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Le dernier concert de Frans Brüggen, à La Haye, le 14 mai 2014 : Les Indes Galantes, de Jean-Philippe Rameau

15août

En prolongement _ ultra-festif ! _ de mon article d’hier

et en double hommage ému

et à Frans Brüggen,

et à Jean-Philippe Rameau,

voici une superbe vidéo (d’une heure)

du tout dernier concert de Frans Brüggen (Amsterdam, 30 ocobre 1934 – Amsterdam, 13 août 2014),

donné à La Haye le 14 mai 2014 ;

un concert consacré à des extraits des sublimes Indes galantes (opéra-ballet créé à l’Académie royale de Musique le 28 août 1735)

du merveilleux Jean-Philippe Rameau (Dijon, 25 septembre 1683 – Paris, 12 septembre 1764).

Et avec, en bis (de 5′ 33), l’Entrée de Polymnie, du tout dernier opéra de Rameau Les Boréades

(dont la première représentation théâtrale eut lieu, sous la direction de John-Eliot Gardiner, au Festival d’Aix-en-Provence, le 21 juillet 1982)…

Merci aussi à ces moyens techniques qui offrent et assurent une temporalité prolongée

à de tels moments d’éternité !

Et partage de joie aux oreilles heureuses d’être un peu aptes _ encore _ à les goûter !

Ce samedi 15 août 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Exulter aux Tambourins jubilatoires de Rameau

14août

Jean-Philippe Rameau

(Dijon, 25 septembre 1683 – Paris, 12 septembre 1764)

dispose d’un talent unique pour nous faire exulter tout spécialement à ses divers Tambourins

Ainsi, par exemple,

dans le coffret Glossa GCD 921125 Jean-Philippe Rameau Orchestral Suites The complete Philips & Glossa recordings

de l’Orchestre du XVIIIe siècle sous la direction de Frans Brüggen,

de 2018 (les enregistrements sont de 1987, 1990, 1994, 1998 et 2001),

nous trouvons des Tambourins 

cf ici une brève vidéo d’une interprétation tardive _ à La Haye, le 14 mai 2014, pour son dernier concert ! ; Frans Brüggen (Amsterdam, 30 octobre 1934 – Amsterdam, 13 août 2014) dirigeait d’un fauteuil roulant… _  d’un Tambourin des Indes galantes (créé à l’Académie royale de Musique le 28 août 1735)

extraits de

Castor et Pollux (créé à l’Académie royale le Musique le 24 octobre 1737),

Les Fêtes d’Hébé (créé à l’Académie royale le Musique le 21 mai 1739),

Dardanus (créé à l’Académie royale le Musique le 19 novembre 1739),

Naïs (créé à l’Académie royale le Musique le 22 avril 1749)

et Acante et Céphise (créé à Versailles le 9 novembre 1751).

Ce sont des merveilles !!!

Ce vendredi 14 août 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Musiques de joie : le chic fou et endiablé de Francis Poulenc (1899-1963) en son Concerto pour deux Pianos et Orchestre, en 1932

21juin

Parmi le charme captivant et comme insidieux, caressant, de la musique française,

une place un peu à part, et de choix,

revient à l’œuvre idiosyncrasique de Francis Poulenc

(Paris, 7 janvier 1899 – Paris, 30 janvier 1963).

J’en veux pour preuve le chic fou de son Concerto pour 2 Pianos et Orchestre en ré mineur,

créé par le compositeur lui-même et Jacques Février aux deux pianos,

à La Fenice, à Venise, le 5 septembre 1932.

L’œuvre a quelque chose d’endiablé, un peu fou,

où Poulenc-compositeur se déchaîne un tantinet, à plaisir…

J’ai choisi parmi diverses versions présentes en ma discothèque

l’interprétation elle-même assez déchaînée à plaisir des sœurs Katia et Marielle Labèque,

avec Seiji Ozawa à la tête du Boston Symphonic Orchestra, à Boston en avril 1989

_ une interprétation jubilatoire bien étrillée à La Tribune des Critiques de Disques de France-Musique le 21 mai 2017 : « Peut-on faire plus rapide, plus précipité que les sœurs Labèque, embarquées dans un galop sans queue ni tête avec la bénédiction du chef (Seiji Ozawa) ? Tout le monde s’essouffle dans ce Poulenc d’esbroufe : ça tangue, ça vrille, ça pèse et ça pose et… ça vous donne le mal de mer«  _,

que je trouve, pour ma part (et mon plaisir musical), parfaitement synchrone avec l’esprit malicieux et jubilatoire de l’écriture de Poulenc…

Cette interprétation se trouve sur le CD n°6 du coffret Piano Fantasy // Music for Two Pianos des sœurs Katia et Marielle Labèque, le coffret Philips 473 582-2 paru en 1991.

Sur le web, j’ai trouvé d’une part une vidéo d’un concert des sœurs Labèque interprétant ce Concerto pour 2 Pianos

avec un orchestre et un chef non indiqués ! Non plus que le lieu et la date…

Ainsi, d’autre part, que le passionnant podcast d’une interprétation survoltée et magnifique aussi

et donc épatante !

par les créateurs de l’œuvre à La Fenice, Francis Poulenc et son ami d’enfance Jacques Février, aux deux pianos,

avec Pierre Dervaux à la tête de l’Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire,

en 1957.

Joyeux dimanche de Fête des Pères

et ouverture de l’été !



Ce dimanche 21 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Musiques de joie : de royales Suites pour flûte et basse continue, de Jacques Hotteterre-le-Romain (1673 – 1763), par Hugo Reyne et sa Simphonie du Marais à leur plus haut

28mai

Hugo Reyne n’est certes pas un amateur de la mélancolie musicale.

Et sa jubilatoire brillance de flûtiste virtuose,

et tout particulièrement en matière de danses baroques françaises,

n’est pas à démontrer.

Mais son CD, en 2017, intitulé Jacques Hotteterre-le-Romain (1673 – 1763), Flûte de la chambre du roy

_ le CD Musiques à la Chabotterie 605016 _,

est un pur ravissement des sens.

Il existe de bien belles interprétations, déjà,

de ces Suites pour Flûte

de Jacques Hotteterre-le-Romain

(Paris, 29 septembre 1673 – Paris, 17 juillet 1763) ;

celles, splendides et équilibrées, par l’ami Philippe Allain-Dupré

_ les 2 CDS Naxos 8.553707 et 8.553708 enregistrés en novembre 1995, et publiés en 1997 et 1999 _ ;

ou celles par Camerata Köln (Michael Schneider et Karl Kaiser) 

_ les 4 CDs CPO 777 790-2, 777 867-2 et 555 038-2 (un double album), enregistrés en 2011, 2011-2013 et 2012-2013-2015, et publiés en 2013, 2015 et 2018.

ou celles, encore, par l’excellent Barthold Kuijken,

_ dans le très beau double album Jacques Hotteterre  le Romain, Accent 20138/139, enregistré en 2000

Mais la jubilation à danser

que met si magnifiquement en son jeu l’ami Hugo Reyne

est proprement magique,

enivrante :

tout danse ;

et comme il faut…

Par exemple, en la célèbre virevoltante Cascade de Saint-Cloud

Ce jeudi 28 mai 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Musiques de joie : le pétillant proprement céleste des Variations pour piano de Mozart, par le jubilatoire Ronald Brautigam

26mai

Certains genres se prêtent, mieux que d’autres, à la belle réalisation _ ludique _ musicale de la joie :

ainsi en va-t-il tout particulièrement du genre de la Suite

_ au départ, des Suites contrastées de danses, comme dans l’œuvre emblématique de Johann Jakob Froberger (1616 – 1667) : allemande, courante, sarabande et gigue… _

que ce soit pour un instrument seul : le luth, le clavecin, etc.,

ou pour un ensemble plus ou moins étoffé d’instruments : un duo, un trio, etc.,

voire pour un orchestre

_ elles sont alors souvent nommées Ouvertures ; toujours d’après le vocable français…

Et c’est davantage le critère de la variété, déjà, qui importe,

plutôt que le critère plus simple du contraste, comme c’est le cas dans les Sonate et Concerti, à l’italienne…

Ainsi que je l’ai éprouvé au fil _ heureux _ de mes écoutes

pour mes articles de « Musiques de joie« …

Mais il en va aussi ainsi,

même si c’est, bien sûr, selon d’autres modalités _ plus destructurées _,

pour le genre de la Variation sur un thème donné,

dont le compositeur se plait à jubilatoirement s’émanciper

_ comme dans les Goldberg, de Bach (vers 1740), ou les Diabelli, de Beethoven (en 1823)…

J’en veux pour exemple les nombreuses Variations pour piano de Mozart (1756 – 1791) ;

et tout particulièrement, pour l’écoute discographique, dans l’interprétation merveilleusement ludique

qu’en a proposé le flamboyant Ronald Brautigam ;

réunies dans un indispensable coffret de 4 CDs Bis _ le coffret Bis-CD-1266/1267 _,

enregistré en 1997, et publié en 2001.

En voici, par exemple, les Variations sur un Allegretto en Si bémol Majeur KV 500 (de 1786) ;

soit la plage 3 du CD 1

de ce magistral coffret Bis.

Ronald Brautigam est un formidable mozartien !

Ce mardi 26 mai 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

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