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Admirable « Regina Bastarda : The virtuoso viola da gamba in Italy around 1600″, par Paolo Pandolfo et La Pedrina

19mai

Comme pour poursuivre l’enchantement du CD que j’ai célébré hier même

_  _,

voici ce jour la grâce du CD

de Paolo Pandolfo, à la viola bastarda, et de La Pedrina,

soient les chanteurs Gabriel Jubin, Paolo Borgonovo, Matthias Deger, Raitis Grigalis et Matteo Bellotto,

sous la direction de Francesco Saverio Pedrini,

Regina Bastarda _ The virtuoso viola di gamba in Italy around 1600

_ soit le CD Glossa GCD 922519 _,

qui nous offre un florilège de variations virtuoses _ avec diminutions _ sur la viola bastarda

de divers compositeurs

_ Oratio Bassani, Francesco Rognoni, Riccardo Rognoni, Diego Ortiz, Aurelio Virgiliano et Vincenzo Bonizzi _

de chansons et madrigaux

d’autres compositeurs leurs contemporains

_ Giovanni Pierluigi da Palestrina, Cipriano de Rore, Girolamo dalla Casa, Thomas Crecquillon, Pierre Sandrin, Orlando di Lasso et Adrian Willaert _

en Italie,

au tournant de la Renaissance et du pré-Baroque.

C’est à nouveau une splendeur

d’un ravissement _ d’une très grande intimité _ rare.

La nuit en est illuminée.

Ce dimanche 19 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

InAlto aux anges de la spiritualité baroque romaine

09avr

Pour élargir-approfondir l’explicitation de l’admiration

que j’affirmais _ bien trop brièvement _ le 26 mars dernier

en mon article 

envers le magnifique CD Teatro Spirituale _ Rome (c. 1610) _ le CD Ricercar RIC 399 _

de Lambert Colson et son très remarquable Ensemble InAlto,

voici que ce matin je découvre sur le site de Res Musica

ce très juste article de Cécile Glaenzer

intitulé

InAlto sur les hauteurs de la spiritualité baroque à Rome :

Œuvres d’Emilio de’ Cavalieri (1550-1602), Paolo Quagliati (c.1555-1628), Giovanni Franceso Anerio (1569-1630), Francisco Soto de Langa (1534-1619), Giovanni de Macque (1550-1614), Antonio Cifra (c.1584-1629), Luca Marenzio (1553-1599), Paolo Animuccia (?-1563), Girolamo Frescobaldi (1683-1643).

Ensemble InAlto.

1 CD Ricercar.

Enregistré en janvier 2018 (Trevi) et septembre 2018 (Belgique).

Durée: 01:12:15


teatro spirituale ricercar









..










Après deux enregistrements remarqués, le premier consacré à Schein _ le CD Ramée RAM 1401, en 2015 _ et le second à Schütz et ses contemporains _ le CD Passacaille PAS 1023 en 2016 _, c’est vers l’Italie du début du XVIIesiècle que se tourne le jeune ensemble belge InAlto conduit par le cornettiste Lambert Colson, démarche initiée dans son précédent opus, Un cornetto a Roma, paru chez Passacaille en 2017 _ le CD Passacaille PAS 1033.

Le programme de ce disque est construit comme une succession d’exercices spirituels autour du thème de la pénitence, sur le modèle des psaumes entendus dans les cercles oratoriens à Rome dans les premières années du XVIIe siècle _ oui. Fondée par Philippe de Neri  à la fin du XVIesiècle, la congrégation de l’Oratoire a joué un rôle _ très _ important dans la diffusion des idées de la Contre-Réforme catholique _ en effet ! La musique a très vite été primordiale au cœur de la spiritualité oratorienne _ et le très grand efficace de sa diffusion _, transformant ses réunions de prière en une prédication en musique _ voilà ! à la Chiesa Nuova, à Rome _, faisant la part belle à l’expression _ oui _ de l’introspection _ ainsi partagée, et diffusée. C’est ce qu’illustre magnifiquement _ oui, vraiment ! _ ce programme très bien pensé. Composés dans le style du recitar cantando _ à partir de Caccini et Peri, à Florence, Emilio de’ Cavalieri, à Rome, puis bientôt Monteverdi, à Mantoue d’abord et ensuite à Venise _, les psaumes anonymes _ sublimes !!! _ présents dans cet enregistrement _ et peut-être même ses sommets ! je l’indiquais moi-même aussi en mon article du 26 mars dernier… _, confiés à la voix soliste _ de dessus _ de soprano et à celle de ténor, sont d’une _ vraiment ! _ extraordinaire intensité expressive. Les inventions chromatiques et les enchaînements harmoniques audacieux rappellent _ oui _ l’écriture de Cavalieri _ qu’on se rapporte à l’écoute des (importants) CDs Alpha 011 (Lamentations) et 065 (Rappresentatione Di Anima Et Di Corpo), en 2001 et 2004. Les voix amples et bien timbrées d’Alice Foccroulle et de Reinoud Van Mechelen y font merveille _ absolument ! Cela aussi je l’indiquais. On est particulièrement ému _ profondément, même _ à l’écoute du De profondis _ demeuré anonyme donc _ qui ouvre cet enregistrement, où la voix de soprano semble trouver au plus profond _ voilà _ de l’âme les élans _ vers le Ciel _ qui implorent son Créateur. Il en est de même dans le Miserere qui culmine _ oui !!! _ comme un sommet d’expressivité au centre du programme _ comment ne souscrirais-je pas à cette justissime appréciation ?!! L’importance donnée au texte _ oui, et c’est fondamental en ces œuvres _, servi par une diction parfaite _ oui ! _, est sublimée _ je prononçais moi aussi le mot de « sublime«  _ par un sens des couleurs _ oui _ particulièrement soigné. Ainsi, le continuo, qui fait alterner orgue et clavecin alliés au théorbe, soutient _ oui… _ les affects _ essentiels ! _ des voix avec beaucoup de sensibilité _ et c’est encore peu dire.


Autour de ces psaumes, Lambert Colson a imaginé un écrin de pièces vocales et instrumentales de compositeurs de la même époque _ que ces œuvres de Cavalieri ainsi que ces anonymes, autour de 1600… _, comme autant d’exercices spirituels propres à l’élévation des sens et de l’esprit _ voilà la direction fondamentale de cette spiritualité musicalement incarnée. Un quatuor vocal alterne avec un quatuor de sacqueboutes _ instruments majeurs en la musique de ce moment _ pour nous entraîner dans les dédales polyphoniques _ oui ! _ d’une méditation musicale de _ très _ haut vol. Deux pièces jouées sur l’orgue Renaissance (1509) de l’église San Francesco de Trevi _ en Ombrie _ ponctuent judicieusement le programme. On peut toutefois regretter une prise de son trop proche des tuyaux de l’orgue, qui favorise la restitution des bruits de mécanique au détriment de la réverbération naturelle du lieu, particulièrement dans la Toccata pour l’élévation de Frescobaldi. Quant au _ merveilleux _ cornet de Lambert Colson _ oui _ qui survole _ et emporte _ ce programme tel un vol d’anges, il nous fait entrevoir ce qu’il y a au-delà des cieux _ oui, oui, oui.

Ce mardi 9 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

 

Lambert Colson et InAlto à la Chiesa Nuova à Rome : un chef et un ensemble passionnants ! pour incarner le sublime de ce répertoire d’élévation

26mar

Un premier CD

du cornettiste Lambert Colson

et son ensemble InAlto

m’avait énormément plu :

le CD Passacaille 1033

intitulé Un Cornetto a Roma 1500 – 1700

_ The Cornetto and its music in Rome 1500 – 1700

… 

comportant des œuvres _ superbes ! _ de

Costanzo Festa, Francesco Soriano, Girolamo Frescobaldi, Francesco Magini, Ercole Pasquini, Nicolo Borboni, Josquin des Prez et Giovanni Pierluigi da Palestrina/Francesco Rognoni…

Eh bien ! le chef et cornettiste Lambert Colson et son ensemble InAlto

récidivent

en une pareille très haute réussite

_ qui atteint ici aussi au sublime ! _ 

avec le CD Ricercar RIC 399

intitulé Teatro Spirituale (Rome, c. 1610)

_ Penitential Music in the Chiesa Nuova in Rome (c. 1610).


Avec cette fois des œuvres de

Emilio de’ Cavalieri, Paolo Quagliati, Giovanni Francesco Anerio, Francisco Sono de Langua, Givanni de Marque, Antonio Cifra, Luca Marenzio, Paolo Animuccia, Girolamo Frescobaldi, ainsi que _ et ce n’est pas là le moins beau _ des œuvres, aussi, demeurées anonymes _ Reinould Van Mechelen y atteint le ciel !..

Des œuvres, pour l’essentiel, au tournant de la Renaissance

et du début du Baroque…

L’intensité dramatique du recueillement

et de l’élévation spirituelle _ et charnelle _

atteint là son acmé.

Et dans les salles si merveilleuses des Oratoriens de la Chiesa Nuova,

vous voici immergé pleinement !!!

Et en lévitation…

Un apport majeur à l’incarnation charnelle

de ce sublime répertoire…

Et le livret est à la hauteur de la musique…

Ce mardi 26 mars 1019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Découvrir le merveilleux compositeur à la source du meilleur de la musique de la Renaissance en Italie : Adrian Willaert

01fév

En tête du très beau programme du CD Ossesso

_ cf mon article d’avant-hier :

_,

un merveilleux motet d’Adrian Willaert (c.1490 – 1562) :

I vidi in terra angelici costumi.

Voilà qui me suggère de découvrir ce compositeur majeur

_ absolument crucial dans l’histoire de la musique européenne à la Renaissance ! _,

qui, « vers le milieu du du XVIe siècle, domina la vie musicale en Italie » :

ainsi que le présente Piet Stryckers,

en page 6 du livret du superbe CD Ricercar RIC 331,

de Chansons, Madrigali, Villanelle d’Adrian Willaert,

par l’ensemble Romanesque, dirigé par Philippe Malfeyt…

Après être entré vers 1515

au service de la famille d’Este à Ferrare,

Adrian Willaert fut nommé en 1527 maître de chapelle

à Saint-Marc de Venise ;

dont il occupa le poste jusqu’à sa mort, en 1562 :

durant trente-cinq très fécondes et marquantes années.

« Parmi ses élèves,

Andrea Gabrieli, Cipriano de Rore, Jacob Buus, Constanzo Porta, Nicola Vicentino,

ainsi que le théoricien Gioseffo Zarlino.« 

Je viens donc d’écouter ce jour,

outre ce premier CD de Chansons, Madrigali, Villanelle,

un autre merveilleux CD Ricercar,

le CD RIC 335,

pour un programme cette fois de musique religieuse,

autour des irradiantes Vespro della Beata Vergine, d’Adrian Willaert,

par la Capilla Flamenca, dirigée par Dirk Snellings.

 Et que j’ai complété par un CD Hyperion,

le CD Hyperion CDA 67749,

pour un programme a cappella de Motets de Willaert

(avec aussi un de Josquin, et un autre de Cipriano de Rore)

bâti autour de la Missa Mente tota du maître de Saint-Marc,

par l’excellent ensemble vocal _ de six chanteurs _ Cinquecento.

Soit un merveilleux voyage

_ enchanteur ! _

vers un des plus grands maîtres de la musique

de cette Renaissance en Italie.

Ce vendredi 1er février 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Un très raffiné et subtil CD « Ossesso », par Las Ratas del Viejo Mundo, de Floris De Ryckert : une vivante Renaissance

30jan

Le programme musical

_ outre qu’il est superbement interprété

par l’ensemble Las Ratas del Viejo Mundo, dirigé par Floris De Ryckert,

en un CD intitulé Ossesso (un CD Ramée Black Series RAM 1808 _

intitulé, donc, Ossesso

est passionnant ;

de même que l’interprétation est d’une vibrante poésie.

Il s’agit en effet de Madrigaux italiens

d’amour et d’affliction,

dont les compositeurs _ multiples : au nombre de 18 ; plus trois pièces anonymes et un air traditionnel frioulan… _ sont :

Adrian Willaert (c.1490 – 1562),

Jacopo da Bologna (fl. 1340 – 1360),

Donato da Firenze (fl. 1350 -1370),

Ivo Barry (fl. 1525 – 1550) et Balint Bakfark (1526/3à – 1576),

Jacob Arcadelt (c. 1507 – 1568),

Guglielmo Ebreo da Pesaro (c. 1420 – c. 1484),

Alonso Mudarra ((c. 1510 – 1580),

Vincenzo Galilei (c. 1525/30 – 1591),

Filippo de Monte (1521 _ 1603),

Francesco Canova da Milano (1497 – 1543),

Hubert Waelrant (c. 1517 – 1595),

Joan Ambrosio Dalza (fl. 1508),

Carlo Gesualdo (1566 – 1613),

Bartolomeo Trombocino (c. 1470 – après 1534),

Michelagnolo Galilei (1575 – 1631),

Giaches de Wert (1535 – 1596),

et Orlando di Lasso (1530/30 – 1594),

composant un programme splendide

d’un intense raffinement :

tout au long d’une rayonnante Renaissance.

Ce mercredi 30 janvier 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

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