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L’excellence du talent baroque de Vaclav Luks et de son Collegium 1704 : le CD « Il Giardino dei sospiri », avec Magdalena Kozena

12mai

A ma connaissance,

aucun CD raté jusqu’ici

de Vaclav Luks

et son Collegium 1704.

Juste après son très réussi Messie de Handel

_ soit le CD Accent 24354 ;

et cf mon article du 30 avril dernier :

_,

voici maintenant un splendide récital de cantates profanes

du début du XVIIIème siècle _ italien : à Naples, Rome et Venise _,

intitulé Il Giardino dei sospiri,

toujours avec son ensemble Collegium 1704,

et avec, cette fois, la mezzo-soprano _ tchèque, elle aussi _ Magdalena Kozena

_ soit le CD Pentatone PTC 5186 725,

dont on soulignera, aussi, et cette fois encore, la perfection de la prise de son _ :

avec des œuvres de

Benedetto Marcello, vénitien (1686 – 1739) : Arianna abandonnata ;

Francesco Gasparini, vénitien (1661 – 1727) : Atalia : Ombre, cure sospetti ;

Leonardo Leo, napolitain (1694 – 1744) : Angelica e Medoro : Or ch’è dal sol difesa

Georg Frideric Handel, à Rome : Qual ti diveggio, oh Dio (HWV 150) ;

ainsi que deux Sinfonie,

une de Leonardo Vinci, napolitain (1690 – 1739), extraite de Maria dolorata ;

j’autre, de Handel, extraite d’Agrippina.

Un récital absolument délicieux

et qui nous met en joie !

Ce dimanche 12 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Kristian Bezuidenhout : aussi magnifique dans Haydn que dans Mozart !

11avr

Les sonates pour piano de Mozart par Kristian Bezuidenhout

étaient merveilleuses d’alacrité

en même temps que d’élégance et de vie.


Quelle miraculeuse justesse !


En bien,

le premier volume de ses sonates pour piano de Josef Haydn (Hob.XVI: 6, 20 & 48) par lui

_ le CD Harmonia Mundi HMM 902273 _

sont tout aussi miraculeuses

de joie !

 

Et je me retrouve à nouveau cette fois

du même avis que Jean-Charles Hoffelé

en l’article de son blog Discophilia, du site Artamag,

intitulé Caprices et rêveries.

CAPRICES ET RÊVERIES


Son cycle Mozart achevé, Kristian Bezuidenhout rend une visite à Haydn dont on espère les mêmes prolongements, car dès l’entre-deux de l’Allegro moderato de la Sonate en ut mineur, tout est dit : la fantaisie jusqu’à l’étrange, le sens des notes qui se disent à demi, les ponctuations plus suggérées qu’assénées, tout un vocabulaire subtil qui est celui du sentiment plutôt que l’humeur.

Et quel phrasé, quelle conduite articulée, quelle précision dans la diction du clavier tout au long de l’Andante : affaire de pianiste, certainement, mais d’instrument aussi : le Paul McNulty d’après Walter & Sohn (1805) si goûté par Viviana Sofronitzky, est vraiment une merveille dont le jeu élégant et précis de Kristian Bezuidenhoutépouse chaque subtilité.

C’est Haydn qui en sort grandi, à force de tendresse et de fantaisie, jusque dans le choix des arpèges et des ornements qui se varient selon les œuvres pour le sentiment comme pour le langage : la Partita en sol, œuvre de jeunesse, éclate d’une vitalité impertinente.

Les deux merveilles sont gardées pour la fin, les deux mouvements si contrastés de la Sonate en ut sont saisissants sous les doigts du jeune homme, avec leur caractère d’improvisation capricieuse, et les Variations en fa mineur regardent vers le Sturm und Drang derrière leurs charmes. Magique. Vite, la suite.


LE DISQUE DU JOUR












Franz Joseph Haydn (1732-1809)


Sonate en ut mineur, Hob. XVI:20
Variations en sol majeur sur le thème « Gott erhalte Franz, den Kaiser », Hob. I:430
Partita (Divertimento) en sol majeur, Hob. XVI:6
Sonate en ut majeur, Hob. XVI:48
Variations en fa mineur, Hob.XVII:6

Kristian Bezuidenhout, pianoforte

Un album du label harmonia mundi HMM902273

Photo à la une : le pianofortiste Kristian Bezuidenhout – Photo : © Marco Borggreve

Ce jeudi 11 avril 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Les deux concertos pour violon et orchestre de Bohuslav Martinu (suite)

23mar

En prolongement de ma lecture, avant-hier

_  _,

de l’article de Jean-Charles Hoffelé Le Jardin secret de Christopher ,

je me suis procuré

le CD des deux Concertos pour violon et orchestre

de Bohuslav Martinu (1890 – 1959)

_ le premier, de 1931; et le second, de 1943 _

par le violoniste Thomas Albertus Irnberger,

et la Janacek Philharmonie d’Ostrava dirigée par Heiko Mathias Förster

_ le CD Gramola 99178 _ :

c’est un pur enchantement !

Quel chef d’œuvre enthousiasmant, surtout,

que le premier _ radieux en ses audaces jubilatoires ! _ de ces deux concertos,

dans la parfaite incarnation, ici, du soliste, Thomas Albertus Irnberger,

merveilleusement soutenu par les diaprures épanouies et véloces

de la Janacek Philharmonie d’Ostrava

sous la conduite de son chef Heiko Mathias Förster…

Martinu :

un des compositeurs majeurs du XXéme siècle !!!

Quel rayonnement ! Quelle force !

Quelle joie puissante au milieu des difficultés…



Ce samedi 23 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Et la joie très généreusement communicative de Georg-Philipp Telemann…

27jan

La musique de chambre et de plein air

de Georg-Philipp Telemann (1681 – 1767)

a le formidable pouvoir de dispenser une incommensurable _ inlassable _ joie.

L’homme lui-même était particulièrement généreux ! 

Si, à ma connaissance, le 250 éme anniversaire _ en 2017 _ de la disparition de Telemann

n’a pas donné lieu à de nouvelles réalisations discographiques complètes de ses Concerts

_ mais serait-ce seulement envisageable ? _,

nous avons tout de même eu quelques réalisations en CDs

de ses merveilleuses Suites orchestrales _ dans le style français ;

et l’on en redemande !!! _,

mais aussi quelques très réussis CDs de musique de chambre,

je veux dire de ses très brillantes et magnifiquement réjouissantes Sonates en Trio !

À preuve,

cet étourdissant double album des Essercizii Musici

de l’excellent Ensemble Florilegium

_ le double CD Channel Classics CCS 40118 _ ;

dont nous n’avons plus, maintenantant, qu’à nous languir d’attendre la parution du jumeau

_ un second double album ! qui viendrait compléter la collection ! _,

afin de disposer par eux

de l’intégralité de cette production télémanienne de 1740.

Réjouissons-nous donc dès maintenant

de cette jubilatoire interprétation par Florilegium

de cette musique si formidablement pourvoyeuse de joie !!!

Ce dimanche 27 janvier 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

La tâche bien ardue de parvenir à rendre le génie (et le charme absolu) de Purcell en son interprétation

12jan

Depuis pas mal d’années déjà,

bien trop rares à mon goût sont les enregistrements discographiques _ même anglais ! _

qui sachent nous restituer vraiment et pleinement _ en toute plénitude _ le génie musical de Purcell,

Henry Purcell (1659 – 1695) ;

et son charme secret

si profond ;

en même temps que si évidemment sensible

_ et reconnaissable une fois qu’on y a goûté…

Or, un peu par hasard ce jour,

voici que je tombe

_ bien en vue sur le rayon des nouveautés de CDs de ma chère librairie Mollat _

sur une réédition _ par Outhere, fin 2018 _

d’un enregistrement Linn Records

datant de 2011 :

Twelve Sonatas in Three Parts ;

soit le CD Linn Records CKR 374,

par l’ensemble Retrospect _ que dirige l’excellent Matthew Halls _ ;

constitué de

Sophie Gent, violon,

Matthew Truscott, violon,

et, pour la basse continue, Jonathan Mansion, basse de violon,

et Matthew Halls, clavecin et orgue.

Ces Twelve Sonatas in Three Parts ont été publiées,

et avec le plus grand soin,

par le compositeur lui-même, en 1683.

Eb bien ! c’est là une réussite absolue !

Peut-être supérieure même

à l’enregistrement purcellien de Jordi Savall des Fantaisies pour les violes,

chez Astrée, en 1995 :

un chef d’œuvre

de l’interprétation de la musique de chambre de Purcell…

Mais je prendrai bien soin de rappeler la bien belle version, aussi, de ces Sonatas of III Parts

donnée en 1990 _ en Belgique _ par le Ricercar Consort,

composé de ces très remarquables musiciens que sont

François Fernandez, violon,

Enrico Gatti, violon,

Philippe Pierlot, basse de viole

et Bernard Foccroulle, à l’orgue _ de l’église Saint-Apollinaire de Bolland.

Soit le CD RIC 080088.

Et je soulignerai aussi la très grande qualité de la notice de ce  livret,

en 1990,

sous la plume du maître d’œuvre de Ricercar :

Jérôme Lejeune.

Cependant,

une écoute comparée de ces deux interprétations

_ de 1990 (par le Ricercar Consort) et 2011 (par l’ensemble Retrospect) _,

me fait me prononcer en faveur de la plus récente :

plus vive, plus tonique, plus joyeuse

_ puisque c’est à la joie que me porte ma complexion,

plutôt qu’au dolorisme (à la Dowland, « semper dolens« , pour aller un peu vite)…

Existe aussi,

par ce magnifique ensemble Retrospect (de Matthew Halls)

un second _ ou plutôt premier, puisque paru deux ans auparavant, en 2009 _ enregistrement de la musique de chambre de Henry Purcell,

d’égal esprit :

celui des Ten Sonatas in Four Parts

_ publiées, elles, après le décès de Purcell (le 21 novembre 1695), par sa veuve, Frances, en 1697 ;

mais qui, comme le précisait, en 1994, Jérôme Lejeune, en la notice du CD Ricercar RIC 127140,

semblent de composition antérieure à celles des Twelve Sonatas In Three Parts, publiées par Henry Purcell lui-même en 1683 ;

et Jérôme Lejeune d’indiquer encore ceci :

« Faut-il encore signaler que

l’édition réalisée _ en 1697, donc _ par Madame veuve Purcell

avait, afin d’éviter de s’exposer à trop de frais, préféré un système d’imprimerie à caractères mobiles, plus économique,

aux belles gravures réalisées pour la première collection » en 1683… _,

toujours chez Linn Records, en 2009, cette fois.

Mon souhait : disposer aussi de ce premier CD de Retrospect…

Comme il est difficile _ aux interprètes _ de réussir à attraper vraiment ce miraculeux charme fou-là,

celui de la géniale idiosyncrasie purcellienne, veux-je dire ;

et comme il est jouissif _ aux mélomanes _ de l’écouter ainsi

si jubilatoirement ressuscité…

Ce samedi 12 janvier 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

P. s. : parmi les réussites discographiques les plus miraculeusement idoines à la si merveilleuse idiosyncrasie purcellienne,

je n’aurais bien sûr garde d’oublier le splendide CD que Hugo Reyne et La Simphonie du Marais ont consacré, en novembre 1995, à ce compositeur, pour le tricentenaire de sa disparition, advenue le 21 novembre 1695 : le CD A Collection of Ayres for recorderssoit le CD Virgin Veritas 5451822.

Via les diverses flûtes Bressan qu’animent les souffles des flûtistes, c’est Purcell lui-même qu’on entend jubilatoirement chanter !

C’est magique : je viens de réécouter ce prodigieux CD enregistré les 21-22-23 mai 1995 à la chapelle de la Charité, à Bourg-en-Bresse.

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