Décès de Jean Mauriac, un homme juste et droit

— Ecrit le samedi 29 août 2020 dans la rubriqueHistoire, Littératures, Rencontres”.

C’est hier que, un peu par hasard,

en parcourant la presse quotidienne,

j’ai appris la nouvelle un peu sèche du décès, lundi 24 août dernier, de Jean Mauriac,

le dernier vivant des quatre enfants de François Mauriac (Bordeaux, 11 octobre 1885 – Paris, 1er septembre 1970) :

Claude Mauriac (Paris, 25 avril 1914 – Paris 22 mars 1996, époux de Marie-Claude Mante) ;

Claire Mauriac (Paris, 5 août 1917 – Paris, 19 novembre 1992, épouse d’Yvan Wiazemsky) ;

Luce Mauriac (Paris, 17 avril 1919 – Boulogne-Billancourt, 16 octobre 2011, épouse d’Alain Le Ray) ;

et Jean Mauriac (Paris, 15 août 1924 – Paris, 24 août 2020, époux de Caroline Flipo).

Sur les tombes _ loin de Bordeaux, de Malagar, et de Saint-Symphorien _ de quelques uns des membres de la famille Mauriac,

cf cet informatif article de Bertrand Beyern : Qui repose à Vémars ? _ Vémars (Val d’Oise) se situe entre Roissy-en-France et Mortefontaine…

J’ai rencontré Jean Mauriac, à Bazas, lors d’un très amical déjeuner sous les arcades de la Grand-Place,

à l’occasion d’un salon du livre de Bazas, auquel je participais aussi ;

et j’en ai conservé une forte impression,

d’un homme juste et droit.

Et c’est avec un vif plaisir que j’ai lu son très vivant et direct François Mauriac à Malagar _ Entretien avec Eric des Garets,

paru en janvier 2008, aux Éditions Fayard ;

ainsi que son passionnant et très riche Le Général et le journaliste _ conversations avec Jean-Luc Barré, également paru aux Éditions Fayard, et en janvier 2008.

Je me souviens aussi de ce mot d’un ami commun,

en janvier 2016,

alors que je faisais des recherches un peu fouillées sur la vaste famille bordelaise des Mauriac :

« Tu as raison d’être mauriacien ! Et sans te limiter au seul François. C’est incontestablement une famille d’écriture. Depuis le père de François _ Paul Mauriac (Saint-Pierre d’Aurillac, 22 mai 1850 – Bordeaux 11 juin 1887) _ jusqu’à sa petite fille Anne _ Wiazemsky (Berlin, 14 mai 1947 – Paris, 5 octobre 2017). 

J’aime beaucoup Jean dont j’ai été très proche. A mes yeux, c’est un bien meilleur écrivain que Claude qui est davantage un « chroniqueur ». Jean est plus libre ! Et son écriture, comme celle de son père, si sensuelle, si attachée au monde. Jean est très fatigué.
J’ai aimé le livre d’Anne Duprez _ Claire Mauriac _ le roman d’une mère _, si imparfait soit-il. La bio de Barré _ François Mauriac _ biographie intime, en deux volumes _ est infiniment supérieure à celle de Lacouture, et elle ne triche pas !« …

Jean Mauriac : une perte marquante pour la grande culture française.

Ce samedi 29 août 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

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