi les images qui n’ont pas été retenues cette fois-ci, pour ce « Tirages Fresson« -ci,

des centaines, probablement, l’archi-méritaient _ et méritent toujours _ pleinement,

mille fois davantage même, peut-être parfois, que celles sur lesquelles a porté, ce jour-là, le magnifiquement judicieux choix, déjà !, de leur auteur-capteur-saisisseur-receveur-partageur, à sa table de La Ciotat _ comme je l’y ai vu procéder, le 22 juillet 2008, pour son « Plossu Cinéma« , assis que j’étais auprès de Michèle Cohen et de Pascal Neveux, présents là pour ce tout premier choix…

Mais, et soyons-en certains,

ce n’est, pour ces belles endormies, sommeillant, pour le moment encore, en leurs planches-contact,

que partie remise, pour la prochaîne occasion de publication d’un album, ou d’une exposition ;

et grâce, bien sûr aussi, à la médiation féérique, décisive, elle aussi, du tirage de l’image,

par les doigts de fées de magiciens

tels que, ici, de père en fils _ Pierre, Michel, Jean-François _, les Fresson, à Savigny-su-Orge…

Car Bernard Plossu sait mieux que personne tout ce qu’il doit à la perfection infiniment soignée du travail de ses tireurs d’images préférés,

son épouse, Françoise Nunez, et Guillaume Geneste ;

et, ici, pour ces fabuleux tirages-couleurs-Fresson,

Pierre, Michel et Jean-François Fresson, à Savigny-sur-Orge… ;

dont la perfection infiniment soignée _ pardon de la répétition !, mais il faut y insister, comme le fait d’ailleurs lui-même, et à nouveau,  après le « Plossu couleurs Fresson » de 2007, le titre si justement reconnaissant de cet album de 2020 : « Tirages Fresson« … _ de ce travail de tirage

lui permet, à lui _ le rencontreur passionné d’images à faire sourdre-surgir, de ce réel inattendu à apprendre à vraiment, et vraiment presque partout, surprendre et percevoir vraiment (il faut insister aussi, et toujours, sur ce très profond souci de vérité de Bernard Plossu à toutes les étapes de son travail, et son refus absolu et même forcené du moindre trucage falsificateur !), en un clin d’œil, sur le champ, décisif ; et saisir, pour l’éternité désormais, par ses images photographiques qui vont être engrangées, conservées, tirées et publiées… _,

de vraiment se consacrer quasi exclusivement _ voilà ! c’est simplement un gain de temps et d’énergie à répartir (de confiance !)… _ à la pure rencontre _ miraculeuse _ offerte de ce si vaste réel à parcourir,

ce réel tout à la fois le plus normal et quotidien possible _ et ce peut-être celui-là même de sa propre maison à La Ciotat, comme jadis à Grenoble ; comme celui d’absolument le plus banal n’importe où (telle la plus simple chambre d’hôtel)… _et en même temps fantastiquement riche, et à quasiment inépuisable profusion _ pour qui sait, « sur le motif » d’abord, et c’est bien sûr le principal, le percevoir (puis, une fois « pris« , « saisi » sur la pellicule photographique et conservé, bien sûr encore apprendre à le reconnaître et identifier, très a posteriori, à sa table de travail), en sa merveilleuse fulgurance poétique iconique _, de formidables fabuleuses surprises ;

dont, Kairos aidant, et hic et nunc,

lui va pouvoir réaliser, l’éclair d’un clic instantané sur la pellicule photographique, ces fantastiques images vraies

qui vont demeurer à partager _ en une admirable œuvre réalisée _ pour jamais :

le défi, quasi permanent alors _ en ces très intenses autant que très sereines (de concentration paisible, vierge de tout parasite…) chasses aux papillons iconiques « sur le motif«  _, est immense…

Que de merveilleux trésors de poésie _ déjà réalisés, mais encore en partie dormants, en attente qu’ils sont de « réalisation finale«  lors du tirage sur du papier adéquat… _ attendent donc, encore,

dans les inépuisables rangements de planches-contact de Bernard Plossu, chez lui, à La Ciotat,

la grâce de lumière d’un tirage parfait enfin réalisé ;

puis d’un livre édité, ou d’une exposition exposée !

Et,

tout en bout de course, et presque accidentelle _ et assez pauvre en nécessité _,

la découverte émerveillée, consécutive,

par nous,

de nos regards éblouis de spectateurs _ de ces images, dans le livre, ou à l’exposition _ attentifs admiratifs,

infiniment reconnaissants de ces sublimes éclats si merveilleusement bienfaisants

de lumière

que nous recevons instantanément alors, tout en bout de course, en cadeau…

Car ces couleurs nous font vraiment du bien…

Ce dimanche 8 novembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Daniele Carnovich, basse, nous a quittés : La Compagnia del Madrigale perd un de ses fondateurs… La grâce à dimension d’éternité de la sublime musique

25sept

Avec ses amis Rossana Bertini, soprano, et Giuseppe Maletto, tenor,

Daniele Carnovich a fondé en 2009 l’ensemble La Compagnia del Madrigale

_ un ensemble absolument merveilleux consacré à l’interprétation des Madrigaux _

créé en se séparant, alors, de l’ensemble, lui aussi magnifique, La Venexiana

(fondé, avec Rossana Bertini, en 1995, par le contre-ténor Claudio Cavina _ décédé, lui, le 30 août dernier, à l’âge de 58 ans ; cf mon article du 31 août dernier :  _),

auxquels ces chanteurs appartenaient.

Daniele Carnovich,

qui vient de décéder le dimanche 20 septembre dernier, à l’âge de 63 ans,

était né à Padoue, en 1957 ;

et il vivait à Fontarabie _ juste en face d’Hendaye _,

avec son épouse la mezzo Maite Arruabarrena (née à Renteria en 1964),

et leurs deux enfants, Angela et Andoni.

Pour célébrer l’œuvre musical discographique de Daniele Carnovich,

je renvoie ici à mes articles de ce blog à propos de quelques miraculeuses réalisations de La Compagnia del Madrigale,

articles en date des 1er juin 2018, 20 janvier 2019, 5 décembre 2019 et 18 juin 2020 :

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et  .

Sans oublier cet article du 24 mars 2020 consacré au sublime coffret Glossa GCD 920929 de l’intégrale des Madrigaux de Monteverdi, par la Venexiana, où Daniele Carnovich tenait la partie de basse :

Daniele Carnovich a beaucoup travaillé aussi avec Jordi Savall : une fidélité de pas moins de quarante ans…

Bien sûr la vie est une maladie mortelle ;

mais c’est une raison supplémentaire _ et surtout fondamentale ! _ de bien apprendre à jouir _ au mieux _ de ses plus sublimes instants,

tels ceux, musicaux, que peuvent nous offrir des concerts, ou encore des disques :

des moments où le temps _ se tenant, pour lors, avec un peu de « tenue« , et avec une relative consistance (capable, qui sait ?, de devenir mémorable…) _ est à même de nous livrer _ gracieusement ! _ accès au bonheur puissant de ce ténu et frêle _ infiniment précieux par là… _ sublime _ voilà ! _ hors-temps-là de l’éternité !

Et cela _ cette aptitude à saisir à la volée, à l’instant, ce qu’offre le fugace Kairos qui passe _ s’apprend tout au long d’une vie…

Merci la vie !!!

Ce vendredi 25 septembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

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