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A Miliana, la croisée des chemins des Bonopéra (venus d’Espagne) et d’Auguste Morand de la Genevraye (né à Varsovie, et venu de Paris)

23fév

Mon coup de fil de dimanche après-midi dernier, m’a donné l’occasion de penser à croiser les parcours en Algérie de la famille Bonopéra venue d’Espagne (Tarragone et l’île de Minorque), et celle des Morand de la Genevraye, venus de Paris, et débarqués là entre janvier 1848 et juillet 1849 : le 27 juillet 1849 naît à Aïn Tedeles Julie-Pulchérie Morand de la Genevraye, la première des 4 enfants que Alphonse-Laurent-Auguste Morand de la Genevraye (Paris-7e, 6 avril 1821 – Miliana, 17 décembre 1876) et son épouse Marie-Scholastique Mayrot (Varsovie, entre 1822 et 1826 – Aïn Tedeles, 26 août 1860) auront en Algérie _ et ces enfants « natifs d’Algérie«  du couple naîtront tous les quatre à Aïn Tedeles : après Julie-Pulchérie, le 27 juillet 1849, Caroline, le 18 mai 1851 ; Joséphine-Amable, le 30 juin 1856 ; et Charles-Auguste-Jules, le 15 août 1859). Alors que le fils aîné, Auguste-Frédéric Morand de la Genevraye, était né, lui, à Varsovie le 11 septembre 1844 ; et son frère cadet, Georges-Michel-Laurent Morand de la Genevraye, à Paris, le 8 décembre 1847.

Marie-Scholastique décèdera à Aïn Tedeles le 26 août 1860.

Ces 4 enfants Morand de la Genevray, Julie-Pulchérie, Caroline, Joséphine-Amable et Charles-Auguste-Jules Morand de la Genevray, natifs, donc, d’Aïn Tedeles, vont tous les quatre _ aussi _ se marier à Affreville, respectivement le 16 mars 1871 (Julie-Pulchérie, avec Michel Reder), le 20 février 1875 (Caroline, avec Auguste Roesch), le 16 juillet 1892 (Joséphine, avec Théophile Bader) et le 20 décembre 1895 (Charles-Auguste-Jules, avec Marie Serougne _ qui, eux, divorceront à Blida le 6 avril 1909, après avoir eu deux fils, nés, eux aussi, à Affreville : Adrien-Charles, le 5 mars 1900, et Marcel-Désiré, le 7 janvier 1902.

Tandis que leur père, Alphonse-Laurent-Auguste Morand de la Genevraye, se déplace, lui, à Miliana, où il décèdera le 17 décembre 1876 _ pour quelles raisons désolidarise-t-il son sort de celui de ses quatre plus jeunes enfants ? Je l’ignore.

Sur l’acte de décès de Alphonse-Laurent-Auguste Morand de la Genevraye, à la mairie de Miliana, est indiqué qu’il était domicilié là, à Miliana, « propriétaire et aubergiste » _ mais « aubergiste, propriétaire » était déjà la situation indiquée par ce même Alphonse-Laurent-Auguste, le 16 août 1859, lors de la déclaration, à la mairie de Aïn Tedeles, de la naissance de son dernier fils, Charles-Auguste-Jules ; lui, le père, était alors âgé de 38 ans, et son épouse Marie Scholastique, la mère de l’enfant, de 34 ans.

Probablement Alphonse-Laurent-Auguste Morand de la Genevraye vivait-il là, à Miliana, accompagné de son fils aîné, Auguste-Frédéric Morand de la Genevraye _ âgé de bientôt 16 ans au moment du décès de sa mère Marie-Scholastique, à Aïn Tedeles, le 26 août 1860 ; et de 32 ans au moment du décès de son père Alphonse-Laurent-Auguste, à Miliana, le 17 décembre 1876 ; mais Auguste-Frédéric résidait-il encore à Miliana en 1876 ? Ou bien plutôt à Orléansville ?..

Mais il y avait aussi, déjà, un certain temps que Auguste-Frédéric Morand de la Genevraye était lui-même père d’un enfant, une fille, Augustine, née, peut-être en 1867, d’une liaison avec une jeune fille de 18 ans alors : Marguerite Bonopera… C’est ce que m’a révélé _ c’était le 8 février dernier : je l’avais bien noté _ une brève remarque en un rapide aperçu à propos des maires successifs d’Orléansville _ « Pour la petite histoire, M. Morand a eu une fille illégitime à l’âge de 23 ans (1867) avec Mlle Marguerite Bonopéra (18 ans en 1867). Il ne l’a reconnue que le 28 juin 1871 à l’âge de 4 ans. Il ne se lie en mariage avec sa concubine qu’en juin 1875 » ; j’ignore ce que vaut cette « petite histoire« , mais elle m’a au moins ouvert un horizon de recherches à mener, quant à la vie familiale, et de Marguerite Bonopéra, sœur aînée de ce Paul Bonopéra qui m’intéresse (et plus encore la future « Mme Vve Bonopéra » qui apparaît dans plusieurs faire-part de décès des familles Gentet, Ducos du Hauron, Gadel ou Ducros, qui m’intéressent) ; et d’Auguste Morand de la Genevraye… Les dates données en ce bref aperçu que je cite ici ne correspondent pas exactement non plus avec les arbres généalogiques de la famille Morand de la Genevray que j’ai pu rencontrer jusqu’ici… Et surtout, lors du décès d’Auguste Morand de la Genevraye, survenu à Orléansville le 24 mai 1904, à l’âge de 59 ans, alors que de très longs articles étaient consacrés à cet événement orléanvillois, aucun faire-part de décès n’a été diffusé dans la presse par la famille du défunt.

Donc les chemins de la vie de Marguerite Bonopéra et d’Auguste Morand de la Genevraye se sont rencontrés « vers 1867 » ; et plus que probablement _ je le découvre maintenant _, à Miliana même.

À Miliana, où non seulement le père (Jean, Juan-Dionis Francisco Bonopera), puis le frère (Jean-Baptiste-Nicolas Bonopera) de Marguerite Bonopéra, tenaient une auberge ;

mais où tenait aussi une auberge, le père (Alphonse-Laurent-Auguste Morand de la Genevraye) d’Auguste-Frédéric Morand de la Genevraye. 

En relisant aussi de précédentes notes, je relève aussi _ et c’est bien sûr extrêmement intéressant ! _ qu’à la date du 29 avril 1874, un arrêté du sous-préfet de Miliana _ tiens, tiens ! mais cette ville de Miliana a tenu un rôle très important dans l’histoire de la progressive installation de colons européens dans la plaine du Chéliff… _, autorisait un certain Jean Bonopéra _ lequel ? Juan-Dionis-Francisco, né à Tarragone le 9 mars 1814, déjà présent à Alger avant 1835 (au moment du décès, le 19 août 1835, à Alger, de son père Luis Bonopera), et aubergiste à Miliana, alors âgé de 60 ans, en 1874 ?.. Ou bien son fils Jean-Baptiste-Nicolas, né à Miliana le 19 février 1851, lui aussi aubergiste à Miliana, et alors âgé de 23 ans ? _ « à ouvrir et exploiter un café rue d’Isly, à Orléansville« …

En 1874, au moment de l’ouverture de ce café, rue d’Isly, à Orléansville, Marguerite Bonopéra, fille de Juan-Dionis-Francisco, et sœur de Jean-Baptiste-Nicolas, avait déjà donné naissance à plusieurs des 7 enfants _ Augustine, Angèle, Alphonse, Jocelyne, Auguste-Michel, Jules et enfin Georges, ainsi que me l’a confié, et dans cet ordre, dimanche, la descendante, née en 1940, à Alger, d’Auguste Morand de la Genevraye et son épouse Marguerite Bonopéra : mais pas mal d’entre ces enfants décèderont en bas âge (et n’auront donc pas de descendance) _ qu’elle aura, entre 1866 (ou 67) et 1888, d’Auguste Morand de la Genevray _ et la date du décès de Marguerite Bonopéra me demeure jusqu’ici inconnue ; entre 1892, au plus tôt, et 1901, au plus tard, propose un des arbres généalogiques consacrés à cette famille Morand de la Genevray… _ :

non seulement sa fille aînée Augustine, née en 1866 ou 1867, mais aussi une seconde fille, Angèle _ j’ignore la date de sa naissance _, ainsi qu’un premier fils, Alphonse-Jean, né le 7 juin 1872 à Orléansville :

ce qui nous apprend la présence à Orléansville au moins dès l’année 1872 d’Auguste Morand de la Genevraye _ et quelle autorité accorder au texte affirmant que c’est en juin 1875 que Auguste Morand de la Genevraye a épousé Marguerite Bonopéra ? Cela demande de bien plus fiables éclaircissements…

Ensuite, nous pouvons retenir _ avec sécurité _ les deux dates du 17 juin 1881 pour la naissance, à Orléansville, de Jules-Charles Morand de la Genevray _ dont descend ma correspondante _, et du 21 février 1888, pour la naissance, à Orléansville, du benjamin de la fratrie, Georges-Michel-Laurent de la Genevraye.

Il me semble aussi que la fille aînée d’Auguste Morand de la Genevraye et son épouse Marguerite Bonopéra, c’est-à-dire Augustine-Marie Morand de la Genevraye, qui épousera Georges-Auguste Révillon d’Apreval (Saint-Prix,  27 décembre 1856 – Alger, 1946), donnera trois enfants à cet époux : René Révillon d’Apreval _ dont j’ignore la date de naissance ; mais qui a des descendants vivants… _ ; Auguste Révillon d’Apreval, né en 1887 _ et qui a eu 2 fils de son épouse née Rodrigues : Georges, né en 1909 et décédè à l’âge de 16 ans le 16 mai 1925, à Bône ; et André _ ;  et Jenny Révillon d’Apreval, née en 1888, et qui décèdera, à l’âge de 24 ans au mois de juillet 1912, à Tlemcen, quelques jours après après avoir donné à son époux Hugo-Alphonse-Maréchal, une fille : Jenny-Odette-Paule-Maréchal.

Et le quatrième enfant de Georges-Auguste Révillon d’Apreval, Lucie,-Georges-Omar Révillon d’Apreval, né à Alger le 28 novembre 1899, a pour mère, non pas Augustine-Marguerite, précocément décédée, mais sa plus jeune sœur, Angèle Morand de la Genevraye,

comme le révèle non seulement un acte notarié par lequel son frère, Jules Morand de la Genevray, nommé « subrogé tuteur » de ses deux enfants encore mineurs, soient Auguste-Georges (né en 1887) et Jenny Révillon d’Apreval (née en 1888) _ orphelins de leur mère Augustine décédée _, reçoit notification d’un acte de vente de diverses propriétés, par leur père, M. Georges d’Apreval, et sa nouvelle épouse, Mme Angèle Morand de la Genevraye ;

mais d’abord l’acte de naissance de cet enfant, indiquant bien que sa mère est Angèle Morand de la Genevraye, âgée de 29 enfants à la naissance de ce fils _ soit née elle-même 1870. Et dans l’ordre de naissance des 7 enfants d’Auguste Morand de la Genevray, si Augustine, née en 1866 ou 67 est bien l’aînée, Angèle se trouve être la dexime née de la fratrie…

Je peux donc en déduire que le décès d’Augustine-Marguerite Morand de la Genevraye s’est produit entre la naissance de son troisième enfant, sa fille Jenny Révillon d’Apreval, née en 1888, et le remariage de son époux, devenu veuf, avec sa sœur Angèle Morand de la Genevraye ; dont naîtra, le 28 novembre 1899, à Alger, le petit Lucien-Georges-Omar Révillon d’Apreval : entre 1888 et 1898.

Mais j’ignore toujours aussi la date du décès de Marguerite Bonopéra…

 

Recherches à suivre…

Ce mardi 23 février 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

« Madame Veuve Paul Bonopéra », sa belle-soeur Marguerite Bonopéra, sa nièce Augustine, et la famille des Morand de la Genevraye, à Orléansville

10fév

En creusant un peu la composition de la famille orléansvilloise des Bonopéra, à partir du mariage d’une des demoiselles Confex _ j’ignore toujours son prénom : elle a bien su demeurer fort discrète ! Sœur, nous l’avons vu, de cette autre imposante orléansvilloise, « Mme Vve Wachter, née Confex« … _ avec Paul Bonopéra, qui allait faire de cette « Madame Bonopéra« , à partir du 19 janvier 1916 « Madame Veuve Paul Bonopéra« ,

il a bien sûr fallu que je commence à m’intéresser à quelques tenants et aboutissants de cette famille Bonopéra, à partir de leur installation à Miliana, en 1846 _ lors de la déclaration de naissance (l’enfant est né le 16 décembre 1845, à Blida) à la mairie de Blida du petit Michel Bonopéra, par la sage-femme, le père de l’enfant, absent (il se trouve à Miliana) est déclaré s’appeler Juan-Dionis-Francisco Bonopéra, et être « maître-tailleur » de profession. Or, le 3 février 1846, c’est cette fois à Miliana que le père du petit Michel Bonopéra, déclarant s’appeler Jean Bonopéra, être âgé de 31 ans et « restaurateur » de profession, et domicilié maintenant à Miliana, qui vient déclarer le décès de son petit Michel, à l’âge de 45 jours.

Tous les événements de cette famille de Jean Bonopéra, au moins jusqu’à la naissance du petit Paul Bonopéra le 1er octobre 1856, auront lieu désormais en cette ville de Miliana. Lors de la naissance à Miliana le 1er février 1847 de la petite Hyacinthe Bonopéra, le père déclare s’appeler Jean-Dionis-François Bonopéra, et être « débitant de boissons«  ; le 19 août 1848, venant déclarer à la mairie le décès de sa petite Hyacinthe, le père déclare s’appeler Jean Bonopéra et être « limonadier«  de profession…

Quant à cette date (1er octobre 1856) et ce lieu de naissance (Miliana) de Paul Bonopéra, c’est sur le site des naturalisations françaises ayant eu lieu en Algérie (ce fut en février 1889 pour le cas de ce Paul Bonopéra) que je l’ai appris...

Et j’ai bientôt découvert l’existence d’une Marguerite Bonopéra _ que j’ai fini par comprendre être la sœur aînée de ce Paul Bonopéra _, native, comme ses divers frères et sœurs Bonopéra désormais, à partir de 1847, de Miliana _ Marguerite Bonopéra est née, elle, à Miliana le 22 janvier 1849 ; son père a déclaré ce jour là s’appeler Jean Bonopéra, être âgé de 34 ans, et de profession « débitant«  _ ;

et que celle-ci, Marguerite, avait eu d’abord une enfant hors-mariage, Augustine _ née, peut-être, au mois de janvier 1866 (ou en 1867) ; c’est difficile à confirmer _ de celui qui allait devenir maire _ par intérim, d’abord, de juillet 1883 au 15 mai 1884 ; puis, élu, le 3 janvier 1904 ; et réélu en mai 1904 _ d’Orléansville, je veux parler d’Auguste Morand de la Genevray (Varsovie _ lieu de naissance, déjà de sa mère, Marie-Scholastique Mayrot, en 1826 (son père, Alphonse-Laurent-Auguste Morand de la Genevraye était né à Paris le le 6 avril 1821 _, 11 septembre 1844 – Orléansville, 25 mai 1904). Avant d’avoir trois autres enfants, trois fils : Alphonse-Jean (Orléansville, 7 juin 1872 – Orléansville, 19 mars 1922) ; Jules-Charles (Orléansville, 16 juin 1881 – ?) ; et Georges Morand de la Genevraye (Orléansville, 21 février 1888 – Orléansville, 7 octobre 1935) _ « Mme Vve Paul Bonopéra mère« , toujours en vie à cette date, étant de la liste des faisant-part dde ce Georges, le plus jeune des trois fils de sa défunte belle-sœur Marguerite Bonopéra…

Je remarque aussi, au passage, que si Marie-Scholastique Mayrot est décédée à Aïn-Tedeles le 26 août 1860, son époux, devenu veuf, est décédé à Miliana le 17 décembre 1876.

J’ai relevé aussi que le 16 août 1859, lors de la présentation à la mairie de Aïn-Tedeles de son fils Charles-Auguste-Jules, né la veille, son père, Alphonse-Laurent-Auguste Morand de la Genevraye, 38 ans, s’est déclaré « aubergiste – propriétaire« …

AlphonseLaurent-Auguste l’était-il aussi à l’heure de son décès, le 17 décembre 1876 à Miliana ?.. 

À suivre…

Ce mercredi 10 février 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Suite (2) de l’exposé de mes avancées de la recherche des liens puissants des Ducos du Hauron avec les Gentet et les Gadel, via les Rey : suite de la lecture du faire-part de décès de Victor Gadel, paru le 31 mars 1930…

20jan

Je poursuis ici ma lecture attentive et la plus exhaustive possible du faire-part de décès de « M. Victor Gadel, Payeur adjoint du Trésor, Capitaine en retraite, Chevalier de la Légion d’honneur (…) survenu à Alger le 30 mars 1930, à l’âge de 57 ans » _ le défunt était né au Grand Serre (département de la Drôme) le 10 juillet 1872 _, publié par L’Écho d’Alger du 31 mars 1930.

Je m’étais attaché hier _   _ aux identités et situations de « Mme Vve Victor Gadel  » et de « M. Robert Gadel, étudiant en pharmacie, Mme, née Irène Bure, et leur fils Jean-Claude » : la veuve (née Aimée-Laurence Rey _ leur mariage avait eu lieu le 11 mars 1905 à Orléansville _) ; puis le fils aîné (Robert-Victor-Eugène Gadel), la belle-fille (née Irène Bure) et le premier né (Jean-Claude Gadel) du fils aîné, Robert Gadel, du défunt, Victor-Nicolas-Benjamin Gadel (Le Grand Serre, 8 juillet 1872 – Alger, 30 mars 1930).

Je vais donc continuer dans l’ordre de ce faire-part :

« M. Georges Gadel ; Mme et M. Eugène Gadel et leurs enfants, de Paris ; Mme et M. Ducos du Hauron et leurs enfants ; Mme et M. Henri Ducros ; Mme et M. Eugène Gentet ; Mme Vve Gentet« ,

avant de m’attacher ensuite, et plus rapidement, aux familles « Gadel, Dufour, Sibert et Macaire, de Marseille ; Bure, Escudié, Mann, Donsimoni, Ferrand, Wachter, Gastaud, Rencurel, Maestracci, Cachia, Barzan, Ducros, Jean, Bonopéra » qui sont indiquées au final de ce faire-part…

Voici ce que cela donne :

Le 15 décembre dernier, je relevais aussi, en mon dossier de recherche,

le _ très décisif, on va le voir, pour ma recherche des filiations au sein de la famille Ducos du Hauron et leurs apparentements à d’autres familles en Algérie _ faire-part du décès de « M. Victor Gadel, Payeur adjoint du Trésor, Capitaine en retraite, Chevalier de la Légion d’honneur« ,

« survenu à Alger le 30 mars 1930, à l’âge de 57 ans« …

Le voici donc in extenso, ce faire-part _ y compris, en rouge, les éléments disparus suite à une bien malencontreuse déchirure, et au pire endroit, qui a affecté ce faire-part de décès, publié par L’Écho d’Alger du 31 mars 1930 : je rétablis en rouge les éléments devenus illisibles... _ ; et on sait bien que c’est dans les moindres détails que se cache le diable ! :

« Mme Vve Victor Gadel ; M. Robert Gadel, étudiant en pharmacie, Mme, née Irène Bure, et leur fils Jean-Claude ; M. Georges Gadel ; Mme et M. Eugène Gadel et leurs enfants, de Paris ; Mme et M. Ducos du Hauron et leurs enfants ; Mme et M. Henri Ducros ; Mme et M. Eugène Gentet ; Mme Vve Gentet ; les familles Gadel, Dufour, Sibert et Macaire, de Marseille ; Bure, Escudié, Mann, Donsimoni, Ferrand, Wachter, Gastaud, Rencurel, Maestracci, Cachia, Barzan, Ducros, Jean, Bonopéra ont la douleur de vous faire part du décès de leur bien cher et regretté

Monsieur Victor GADEL
Payeur-adjoint du Trésor, Capitaine en retraite, Chevalier de la Légion d’honneur

leur époux, père, beau-père, grand-père chéri, frère, beau-frère, oncle, cousin germain, neveu, cousin, parent, allié et ami,

survenu à Alger le 30 mars, à l’âge de 57 ans,

et vous prient de bien vouloir assister à ses obsèques qui auront lieu aujourd’hui 31 mars à 10 heures.

Réunion au domicile mortuaire, 32, rue Eugène Robbe.

P. F. GUYE, 38, rue Rovigo, Alger. T. 51-71« 

« Mme Vve Victor Gadel » est bien sûr la veuve de Victor-Nicolas-Benjamin Gadel,

qui était né au Grand Serre (département de la Drôme) le 8 juillet 1872, fils du provençal Victor-Alexandre-Philémon Gadel (Tarascon, 12 octobre 1835 – Marseille, 26 octobre 1927) et de la dauphinoise Marie-Eugénie-Hortense Rey (Le Grand Serre, 21 mars 1848 – j’ignore la date (après 1877 et avant 1892) et le lieu de son décès) ;

le mariage de Victor-Nicolas-Benjamin Gadel et Aimée-Laurence Rey a eu lieu à Orléansville le 11 mars 1905 (cf Le Progrès d’Orléansville du 9 mars 1905) ;

et dans le Journal officiel du 9 octobre 1931 on peut lire la déclaration de pension civile d’Aimée-Laurence Rey, veuve Gadel ; « le mari payeur-adjoint de trésorerie : Services militaires : 19 ans, 4 mois, 5 jours ; services civils : 19 ans, 7 mois, 25 jours. Campagnes : 12 ans. Pension avec jouissance du 31 mars 1930 : 8 534 francs. Avec une pension temporaire« .

Ce n’est pas immédiatement que j’ai pris conscience de la parenté qui existait entre Aimée-Laurence Rey et son époux, Victor Gadel ; puisque Victor-Nicolas-Benjamin Gadel est le fils de Victor-Alexandre-Philémon Gadel (1835 – 1927) et de Marie-Eugénie-Hortense Rey (1848 – ?), et Aimée-Laurence Rey est la fille de Jean-Anatole-Firmin Rey (1845 – 1890), le frère aîné de Marie-Eugénie-Hortense Rey, et d’Adélaïde Gentet (1855 – 1886) : ils sont cousins germains.

« M. Robert Gadel, étudiant en pharmacie« , lui, est le fils aîné du défunt Victor Gadel ; né en 1906,  Robert-Victor-Eugène Gadel obtiendra son diplôme de pharmacien à la Faculté d’Alger au mois de juillet 1930 (cf L’Écho d’Alger du 11 juillet 1930) ;

« Mme, née Irène Bure« , son épouse, est la troisième enfant _ après Léontine, née en 1891, et Marcel, né en 1897 ; et avant Gilberte, née en 1902, et Albert, né en 1903 _ de Mme Agathe Bure, née Seprey, et M. Jean-Baptiste Bure, propriétaire à Vauban ; et c’est depuis le 22 décembre 1927, à Alger, que Irène Bure est l’épouse de Robert Gadel (cf Le Progrès d’Orléansville du 29 décembre 1927) ;

quant à « leur fils Jean-Claude« , celui-ci est, au mois d’avril 1929 (cf L’Écho d’Alger du 29 avril 1929)  le premier né de ce couple _ il décèdera en bas âge, le 9 janvier 1932 (cf L’Écho d’Alger du 10 janvier 1932 et Le Progrès d’Orléansville du 14 janvier suivant).

Mais d’autres enfants leur naîtront : Jacques Gadel, au mois d’août 1931 (cf Le Progrès d’Orléansville du 13 août 1931) ; Jean Gadel, déjà né au mois de décembre 1932 (cf le faire-départ du décès d’Albert Bure, dans le numéro de L’Écho d’Alger du 11 décembre 1932) ; Robert Gadel, en décembre 1938 (cf L’Écho d’Alger du 25 décembre 1938)… ;

« M. Georges Gadel » est, lui le second fils du défunt Victor Gadel et son épouse née Aimée-Laurence Rey.

En 1924-25, Georges Gadel est élève au lycée d’Alger ; et en 1933 et 1935, étudiant en droit à la Faculté d’Alger, il fait partie du Bureau directeur de l’Association des Étudiants d’Alger : il en est trésorier adjoint en décembre 1933, puis trésorier général en décembre 1935.

Le 26 novembre 1936, Georges Gadel fait partie des vingt jeunes avocats qui prêtent leur serment professionnel, à la Faculté  d’Alger.

Et le 8 juillet 1938, les noms de Georges Gadel, avocat à la cour, et Andrée Gaillard, sont présents sur la liste  des publications des prochains mariages, du journal L’Écho d’Alger…

Enfin, L’Écho d’Alger du 12 juillet 1942, publie le faire-part de décès suivant :

« Alger – Bordj-Bou – Arreridj.

M. Georges Gadel, avocat, Mme née Gaillard, leur fille Colette et leur famille, vous font part du décès de leur cher petit Jean-Louis GADEL survenu à Alger le 10 juillet 1942, à l’âge de 10 mois. Les obsèques ont eu lieu dans l’intimité » :

et je remarque ici le caractère plutôt succinct caractérisant ce « leur famille« , avec, en particulier, l’absence des noms de la grand-mère « Mme Vve Gadel«  _ vivait-elle encore à cette date ? _ et de l’oncle « Robert Gadel« ….

« Mme et M. Eugène Gadel et leurs enfants, de Paris » :

Eugène-Jean-Pierre-Emmanuel Gadel, fils de Victor-Alexandre-Philémon Gadel (Tarascon, 12 octobre 1835 – Marseille, 26 septembre 1927) et Marie-Eugènie-Hortense Rey (Le Grand Serre, 21 mars 1848 – ?), est né au Grand-Serre (Drôme) le 24 décembre 1874. Il est le le frère cadet du défunt.

Il s’est marié à Montpellier le 4 octobre 1910, avec Melle Jeanne-Thérèse-Marie-Antoinette-Joséphine Escudié (cf La Vie montpelliéraine du 9 octobre 1910).

Et le couple a eu un ou deux enfants, dont Raymond-Pierre-Victor Gadel, né à Montpellier au mois de mai 1918 (cf La Vie montpélliéraine du 28 mai 1918) _ le faire-part de décès de Melle Jeanne Gadel (la sœur de Victor et Eugène, née au Grand Serre le 27 mai 1877), publié par le Petit Marseillais du 13 octobre 1923, mentionne parmi les personnes affectées par ce deuil de leur parente, « Mme et M. Eugène Gadel, chevalier de la Légion d’honneur, et leur fils (de Paris)«  : le terme de fils se trouve ici au singulier ; alors que le faire-part de décès de Victor-Alexandre-Philémon Gadel (le grand-père d’Eugène et de Victor), publié quatre ans plus tard par Le Petit Marseillais du 27 septembre 1927, mentionne « M. et Mme Eugène Gadel et leurs enfants« , au pluriel… Un second fils leur était donc né entre 1923 et 1927, après leur premier né de 1918…

Le Journal officiel du 10 juillet 1912 déclare que « M. Gadel Eugène-Jean-Pierre-Emmanuel, adjudant au 122e régiment d’infanterie, a été nommé expéditionnaire de  8e classe à la mairie du 15e arrondissement (de Paris). Par arrêté du Préfet de la Seine en date du 8 juillet 1912 » : c’est à partir de là que Eugène Gadel et les siens seront désormais les « Gadel de Paris« … Puis, en date du 1er janvier 1922, la Préfecture de la Seine annonce que « M. Gadel (Eugène-Jean-Pierre-Emmanuel), commis, maintenu provisoirement à la mairie du 15e arrondissement, est affecté à la Direction du Contrôle Central et des Contributions, en remplacement de M. Pellentz, retraité« .

Enfin, j’ai noté aussi que le 28 juillet 2012, à Montpellier, est décédée une « Mme Vve Raymond Gadel, née Paulette Mauron, 91 ans » : peut-être la veuve de Raymond-Pierre-Victor Gadel, qui est né en 1918 ; alors que celle qui pourrait être sa veuve, est née en 1921… 

Voilà pour les Gadel de ce faire-part.

Et je poursuivrai demain ma lecture-analyse.

Mme et M. Ducos du Hauron et leurs enfants ;

Mme et M. Henri Ducros ;

Mme et M. Eugène Gentet ;

Mme Vve Gentet. 

Je m’interromps donc là pour aujourd’hui mercredi.

Je poursuivrai demain la lecture de ce faire-part important pour nous, parce que assez complet,

pour nous aider à mieux comprendre

et les filiations internes à la branche « algéroise – algérienne » des Ducos du Hauron,

et leurs apparentements :

d’abord ici avec les Gadel, mais aussi les Gentet…

Ce mercredi 20 janvier 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Un premier commode récapitulatif de mon parcours de recherche autour du bienveillant entourage familial gascon de Louis Ducos du Hauron, inventeur génial de la « photographie de couleurs »

14déc

Pour commodité,

voici un récapitulatif provisoire des articles de mon blog « En cherchant bien« 

témoignant de mon parcours de recherche _ step by step _,

à partir du mercredi 2 décembre dernier,

à propos de l’environnement familial,

en Gascogne principalement _ mais aussi en Algérie, puis en région parisienne _,

de Louis-Arthur-Montalembert Ducos du Hauron (Langon, 8 décembre 1837 – Agen, 31 août 1920),

ce génial inventeur _ trop méconnu encore _ de la « photographie de couleurs » :

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

De prometteurs contacts de proches de l’inventeur

laissent espérer de nouveaux progrès de la connaissance concernant les conditions affectives et matérielles de ses recherches et géniales découvertes photographiques …

Ce lundi 14 décembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Louis Ducos du Hauron (Langon, 1837 – Agen, 1920), un cadet de Gascogne inventeur (à Lectoure, en 1868) de la « photographie de couleurs »

04déc

À la recherche d’un peu plus de précisions sur le parcours _ d’abord géographique _ d’inventeur

de Louis Ducos du Hauron (Langon, 1837 – Agen, 1920),

je suis tombé sur un très remarquable site _ agenais _

des Amis de Louis Ducos du Hauron « inventeur de la photographie couleur« ,

très justement intitulé « Un Inventeur majeur de la photographie » ;

et comportant une passionnante série de 11 très détaillés articles…

Je les liste ici,

en commençant par les 7 articles concernant la biographie personnelle de Louis Ducos du Hauron :

_ Introduction

_ Sa jeunesse dans le Sud-Ouest

_ Sa période algéroise

_ Sa période parisienne

_ Sa retraite à Agen

_ Succès et déconvenues

_ Épilogue

Puis 4 autres articles se focalisant plus spécialement sur ses inventions :

_ La photo avant Louis Ducos du Hauron

_ Louis Ducos du Hauron et la photographie couleur

_ Le cinéma et Louis Ducos du Hauron

_ Louis Ducos du Hauron : ses autres inventions

Ainsi qu’une douzième intéressante rubrique

à propos des actualités de cette association des Amis de Louis Ducos du Hauron :

_ Actualités de l’Association

Soit une mine de renseignements extrêmement précieux,

et magnifiquement agrémentés d’une merveilleuse série de photographies documentaires,

dont _ surtout ! _ de nombreuses splendides photographies originales en couleurs de Louis Ducos du Hauron lui-même !!!

Bien sûr,

c’est au parcours _ de Langon à Agen, en passant par Libourne, Agen,  Tonneins, Auch et Agen : au fil des affectations de son père Jérôme, fonctionnaire aux Contributions indirectes, jusqu’à la mort de celui-ci, à Auch, le 14 octobre 1863 ; puis, ensuite, au fil des affectations de son frère Alcide, magistrat : à Agen, en 1864, Lectoure, en 1866, puis à nouveau Agen en 1869… _ de ce cadet de Gascogne qu’est Louis Ducos du Hauron _ né à Langon (Gironde) le 8 décembre 1837 et décédé à Agen (Lot-et-Garonne) le 31 août 1920 ; demeuré célibataire _,

que je me suis d’abord intéressé ;

ainsi qu’à celui des membres de sa famille _ de Gironde, du Lot-et-Garonne et du Gers, principalement _,

son frère aîné Alcide _ né à Coutras (en Gironde) le 29 juin 1830, et décédé à Savigny-sur-Orge le 13 mai 1909 ; le 11 septembre 1864, au Temple-sur-Lot (Lot-et-Garonne), Alcide avait épousé Marie-Césarine de Fourcauld, née en cette ville le 3 février 1841 _, auquel toute sa vie Louis est demeuré attaché _ Alcide, magistrat, a officié comme juge suppléant à Agen en 1864, puis à Lectoure (Gers), en 1866, puis à nouveau à Agen en 1869, comme juge au tribunal de première instance ; avant sa nomination de conseiller à la cour d’appel d’Alger à partir de 1881 ; son épouse et ses 4 enfants ne le rejoindront  à Alger qu’en 1883 ; et son frère encore un an plus tard, en 1884… _,

sa sœur cadette Berthe _ née à Libourne (en Gironde) le 23 janvier 1842, et épouse de Fabien Onézime de Bercegol à Agen : le couple aura au moins un fils, Raymond Camille Marie, né à Lamothe-Landerron, en Gironde, le 4 février 1869… _,

et d’abord, bien sûr, ses parents :

Jérôme Ducos du Hauron _ né à Bordeaux le 6 juin 1799 et décédé à Auch le 14 octobre 1863 _

et son épouse Marguerite Boivin _ née à Coutras le 6 octobre 1807 et décédée à Clermont-Ferrand le 19 janvier 1874 ; probablement d’ascendance agenaise par son père, Guy Boivin (né en 1769, et décédé à Coutras le 28 août 1847), qui avait épousé la coutrassienne Marie-Euphémie Deluze-Létang (Coutras, 1775 – Coutras, 1836) _ ; qui se sont mariés à Coutras le 21 juin 1829.

Jérôme Ducos du Hauron _ dit « Amédée«  _ est le fils de Jean-Marie Ducos du Hauron né à Nogaro (Gers) en 1778 et décédé à Tonneins (Lot-et-Garonne) en 1853 _ et son épouse _ le mariage a eu lieu à Bordeaux, le 10 août 1797 _ Marie de Montalembert _ née au Penne d’Agenais (Lot-et-Garonne) en 1780 _ ;

et son épouse Marie Boivin est la fille de Guy Boivin _ né en 1769 et décédé à Coutras le 28 août 1847, issu d’une famille de l’Agenais _, et Marie-Euphémie Deluze-Létang _ née à Coutras vers 1775 et décédée à Coutras en 1836 ; fille du député du Tiers-État Pierre Deluze-Létang, né à Coutras le 24 mars 1734, notaire, et décédé à Coutras le 31 juillet 1800, et de son épouse Marie-Thérèse de Lamarzelle, née vers 1747, et décédée à Coutras le 11 décembre 1799 (le mariage de Pierre Deluze-Létang et Marie Thérèse Lamarzelle avait eu lieu le 1er avril 1767 à Bourg-sur-Gironde (en Gironde). 

Voilà pour résumer les origines familiales (en Gironde, Lot-et-Garonne, Gers), ainsi que le parcours géographique de Louis Ducos de Hauron dans le Sud-Ouest,

avant que Louis rejoigne _ un an après sa belle sœur Marie-Césarine et ses enfants, demeurés eux aussi, depuis 1881, à Agen, jusqu’en 1883 _ son frère aîné Alcide à Alger en 1884 ; où Louis séjournera auprès de son frère jusqu’à ce que dernier rejoignant la France, et Paris, en 1896, Louis continue de vivre auprès de lui _ Alcide décédant à Savigny-sur-Orge le 13 mai 1909 _ainsi que, à partir du 13 mai 1909, de sa veuve Marie-Césarine, qui décèdera après Louis aussi, à Agen, au mois de mai 1923.

C’était au mois d’août 1914 que Louis Ducos du Hauron et sa belle sœur Marie-Césarine, née de Fourcauld, avaient quitté le domicile du 14 de la rue des Rossays, à Savigny-sur-Orge, pour rejoindre d’abord la propriété familiale des de Fourcauld au Temple-sur-Lot ; avant de s’installer, en 1920, à Agen, au 58 de la rue Lamouroux, où Louis décèdera le 31 août 1920. 

Ce vendredi 4 décembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

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