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Pour être un peu plus précis sur le déni de reconnaissance, par Edmond Gaudin (1903 – 1988), de son cousinage effectif avec Maurice Ravel (1875 – 1937), une ébauche de quelques pistes à explorer…

11oct

Afin d’aller un peu plus loin que ma réponse d’hier, dimanche 10 octobre, 

à la question d’Eric Rouyer me demandant d’expliciter davantage ma première réponse au déni de reconnaissance de la part du cousin Edmond Gaudin (1903 – 1988) de son cousinage effectif, via sa mère Magdeleine Hiriart – Gaudin (1875 – 1968), avec le cousin Maurice Ravel (1875 – 1937),

voici une amorce de direction de réponse un peu plus précise,

en l’absence d’indices véritablement concluants :

Cher ami,

 
ma réponse hier à votre question à propos du déni d’Edmond Gaudin (30 mai 1903 – 28 décembre 1988) à l’égard de son cousinage pourtant très effectif avec Maurice Ravel (7 mars 1875 – 28 décembre 1937),
demeure encore bien trop partielle _ et prudente… _ de ma part.
 
Mais il me semble détecter une sorte d’animosité rétrospective _ et probablement postérieurement au décès de sa mère Magdeleine Hiriart-Gaudin, le 19 juin 1968 _ d’Edmond Gaudin à l’égard de son cousin Maurice Ravel,
dont il a pourtant été très proche lors des séjours de celui-ci à Saint-Jean-de-Luz (en 1921, 23, 25, 27, 28, 29, 30, 31 et 32) :
possesseur d’une automobile, Edmond Gaudin véhiculait en effet son cousin lors d’assez nombreuses virées en pays basque, tant espagnol que français…
 
Il est bien sûr extrêmement dommage que n’ait été conservée (et publiée) d’autre correspondance de Maurice Ravel avec sa cousine Magdeleine Hiriart que les deux lettres de condoléances de 1910 et 1914, pour les décès du mari de Magdeleine, Charles Gaudin, sur le fleuve Oubangui, en 1910, et de ses deux beau-frères Pierre et Pascal Gaudin, tués ensemble par un même obus, à leur arrivée au front, le 12 novembre 1914…
 
Et que nous ne disposions d’aucun témoignage de rencontres entre Maurice Ravel et sa cousine Magdeleine dans l’entre-deux-guerres, lors des séjours de Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz :
Saint-Jean-de-Luz est une petite ville, et même si Ravel venait là surtout pour se reposer et se distraire _ il adorait les bains de mer et nager… _, il est peu vraisemblable qu’il n’ait pas fait un effort pour venir saluer sa très sympathique cousine Magdeleine, dont le domicile, 34 rue Gambetta, était central… Ces années-là, Ravel prenait logement au 9 rue Tourasse, au coin de la rue Gambetta (entre l’église et la place Louis XIV : en face de l’actuelle pâtisserie Pariès)…
 
La famille Gaudin était domiciliée, jusqu’à l’été 1924, tout près du domicile des Hiriart, presque en face, au 41 rue Gambetta _ une large maison héritée des Bibal et des Dupous… _ ;
et c’est devenue veuve de son mari Edmond Gaudin (17 novembre 1844 – 28 décembre 1920), au mois de décembre 1920,
que Annette Bibal-Gaudin (28 avril 1845 – 21 novembre 1936) vendit cette maison du 41 rue Gambetta _ héritée de sa mère Victoire Dupous (9 juin 1822 – 16 juin 1903), veuve de Pierre Bibal (5 septembre 1806 – 12 septembre 1855) ; et devenue trop grande pour elle _,
pour s’installer non loin de là _ même pas 100 Mètres _, au 14 rue du Midi, au mois d’août 1924, avec les survivants Bibal et Gaudin de sa maisonnée : sa sœur Bernardine Bibal (22 août 1855 – 28 février 1843), sa fille Marie Gaudin (3 mars 1879 – 8 décembre 1976), sa petite-fille Annie Courteault (26 septembre 1913 – 21 août 1994)
Et surtout il est dommage que nous ne disposions pas _ jusqu’ici du moins _ de témoignages directs _ nous n’en avons que d’indirects _ d’Edmond Gaudin, lors de ses virées automobiles avec son cousin Maurice Ravel à la fin des années 20 et au début des années 30…
Le jeune Edmond Gaudin se trouvant ainsi un des plus proches témoins des activités de son cousin Maurice Ravel lors des séjours _ de vacances, surtout, mais parfois aussi de travail… _ au pays basque ces années-là…
 
Le déni de parenté d’Edmond Gaudin avec Maurice Ravel, possiblement d’après la disparition de sa mère en 1968, face à ses enfants Charles-Paul (né en 1938) et Mayalen (née en 1942),
pourrait résulter de ce qui aurait été une blessure un peu douloureuse pour le jeune Edmond (né en 1903)…
 
Né le 30 mai 1903, c’est en 1935 qu’Edmond Gaudin s’est marié, à Saint-Jean-de-Luz, avec Angela Rossi (12 septembre 1905 – 14 décembre 1999).
 
La santé de Maurice Ravel s’étant considérablement détériorée au cours de l’année 1932 _ et Edmond Gaudin en avait été, avec sa tante Marie Gaudin _ un des tous premiers témoins à se rendre compte des prémisses de la maladie qui emportera Ravel le 28 décembre 1937…
Dès l’année 1933, la santé de Ravel s’est dégradée sans retour…
 
Les divers biographes de Ravel, et très admirateurs de son considérable génie musical, se sont montrés avares _ faute d’éléments tant soient peu tangibles _ de remarques sur la vie affective et relationnelle de Maurice Ravel, homme très discret et secret, et ayant en détestation tout exhibitionnisme…
Sa musique _ non expressionniste ! _ devant probablement parler pour lui…
 
Quant aux luziens, assez peu de témoignages ont été exprimés sur les séjours de Ravel à Saint-Jean-de-Luz, et au pays basque…
 
Très peu de liens ayant donc été opérés jusqu’ici entre l’œuvre _ très admirée, désormais _ du compositeur et le détail _ assez simple _ de la vie quotidienne de l’homme Maurice Ravel,
qui gagnerait d’ailleurs à être mieux connue, assez loin des clichés dont on a coutume de revêtir, par préjugés, les artistes…
Un homme discret, courageux et droit dans ses amitiés ; pas mondain ni carriériste pour deux sous : un honnête homme véritable…
 
J’admire aussi beaucoup Ravel…
 
Francis Lippa
Ce lundi 11 octobre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

 

L’énigme à élucider du déni de cousinage effectif d’Edmond Gaudin (1903 – 1988) avec Maurice Ravel (1875 – 1937) : une énigme qui demeure à résoudre…

10oct

Pour répondre à une question précise d’Eric Rouyer

concernant mes recherches sur le cousinage luzien de Maurice Ravel avec les Hiriart et les Gaudin,

et leurs descendants…

L’énigme du déni de cousinage effectif d’Edmond Gaudin (1903 – 1988) avec Maurice Ravel (1875 – 1937) : c’est bien là une question cruciale.
 
La question de ce cousinage au 2d degré de Dominique Hiriart (1849 – 1926) avec Marie Delouart (1840 – 1917)
puis, au 3e degré, de leurs enfants respectifs Magdeleine Hiriart – Gaudin (1875 – 1968) et Maurice Ravel (1875 – 1937)
_ cousinage reconnu par leurs lettres de condoléances des 8 octobre 1910 (pour le décès de Charles Gaudin, survenu le 12 septembre 1910),
et 24 novembre 1914 (pour les décès, sur le front, des frères Pierre et Pascal Gaudin, survenus le 12 novembre 1914) _,
ne s’est vraisemblablement posée, aux deux enfants d’Edmond Gaudin (1903 – 1988), Charles-Paul Gaudin (1938 – 2006) et sa sœur Maylen Gaudin – Lenoir (1942),
que quand ils ont eu sous les yeux _ j’ignore si c’est avant ou après le décès de Magdeleine Hiriart – Gaudin, survenu le 19 juin 1968 : probablement après… _
ces deux lettres (de condoléances) de 1910 (« Ma chère cousine… Maurice Ravel ») et 1914 (« Mon cher Maurice… votre cousine, Madeleine »),
la première qui a été conservée par Magdeleine,
et la seconde, par Maurice…
Possiblement à l’occasion d’un travail préparatoire à une exposition commémorative en l’honneur de Maurice Ravel : vraisemblablement pour l’anniversaire du centenaire de la naissance du compositeur, en 1975…
Et quand ont été sollicités des témoignages de proches ayant connu de près le compositeur…
 
Il me semble que si Magdeleine Hiriart – Gaudin avait été encore vivante en 1975,
elle aurait parlé, elle, sans détours, et pour ces commémorations, de son cousin Maurice Ravel, et de leur parenté effective…
 
Par leurs témoignages, les belles-sœurs de Magdeleine, Jane Gaudin – Courteault (1880 – 1979) et surtout Marie Gaudin (1879 – 1976)
ont collaboré, elles, surtout la généreuse Marie _ un peu moins Jane… _, à ces commémorations de Maurice Ravel en 1975 ;
mais j’ignore dans quelle mesure celles-ci, Marie comme Jane, avaient conscience de l’effectivité de ce cousinage entre le filleul de leur ancienne domestique et gouvernante Gachucha Billac (1824 – 1902) qu’était leur ami Maurice Ravel,
et leur belle-sœur Magdeleine Hiriart – Gaudin, fille de Dominique Hiriart (1849 – 1926), leur voisin (et notable) ayant pignon sur rue, lui aussi, rue Gambetta…
Maurice devait être _ et demeurer _ davantage pour elles le petit-neveu et filleul de leur chère Gachucha Billac (décédée le 17 décembre 1902),
que le cousin au 3e degré de leur belle-sœur (depuis le 28 septembre 1901) Magdeleine…
 
Je me demande aussi quels liens ont existé, après 1918, entre Magdeleine Hiriart – Gaudin et Maurice Ravel ? D’autres lettres ont-elles été échangées entre eux deux, comme entre Maurice Ravel et sa vieille et très chère amie Marie Gaudin (1879 – 1976) ?
Et si oui, que sont devenues ces lettres après le décès de Magdeleine ???
 
Et si Maurice Ravel a abondamment parlé de son amitié avec le jeune Edmond Gaudin, avec lequel il arpentait, en voiture, le pays basque, lors de ses séjours à Saint-Jean-de-Luz,
en aucune lettre connue à ce jour, Maurice Ravel ne mentionne après 1914 le nom de sa cousine Magdeleine Hiriart -Gaudin…
 
Très aimablement, Madame Maylen Gaudin – Lenoir (née en 1942) m’a rapporté certains récits seulement oraux transmis dans la famille Gaudin concernant la venue et les séjours du petit Maurice, enfant, chez les Gaudin, rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz : c’était au petit Maurice, par exemple, qu’à table, on réservait les assiettes ébréchées _ un détail assez significatif…
De cette période de l’enfance de Maurice Ravel, et de ses séjours à Ciboure ou à Saint-Jean-de-Luz, nulle lettre n’est hélas connue de nous jusqu’ici…
 
De plus, toute sa vie, Maurice Ravel a été d’un tempérament très discret, voire secret, et parfaitement humble,
se consacrant passionnément et avec la plus grande rigueur, à son travail de composition, et à la plus grande excellence possible de ses œuvres : Ravel était perfectionniste !
Et même sa corrrespondance (surtout par de brèves cartes postales) était plutôt elliptique, et toujours avec pas mal de retard : il n’avait pas de temps à y consacrer…
 
Alors que la célébrité allait _ et va toujours _ en priorité aux artistes se faisant acclamer sur la scène ;
par exemple, le violoniste Jacques Thibaud, ou le chanteur Fédor Chaliapine, se sont fait construire de splendides villas à Saint-Jean-de-Luz ;
pas Maurice Ravel ;
dont l’immense célébrité (et fortune !), grâce au « Boléro », n’a été que posthume…
 
Certes Ravel a pu, après la Victoire de 1918, se produire un peu comme pianiste et un peu plus comme chef d’orchestre,
mais sans en retirer _ ni encore moins y rechercher _ beaucoup de gloire (ni d’argent), par exemple en France : ce fut surtout lors de tournées orchestrales aux Etats-Unis, en Espagne, en Autriche, etc.
Mais là n’était pas, et même loin de là, l’essentiel pour lui…
 
Et sa célébrité, puis gloire, de compositeur, s’est surtout révélée au grand public après sa mort en 1937, et après la Libération de 1945…
Pas mal aussi avec le développement et immense succès de l’industrie discographique…
 
 
Alors, comment comprendre ce déni de parenté effective avec Maurice Ravel de la part de son petit cousin Edmond Gaudin,
qui, très proche de lui, lui a servi de chauffeur dans ses virées de par tout le pays basque, en Espagne, comme en France, à l’occasion de ses séjours à Saint-Jean-de-Luz,
à la fin des années 20 et au début des années 30 ?..
Edmond Gaudin a alors été un témoin vraiment très proche de la vie quotidienne de Maurice Ravel…
 
Edmond Gaudin a dit aussi à sa fille Maylen qu’il n’appréciait guère la musique de Ravel, m’a-t-elle confié…
 
Il y a là en effet un mystère,
qu’il serait bien intéressant d’élucider davantage…
 
Bien sûr, depuis le 15 mars 2020, la pandémie ne m’a pas permis de retourner souvent à Saint-Jean-de-Luz, non plus _ pas une seule fois ! _ qu’aux archives municipales de Ciboure _ devenues non accessibles au public _,
non plus que de rencontrer à nouveau Madame Gaudin – Lenoir, pour échanger plus longuement avec elle,
tant autour de ses souvenirs personnels, que des archives familiales qu’a conservées son frère Charles-Paul Gaudin ;
ou encore ses cousins Courteault…
 
À suivre, 
 
Ce dimanche 10 octobre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Pour préciser encore la question des cousinages luziens effectifs, et pas seulement affectifs, de Maurice Ravel avec certains des membres de la famille Gaudin, de Saint-Jean-de-Luz…

08oct

Suite à mon déplacement avant-hier mercredi 6 octobre à Saint-Jean-de-Luz ;

et à destination d’un correspondant luzien dont j’ai appris qu’il est féru de l’histoire locale de sa ville, 

je viens d’opérer une présentation j’espère un peu claire de la descendance luzienne (Delouart – Etcheverry – Hiriart – Gaudin) de Gratien Delouart (Ciboure, 1748 – Ciboure, 1798) :
 
Descendance de laquelle il résulte que
Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) n’était pas parent avec tous les membres de la famille Gaudin, ses chers et fidèles amis à Saint-Jean-de-Luz,
mais seulement avec la veuve et les descendants de Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, sur le fleuve Oubangui, 13 septembre 1910),
le fils aîné d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 1920) et son épouse Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 1936), 
du fait du cousinage très effectif de Maurice Ravel avec Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968),
l’épouse, à Saint-Jean-de-Luz, le 28 septembre 1901, puis veuve, le 13 septembre 1910, de Charles Gaudin.
 
D’où les expressions dans la correspondance entre Maurice Ravel et Magdeleine Hiriart-Gaudin, le 8 octobre 1910 et le 24 novembre 1914,
de « Ma chère cousine », « Mon cher Maurice , Votre cousine »,
aux pages 246 et 403 de la Correspondance de Ravel, éditée par Manuel Cornejo
 
Magdeleine Hiriart – Gaudin, en effet, était
fille de Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 1926) ;
petite-fille de Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 1850) ;
et arrière-petite-fille de Marie-Baptiste Delouart n°2 (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842),
mariée à Jean Etcheverry (Ciboure, 1777 – en mer, 1841) à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814 ;
et seconde fille de Gratien Delouart (Ciboure, 1748 – Ciboure, 1798) et son épouse Sabine Laxague (Ciboure, 1752 – Ciboure, 1845).
 
La sœur aînée de cette Marie-Baptiste Delouart n°2 (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842)
était Marie-Baptiste Delouart n°1 (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855),
dont voici la descendance dont est issu Maurice Ravel (Ciboure, 1875 – Paris, 1937) :
 
Sabine Delouart (Ciboure, 1809 – Ciboure, 1874), cousine germaine de Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 1850) ;
Marie Delouart (Ciboure, 1840 – Paris, 1917), cousine au second degré de Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 1926) ;
Maurice Ravel (Ciboure, 1875 – Paris, 1937), cousin au troisième degré de Magdeleine Hiriart – Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 1968).
 
Gachucha Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1901),
la marraine de Maurice Ravel le 13 mars 1875, à l’église Saint-Vincent de Ciboure,
et soeur de Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874), la grand-mère maternelle de Maurice Ravel,
était domestique chez les Gaudin, rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz,
et a fait fonction de gouvernante des 7 enfants Gaudin (d’Edmond Gaudin et son épouse Annette Bibal), nés entre le 19 novembre 1875 (Charles) et le 23 février 1886 (Louis)…
 
Avant le mariage de Charles Gaudin et Magdeleine Hiriart (cousine de Maurice Ravel), qui a eu lieu à Saint-Jean-de-Luz le 28 septembre 1901,
le petit Maurice Ravel était accueilli dans la maison Gaudin comme le petit-neveu de Gachucha Billac, leur domestique…
Même si existait une très fidèle amitié entre Marie Delouart et Annette Bibal, avant même leurs mariages respectifs 
du 3 avril 1873, à Paris, pour Marie Delouart et Joseph Ravel,
et 27 janvier 1875, à Saint-Jean-de-Luz, pour Annette Bibal et Edmond Gaudin.
C’est d’ailleurs pour remplacer Annette Bibal qui devait partir à Madrid pour accompagner une célèbre modiste parisienne, Madame Félix,
que Marie Delouart a fait en 1872 le voyage d’Espagne, qui lui a donné l’occasion de rencontrer, peut-être à Aranjuez, Joseph Ravel, qu’elle épousera l’année suivante, le 3 avril 1873…
 
Cependant, dans les rapports très amicaux que toute sa vie Maurice Ravel entretint avec tous les membres de la famille Gaudin _ et tout spécialement avec Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 3 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976) _,
ce lien de cousinage effectif avec Magdeleine Hiriart-Gaudin, puis son fils Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988),
non seulement n’apparaît pas _ Magdeleine (1875 _ 1968), pourtant aimable et volubile, n’en a jamais rien dit… _,
mais est même carrément nié par Edmond Gaudin (1903 – 1988),
quand ses enfants Charles-Paul (1938 – 2006) et Maylen (1942) se sont étonnés devant lui de ces expressions « Ma chère cousine » et « Mon cher Maurice, Votre cousine » :
pour Edmond Gaudin, qui dans son automobile véhiculait Maurice Ravel par tous les coins du pays basque, en Espagne comme en France, à la fin des années 20 et au début des années 30,
ces expressions étaient seulement « affectives »…
 
Une question qui reste donc à creuser…
 
Ce vendredi 8 octobre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

A propos des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel : quelques corrections et précisions à mon article du 28 mai 2019 : « Les blancs questionnants de la mémoire familiale des cousins luziens de Maurice Ravel : pour continuer à progresser dans la recherche… »

11oct

Je reviens ce dimanche matin 11 octobre

sur la situation de Maurice Ravel, en 1901 et 1902, au sein de la famille Gaudin (domiciliée au 41 rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz),

eu égard, à deux très importants événements familiaux, à Saint-Jean-de-Luz :

d’une part, eu égard au mariage, à Saint-Jean-de-Luz, le 28 septembre 1901, de sa cousine Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968) avec Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, 13 septembre 1910) _ l’aîné des enfants d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920) et Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936) _ ;

et, d’autre part, eu égard au décès, à Saint-Jean-de-Luz, au 41 rue Gambetta, le 17 décembre 1902, de sa chère grand-tante et marraine _ et demi-sœur de sa grand-mère Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874) _, Gachucha Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902) :

la gouvernante, au foyer des Gaudin-Bibal, rue Gambetta, des enfants Gaudin : Charles (né le 19 novembre 1875), Pierre (né le 7 février 1878), Marie (née le 3 mars 1879), Jane (née le 16 octobre 1880), Pascal (né le 31 janvier 1883) et Louis (né le 23 février 1886, et décédé le 2 novembre 1899).

Bien sûr, notre recherche pâtit énormément ici de l’effective minceur de la correspondance privée à ce jour disponible de Maurice Ravel : entre le 2 août 1901 et le 16 mai 1903,  sont en effet seulement accessibles trois lettres de Maurice Ravel à son amie luzienne Jane Gaudin : les lettres des 2 août 1901, 16 octobre 1902 _ une lettre importante ! _ et 30 novembre 1902, numérotées 26 (page 78), 35 (page 82) et 37 (page 83) de la correspondance disponible, à ce jour du moins, de Maurice Ravel, telle qu’a pu la rassembler Manuel Cornejo en son admirable (et indispensable) Correspondance de Maurice Ravel, aux Éditions Le Passeur.

Dans quels tiroirs (ou coffres) demeure donc cachée cette si précieuse correspondance privée de Maurice Ravel à ses amis luziens Gaudin (et Courteault) ?

Dans quelle mesure faut-il suivre le témoignage (de toute bonne foi) rapportant qu’un lot important de ces inestimables lettres aurait été, de rage (sic), brûlé _ et il n’y a pas très longtemps _, par un des héritiers ?

C’est assez difficile à croire !

Alors qu’un autre de ces lots de lettres de Maurice Ravel a bel et bien été, lui,

suite à un prêt (pour une exposition),

non rendu à la famille…

Bien sûr, Manuel Cornejo porte la plus grande attention au devenir de la moindre correspondance de Maurice Ravel…

Et il faudra bien tenter de faire un jour l’historique du devenir de cette correspondance si importante _ quant à la connaissance des liens à la fois familiaux et amicaux du compositeur à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz… _ de Maurice Ravel avec ses amis Gaudin et Courteault…

Bref,

les dates

du 28 septembre 1901, pour le mariage de la cousine Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le fils aîné des Gaudin-Bibal-Dupous,

et du 17 décembre 1902, pour le décès de la grand-tante Gachucha Billac,

marquant des événements si importants pour Maurice Ravel

ainsi que pour sa mère née Marie Delouart

n’ont jusqu’ici pas laissées de traces accessibles à nous dans ce qu’a pu écrire Maurice Ravel…

Maurice Ravel ainsi que sa mère sont-ils demeurés, ces deux fois-là _ en septembre 1901 et décembre 1902 _, à Paris,

sans se rendre, en ces deux circonstances, importantes familialement, à Saint-Jean-de-Luz ?..

Il est vraiment dommage que nous disposions jusqu’ici de si peu de données documentaires si peu que ce soit tangibles, en dehors de quelques témoignages oraux assez tardifs,

de l’enfance-adolescence-jeunesse de Maurice Ravel avant 1900.

Cependant, la venue, très jeune, et probablement à plusieurs reprises, de Maurice Ravel auprès de sa grand-tante Gachucha Billac, chez les Gaudin, rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz,

a donné lieu à diverses anecdotes tout à fait intéressantes ;

dont celle de Gachucha s’amusant à comparer le jeu de Maurice _ à quel âge ? _ au piano, au sauts nerveux d’un chat sur les touches de l’instrument…

J’ai retenu aussi le fait _ assez significatif ! _ que m’a rapporté Madame Maylen Lenoir

que chez les Gaudin, lors des repas de Maurice enfant au 41 de la rue Gambetta,

c’était plutôt la vaisselle ébréchée qui était servie au petit-neveu de la domestique-gouvernante Gachucha Billac…

Mais la situation sociale de Maurice Ravel a sans conteste bien changé dans la maison Gaudin, à partir du mariage de sa cousine Magdeleine Hiriart, le 28 septembre 1901,

avec le fils aîné de la maison, Charles Gaudin…

Maurice Ravel devenant dès lors un cousin par alliance de l’aîné de la fratrie _ nés entre 1875 et 1886 _ des Gaudin !

Ce qui ne fait que réactiver l’étonnement que ne manquent pas de susciter

le silence de la volubile et affable Magdeleine Hiriart-Gaudin en son vieil âge sur ce cousinage familial sien avec Maurice Ravel ;

et plus encore le refus _ à diverses reprises réitéré _ d’endosser un tel cousinage effectif

de la part d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988),

le fils de Magdeleine (1875 – 1968)

et père de Maylen (née en 1942).

Cf aussi l’importante note 3 au bas de la page 1291, de la part de Manuel Cornejo en son édition de la Correspondance de Maurice Ravel,

dans laquelle est établie la place d’Edmond Gaudin parmi les tous premiers témoins luziens des troubles neurologiques de Maurice Ravel, lors d’un séjour de celui-ci à Saint-Jean-de-Luz (et tout le pays basque), en août-septembre 1932 :

« En août-septembre 1932, les premières atteintes du mal du compositeur se manifestèrent aux yeux de ses proches, avant son accident de taxi parisien du 8 octobre 1932 :

lors d’une corrida à Saint-Sébastien où Edmond Gaudin emmena Ravel, ce dernier, cherchant machinalement quelque chose dans ses poches, fut incapable d’exprimer oralement qu’il souhaitait fumer ; ce n’est que quand Edmond Gaudin sortit des cigarettes et que Ravel s’empara de l’une d’elles, que l’on comprit ce qu’il souhaitait ;

une autre fois, s’amusant à faire des ricochets dans l’eau avec des cailloux, Ravel en envoya un malencontreusement au visage de son amie Marie Gaudin ;

beaucoup plus inquiétant, car il aurait pu y laisser la vie, un autre jour, Ravel, excellent nageur et n’hésitant pas à nager loin dans l’Océan, fut incapable de revenir sur le rivage et avoua à ses sauveteurs « Je ne sais plus nager ». Cette dernière anecdote a été narrée notamment par Léon Leyritz dans le film Maurice Ravel. L’homme et les sortilèges« …

Demeure donc un mystère dans cette dénégation soutenue par Edmond Gaudin de son cousinage effectif avec Maurice Ravel.

Voici donc cet article du 28 mai 2019

auquel je désire apporter ce jour quelques corrections (d’ignorances d’alors) et précisions (nouvelles).

Les blancs questionnants de la mémoire familiale des cousins luziens de Maurice Ravel : pour continuer à progresser dans la recherche…

Continue, bien sûr, de me travailler _ et en attendant que je joigne la petite-fille de Magdeleine Hiriart-Gaudin (rencontrée désormais à diverses reprises, à son domicile, à Saint-Jean-de-Luz) _
la question de l’ignorance _ a priori assez étonnante ! _ de la part des présents enfants Gaudin
de leur parenté on ne peut plus effective _ via les Hiriart et les Etcheverry (et d’abord via Magdelaine Hiriart-Gaudin : chaînon crucial de la descendance luzienne des Delouart cibouriens !)avec Maurice Ravel.
Peut-être est-ce en partie dû, aussi, au fait de la force de rayonnement, au sein de leur famille, de l’amitié de Maurice Ravel avec Marie (1879 – 1976) et Jane Gaudin (1880 – 1979) ;
et leur correspondance connue.
Qui aurait pensé aller chercher quelque cousinage que ce soit
du côté des Hiriart ?..
_ sauf à lire avec la plus vigilante attention l’intégralité, et dans les plus petits détails, de la correspondance publiée !
Et, qui plus est avec le petit-neveu de la domestique-gouvernante des enfants Gaudin, Gachucha Billac ?..
Ce cousinage Hiriart-Ravel échappait-il déjà aux belle-sœurs Gaudin, Marie et Jane, de Magdeleine ?
C’est bien peu vraisemblable. Magdeleine Hiriart-Gaudin, épouse de leur frère aîné Charles, était bel et bien leur belle-sœur.
Mais quelle position occupait la belle-sœur Magdeleine
_ veuve, en septembre 1910, de Charles Gaudin, l’aîné (1875 – 1910) de la fratrie des sept enfants d’Edmond Gaudin (1844 – 1920) et son épouse Annette Bibal-Gaudin (1845 – 1936)… _ 
au sein de la configuration familiale des Gaudin ? Cela reste à creuser…
Et je suis donc curieux d’en apprendre un peu plus sur les liens ayant pu exister,
tout au long de leurs vies durant _ bien au-delà des dates, de septembre 1910 et novembre 1914, des lettres de condoléances alors échangées, au moment des décès de Charles Gaudin, puis de ses frères Pierre et Pascal Gaudin _ 
entre Maurice Ravel
et Magdeleine Hiriart-Gaudin (nés à quatre jours, au mois de mars 1875, et quelques centaines de mètres d’intervalle ! un peu plus que la largeur du port de Saint-Jean-de-Luz – Ciboure…)
_ Maurice (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) et Magdeleine (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – 15 juin 1968) _ ;
ainsi qu’avec Edmond, le fils de Magdeleine et Charles Gaudin (qui leur était né, à Saint-Jean-de-Luz, le 30 mai 1903 _ et décèdera le 28 décembre 1988 _)…
Nulle correspondance entre Maurice Ravel et Edmond Gaudin n’étant accessible jusqu’ici, semble-t-il _ en effet…  
En remontant plus haut dans la galaxie familiale,
il faut dire que le père de Magdeleine Hiriart, Dominique Hiriart (né à Saint-Jean-de-Luz le 28 janvier 1849),
était très jeune (un an et onze mois !) lors du décès de sa mère, née Marie Etcheverry (et fille de la seconde Marie Delouart), le 28 décembre 1850, à Saint-Jean-de-Luz.
De même, aussi, qu’au moment du décès, à Saint-Jean-de-Luz, de son père, Jean-Baptiste Hiriart, le 24 septembre 1859 : 10 ans et 8 mois.
Le principal lien de Dominique Hiriart avec la mémoire familiale (maternelle) des Etcheverry
était cependant représenté par la tante maternelle de Dominique,
en la personne de la sœur cadette de sa mère, je veux dire la seconde Marie Etcheverry (épouse Dargaignaratz), qui décèdera, à Saint-Jean-de-Luz, le 20 novembre 1900 :
Dominique Hiriart avait alors presque 51 ans. Et sa fille Magdeleine (née à Saint-Jean-de-Luz le 11 mars 1875), avait 25 ans.
Puis, la fille de cette seconde Marie Etcheverry et de Bernard Dargaignaratz : Marie-Clotilde Dargaignaratz, épouse _ le 22 novembre 1905 _ de l’urrugnar Martin Zozaya ; elle décèdera à Urrugne le 26 février 1943…
Qu’a donc connu Magdeleine Hiriart-Gaudin de l’histoire familiale cibourienne des Etcheverry-Delouart ?
Et qu’en a-t-elle narré ? 
Au moins est-il à retenir que Magdeleine et Maurice connaissaient parfaitement, eux, leur propre cousinage ! Ce n’est pas rien _ il faut le souligner !
Même si en sa vieillesse Magdeleine (qui décède le 15 juin 1968) demeura, semble-t-il _ ce que me confie Madame Maylen Gaudin – Lenoir _  muette sur le sujet de ce cousinage
_ elle qui était d’un tempérament plutôt volubile, se souvient sa petite-fille _
avec ses petits enfants, Charles-Paul et Maylen…
Cela aussi est à creuser…
La cousine Clotilde (née à Saint-Jean-de-Luz le 6 mars 1860) avait, elle, 40 ans au décès de sa mère, Marie Etcheverry-Dargaignaratz, le 20 novembre 1900, à Saint-Jean-de-Luz.
Je relève toutefois qu’au mariage de Dominique Hiriart et Marianne Imatz, le 3 juin 1874, à Saint-Jean-de-Luz,
en l’absence des deux parents Marie Etcheverry et Jean-Baptiste Hiriart, déjà décédés, du marié,
celui-ci est assisté de sa tante maternelle, Marie Etcheverry, veuve Dargaignaratz (Saint-Jean-de-Luz, 20 novembre 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 30 novembre 1900)
C’est tout à fait intéressant.
Celle-ci demeura donc proche _ voilà ! _ de la famille de son neveu Dominique Hiriart.
Et en relisant mes articles précédents, ainsi que la documentation afférente,
je découvre ceci,
concernant le mariage à Ciboure, le 20 août 1890, de Pierre Paul Bernard Goyenague avec sa cousine Nicolasse Goyenague :
que figure parmi les quatre témoins de ce mariage, à Ciboure,
Dominique Hiriart :
« Dominique Hiriart, commerçant _ il n’est plus dit « menuisier« , et pas encore, non plus, « administrateur de la succursale de Saint-Jean-de-Luz de la Caisse d’Epargne de Bayonne«  _, âgé de 41 ans _ il est né en effet le 28 janvier 1849 à Saint-Jean-de-Luz _, domicilié à Saint-Jean-de-Luz« .
Les liens de cousinages
entre les descendants cibouriens et aussi luziens de Gratien Delouart et de ses quatre enfants (les trois Marie Delouart _ épouses Billac, Etcheverry et Goyenague _ et leur frère Jean Delouart),
demeuraient donc très vivants !
Comment Marie Delouart-Ravel aurait-elle pu complètement s’en exclure ?.. Question rétrospectivement importante.
De même, encore, que la fille de Marie Etcheverry-Dargaignaratz, Clotilde Dargaignaratz-Zozaya,
demeura proche de la famille de son cousin Dominique Hiriart :
proche de son épouse Marianne Imatz-Hiriart,
proche de sa fille Magdeleine Hiriart-Gaudin,
et proche de son petit-fils Edmond Gaudin,
auquel elle offrit un de ses pianos _ peut-être à l’occasion du mariage de celui-ci, en 1935 ;
non, elle le laissa en héritage à son épouse et lui, lors de son décès, en 1943,
à bien entendre le témoignage de la petite-fille d’Edmond Gaudin, Madame Maylen Lenoir
Qu’a-t-il donc pu se transmettre,
via cette seconde Marie Etcheverry (épouse Dargaignaratz ; et luzienne),
puis via sa fille Clotilde (épouse Zozaya),
de la mémoire cibourienne de la famille Delouart ?
C’était là une excellente question !
Pour quelles raisons, déjà,
la seconde Marie Delouart et son mari Jean Etcheverry (fils naturel de Jeanne Curutchet), tous deux cibouriens,
se marièrent-ils à Saint-Jean-de-Luz (le 17 août 1814) et s’y installèrent-ils,
à la différence du reste de la maisonnée cibourienne des Delouart ?..
Étaient-ils donc fâchés avec le reste de la famille Delouart ?..
Nous l’ignorons, à ce jour.
Et quels liens entretinrent, ou pas, les deux Marie Etcheverry luziennes (nées, à Saint-Jean-de-Luz, en 1817 et 1824)
avec leurs cousins germains cibouriens, issus, eux aussi, des Delouart :
… 
Sabine Delouart (née à Ciboure en 1809, le 11 mars 1809),
Gachucha Billac (née à Ciboure en 1819 _ j’ignore la date et le lieu de son décès : probablement avant 1916 : Maurice Ravel parlant d’elle alors au passé, en une lettre (du 20 septembre 1916, à propos du goût immodéré de la chère tante Gachuch pour les melons…) à Marie Gaudin : voilà, là des erreurs et ignorances à rectifier : Gachucha Billac est née à Ciboure le 15 mai 1824 ; et décédée à Saint-Jean-de-Luz le 17 décembre 1902 _),
Simon Goyenague (né à Ciboure en 1821, le 22 novembre 1821 ; il décèdera à Ciboure le 18 novembre 1890),
Jacques Goyenague (né à Ciboure en 1822, le 16 octobre 1822 ; il décèdera à Ciboure le 22 novembre 1886)
et Marie Goyenague (née à Ciboure en 1827, le 28 juillet 1827, et épouse en 1850, le 17 juillet 1850, à Ciboure, de Martin Passicot _ né en 1824, le 24 octobre 1824, à Ciboure : non, à Urrugne… ; peu après la naissance de leur premier enfant, Jean-Martin Passicot, à Ciboure, le 17 mai 1851, Martin Passicot, son épouse Marie Goyenague, et leur bébé Jean-Martin Passicot, prirent l’été 1851, un bateau à Pasajes pour aller s’installer en Argentine, où le couple allait avoir dix autres enfants… _),
Sabine Delouart (née à Ciboure en 1825, le 24 juin 1825, et épouse, en 1852, le 12 août 1852, à Ciboure, de Bernard Cerciat _ né à Ciboure, le 18 octobre 1824 ; et  disparu en mer le 9 mars 1868 _),
Marie Delouart (née à Ciboure en 1827, le 30 juin 1827, et épouse, en 1853, le 13 novembre 1861, à Ciboure, de Guilhen Etchepare _ né en 1826, le 8 juillet 1826, à Ciboure ; il décèdera à Ciboure le 22 mai 1872 _)
et Jean Delouart (né à Ciboure en 1833 _ sans plus de précision _ ; il décèdera à Ciboure le 26 novembre 1888) ?..
A la génération suivante, les cousins cibouriens seront, entre autres,
Marie Delouart (née à Ciboure en 1840, le 24 mars 1840 ; elle décèdera à Paris le 5 janvier 1917 ; et épouse, à Paris, le 3 avril 1873, de Joseph-Pierre Ravel _ né à 1832, le 19 septembre 1832, à Versoix, en Suisse ; il décèdera à Paris le 13 octobre 1908 _),
Paul Goyenague (né à Ciboure en 1859, le 19 août 1854 ; il décèdera à Ciboure le 6 mars 1929) et son épouse (en 1890, le 20 août 1890, à Ciboure), et aussi cousine, Nicolasse Goyenague (née à Ciboure en 1864, le 11 juillet 1864 ; elle décèdera à Ciboure le 1er juin 1945),
11 enfants Passicot (nés de 1851, pour l’aîné, Jean-Martin, né à Ciboure, le 17 mai 1851, et 1855, pour le second, Juan Tomas, né à Buenos Aires, le 30 mars 1855, à 1873, pour le onzième et dernier, Francisco, né à Las Lomas de Zamora, en Argentine, le 15 juin 1873 ; et tous ayant vécu en Argentine),
Jean-Baptiste Cerciat (né à Ciboure en 1854, le 20 septembre 1854 ; il décèdera à Ciboure le 26 novembre 1914),
Jean Cerciat (né à Ciboure en 1859, le 10 avril 1859 ; il décèdera très probablement à Nouméa, après 1912, où lui étaient nés trois enfants, Elise Cerciat, le 30 juillet 1894, Raymond Cerciat, le 24 janvier 1897, et André Cerciat, le 3 avril 1899),
et peut-être quelques autres Cerciat,
ainsi que peut-être quelques Etchepare,
parmi ceux que j’ai à ce jour repérés…
Voilà quelques questions que je me pose
sur ces cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel.
 A suivre…
Je joindrai prochainement _ et rencontrerai à son domicile luzien, et à plusieurs reprises _ la _ très aimable _ petite-fille de Magdeleine Hiriart-Gaudin, Madame Maylen Lenoir
Qui m’a écrit, par retour de courriel, le mercredi 29 mai 2019 _ je ne l’avais pas encore rencontrée _, ceci,
d’assez extraordinaire pour le chercheur que je suis :
« Vous m’apprenez beaucoup de choses sur ma famille ; j’ignorais absolument ces liens familiaux avec Maurice Ravel ; et j’en suis d’ailleurs très étonnée !
En effet mon père, Edmond Gaudin, nous avait toujours dit qu’il _ Ravel _ appelait ma grand-mère _ Magdeleine Hiriart-Gaudin _ « cousine » parce qu’l l’aimait bien !! C’était une forme amicale…
Je serai ravie de vous rencontrer lors d’un de vos prochains voyages à Saint-Jean-de-Luz, je suis curieuse de savoir comment vous avez pu trouver toutes ces informations.
Encore merci, Recevez, cher Monsieur, mes meilleures salutations« …
Et nous nous sommes effectivement rencontrés une première fois le vendredi 12 juillet suivant, et assez longuement, afin de nous faire découvrir, l’un l’autre, de premiers passionnants documents ;
et deux autres fois encore…
Ce mardi 28 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa
Dont acte.
Ce dimanche 11 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Récapitulatif commode de mes recherches sur les parentés cibouro-luziennes de Maurice Ravel (12 mars 2019 – 1er mars 2020)

02sept

M’avisant que je n’ai pas publié jusqu’ici sur mon blog En cherchant bien
un récapitulatif récent de mes articles de recherche sur les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel
parus sur ce blog entre les dates du 12 mars 2019 et 1er mars 2020
_ le confinement du 17 mars, puis l’inaccessibilité (pour persistance de Covid-19 !) des archives municipales de Ciboure, continuant d’empêcher la poursuite des nécessaires recherches sur place _,
pour des raisons de commodité, voici ce récapitulatif :

12 mars 2019 : 

14 mars : 

17 mars : 

20 mars : 

27 mars : 

7 avril : 

12 avril : 

14 avril : 

11 mai : 

13 mai : 

16 mai : 

26 mai :  

28 mai : 

29 mai :  

30 mai : 

1er juin : 

7 juin :  

8 juin :  

10 juillet :  

12 juillet : 

15 juillet : 

16 juillet : 

20 juillet : 

9 août : 

13 août : 

15 août : 

17 août :  

18 août : 

19 août : 

31 août : 

1er septembre : 

18 septembre : 

21 septembre :  

22 septembre : 

24 septembre : 

30 septembre : 

C’est un parcours de recherche qui continue, bien sûr _ et plus que jamais ! obstacles aidant… _, de me passionner, avec ses découvertes successives, ses rebondissements-rectifications, et ses inespérés progrès !!!
Et qui peut être aussi amusant à lire qu’une enquête policière _ aussi palpitant que les Dix petits nègres d’Agatha Christie !..
Ma recherche a été freinée, forcément, par le confinement advenu le 17 mars 2020, qui m’a empêché de revenir poursuivre mes explorations minutieuses _ et forcément chronophages _ aux archives municipales de Ciboure, auxquelles je me suis rendu la dernière fois le vendredi 28 février 2020 ; soit 18 jours avant l’ouverture du confinement le mardi 17 mars…
Ainsi que, depuis le 11 mai, par les nécessaires précautions consécutives à la persistance de la pandémie, qui interdisent pour le moment l’accès à la toute petite salle de la mairie de Ciboure où sont conservées les précieuses archives…
C’est un petit roman que l’aventure de cette recherche des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel ;
qui, assez étrangement, n’a suscité jusqu’ici aucune curiosité _ même au sein de la pourtant très active Association Jakintza ! domiciliée au rez-de-chaussée de la maison natale de Maurice Ravel, la superbe maison Estebania, 27 Quai Maurice Ravel… _ à Ciboure ni Saint-Jean-de-Luz !
Au point que j’ai appris, à Saint-Jean-de-Luz, à Madame Maylen Lenoir (née en 1942), petite fille de Magdeleine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968),
que sa grand-mère paternelle, Magdeleine Hiriart-Gaudin (11 mars 1875 – 19 juin 1968), était la cousine on ne peut plus effective (!) de Maurice Ravel (7 mars 1875 – 28 décembre 1937) Magdeleine et Maurice sont nés à 4 jours d’intervalle, au mois de mars 1875 : elle, Magdeleine, le 11 mars, à Saint-Jean-de-Luz, et lui, Maurice, le 7 mars, à Ciboure, en la maison .
L’arrière-grand-mère de Magdeleine Hiriart-Gaudin (1875-1968),
via son père Dominique Hiriart (1849-1926),
sa grand-mère paternelle Marie Etcheverry n°1 (1817-1850),
et son arrière-grand-mère Marie-Baptiste Delouart n°2 (1784-1842),
étant très effectivement _ il faut y insister ! _ la cousine de Maurice Ravel (1875-1937),
via la mère de celui-ci, Marie Delouart (1842-1917),
sa grand-mère maternelle Sabine Delouart (1809-1874),
et son arrière-grand-mère Marie-Baptiste Delouart n°1 (1782-1855).
Les (rares) chercheurs _ pour l’essentiel, à dire vrai, le seul Jean-Noël Darrobers (1910 – 2004) ; qui avait focalisé sa recherche sur les ancêtres cibouriens de Gratien Delouart (1748 – 1798) aux XVIIe et XVIIIe siècles ; et pas les descendants (cibouriens et luziens) de celui-ci au XIXe siècle… _ qui s’étaient un peu réellement (!) activement penchés jusqu’ici sur l’ascendance cibourienne de Maurice Ravel,
ne s’étaient pas avisé, en effet, qu’avaient existé _ et co-existé ! _ 3 sœurs Delouart _ filles des cibouriens Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague _, et toutes les trois prénommées Marie ;
la fratrie des Marie Delouart n°1 (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855) _ épouse, à Ciboure, le 14 septembre 1814, du cibourien Jacques Billac (1774-1839) ; après avoir été la mère célibataire de Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874) ; laquelle, Sabine Delouart, sera la mère célibataire de Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917) et la grand-mère de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) _
et Marie Delouart n°2 (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842) _ épouse, à Saint-Jean-de-Luz, le 17 août 1814, du cibourien Jean Curutchet, dit Jean Etcheverry (1777-1841) _
se complétant avec la Marie Delouart n°3 (Ciboure, 17 août 1786 – Ciboure, 15 décembre 1872) _ épouse, à Ciboure, le 28 février 1821, du cibourien Michel Goyenague (1790-1849) _ et _ au moins _ un frère, Jean Delouart (Ciboure, 27 août 1788 – Ciboure, 23 septembre 1872) ;
car a peut-être existé aussi un second frère
Jean-Noël Darrobers ne s’était hélas pas intéressé, en effet _ en avait-il pris une claire conscience ?.. étant données les assez nombreuses ambiguïtés (eu égard aux flous et contradictions fréquents des témoignages donnés…) demeurant au sein des divers actes administratifs disponibles… _, au devenir luzien (par son mariage, à Saint-Jean-de-Luz, le 17 août 1814) de la seconde Marie-Baptiste Delouart (1784 – 1842), épouse du marin, cibourien lui aussi, Jean Curutchet, dit Jean Etcheverry (Ciboure, 15 septembre 1777 – noyé en mer au large d’Hendaye, 15 novembre 1841),
et de leur descendance (désormais luzienne) :
Marie Etcheverry n°1 (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1750), épouse à Saint-Jean-de-Luz, le 10 novembre 1846, du luzien Jean-Baptiste Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 10 avril 1816 – Saint-Jean-de-Luz, 24 septembre 1859) ;
son fils Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 20 décembre 1926), époux, à Saint-Jean-de-Luz, le 3 juin 1874, de la luzienne Marie Dimatz (Saint-Jean-de-Luz, 28 octobre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 9 juillet 1932) ;
sa petite-fille Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968), épouse, à Saint-Jean-de-Luz, le 28 septembre 1901, du luzien Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo (Congo français), mort noyé sur le fleuve Oubangui, 13 septembre 1910) ;
son arrière-petit-fils le luzien Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988), époux, à Saint-Jean-de-Luz, en 1935, d’Angela Rossi (Triona (Italie), 12 septembre 1905 – Saint-Jean-de-Luz, 14 décembre 1999) ;
ce dernier étant le père de Charles Paul Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 15 janvier 1938 – Saint-Jean-de-Luz, 25 mai 2006) et sa sœur Maylen Gaudin-Lenoir (Saint-Jean-de-Luz, 1942)…
Alors que le fils de Magdeleine Hiriart-Gaudin et père de Maylen Gaudin-Lenoir, Edmond Gaudin (1903-1988),
qui a servi de chauffeur à Ravel lors de la plupart de ses virées en auto par tout le pays basque, français comme espagnol, à partir de 1927-28, et qui s’est rendu compte, un des tous premiers, des symptômes de la maladie neurologique qui allait emporter Maurice Ravel le 28 décembre 1937, 
affirmait à ses enfants Charles-Paul Gaudin (1938-2006) et Maylen Gaudin-Lenoir (née en 1942)
que les mots de « cousin – cousine » utilisés par Magdeleine Hiriart-Gaudin et Maurice Ravel dans leur correspondance
(cf les lettre échangées le 8 octobre 1910 et le 24 novembre 1914, aux pages 246 et 403 de l’Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel publiée par Manuel Cornejo),
étaient des termes d’affection seulement !!!
Un déni de parenté effective (et silence) assez étrange _ de la part d’Edmond Gaudin, guère enclin, semble-t-il, à porter témoignage à ses proches de l’amitié qu’avait eue pour lui son cousin Maurice Ravel, à la fin des années 20 et début des années 30, lors des séjours du compositeur à Saint-Jean-de-Luz ; et plus encore de la part de sa mère, la très affable et volontiers volubile, jusqu’en ses dernières années (elle décèdera en 1968, en sa 94e année), Magdeleine Hiriart-Gaudin _, et interrogateur, pour qui s’y penche,
qu’il serait intéressant d’élucider !
À suivre,
Ce mercredi 2 septembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa
Chercher sur mollat

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