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De menues nouvelles précisions concernant le cousin Bertrand de Swarte et sa famille…

28juin

Ce jour,

à force de chercher un peu tous azimuts,

j’ai réussi à glaner quelques menues précisions concernant le cousin germain de Thibault et Bertille de Swarte, Bertrand de Swarte _ né à Neuilly-sur-Seine le 21 mars 1956, et marié, à Trélissac, le 6 mars 1988, avec la namuroise Marie-Amélie Mathy, née en 1959 _, le père de Gaël, de Jérémie, de Juliette et de Madeleine de Swarte ;

et beau-père de Camille Sartre, la troisième des enfants _ après Sylvain (né le 28 août 1979) et Alexis Sartre _ de Bertille de Swarte et de son premier époux, Pierre Sartre.

Gaël de Swarte, le père des second (Louise de Swarte) et troisième (Marin de Swarte) enfants de son épouse _ et cousine _ Camille Sartre,

a pour statut professionnel d’être « sorcier chez OTEC« , l’entreprise fondée par son père Bertrand de Swarte à Trélissac, en Dordogne, en 1983 Bertrand de Swarte avait alors 27 ans…

Gaël de Swarte a été étudiant _ en psychologie technique _ à l’université de Toulouse-Le-Mirail de 2001 à 2007 ; et, de 2005 à 2007, aux universités de Montréal et de Concordia, pour un Master de Psychologie technique…

Et j’ignore jusqu’ici les lieux et dates de naissance des deux enfants que Gaël a avec son épouse Camille Sartre : Louise et Marin de Swarte ;

Camille ayant eu un premier enfant, Romane Fizet, de son premier époux, le bordelais Guillaume Fizet (né, lui, le 3 novembre 1975)…

Camille Sartre, quant à elle, a fait des études de biologie à l’université Paul Sabatier – Toulouse III ; puis, à Montréal, de Sciences biologiques en biologie ; avant de travailler à la Croix-Rouge française, à Perpignan, de 2013 à 2015…

Plusieurs des membres de la famille de Sartre ont donc vécu à Montréal

_ par exemple, la seconde fille de Thibault de Swarte, Alice de Swarte (née à Bruges, en Gironde, le 23 février 1987), ainsi que celui qui deviendra son époux (à Nogent-Sur-Seine, dans l’Aube, le 11 mai 2019), Nicolas Prieur… Et Clotilde de Swarte, la troisième des enfants de Thibault de Swarte (née à Rennes, le 8 décembre 1989) a rendu visite à sa sœur à Montréal, peut-être en septembre 2011… 

Si j’ignore le lieu _ peut-être à Trélissac… _ et la date de naissance de Jérémie de Swarte, le second des enfants de Bertrand de Swarte et son épouse Marie-Amélie Mathy,

j’ai découvert que Jérémie de Swarte a épousé, à Trélissac, Jennifer Simon, le 12 août 2017.

Et que Jennifer Simon, son épouse _ bordelaise ? girondine ? _, travaille chez OTEC, l’entreprise de son futur beau-père Bertrand de Swarte, depuis 2012.

Jennifer Simon est passée par les lycées Philadelphe de Gerde, à Pessac, en Gironde _ en 2000 _, puis Gustave Eiffel, à Bordeaux _ de 2000 à 2002. 

La troisième des enfants de Bertrand de Swarte et son épouse Marie-Amélie Mathy, est Juliette de Swarte,

qui a fait des études d’anthropologie-ethnologie à l’université de Toulouse-Le-Mirail, de 2006 à 2010. Puis, elle est passée par l’Ecole Supérieure de Tourisme…

Et, chef de produits à Terres d’Aventure, peut-être est-elle domiciliée auprès de son père, à Trélissac…

Enfin, Madeleine de Swarte, la benjamine des 4 enfants de Bertrand de Swarte et Marie-Amélie Mathy, vit en Nouvelle Aquitaine…

 

À suivre…

Ce lundi 28 juin 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Quelques données à propos de Sylvain Sartre : fils aîné de Bertille de Swarte, et frère aîné de Théotime Langlois de Swarte…

22juin

Toujours dans l’optique de rassembler le plus vaste éventail possible de données concernant l’environnement culturel et musical de si brillant musicien qu’est Théotime Langlois de Swarte,

je désire me pencher ici sur ce que je suis en mesure de réunir concernant le frère aîné de Théotime _ né, lui, à Céret, en 1995 ; sans davantage de précisions… _, Sylvain Sartre,

né le 28 août 1979, à Périgueux, du premier mariage de leur mère, Bertille de Swarte _ née entre 1956 et 1961 _,

avec Pierre Sartre né, lui, le 1er juin 1956…

Sylvain Sartre, flûtiste et co-créateur _ avec Margaux Blanchard _, en 2008, de l’Ensemble de musique baroque Les Ombres, a, en effet, joué lui aussi _ avec cette passionnée de musique qu’est la très active Bertille de Swarte _ un incontestable rôle important, voire majeur, dans le destin musical et de sa petite sœur Pauline _ née en 1994 _, et de son petit frère Théotime Langlois de Swarte _ né en 1995, à Céret…

À la naissance, le 28 août 1979, de Sylvain Sartre, le fils aîné de Bertille de Swarte et son premier mari Pierre Sartre,

le père de Sylvain, Pierre Sartre, vient tout juste d’avoir 23 ans ; et sa mère, Bertille de Swarte, a entre 18 et 23 ans : les deux parents de Sylvain étaient donc tous deux très jeunes…

En ce mois de juin 1979, Pierre Sartre, qui a passé un bac D au lycée Laure Gatet de Périgueux au mois de juin 1974, vient d’achever ses études de dentisterie à l’université Victor Ségalen de Bordeaux ; avant d’y devenir, les années 1980-1985, Attaché d’enseignement. Et ce sont ces années-là que sont nés les deux autres enfants du couple Pierre Sartre – Bertille de Swarte : Alexis Sartre et Camille Sartre _ j’ignore à ce jour leurs lieux et dates de naissance…

Puis, le 15 février 1985, naît Adrien Sartre, le fils aîné de Pierre Sartre et sa seconde compagne Isabelle Mancini _ qui se marieront à Bordeaux cinq ans plus tard : le 7 juillet 1990. Et suivra la naissance du fils cadet de ce couple, Clément Sartre _ dont j’ignore à ce jour le lieu et la date de naissance ; Clément Sartre, élève au lycée Camille Jullian à Bordeaux, a eu son bac au mois de juin 2011, et est devenu étudiant en médecine à Bordeaux ; le 16 juillet 2019, il a été reçu au concours de l’Internat ; Internat qu’il exerce au CHU de Bordeaux-Pellegrin.

Souvenons-nous aussi que c’est en janvier 1988 que Bertille de Swarte crée, à Perpignan, l’IRVEM, l’Institut de Recherche Vocale et d’Enseignement Musical Méditerranéen.

Mais me demeurent inconnues à ce jour les circonstances précises de la séparation de Bertille de Swarte d’avec Pierre Sartre, et son départ d’Aquitaine _ probablement Bordeaux… _ pour le Roussillon _ Perpignan, Céret, Canet-en-Roussillon, Prades (où décède le grand-père paternel de Bertille, Pierre de Swarte, le 3 août 1990)…

Cependant, je ne manque pas de remarquer _ sur pas mal de photos de famille _ le très vif plaisir qu’autour de Bertille de Swarte, les nombreux membres des familles de Swarte, Sartre et Langlois éprouvent à se retrouver et se réunir festivement,

notamment au château de l’Esparrou, à Canet-en-Roussillon ;

propriété _ tendrement chérie _ de la défunte grand-mère maternelle de Bertille, Marie-Thérèse Sauvy (Perpignan, 1er mai 1896 – Canet-en-Roussillon, 30 juin 1994), veuve d’André-Marie Rendu (Paisandu, Uruguay, 17 mai 1885 – Canet-en-Roussillon, 11  août 1953).

Sylvain Sartre, après des études de piano et de flûte traversière, découvre _ bientôt _ la richesse des répertoires renaissance et baroque. Charmé par la sonorité de la flûte en bois, il se forme auprès de Annie Ploquin-Rignol _ à Perpignan _, Philippe Allain-Dupré _ au Conservatoire à Rayonnement Régional de Toulouse ; et Philippe est aussi un magnifique facteur de flûtes… _, puis de Marc Hantaï, à la Schola Cantorum de Bâle, où il obtient _ en 2010 _ son Master of Arts in Musical Performance.

Dans ce qu’il entreprend, il accorde une place particulière à la voix. Il intervient en tant que chef auprès de nombreux chœurs et maîtrises, et dirige le pôle baroque de l’Institut de Recherche Vocale et d’Enseignement Musical méditerranéen (Irvem) _ fondé à Perpignan en janvier 1988 par sa mère Bertille de Swarte. Féru _ comme tous les baroqueux… _ de recherche musicologique, il participe également à la redécouverte de manuscrits oubliés _ tels certains de Fançois Colin de Blamont et d’André Cardinal Destouches… _ du répertoire français du 18e siècle, travaux récompensés par la Fondation de France _ en février 2008.

Afin de réunir ces différentes disciplines, il fonde _ en janvier 2007 _ l’ensemble Les Ombres, dont il assume la direction artistique depuis 2008 avec Margaux Blanchard.
En parallèle, il dirige _ depuis janvier 2011 _ le projet de création du Centre culturel de rencontre du Château de l’Esparrou (Pyrénées-Orientales).

À suivre…

Ce mardi 22 juin 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

A propos de la famille Zanot, de Toulouse et Bram, à Rébeval et Dellys ; puis Auterive…

21mar

Je viens de passer pas mal de temps à tâcher de repérer les ascendants, installés à Rébeval, du Dr Charles Zanot,

l’époux, à Orléansville, de Paulette-Charlotte Bonopéra,

la fille de Julien Bonopéra et son épouse Lucie Besse.

Cette famille Zanot

est issue du mariage, à Bram (Aude), le 16 juin 1851,

du toulousain Jean-Marie-Hypolite Zanot (né à Toulouse le 6 mars 1827),

et de la bramoise Marie-Rose Malacam (née à Bram le 8 avril 1834).

De leurs quatre fils,

Jean-Germain, Victor-Firmin, Paul-Etienne et Charles-Hyppolite Zanot,

les deux premiers sont nés à Bram :

Jean-Germain, le 28 janvier 1854 _ il décèdera à Alger le 30 janvier 1915 ; et aura épousé, à Rébeval, le 10 mai 1884, Marie-Lambertine Lambert (née à Rébeval le 17 septembre 1864 ; j’ignore le lieu et la date de son décès) _ ;

et Victor-Firmin, le 10 octobre 1856 _ il décèdera à Rébeval au mois de mars 1939 ; et aura épousé, à Rébeval, le 27 octobre 1880, Bénédite Florens (née à Rébeval le 13 mars 1863 ; j’ignore le lieu et la date de son décès).

et les deux autres, en Algérie :

Charles-Hyppolite, à Mustapha le 14 juillet 1861 _ j’ignore le lieu et la date de son décès ; il aura épousé à Rébeval le 23 mai 1885, Jeanne-Léontine Ousset (née à Chein-Dessus, en Haute-Garonne, le 31 décembre 1862 ; j’ignore le lieu et la date de son décès_ ;

et Paul-Etienne, à Alger, le 12 septembre 1865 _ j’ignore le lieu et la date de son décès ; il aura épousé à Rébeval le 18 mai 1889, Antoinette-Joséphine Ferrer (née à Rébeval, le 10 mai 1872).

De ces quatre frères Zanot,

j’ignore lequel est le père (ou même le grand-père) du docteur Charlez Zanot, né à Rébeval le 15 avril 1912 ; et qui décèdera à Auterive (Haute-Garonne) le 11 janvier 1991.

Charles Zanot, l’époux, à Alger, en février 1938, de l’orléanvilloise Paulette-Charlotte Bonopéra, la fille de Julien Bonopéra et de son épouse Lucie Besse ;

Paulette-Charlotte Bonopéra, née à Orléansville le 7 juillet 1914, et qui décèdera à Auterive, elle aussi, le 29 mars 2007.

Charles Zanot et son épouse Paulette-Charlotte Bonopéra, ont eu au moins deux fils, tous deux nés à Orléansville :

Christian Zanot, né à Orléansville le 21 juin 1939 ; et qui décèdera à Saint-Paul-de-Fenouillet (Pyrénées-Orientales) le 1er janvier 2005 .

et Charles Zanot, né lui aussi à Orléansville, le 4 juillet 1943 ; et qui vît aujourd’hui à Nîmes…

Plusieurs cousins Zanot ont continué de vivre à Bram, dans l’Aude ;

et d’autres à Toulouse…

En particulier sous l’Occupation… Mais c’est là une tout autre histoire…

Sous-lieutenant-médecin, le Dr Charles Zanot a fait partie des Prisonniers originaires d’Afrique du Nord, en 1940, retenus au camp d’Antony (Seine), nous apprend L’Écho d’Alger du 2 août 1940.

Mais L’Echo d’Alger du 28 novembre 1940 informera la population d’El Affroun, la ville où le Dr Zanot avait ouvert son cabinet de médecine générale (et de maladies des enfants), le 1er août 1939, que « de retour de captivité, le Dr Charles Zanot reprend ses consultations« …

Bien sûr, il n’existe pas le moindre rapport entre le parcours militaire du Dr Charles Zanot en 1939-1940,  et les conflits entre les Résistants et la Milice qui se dérouleront plus tard, à Toulouse, en Haute-Garonne, et en Ariège, en 1944 _ à une époque où notre famille Zanot vivait, elle, en Algérie…

Ce dimanche 21 mars 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Louis Ducos du Hauron (Langon, 1837 – Agen, 1920), un cadet de Gascogne inventeur (à Lectoure, en 1868) de la « photographie de couleurs »

04déc

À la recherche d’un peu plus de précisions sur le parcours _ d’abord géographique _ d’inventeur

de Louis Ducos du Hauron (Langon, 1837 – Agen, 1920),

je suis tombé sur un très remarquable site _ agenais _

des Amis de Louis Ducos du Hauron « inventeur de la photographie couleur« ,

très justement intitulé « Un Inventeur majeur de la photographie » ;

et comportant une passionnante série de 11 très détaillés articles…

Je les liste ici,

en commençant par les 7 articles concernant la biographie personnelle de Louis Ducos du Hauron :

_ Introduction

_ Sa jeunesse dans le Sud-Ouest

_ Sa période algéroise

_ Sa période parisienne

_ Sa retraite à Agen

_ Succès et déconvenues

_ Épilogue

Puis 4 autres articles se focalisant plus spécialement sur ses inventions :

_ La photo avant Louis Ducos du Hauron

_ Louis Ducos du Hauron et la photographie couleur

_ Le cinéma et Louis Ducos du Hauron

_ Louis Ducos du Hauron : ses autres inventions

Ainsi qu’une douzième intéressante rubrique

à propos des actualités de cette association des Amis de Louis Ducos du Hauron :

_ Actualités de l’Association

Soit une mine de renseignements extrêmement précieux,

et magnifiquement agrémentés d’une merveilleuse série de photographies documentaires,

dont _ surtout ! _ de nombreuses splendides photographies originales en couleurs de Louis Ducos du Hauron lui-même !!!

Bien sûr,

c’est au parcours _ de Langon à Agen, en passant par Libourne, Agen,  Tonneins, Auch et Agen : au fil des affectations de son père Jérôme, fonctionnaire aux Contributions indirectes, jusqu’à la mort de celui-ci, à Auch, le 14 octobre 1863 ; puis, ensuite, au fil des affectations de son frère Alcide, magistrat : à Agen, en 1864, Lectoure, en 1866, puis à nouveau Agen en 1869… _ de ce cadet de Gascogne qu’est Louis Ducos du Hauron _ né à Langon (Gironde) le 8 décembre 1837 et décédé à Agen (Lot-et-Garonne) le 31 août 1920 ; demeuré célibataire _,

que je me suis d’abord intéressé ;

ainsi qu’à celui des membres de sa famille _ de Gironde, du Lot-et-Garonne et du Gers, principalement _,

son frère aîné Alcide _ né à Coutras (en Gironde) le 29 juin 1830, et décédé à Savigny-sur-Orge le 13 mai 1909 ; le 11 septembre 1864, au Temple-sur-Lot (Lot-et-Garonne), Alcide avait épousé Marie-Césarine de Fourcauld, née en cette ville le 3 février 1841 _, auquel toute sa vie Louis est demeuré attaché _ Alcide, magistrat, a officié comme juge suppléant à Agen en 1864, puis à Lectoure (Gers), en 1866, puis à nouveau à Agen en 1869, comme juge au tribunal de première instance ; avant sa nomination de conseiller à la cour d’appel d’Alger à partir de 1881 ; son épouse et ses 4 enfants ne le rejoindront  à Alger qu’en 1883 ; et son frère encore un an plus tard, en 1884… _,

sa sœur cadette Berthe _ née à Libourne (en Gironde) le 23 janvier 1842, et épouse de Fabien Onézime de Bercegol à Agen : le couple aura au moins un fils, Raymond Camille Marie, né à Lamothe-Landerron, en Gironde, le 4 février 1869… _,

et d’abord, bien sûr, ses parents :

Jérôme Ducos du Hauron _ né à Bordeaux le 6 juin 1799 et décédé à Auch le 14 octobre 1863 _

et son épouse Marguerite Boivin _ née à Coutras le 6 octobre 1807 et décédée à Clermont-Ferrand le 19 janvier 1874 ; probablement d’ascendance agenaise par son père, Guy Boivin (né en 1769, et décédé à Coutras le 28 août 1847), qui avait épousé la coutrassienne Marie-Euphémie Deluze-Létang (Coutras, 1775 – Coutras, 1836) _ ; qui se sont mariés à Coutras le 21 juin 1829.

Jérôme Ducos du Hauron _ dit « Amédée«  _ est le fils de Jean-Marie Ducos du Hauron né à Nogaro (Gers) en 1778 et décédé à Tonneins (Lot-et-Garonne) en 1853 _ et son épouse _ le mariage a eu lieu à Bordeaux, le 10 août 1797 _ Marie de Montalembert _ née au Penne d’Agenais (Lot-et-Garonne) en 1780 _ ;

et son épouse Marie Boivin est la fille de Guy Boivin _ né en 1769 et décédé à Coutras le 28 août 1847, issu d’une famille de l’Agenais _, et Marie-Euphémie Deluze-Létang _ née à Coutras vers 1775 et décédée à Coutras en 1836 ; fille du député du Tiers-État Pierre Deluze-Létang, né à Coutras le 24 mars 1734, notaire, et décédé à Coutras le 31 juillet 1800, et de son épouse Marie-Thérèse de Lamarzelle, née vers 1747, et décédée à Coutras le 11 décembre 1799 (le mariage de Pierre Deluze-Létang et Marie Thérèse Lamarzelle avait eu lieu le 1er avril 1767 à Bourg-sur-Gironde (en Gironde). 

Voilà pour résumer les origines familiales (en Gironde, Lot-et-Garonne, Gers), ainsi que le parcours géographique de Louis Ducos de Hauron dans le Sud-Ouest,

avant que Louis rejoigne _ un an après sa belle sœur Marie-Césarine et ses enfants, demeurés eux aussi, depuis 1881, à Agen, jusqu’en 1883 _ son frère aîné Alcide à Alger en 1884 ; où Louis séjournera auprès de son frère jusqu’à ce que dernier rejoignant la France, et Paris, en 1896, Louis continue de vivre auprès de lui _ Alcide décédant à Savigny-sur-Orge le 13 mai 1909 _ainsi que, à partir du 13 mai 1909, de sa veuve Marie-Césarine, qui décèdera après Louis aussi, à Agen, au mois de mai 1923.

C’était au mois d’août 1914 que Louis Ducos du Hauron et sa belle sœur Marie-Césarine, née de Fourcauld, avaient quitté le domicile du 14 de la rue des Rossays, à Savigny-sur-Orge, pour rejoindre d’abord la propriété familiale des de Fourcauld au Temple-sur-Lot ; avant de s’installer, en 1920, à Agen, au 58 de la rue Lamouroux, où Louis décèdera le 31 août 1920. 

Ce vendredi 4 décembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

La fécondité magnifique du détail dans le travail d’enquête de Robert Belot sur les Résistances en France sous l’Occupation

31juil

Il faut féliciter la fécondité magnifique du travail d’enquête de l’historien Robert Belot, en son patient et subtil défrichage et labourage de la complexité, en son détail, des Résistances en France sous l’Occupation.

Ma lecture de cet œuvre très riche a procédé, au départ, d’un conseil tout à fait ponctuel, de l’oloronais Pierre-Louis Giannerini, à partir de la recherche à laquelle je procède, depuis un peu plus d’un an, concernant le parcours, sous l’Occupation, de mon père, et en l’occurrence des rapports que celui-ci a eus, à Oloron (et aussi à Toulouse), en 1943-1944, avec un groupe de résistants locaux, affiliés à l’Armée secrète, autour du capitaine des chasseurs pyrénéens, Jean Bonnemason. Plus précisément, en cette occurrence, il s’agissait pour moi de préciser les activités de résistance des membres de la famille Galtier d’Auriac, en particulier le père, Charles Galtier d’Auriac, et le plus jeune de ses trois fils, Jacques. Or Pierre-Louis Giannerini avait relevé les mentions que Robert Belot, en son Aux frontières de la liberté _ Vichy, Madrid, Alger, Londres ; s’évader de France sous l’Occupation (paru aux Éditions Fayard en 1998), fait du docteur Henri Galtier d’Auriac, le second des trois fils, pour son activité sanitaire au camp de Miranda-de-Ebro ; et il m’en a fait part. S’ouvrait ainsi là pour moi une nouvelle piste de recherche…

La méthode, infiniment précise de Robert Belot, et appuyée sur des références à des documents et archives, en ce très riche et très détaillé Aux frontières de la liberté _ Vichy, Madrid, Alger, Londres ; s’évader de France sous l’Occupation, m’a immédiatement passionné, de même que, sur le fond, sa focalisation sur des résistants, au départ du moins, non spécifiquement gaullistes _ par exemple, beaucoup d’entre eux demeureront toute la guerre maréchalistes (et anti-gaullistes), et certains (ou d’autres), passeront par l’étape giraudiste…

Et cela fait un peu plus d’une année que je m’initie, donc, au fait que la Résistance a débordé, et très, très largement (!), et la résistance gaulliste, et la (plus tardive, elle _ à partir de l’invasion par Hitler de l’URSS, le 22 juin 1941, mettant fin au pacte germano-soviétique du 23 août 1939… _) résistance communiste ; par delà les représentations très longtemps dominantes que gaullistes et communistes ont diffusées et sont parvenus longtemps à faire largement régner ! Cf ici les très opportunes synthèses et mises au point historiographiques du récent (2012) judicieux recueil d’articles de Denis Peschanski, Les Années noires 1938-1944 (aux Éditions Hermann)…

D’où mon désir d’approfondir cette connaissance en lisant, du même Robert Belot, La Résistance sans de Gaulle _ politique et gaullisme de guerre (paru aux Éditions Fayard, en 2006) : un livre très important et très éclairant, pour mon plus grand profit ! Et parallèlement, j’ai lu aussi le passionnant Les Vichysto-résistants _ de 1940 à nos jours (paru aux Éditions Perrin, en 2008) de Bénédicte Vergez-Chaignon.

Ces deux ouvrages, La Résistance sans de Gaulle et Les Vichysto-résistants, constituent deux indispensables pour quiconque cherche à se faire une idée un peu juste de ce que fut la Résistance !

De là, je suis passé à l’excellent Les Résistants _ l’histoire de ceux qui refusèrent, de Robert Belot avec Eric Alary et Bénédicte Vergez-Chaignon (paru aux Éditions Larousse, en 2003) : autre travail de précision très riche, centré, à la fois, sur des singularités de personnes, mais aussi présentant d’éclairantes synthèses chronologiques.

Puis, j’ai lu, toujours de Robert Belot, son Henri Frenay _ de la Résistance à l’Europe (paru aux Éditions du Seuil en 2003), centré cette fois sur l’évolution, tout au long de sa vie, de la personnalité et des activités du fondateur de Combat, au-delà des conflits qui ont pu l’opposer (très vivement) au général de Gaulle, ainsi qu’à Jean Moulin, notamment ; ainsi qu’aux membres des mouvements de résistance concurrents de Combat, tel Emmanuel d’Astier de la Vigerie, le chef de Libération-Sud….

Puis,

pardon du désordre pour ce qui concerne le décalage entre le suivi de la recherche de Robert Belot, et le décousu de ma propre découverte de son œuvre,

j’ai alors lu Les Secrets de la résistance (paru en 2013 aux Éditions Vuibert) : avec, notamment, trois passionnants chapitres concernant plus particulièrement Pierre de Bénouville : « Les Américains ont-ils tenté de manipuler la Résistance intérieure ? » (pages 181 à 200) ; « Le mystère Caluire » (pages 201 à 213) ; « Hardy, le traître ? » (pages 215 à 227)…

Entre-temps,

suite à ma curiosité concernant les rapports de mon père et de son maître en ORL le professeur Georges Portmann

_ c’est celui-ci, en effet, qui début juin 1942, prévint mon père, son assistant en ORL à la faculté de Médecine de Bordeaux, que la Gestapo allait venir l’arrêter ; mon père quitta alors précipitamment Bordeaux pour rejoindre, en zone libre, Oloron, où résidaient deux des oncles de sa fiancée (= ma mère) : c’est le 7 juin 1942 que mon père franchit clandestinement la ligne de démarcation à Hagetmau, jusqu’où ma mère et sa sœur Marcelle l’avaient accompagné, et se dirigea alors vers Oloron : un autocar avait été  affrété par des membres (?) de la Résistance bordelaise, dont une infirmière de la clinique Bagatelle, afin d’aider à faire passer en zone non occupée diverses personnes spécialement menacées… _,

 je m’étais plus spécialement intéressé, en effet, à l’action de Pierre de Bénouville, membre très important de Combat, puis des M.U.R., à travers la Délégation suisse, qu’il dirigeait de Lyon _ jusqu’à la tragédie de Caluire, le 21 mars 1943 ; lui, le 22 juin, se mariait à Pessan, près d’Auch, dans le Gers… _, puis de Paris _ à partir des mois de juillet-août 1943 _, par le Service des Relations Extérieures (R.E.) de ces organisations successives, Combat, puis les M.U.R. :

ainsi ai-je très attentivement lu Avant que la nuit ne vienne, Entretiens de Pierre de Bénouville avec Laure Adler (parus aux Éditions Grasset en 2002) ;

ainsi que la biographie Le Général Pierre de Bénouville _ le dernier des paladins, que Guy Perrier a consacrée à Pierre de Bénouville (parue aux Éditions du Rocher en 2005) ;

et faute de pouvoir me procurer et suivre en son plus précis détail ce document majeur qu’est Le Sacrifice du matin _ pour le moment Le Sacrifice du matin, que Pierre de Bénouville fit paraître en 1945, aux Éditions La Palatine, à Genève, en Suisse, en 1945 ; puis re-publia bientôt, avec quelques modifications, aux Éditions Robert Laffont, en 1946, n’est hélas pas disponible en librairie. Que ne le ré-édite-t-on donc pas !..


Et c’est alors que j’ai lu avec passion, toujours du plus que passionnant Robert Belot _ que n’a-t-il la notoriété que son travail si précis et fouillé, et si judicieux, mérite ! _, L’Affaire suisse _ la Résistance a-t-elle trahi de Gaulle ? (paru aux Éditions Armand Colin en 2009) :

et c’est là, dans ce palpitant L’Affaire suisse _ la Résistance a-t-elle trahi de Gaulle ?, que j’ai pu enfin découvrir,

et cela à partir de ce que m’avaient ouvert deux pages, les pages 168 et 169 de Contacts et Pensées _ Souvenirs, de Georges Portmann (parus aux Éditions Bière en 1982), affirmant l’existence _ assez tôt ?.. _ de liens de résistance entre Pierre de Bénouville et Georges Portmann,

lesquels, après avoir pris un premier contact à Vichy à la fin de l’automne _ début décembre _ 1940 (cela, c’est Pierre de Bénouville qui l’indique, en ses Entretiens avec Laure Adler, Avant que la nuit ne vienne, page 86), eurent des liens très effectifs de réseau (et « boîte à lettres« ) à Paris, tout particulièrement au début 1944, avant le départ pour Alger de Pierre de Bénouville, au début du mois d’avril :

les trop rapides références de Georges Portmann (pages 168-169 de ses Souvenirs de 1982, donc) à l’épisode de l’intervention de la Gestapo, le 26 mars 1944

_ soit très exactement deux jours après l’arrestation de Claude Bourdet, arrêté lui le 24 mars, avenue de Breteuil, au « bureau qu’y avait Pierre de Bénouville ; ce secrétariat, tenu par la nièce du pasteur Boegner, Jacqueline Gruner _ dite Juliette _, était la gare de triage de la « voie Lahire » _ du nom du premier pseudonyme donné par Henri Frenay à Pierre de Bénouville le 4 décembre 1942, à Montélimar _ par laquelle passaient en Suisse les renseignements fournis et les demandes présentées par l’ensemble des mouvements, et par où revenaient souvent les fonds qui constituaient notre viatique quotidien« , précise Claude Bourdet, page 322 de L’Aventure incertaine _ de la Résistance à la Restauration _,

au domicile de Max Brusset (28 Boulevard Raspail, à Paris), où avait prévu de se réunir leur réseau, et qui vit la capture du seul Armand Magescas _ selon le souvenir, en 1982, de Georges Portmann _, qui n’avait pas pu, lui, être contacté par Georges Portmann (Magescas (= 4) revenait, en effet, tôt ce matin-là, de Biarritz, par le train

_ c’est Guy Perrier, dans sa biographie de Pierre de Bénouville, Le Général Pierre de Bénouville _ le dernier paladin, parue aux Editions du Rocher en 2005, qui donne cette précision, page 128 : « Bénouville passe ses consignes, l’esprit en repos, et prépare son départ pour Alger via l’Espagne. Mais pas pour longtemps. A la suite de trahisons et d’indiscrétions, les Allemands ont déclenché une vague d’arrestations : Juliette, agent de liaison _ mais peut-on qualifier Jacqueline Gruner – Juliette, d’« agent de liaison » ?.. _, à son domicile ; Magescas, à son arrivée en gare _ et pas chez Max Brusset, comme selon le témoignage de Georges Portmann ? _ à son retour de Biarritz ; Nizan _ = Alain de Camaret _ qui connaît toutes les boîtes à lettres et toutes les adresses. Barrès _ = Bénouville _ perd avec eux _ le 26 mars 1944 _ deux amis très chers. D’autres arrestations se succèdent _ ou plutôt ont précédé, si l’on se reporte au témoignage de Claude Bourdet, et à sa chronologie _, dont le n°1 de Combat, Claude Bourdet, le 24 mars. Le service est décimé«  _),

ont terriblement sollicité ma curiosité !!! _,

c’est là, dans cette passionnante Affaire suisse de Robert Belot _ et ce qu’a tiré Robert Belot des archives conservées de la correspondance entre Pierre de Bénouville et la Délégation suisse à Genève _, que j’ai donc pu découvrir de très utiles précisions sur la participation de René Portmann (5-12-1919 – 1-8-1957), le fils aîné de Georges Portmann, le maître en ORL de mon père,

au réseau (du Service des Relations extérieures des M.U.R., en charge de la direction de la Délégation suisse, à Genève) de Pierre de Bénouville, aux pages 36, 219, 261, 262, 263, 264, 280, 281, 283, 295, 321 (pour deux occurrences), 322, 324, 327, 363, 364, 365, 395, 398, 399 et 415 de L’Affaire suisse, pour être très précis ; et cela, avec les divers pseudonymes de René Portmann : d’abord 3 bis _ quand 3 est Bénouville, René Portmann, 3 bis, est son adjoint ! _, puis Godard _ quand Bénouville part pour Alger, courant avril 1944, c’est René Portmann, Godard, qui désormais le remplace ! _, mais aussi La Varende (et encore 15)

_ même si Robert Belot orthographie le nom de Portmann avec un seul N, au lieu de deux ; et semble aussi ignorer que René Portmann est le fils (aîné) du Professeur Portmann ; ce Georges Portmann dont le nom n’apparaît pas une seule fois dans le livre ; pas davantage qu’en aucun de ceux que j’ai pu lire jusqu’ici de Robert Belot.

Le nom complet de Portmann, avec ses deux N, fonctionne ainsi pour moi comme une sorte de tâche aveugle dans le travail d’enquête de Robert Belot, et un détail qu’il convient en quelque sorte d’aider à porter à élucidation…

De fait, quand, début avril 1944, Pierre de Bénouville quitte Paris afin de gagner Alger (et rejoindre là-bas Henri Frenay, qui se trouve désormais auprès du général de Gaulle), c’est bien René Portmann, qui déjà était « son adjoint » (page 283 de L’Affaire suisse), qui désormais, carrément, « le remplace » au sein de leur réseau _ devenu celui des M.U.R., après avoir été celui de Combat _, à la tête de cette articulation avec la Délégation suisse, à Paris et sur le territoire métropolitain, qu’est le Service des Relations Extérieures (ou R.E.) des M.U.R. : « Godard (René Portman, dit aussi « La Varende », a été responsable des maquis de Savoie ; il remplace Bénouville après son départ de France)« , écrit, par exemple, Robert Belot, page 324 de L’Affaire suisse.

Et effet, il s’avère, d’après Robert Belot, que le nom de code de René Portmann, dans cette correspondance Paris-Genève, est 3 bis quand il est l' »adjoint » c’est le mot qu’utilise Robert Belot page 283 _ de Bénouville (lui-même codé 3) à Paris et en France _ j’ai relevé que les occurrences de ce pseudonyme 3 bis dans le texte de Robert Belot, concernent la correspondance du Service allant d’octobre 1943 à février 1944 : d’abord le 22 octobre 1943, puis les 17 et 31 janvier 1944, ensuite vers le 2 février, et enfin les 5 et 18 février 1944 (et dans les deux sens, ce jour-là) _ ;

et qu’il devient Godard _ essentiellement pour les membres de la Délégation suisse, à Genève _ une fois que, Pierre de Bénouville étant parti pour Alger, début avril, c’est lui qui le « remplace » désormais à Paris : dans la correspondance que cite Robert Belot dans L’Affaire suisse, cela concerne des courriers allant du mois de mai 1944 au mois d’août _ les 4 et 30 mai (et dans les deux sens ce jour-là), le 7 juin, le 28 juillet et enfin le 3 août 1944 ; je note aussi que Robert Belot, pour de désigner le lien de René Portmann à Pierre de Bénouville, au sein du service  des Relations Extérieures des M.U.R.,utilise le mot « remplace » aux pages 280, 324 et 363 ; et le mot « successeur » aux pages 219 et 327.

Reste à se demander pourquoi Robert Belot n’a pas consacré, en son livre, une plus ample présentation, ou quelque notice tant soit peu détaillée, à ce membre notable _ « remplaçant«  et « successeur » de Pierre de Bénouville au R.E. des M.U.R. d’avril à août 1944 : était-ce donc si peu de chose ?.. _ du Service des Relations extérieures des M.U.R., et en charge d’avril à août 1944 de la connexion, à Paris, avec la Délégation suisse à Genève, que fut René Portmann…

Une partie de la réponse se trouve probablement aux toutes dernières pages (pages 363 à 367) du dernier chapitre du livre, juste avant la Conclusion de L’Affaire suisse, quand, citant et commentant longuement la « dernière note, du 28 juillet 1944 » (page 363) de Godard « à ses hommes en Suisse » (page 364), Robert Belot explique l' »amertume » (page 363) de celui-ci à l’égard du CNR « qui refuse de reconnaître toute dimension politique à la Délégation » (page 363) et « avoue son échec » (page 363). Son efficacité est en effet alors quasi nulle : à cette date du 28 juillet 1944, « la Délégation ne peut plus que transmettre des messages désespérés _ à propos des maquis qu’il s’agissait d’aider : en armes, comme en subsides… _ qui n’auront guère de suite » (page 365) ; et « l’heure n’est plus au combat clandestin. La logique d’Etat _ du gouvernement provisoire du général De Gaulle _ doit l’emporter et normaliser les pratiques, diplomatiques et politiques » _ des Résistants (page 366)…

En ses Souvenirs de 1982,

et évoquant la personnalité flamboyante de son « ami » Pierre de Bénouville à l’occasion d’une campagne électorale un peu mouvementée à Rennes

_ ainsi, n’est-ce qu’au passage, et pour terminer plus fortement, et même avec gravité, son portrait-hommage de Pierre de Bénouville, que Georges Portmann évoque (mais discrètement et pour l’unique fois !) ses propres activités de Résistance : il ne les mentionne, en effet, nulle part ailleurs parmi les 555 pages de ses pourtant copieux Souvenirs ; ni, non plus, en aucune de ses autres publications : Georges Portmann _ son action parlementaire, scientifique, sociale (aux Editions Delmas en 1955) ; Le Crépuscule de la paix (Editions Delmas, 1955) ; Sur une planète rétrécie (Editions Delmas, 1959) ; et Réflexions sur un monde déréglé (Editions Delmas, 1962), je l’ai vérifié… ; et en se focalisant sur les activités de Résistance de son fils René : « je m’en voudrais de ne pas rapporter l’un des épisodes les plus impressionnants des réseaux de résistance qu’animait Pierre de Bénouville, et dont mon fils René fut à ses côtés un des membres les plus actifs«  _,

le père de René Portmann, Georges Portmann, indique ainsi que « c’est 28 boulevard Raspail dans le salon de Max Brusset que je lui _ = Pierre de Bénouville _ présentai mon fils _ probablement au cours de la seconde moitié de l’année 1943 : le premier échange de courrier entre René Portmann et Pierre de Bénouville que cite Robert Belot, page 283 de L’Affaire suisse, porte la date du 22 octobre 1943.

René Portmann, qui dirigeait en Savoie un des réseaux de résistance _ auprès de Jean Valette d’Osia ? _ étant complètement brûlé, avait été rappelé _ comment ? par qui ? et à quelle date ? Tout cela demeure à éclaircir… _ à Paris.

Tout naturellement (sic), je proposai à Pierre

_ George Portmann et Pierre de Bénouville se connaissent semble-t-il depuis l’automne 1940, s’étant rencontrés alors (début décembre) à Vichy :

Georges Portmann, membre éminent déjà du Sénat, où il avait été élu, pour représenter la Gironde, pour la première fois en 1932 ; et sommité médicale de rayonnement mondial en ORL (même le chancelier Hitler avait sollicité ses services, en 1934, comme Georges Portmann le rapporte aux pages 515 à 517 de ses Souvenirs), était membre de la Commission d’armistice de Wiesbaden, dont il allait démissionner (cf page 13 de la Préface de René Massot, son assistant parlementaire au Sénat, à ces Souvenirs de Georges Portmann, en 1982 : « Son dévouement à l’égard des plus malheureux le conduit à accepter, en 1940, un poste de membre de la Commission d’armistice de Wiesbaden, chargé des prisonniers et des réfugiés. Cela lui permit de faire rapatrier plusieurs dizaines de milliers d’hommes jusqu’à ce que les exigences allemandes le contraignent à la démission » : démission dont à ce jour j’ignore la date ; serait-ce là une des raisons de la venue à Vichy de Georges Portmann au cours de ce mois de décembre 1940…) ;

et Pierre de Bénouville, lui, s’était rendu à Vichy, confie-t-il à Laure Adler à la toute fin des années 90 avec « la conviction que l’on pouvait y recruter (…) pour la Résistance«  (page 81 de Avant que la nuit ne vienne) ; et « A Vichy (…), je me suis lié avec un médecin très réputé, le professeur Portmann, qui a accepté de faire pour moi _ mais cela, à quelle date ? C’est difficile à établir ! _ un réseau« , se souvient et rapporte Pierre de Bénouville, dans le livre de ses Entretiens avec Laure Adler (page 86 de Avant que la nuit ne vienne)…

Et Pierre de Bénouville de préciser, toujours page 86 : « Je lui avais donné _ mais à quelle date ? Dès l’automne 40 ? Ou bien plus tard ?.. _ une adresse à Paris, chez une amie, où on m’adressait le courrier. Et cette amie s’appelait Nicole Durand.

Le jour où Alain de Camaret _ nom de code : Nizan _ a été arrêté _ le même jour qu’Armand Magescas, selon le témoignage de Claude Bourdet : le 26 mars 1944 ; et le 3 juin au matin, Claude Bourdet, « Alain de Camaret, Armand Magescas et d’autres camarades du service de Bénouville arrêtés fin mars«  (page  337 de L’Aventure incertaine) quittèrent ensemble le camp de Compiègne pour la déportation en Allemagne _, il allait relever la boîte aux lettres en question.

Au moment où je partais de chez moi, avenue Marceau, le matin _ poursuit Pierre de Bénouville en ses Entretiens avec Laure Adler, page 86 _, je me suis surpris à vérifier que la voie était libre. Et j’ai appelé cette Nicole, et je lui ai dit : « Tout va bien, Nicole ? » Elle m’a dit : « Oui, tout va bien, mais pas pour toi. » Je lui ai dit : « Bien. Très bien, merci ». Et j’ai compris qu’il y avait quelque chose qui se passait. La Gestapo était là _ à cette « boîte-à-lettres » de Nicole Durand ? A quelle adresse, précisément ? _ et a arrêté l’un de mes seconds, Alain de Camaret, qui n’est jamais revenu.« 

Des éléments décidément passionnants, dont l’interconnection permet d’avancer un peu dans la connaissance de la micro-histoire dramatique de ce réseau (en l’occurrence le Service des Relations Extérieures, ou R.E., des M.U.R.) de Pierre de Bénouville à Paris.

Tout naturellement, je proposai à Pierre _ je reprends le fil du témoignage de Georges Portmann aux pages 168-169 de ses Souvenirs, en 1982 _ de le prendre avec lui,

ce qu’il fit, après avoir jugé de la qualité de l’homme.« 

Et Georges Portmann de commenter :

« Je sens encore l’émotion intense que je ressentis en lui disant : « Je vous confie mon fils ». Je ne pensais pas qu’il serait tué _ officier de réserve, et affecté au Service Psychologique des Armées, le capitaine d’infanterie René Portmann est mort assassiné sur une route dans les environs de Tenes, le 1er août 1957 _ quelques années plus tard sur la terre d’Algérie« …

Et c’est alors, page 169 de ses Souvenirs, que Georges  Portmann relate l’épisode important (et très précieux pour notre propre enquête !), que je m’en voudrais de ne pas rapporter ici in extenso :

« Ce salon  _ celui du domicile de Max Brusset, 28 boulevard Raspail, à Paris _ devait d’ailleurs devenir _ complète alors Georges Portmann son évocation _ le lieu d’un drame qui fut heureusement limité par une intervention in extremis _ la sienne…

Ma vie professionnelle se passait _ en plus de ses activités à Bordeaux, poursuit Georges Portmann _ dans une maison de santé privée 15 rue Franklin _ à Paris, donc. Mon bureau était devenu _ voilà ! _ une des boîtes à lettres du réseau de Pierre de Bénouville. Il m’arrivait ainsi de prévenir les membres du réseau du lieu et de la date des réunions.

Un certain matin _ le 26 mars 1944, si je me fie à la date de l’arrestation d’Armand Magescas que donne Claude Bourdet (au surlendemain de sa propre arrestation à Paris, avenue de Breteuil, le 24 mars, page 324 de L’Aventure incertaine : « Les catastrophes ne s’arrêtèrent pas là (avec l’arrestation et la déportation, via Compiègne, en Allemagne, de Claude Bourdet lui-même, et de Jacqueline Gruner) : le lendemain, un autre bureau _ lequel au juste  ? _ de la « voie Lahire » (nom de code de la filière suisse montée par Pierre de Bénouville, à partir du tout premier nom de code, « Lahire« , donné à Bénouville par Henri Frenay, lors de leur première rencontre, à Montélimar, le 4 décembre 1942) était pris ; le surlendemain Camaret et Magescas étaient arrêtés. Je les ai retrouvés _ prisonniers tous ensemble ! _ à Compiègne. Camaret et Jacqueline Gruner, déportée elle aussi, ne sont pas revenus«  _,

nous devions nous réunir chez Max Brusset.

Je fus, une heure avant, prévenu _ Georges Portmann avait de très efficaces contacts : c’est lui qui, début juin 1942 à Bordeaux, avait prévenu mon père, son assistant en ORL, que la Gestapo allait venir l’arrêter ; et de fait peu de jours plus tard deux policiers se présentèrent au domicile de mes grands-parents maternels, où mon père résidait : mon grand-père leur dit que mon père avait quitté Bordeaux pour se rendre en Espagne, ainsi que ma mère, présente alors, aujourd’hui en témoigne… _

que la Gestapo viendrait nous surprendre,

et je téléphonai à tous ceux que je pus atteindre de ne pas se rendre boulevard Raspail.

Pierre devait venir me retrouver à Franklin et je pus _ ainsi _ l’intercepter. Max Brusset _ dont à ce jour je ne sais rien _, comme il nous le raconta par la  suite, resta chez lui jusqu’au dernier moment afin de limiter les dégâts. Et il ne s’enfuit par un vasistas dans la maison voisine que lorsqu’il entendit les coups de sonnette des policiers allemands.

Malheureusement nous ne pûmes alerter à temps Magescas _ revenant ce jour-là de Biarritz par le train _ qui tomba entre leurs mains ; il fut arrêté, martyrisé et resta gravement handicapé. »

Et Georges Portmann de conclure, et le récit du « drame » de l’arrestation d’Armand Magescas, et son évocation-hommage de son ami Pierre de Bénouville :

Armand Magescas « devint par la suite un collaborateur de l’éditeur Robert Laffont, dont Pierre était l’ami.« 

Et « c’est Robert Laffont qui publia le livre magnifique qu’est Le Sacrifice du matin par le général Pierre Guillain de Bénouville.
Je devais
_ ainsi, conclut alors Georges Portmann son récit « Le général de Bénouville en campagne électorale« , page 169 de ses Souvenirs, en 1982 : l’hommage va bien au-delà du simple rappel du souvenir d’une pittoresque (et courageuse) campagne électorale en Bretagne _ cet hommage à celui qui fut une des figures les plus pures de la Résistance et qui resta toujours fidèle à l’amour intransigeant qu’il portait à la France« …

.

Voilà donc quelques unes des pistes de recherche que j’essaie d’éclaircir et explorer…

Depuis ces lectures des divers travaux de Robert Belot,

je viens donc de lire aussi le superbe très grand livre de souvenirs de Claude Bourdet, L’Aventure incertaine _ de la Résistance à la Restauration (paru en 1975 aux Éditions Stock, et réédité en 1998 aux Éditions du Félin). Claude Bourdet se situe, lui, sur un autre versant (politique, disons : plus à gauche) de Combat et des M.U.R. que Pierre de Bénouville, et si le livre magnifique de Claude Bourdet m’a, à son tour, beaucoup éclairé sur l’histoire complexe et passablement mouvementée (car difficile…) de la Résistance intérieure, il ne m’a pas fait beaucoup avancer sur un des objets de focalisation de ma recherche : les activités de résistance du maître en ORL de mon père, Georges Portmann_ jamais cité, mais cette fois pas davantage non plus son fils René, par Claude Bourdet, je le remarque ; mais les réseaux étaient nécessairement très cloisonnés ! Les missions de Claude Bourdet aux M.U.R. ne recoupaient  pas celles de Pierre de Bénouville… _ ; et qui ont très vraisemblablement valu à Georges Portmann un non-lieu lors de son procès le 19 juin 1947, pour avoir été, un temps, à Vichy, du 4 janvier au 16 février 1941, Secrétaire général à l’Information (et directeur de la radio, aussi), lors du court intermède au pouvoir, à Vichy, de son ami Pierre-Étienne Flandin, dans l’intervalle entre les gouvernements de Pierre Laval (renvoyé le 13 décembre 1940) et de l’amiral Darlan (qui évince Flandin, poussé à la démission le 9 février 1941). Georges Portmann avait succédé à son poste à l’Information à Jean-Louis Tixier-Vignancour ; et il fut remplacé par Henri Moysset et Paul Marion.

Sur ce non-lieu dont bénéficia Georges Portmann, en 1947,

la page 510 de L’Histoire de l’épuration, de Bénédicte Vergez-Chaignon (paru aux Éditions Larousse en 2010) n’apporte aucune précision sur les attendus : l’historienne se contente en effet là de mentionner le nom de Georges Portmann au sein d’une liste de noms d’autres bénéficiaires, comme lui, de non-lieux :

« Sur 108 inculpés de la Haute Cour de justice, 42 non-lieux ont été prononcés par la commission d’instruction (…). La commission exonère diverses catégories d’accusés. Ceux dont le passage au gouvernement a été bref et sans conséquence, dont beaucoup de ministres de l’été 1940 : les socialistes André Février et Albert Rivière ; Robert Schuman ou Antoine Cayrel, brièvement chargés des Réfugiés ; Charles Pomaret, ministre de l’Intérieur, puis du Travail, lui-même interné par Vichy ; Émile Mireaux, Albert Rivaud, Charles Frémicourt, Georges Ripert, Georges Portmann _ sans autre précision qui le caractérise… _, les généraux Colson ou Pujo, Jean Prouvost, tous restés au gouvernement un ou deux mois.

Viennent ensuite les ministres que la commission estime être des fantoches, des bouche-trous. Les Français ne connaissent même pas leurs noms« . Etc.

Sur un autre versant de ma recherche _ quant au parcours sous l’Occupation de mon père en zone non-occupée (dite ainsi jusqu’au 11 novembre 1942 ; ensuite on l’appellera aussi « zone Sud« …) ; et tout particulièrement à Oloron et sa région… _,

j’ai lu aussi avec beaucoup de profit le livre très riche et passionnant de Jean-André Pommiès, Le Corps-Franc Pommiès _ une armée dans la Résistance, qui vient de paraître ce mois de juin-ci, aux Éditions Privat ; en particulier pour ce qui concerne le groupe des résistants oloronais, avec les Galtier d’Auriac, père (Charles) et fils (Jacques), André Bur, et plusieurs autres membres de l’ORA, devenu ici le Corps-franc Pommiès ; à côté du groupe de ceux de l’Armée secrète : Jean Bonnemason, Jean de Riquer, Joseph Bonne et son frère Henri, René Mainhagu, etc.

Ce groupe de résistants oloronais se scindant à la suite de l’arrestation de Jean de Riquer par la Gestapo, le 2 juin 1944 : certains, tel Jacques Galtier d’Auriac, décidant de se consacrer aux activités strictement militaires du Corps-franc Pommiès, poursuivant l’armée allemande bien loin d’Oloron, en particulier dans de très rudes combats à Autun, puis dans les Vosges, notamment, et ensuite jusqu’en Allemagne (ils seront présents lors de la prise de Stuttgart, peu avant le 8 mai 1945) ; les autres, tels Jean Bonnemason et les membres de l’Armée secrète des Basses-Pyrénées, privilégiant, eux, le devenir politique de leur région _ ainsi, par exemple, Jean Bonnemason sera conseiller municipal d’Oloron, et conseiller général du canton de Laruns, pour le parti socialiste…

Quant à mon père, lui, à la date du 2 juin 1944, il ne se trouvait pas _ pas encore _ à Oloron _ quitté le 10 décembre 1943 _, mais au 561e GTE de Beaupuy, à 8 kms de Toulouse ; il ne rejoindra _ et retrouvera _ Oloron que le 22 juillet 1944 ; et il y sera présent lors de la Libération de la ville, le 26 août _ il aidera aussi un des cousins de ma mère à ne pas avoir trop d’ennuis pour ses opinions un peu trop précédemment affichées pétainistes _ ; ne regagnant Bordeaux que le 30 septembre : du 1er au 15 octobre, il fera partie du groupe de résistants Dick à Pessac…

Tous ces passionnants travaux de recherche, très précis et détaillés

_ y compris, aussi, le très riche Servir ou désobéir ? de Jean-François Nativité que j’allais lire en suivant : à propos de la gendarmerie dans les départements pyrénéens de 1939 à 1944. Jean-François Nativité a participé aussi au très remarquable Vichy en Aquitaine (dirigé par Philippe Souleau et Jean-Pierre Koscielniak), avec son article « Violence d’État et tensions conjoncturelles : l’exemple de la gendarmerie dans les Basses-Pyrénées« … Et je suis à la recherche du procès-verbal fait à mon père par les Gendarmes, pour franchissement illégal de la ligne de démarcation ; ainsi que de celui, plus tard, de la levée de sa pénalité-amende… _

sont à rattacher à l’importance de la micro-histoire dans les avancées de la recherche historiographique.

Sujet qui me tient particulièrement à cœur. Cf mon article du 31 août 2013 Le diable se cache dans les détails _ la fécondité de la recherche en micro-histoire


Titus Curiosus, ce 31 juillet 2014

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