Posts Tagged ‘Le Pyla

Et les quelques taches aveugles qui demeurent dans mon effort pour comprendre qui sont exactement les frères et soeurs de Valentine Bitôt-Lourreyt, la mère de Marie-Amélie Lourreyt-Droin, la commanditaire-propriétaire de la sublime Villa Téthys du Pyla, en 1928 : 1) la question…

28sept

Les éléments de généalogie que m’ont fournis,

d’une part, et sur son site accessible à tous, le pilatais _ d’ascendance paternelle (les Vialard) lozérienne : du village d’Ussels (commune de Brion), situé sur le très beau plateau d’Aubrac, à la jointure des départements actuels de la Lozère et du Cantal, et à proximité de l’Aveyron…Raphaël Vialard (né en 1942),

et, d’autre part, cette fois sur ma demande explicite et précise, au tout début du mois de mars 2017, le cantalien _ et plus précisément maursois d’ascendance paternelle (les Bersagol) : Maurs est cependant limitrophe du Lot, et proche de Figeac… _ qu’est Jean-Luc Bersagol (né en 1959),

ne me permettent pas encore d’établir un tableau tout à fait complet de la famille Bitot-Oré,

je veux plus précisément parler ici de la fratrie complète des enfants nés du mariage _ mariage dont, déjà, j’ignore le lieu, assez probablement Bordeaux, et la date, en 1848 au plus tard, au vu de la date de naissance de leur tout premier né : Marie-Thérèse Bitot, née le 8 octobre 1849… _ du podensacais Pierre-Anselme Bitôt (Podensac, 23 mars 1822 – Bordeaux, 2 février 1888) et son épouse la bordelaise Catherine-Pauline Oré (Bordeaux, 2 novembre 1825 – Bordeaux, 15 octobre 1898) ;

ce mariage Bitot-Oré

dont proviennent notamment leur fille Valentine-Marie Bitôt (Bordeaux, 4 juin 1852 – Bordeaux, 1931), épouse, à Bordeaux, le 26 octobre 1880, de Charles-Louis-Alfred Lourreyt (La Guerche-sur-L’Aubois, 31 août 1855 – Bordeaux, 5 janvier 1914),

puis, notamment aussi, leur petite-fille Marie-Amélie Lourreyt (dont j’ignore encore non seulement le lieu et la date de naissance, mais aussi le lieu et la date de décès ; je connais seulement le lieu, Dax, et la date, le 1er août 1910, du mariage de celle-ci avec l’avocat parisien Georges Droin (Paris, 4 février 1885 – 22 avril 1943) _ comment se sont-ils donc connus, et dans quelles circonstances ? lui, le parisien, et elle, la dacquoise… _,

la commanditaire et propriétaire, avec son mari Georges-A.-Laurent Droin, de la sublime Villa Téthys, de l’Avenue de la Plage, au Pyla (en 1928)…

Je vais tâcher d’avancer un peu dans ces élucidations généalogiques et familiales qui m’intriguent,

et provoquent ma présente curiosité…

À suivre :

demain, les investigations…

Ce mercredi 28 septembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

Les Villas Kypris (1926), au Moulleau, et Téthys (1927), au Pyla, des cousines germaines Mme Jules Guérin, née Marie-Catherine Dorlet, et Mme Georges Droin, née Marie-Amélie Lourreyt

24sept

Les commanditaires des deux superbes villas art-déco Kypris, au Moulleau (en 1926), et Téthys, au Pyla (en 1927) _ cliquer ici sur Kypris et Téthys pour accéder à quelques photos de ces deux villas… _,

dessinées toutes deux par l’architecte Roger-Henri Expert (Arcachon, 18 avril 1882 – Cérons, 13 avril 1955),

et bâties par l’entrepreneur grenoblois Marius Dotto _ « Jules Guérin connaissait Roger-Henri Expert et Marius Dotto pour les avoir choisis précédemment comme architecte et entrepreneur pour la construction de l’agence de la Banque de France de Grenoble«  _,

sont les époux de deux cousines germaines issues des familles bordelaises de médecins, Oré et Bitôt,

soient Jules Guérin (Bordeaux, 24 mai 1876 – j’ignore le lieu et la date de son décès), alors directeur de la Banque de France à Grenoble,

et Georges Droin (Paris, 4 avril 1885 – Paris, 22 avril 1943), docteur en droit, administrateur de sociétés, et alors domicilié à Paris, au 10 Boulevard Malesherbes, 

époux respectifs, donc _ Jules Guérin et Marie-Catherine Dorlet se sont mariés à Bordeaux le 14 janvier 1914 ; et Georges Droin et Marie-Amélie Lourreyt se sont mariés à Dax le 1er août 1910 _, de ces deux cousines germaines que sont Marie-Catherine Dorlet (Bourges, 27 février 1892 – ? 11 avril 1994) et Marie-Amélie Lourreyt (j’ignore jusqu’ici les lieux et dates de naissance

_ éventuellement à Dax : mais j’ignore à quelle date précise Alfred Lourreyt est venu s’installer notaire à Dax (au plus tard en 1895) ; je sais que c’est à Dax que se sont mariées ses trois filles : Charlotte, en octobre 1901, avec le médecin et professeur de médecine bordelais le Dr André-Jean-Baptiste Venot, d’après une publication de mariage parue dans La République nouvelle, journal de Bordeaux, le 13 octobre 1901, indiquant que si le Dr André Venot est domicilié à Bordeaux, Cours Tourny, n° 8, sa fiancée, Charlotte Lourreyt, elle, est domiciliée à Dax  ; puis ce sera le tour de Pauline, épousant le parisien Raoul-Simon Gallié, le 27 février 1905, selon un long compte-rendu de la cérémonie de mariage à la cathédrale de Dax, paru le 13 mars 1905 dans Gil Blas ; et enfin de Marie-Amélie, donc, avec l’avocat parisien Georges Droin, le 1er août 1910… ; Alfred Lourreyt se trouve donc en poste notarial à Dax à l’étude des successeurs de Me Campet, même si j’ignore de quel précédent notaire il a pris là la succession ; et aussi et surtout qu’il a été élu, « notaire à Dax« , membre titulaire de la Société de Borda, à Dax, lors de la séance du jeudi 7 novembre 1895, présenté par MM. Dufourcet et Alphonse Campet ; et que l’Annuaire administratif, judiciaire et industriel du département des Landes du 1er janvier 1901 mentionne à la page 49 de l’édition de cette année-là, entête de la liste des notaires du département des Landes MM. « Lourreyt, Darracq et Borie«  à Dax, probablement associés et successeurs de Me Campet…  _

et de décès de Mme Georges Droin en tout cas après le 22 avril 1943 : car elle survit à son époux décédé à cette date _),

filles des deux sœurs Bitôt Thérèse-Marie (Bordeaux, 21 mai 1867 – Bordeaux, 24 novembre 1915) et Valentine (Bordeaux, 4 juin 1852 – Bordeaux, 1931) ;

elles-mêmes filles du couple formé de Catherine-Pauline Oré (?, 2 novembre 1825 – Bordeaux, 19 octobre 1898) et _ mariés à Bordeaux, vers 1848 _ son époux Pierre-Anselme Bitôt (Podensac, 12 mars 1822 – Bordeaux, 2 février 1888), médecin et professeur d’anatomie à la Faculté de Médecine de Bordeaux ;

Catherine-Pauline Oré, leur commune grand-mère,

étant elle-même fille du bordelais Jean Oré (Bordeaux, 29 décembre 1791 – Bordeaux, 5 novembre 1850), directeur d’une pension de jeunes à Bordeaux, et de son épouse _ à Figeac, le 16 août 1814Marie-Joséphine Loureyt (Figeac, 7 août 1796 – Bordeaux, octobre 1878) _ l’ascendance d’Alfred Lourreyt (La Guerche sur l’Aubois, 31 août 1855 – Bordeaux, 5 janvier 1914), notaire à Dax, et son frère Paul Lourreyt, notaire à Bordeaux, remontant à ces Loureyt originaires, via Figeac dans le Lot, à ces Lourreyt de Maurs, dans le Cantal…

Et afin de préciser le lien adventice, indirect, qui relie ces Guérin et ces Droin bâtisseurs des Villas Kypris, au Moulleau, et Téthys, au Pyla, à Raphaël Vialard, de l’Avenue de l’Eden au Pyla, via sa mère « Bébelle » Leuret (Bordeaux, 3 mars 1910 – Pessac, 13 décembre 2001), pharmacien laquelle « Bébelle » Leuret est fille de Marie-Marc « Eugène«  Leuret (Châteauneuf-sur-Loire, 22 mai 1878 – Bordeaux, 22 juillet 1965), professeur de médecine à la Faculté de Médecine de Bordeaux et médecin-directeur des thermes de Barbotan, et son épouse (à Bordeaux le 6 mars 1902) Marthe Daurel (Bordeaux, 16 janvier 1883 – Bordeaux, 4 décembre 1959) _,

il me faut ici rappeler que c’est par l’oncle François Leuret (Orléans, 12 juin 1890 – Lourdes, 8 mai 1954), médecin, président du bureau d’études scientifiques à Lourdes et directeur du bureau des constatations médicales à Lourdes, et par son épouse _ François Leuret et Geneviève Dorlet se sont mariés, peut-être à Bordeaux, le 12 janvier 1920 _ la tante Geneviève Dorlet (Bourges, 4 novembre 1894 – Bordeaux, 26 mars 1977), oncle et tante de « Bébelle » Leuret, et grand-oncle et grand-tante du fils de « Bébelle » Leuret, Raphaël Vialard (né en 1941) François Leuret étant, en effet, le plus jeune des frères de cet « Eugène » Leuret qui est le père de « Bébelle«  Leuret, ainsi que le grand-père maternel de Raphaël Vialard ; et son épouse Geneviève Dorlet étant une des filles de Victor-Jean-Pierre-Charles Dorlet (Chantenay-Saint-Imbert Nièvre, 23 décembre 1858 – ?, 3 juin 1918), et son épouseà Bordeaux le 28 décembre 1889, Thérèse-Marie Bitôt (Bordeaux, 21 mai 1867 – Bordeaux, 24 novembre 1915) _, que Raphaël Vialard _ sans ascendance, lui, ni Dorlet, ni Bitôt, ni Oré, ni Loureyt _ se trouve de fait apparenté et aux Guérin de la Villa Kypris, au Moulleau, et aux Droin, de la Villa Téthys, au Pyla, qui sont issus eux de ces ascendances Dorlet, Bitôt, Oré et Loureyt.

Le vif goût d’Arcachon et du Bassin en ces familles aux puissantes attaches bordelaises et girondines, étant très probablement issu de la fréquentation _ pionnière _ très appréciée par le Dr Emile Bitôt (Bordeaux, 5 mai 1861 – Bordeaux, mai 1932), frère de Valentine Bitôt – Lourreyt et Thérèse-Marie Bitôt – Dorlet, de la Villa, sise sur le rivage, à Arcachon, ou Chalet Servantie _ du nom de son premier propriétaire… ; Edouard Manet (Paris, 23 janvier 1832 – Paris, 30 avril 1883) y avait séjourné et peint au mois de mars 1871… _, dans laquelle Emile Bitôt et sa famille avaient pris l’habitude et le plaisir de venir séjourner, en location balnéaire, à Arcachon… 

Voilà donc ces précisions

afin d’apporter quelques compléments et un aperçu un peu panoramique aux diverses relations de parenté abordées en mes articles «  » du dimanche 18 septembre dernier _ je voulais ici bien sûr évoquer et Raphaël Vialard et sa Villa de l’Avenue de l’Eden, et Nikita Droin et la Villa Téthys de l’Avenue de la Plage, au Pyla-sur-Mer… _concernant les heureux et heureuses proprétaires de ces si belles Villas art-déco (œuvres toutes deux, Kypris et Téthys, du très talentueux architecte _ à l’élégance et prestance proverbiales… _ Roger-Henri Expert, en 1926 et 1927) de la sortie du Bassin, sur les Passes vers l’Océan, au Moulleau, pour la Villa Kypris, et au Pyla, pour la Villa Téthys

Ce samedi 24 septembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

Lecture zébrée des 50 pages du « Bela Bartok, un abécédaire ennuagé » de Peter Szendy : le notable motif des « clouds », chez Béla Bartok, György Ligeti et Karol Beffa…

18juil

Achevant à l’instant la lecture cursive des 50 pages à peine du lui-même cursif petit livre, « Bela Bartok, un abécédaire ennuagé« , que Peter Szendy vient de consacrer _ aux Éditions de la Philharmonie de Paris _ à des remarques, effectivement elles-mêmes cursives _ mais suivies : un fil très cohérent s’y déroule et défile avec pertinence et vive alacrité, idoinement bartokienne ! _, sur la musique et la vie de Béla Bartok,

et en qualifiant cet « Abécédaire » sien d’ « ennuagé »,

je me demande si c’est précisément chez Béla Bartok que György Ligeti, mais aussi Karol Beffa éminent ligetien ; cf son très remarquable « György Ligeti« , paru aux Éditions Fayard en mai 2016… ; et, à propos de son concept de « Clocks and clouds« , cf mon article du 1er juin 2016 : « « , même si la vidéo de sa Leçon du 6 décembre 2012 a cessé d’y être directement accessible ; on la lira dans son « Parler, jouer, composer : septs leçons sur la musique« ., paru aux Éditions du Seuil le 9 mars 2017… _, ont trouvé cet important motif musical des « clouds », bien présent dans leurs œuvres à eux…
On trouve aussi à la page 52 une référence « au premier des « Nocturnes » pour orchestre de Debussy, « Nuages«  », à propos la première des « Deux images » de Béla Bartok, en 1910 :
« mêmes ondulations (quoique dans un tempo plus rapide) sur fond desquelles s’élève une mélodie aux vents dont les contours sont semblables« …
La question de l’hybridation musicale, et ses éminentes vertus, est aussi présente en ce regard de Peter Szendy sur Béla Bartok, comme elle l’est dans le lucidissime, et plus encore justissime, « L’autre XXe siècle musical » de Karol Beffa…
Ce lundi 18 juillet 2022, de Bordeaux, et ses 41°…
et guère loin des incendies toujours en extension, en Gironde, de La Teste et de Landiras
P. s. :
Et ce lundi après-midi, ce sont tous les résidents du Pyla qui ont été priés, dès 13h 30, d’évacuer le lieu !
Ce lundi 18 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

Quand la forêt de l’Eden, ou quasi elle, brûle… Si près du Pyla et ses villas parmi les pins…

15juil

La forêt de l’Eden,
ou plutôt la partie de la forêt usagère de La Teste, qui la jouxte, à peine plus au sud, et qui, elle, est bel et bien encore en train de brûler,
à peine plus au sud, aussi, juste derrière, que les belles villas du Haut-Pyla, à La Teste,
m’évoque bien sûr l’Eden de la famille de René et Marcel Dulas dont parle Hélène Cixous dans les livres qu’elle écrit, non loin de là, dans sa maison d’écriture des mois de juillet-août, des Abatilles-Arcachonvoir, par exemple, et entre plusieurs autres, « Défions l’augure« , ou encore « Nacres _ cahier«  _ :
une fermette de résiniers.
Cf le détail sur cet Eden-ci en mon article du 17 octobre 2019 : «  ».
Et regarder/écouter la vidéo de notre entretien à la Station Ausone le 23 mai 2019 à propos de son magistral « 1938, nuits« …
L’Eden est en effet le nom de cette partie juste au nord de la forêt usagère de La Teste (-de-Buch) où sont nés et où ont vécu les Dulas,
amis (ou hommes-à-tout-faire bienveillants et efficaces) d’Hélène quand elle réside non loin de là, tout près, aux Abatilles (d’Arcachon)…
Cf par exemple ce passage, à la page 83 du « Nacres » d’Hélène Cixous, à propos de René Dulas, dit Tontus, et des promenades avec les enfants d’Hélène au Natus-de-Haut :
« 17 octobre 2017
Tontus est mort. En apparence. Pif Pierre-François, le fils d’Hélène _ me raconte longuement la légende de Tontus René Dulas et le royaume d’Éden (l’habitation des onze Dulas dans la forêt des Landes, hommes des bois, sans école, qui ne vont dans la société extérieure et hostile que pour le service militaire). Mes enfants, élevés _ c’est dit _ par ces forts de la nature, sur le Natus. Natus, nom propre du Bourrier.
Aller au Natus, expression conservée telle quelle  _ de leur enfance.
Au lieu-dit Natus-de-Haut, le Bourrier créé en juillet 1916 au cimetière national de La Teste, tout ça mes enfants, sous les ordres des Dulas, Chef Tontus, l’ignorent, ils vont au Natus comme à l’Éden, l’Éden des enfants sauvages est un mont de débris immondices de la ville, écharnures, morceaux de carcasses d’avions, casques de guerre. »
Et il se trouve aussi qu’une avenue très discrète, presque secrète _ il est très aisé de la manquer, outrepasser son embranchement sans la repérer pour la prendre, et y monter… _, aux splendides villas parmi les magnifiques pins, s’appelle, et en hommage à cette jungle perdue située à son sud-est quelques kilomètres plus loin, Avenue de L’Eden
_ c’est en vérité un chemin sinueux et étroit qui serpente, ne cesse de grimper et redescendre, parmi les pins ; et dessert ses diverses villas ; et c’est aussi un paradis… _,
dont je connais un heureux propriétaire, Raphaël Vialard, de l’une de ces superbes villas, qui s’en fait le très intéressant et exhaustif, passionnant, historien, au Pyla.
Et très souvent je pense à tout cela, si fragile, avec ces pins, dès que la chronique évoque quelque incendie de forêt, même ailleurs qu’en Gironde…
Et voilà que maintenant c’est quasi cet Eden-là même qui brûle, en la forêt usagère de La Teste, à peine plus au sud que la majestueuse grande dune du Pyla, sans qu’on parvienne jusqu’ici à en circonscrire l’incendie…
Et donc je me demande si l’amie Hélène Cixous réside cet été, aussi, en sa chère maison d’écriture, aux Abatilles ;
et bien sûr comment elle va…
Je pense aussi à mes amis Dumora, Florence et Jean-Pierre, et à leur si belle maison du Haut-Pyla : quasi en surplomb de l’Eden… Et guère loin, donc, de l’incendie présent en la forêt usagère : à peine un peu plus plus au sud, derrière l’extrémité méridionale de la grande dune du Pyla…
À cette heure-ci, il ne fait que 34° à Bordeaux, au lieu des 38° d’hier.
Ce vendredi 15 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa
P.s. :
ce samedi matin, à 8h, le maire de La Teste, interviewé à la télévision, fait le point sur l’extension du feu de la forêt usagère de La Teste, et donne le nombre de 3 150 hectares à cette heure brûlés…

Le grand bibliophile de la Villa Téthys au Pyla

27fév

Georges Droin, le commanditaire, avec son épouse Marie Lourreyt, de la superbe Villa Téthys au Pyla-sur-Mer _ probablement la plus belle de toutes les villas d’Arcachon et du Pyla, achevée en 1927, et grand œuvre de l’architecte Roger-Henri Expert (Arcachon, 18-4-1882 – Cérons, 13-4-1855) _, fut aussi un très grand bibliophile,

à la suite de son père, Ernest-Laurent Droin (Paris, 18-5-1841 – Paris, 14-5-1907), lui-même éminent bibliophile avant lui ;

et de même, ensuite, que la plupart des cinq enfants de Georges et Marie Droin : Jacques, Denise, Philippe, Roger et Gilbert ;

et, encore, aujourd’hui, de certains de ses petits-enfants : tels, par exemple, Olivier, François, Nikita…

Ernest-Laurent Droin avait été en effet un des membres fondateurs de la Société des Amis des Livres, de l’Association des Cent Bibliophiles, ainsi que de la Société des Bibliophiles contemporains.

Je remarque que, si trois ans après son décès, fut dispersée à la salle Drouot, en janvier 1911, une partie au moins de sa bibliothèque

cf le Figaro, le 24-1-1911 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k289104m/f6.item.r=Droin%20Biarritz.zoom

et le Figaro, le 25-1-1911 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2891050/f6.item.r=Droin%20Biarritz.zoom _,

cependant, son fils, Georges Droin, ne manquait pas de devenir, dès le mois de décembre de cette même année 1911, un des trois nouveaux membres de l’Association bibliophile du Livre contemporain.

De même, je note que si le domicile de Georges Droin se trouve encore, en 1909, 1910 et aussi 1911, au 50 Boulevard de Courcelles _ soit l’adresse de son père, qui venait de décéder le 14-5-1907 _,

en revanche, l’Annuaire complet, commercial, administratif et mondain Paris-Hachette de 1912 indique comme (nouvelle) adresse de « Georges Droin et Mme (née Lourreyt) _ Georges Droin et Marie Lourreyt se sont mariés à Dax le 1-8-1910 _ 83 bis rue de Courcelles » _ ; adresse qui de fait demeurera la leur jusqu’en 1922-23.

Car le 12-5-1922, Georges Droin, qui réside toujours alors 83 bis rue de Courcelles, obtient un permis de construire pour surélévation _ par l’architecte Gras (domicilié 3 Quai Voltaire), très vraisemblablement un parent de son beau-frère Raoul Gallié : des membres de la famille Gras étaient en effet présents à la cérémonie de mariage de la sœur de Marie Lourreyt, Pauline Lourreyt, avec Raoul Gallié, le 27-2-1905 en la cathédrale de Dax. M. Gras, ancient agent de change, était un des deux témoins du marié ; et participèrent à la quête Melle Marie Lourreyt, Melles Bitot et Gras, accompagnées de MM. Gras, d’Albusset et marquis de Campuzano ; comme le rapporte le récit de cette cérémonie dans le journal Gil Blas du 13-3-1905… Et surtout, sur le faire-part de ce mariage, la grand-mère de Raoul Gallié, qui fait part du mariage de son petit-fils, Raoul Gallié, est Madame Louis Gras _ d’un étage du 10 Boulevard Malesherbes, qui va devenir (et demeurer) l’adresse de Georges et Marie Droin à Paris, désormais parents de cinq enfants.

J’en déduis qu’un partage du patrimoine de leur père Ernest-Laurent Droin a dû s’effectuer entre Georges Droin et sa sœur Jeanne,  impliquant que, soit cette dernière ait conservé l’habitation paternelle _ appartement ? immeuble ? _ du 50 Boulevard de Courcelles, soit que ce domicile paternel ait été vendu, et les bénéfices de la vente partagés entre le frère et la sœur.

D’où ce changement d’adresse de Georges Droin en 1912 : du 50 Boulevard de Courcelles au 83 bis rue de Courcelles.

C’est ainsi, du moins, que j’essaie de m’expliquer comment le bibliophile passionné que fut toute sa vie Georges Droin ait pu consentir à laisser se défaire, à Drouot, en janvier 1911, la précieuse bibliothèque constituée par son père, éminent bibliophile avant lui.

Et, en effet, L’annuaire général des Lettres de 1932, pour prendre un seul exemple de référence parmi d’assez nombreux autres disponibles, indique _ à la page 160 ; voir aussi les pages 171, 173, 178 et 183 _ que Georges Droin domicilié désormais 10 Boulevard Malesherbes à Paris _ était, cette année 1932, Archiviste-Trésorier de l’Association des Cent Bibliophiles, mais aussi membre de la Société des Amis des Livres, de l’Association du Livre contemporain, de la Société de la gravure sur bois originale, et encore de la Société Saint-Eloy

Or cette passion de la bibliophilie se perpétue parmi les fils et les petits-fils _ tels François Droin, fils de Philippe ; et Olivier Droin, fils de Roger _ de Georges Droin ;

et tout particulièrement en son fils Gilbert Droin (1922 – 7-5-2014), qui se fit même éditeur, au moins les années 1948-1949 à ma connaissance, et qui présidait depuis 1968 l’Association Les Amis du Livre contemporain _ nom qu’avait pris en 1988 Le Livre contemporain.

Et le 8 mars 2011, eut lieu, à la mairie du 8e arrondissement de Paris, le vernissage de la très riche (en estampes et gravures originales) exposition Comme le temps passe, organisée par Gilbert Droin, alors âgé de 90 ans, et son fils Nikita ;

que l’on peut écouter et voir tous deux dans une vidéo de présentation de 6 minutes consacrée à cet événement bibliophilique.

La passion des beaux livres vit donc toujours parmi la descendance du grand bibliophile de la Villa Téthys du Pyla…

Une dernière remarque :

en 1930, Madame Georges Droin se voit honorée de la création d’une rose portant son nom, par le créateur de roses lyonnais Jean-Marie Gaujard (1903-1995).

Titus Curiosus, ce lundi 27 février 2017

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