Posts Tagged ‘découverte

Découvrir et savourer enfin Valentin Silvestrov par le piano de Boris Berman, en un double CD du Palais des Dégustateurs _ du cher Eric Rouyer…

22nov

Cela fait déjà quelque temps que j’ai reçu l’envoi du cher Éric Rouyer du « Valentin Silvestrov Boris Berman« , soit le double CD PDD030 du Palais des Dégustateurs, sans avoir osé, jusqu’ici , seulement l’écouter une première fois :

tant me retenait l’intuition d’avoir à faire là l’expérience de découvrir rien moins qu’un continent majeur de la création musicale contemporaine ;

au milieu de diverses activités prenantes qui ne me laissaient pas assez, à mon goût, le loisir de m’y prêter avec assez de la disponibilité qui m’apparaissait nécessaire pour une parfaite qualité d’écoute-découverte assez respectueuse de ce que j’allais ainsi enfin rencontrer…

Et de fait, je continue d’attendre encore un peu d’obtenir enfin cette qualité de pleine disponibilité pour recevoir comme il le faut pareille fête rare de découverte…

Mais voici qu’un tout récent article de ResMusica, en date du 18 novembre dernier, et sous la plume de Jean-Luc Caron, en l’espèce d’un article intitulé « Le piano de Boris Berman à découvrir et savourer dans Silvestrov et Brahms« , vient un peu débroussailler mes approches de ce terrain, de cette fête musicale à venir très prochainement.

Enfin ! Il aura fallu attendre si longtemps pour que l’art du pianiste russe Boris Berman soit dignement présenté _ en concert du moins, car en CDs, Éric Rouyer s’y est déjà fort bien employé… _ en France.

Après le concert mémorable offert au public de la salle Cortot à Paris le 22 octobre dernier, le Palais des Dégustateurs nous propose deux enregistrements à ne manquer sous aucun prétexte tant l’artiste nous y dévoile ses interprétations solides, sincères et brillantes consacrées à Johannes Brahms et à Valentin Silvestrov. Deux univers dissemblables mais réconfortants lorsque l’on songe combien chaque créateur peut et doit trouver sa place dans le cœur des mélomanes de tous bords.

Le volume consacré à Brahms se situe autour de la variation. Thème avec Variations, un arrangement du deuxième mouvement du Sextuor à cordes op. 18 (1860) du natif de Hambourg, offert à son impossible amour Clara Schumann, est parfaitement décortiqué par Berman qui garde le cap entre la rigoureuse lecture respectueuse et les intonations personnelles, amplifiant le charme du discours. La dextérité technique du pianiste et sa recherche d’une vision ou d’un supplément d’âme le positionne parmi les interprètes les plus précieux. Pas question cependant de sombrer dans quelque pathos inadéquat comme le démontre son extraordinaire vélocité dans les Variations sur un thème original et les Variations sur un thème hongrois (qui au passage n’en est pas un) parties de l’opus 21 composé en 1857. Il y révèle sa maîtrise de l’architecture, de l’enchaînement et du raffinement, qualités que l’on retrouve logiquement dans un arrangement pour la main gauche de la fameuse Chaconne en mineur de Jean-Sébastien Bach. La séance s’achève avec l’Allegro con espressione (dit Albumblatt) datant du tout début de la carrière de Brahms où se perçoit déjà son habileté à se singulariser entre une écriture ferme et l’expression d’une émotion non masquée.

Le double CD consacré à l’œuvre pour piano seul de l’Ukrainien Valentin Silvestrov, 85 ans, et récemment exilé en Allemagne en raison de la guerre russo-ukrainienne, consacre un catalogue, somme toute hétérogène au regard de l’évolution stylistique générale mais parfaitement justifiable si l’on considère chaque œuvre individuellement. A l’instar de nombre de ses contemporains, Silvestrov a initialement composé des pièces avant-gardistes avant d’évoluer peu à peu vers une manière de néoromantisme pour atteindre finalement un langage dépouillé mais puissamment riche en suggestions et réflexions. Boris Berman qui connait personnellement Silvestrov et qui a travaillé avec lui les pièces de cet album a bénéficié de ses commentaires et souhaits.

Le dernier opus composé à Berlin en mars 2022 a été travaillé en présence du compositeur et créé par Boris Berman tout récemment. Les Trois Pièces qui le composent, Elégie, Chaconne et Pastoral, illustrent parfaitement la dernière manière de Valentin Silvestrov.

Une pièce antérieure datant de 1977, et baptisée Kitsch-Music, affiche un franc attachement aux grandes lignes de l’histoire classico-romantique, tonale et euphonique qui ont illustré le XIXe siècle occidental principalement. C’est tout simplement beau et l’émotion et les sentiments l’emportent sur les considérations novatrices.

En remontant encore dans le temps, des pièces comme Triade (1962) et Elegy (1967) confirment une certaine sécheresse, un rejet de la consonnance et une volonté assumée de refouler l’héritage d’un passé lointain.

Entre ces extrêmes esthétiques, Silvestrov a exploré un certain entre-deux beaucoup plus expressif et sage, mais néanmoins d’immense qualité avec sa Sonate 1 (1975) et sa Sonate 2 (1977). Elles recèlent de magnifiques et individuelles pages.

Un tel parcours, on l’a dit, concerne d’innombrables compositeurs issus de toutes les latitudes.

Boris Berman, à n’en point douter, avec son jeu solidement teinté de perspicaces nuances, défend merveilleusement et généreusement ce parcours exceptionnel, qui, on peut l’espérer, devrait éveiller l’intérêt de nombreux mélomanes curieux.

Johannes Brahms (1833-1897) :

Thème avec variations (arrangement du Sextuor à cordes op. 18, mouvement I) ; Variations sur un thème original op. 21 n° 1 ; Variations sur une chanson hongroise op. 21 n° 3 ; Chaconne de J.S. Bach, arrangée pour la main gauche seule ; Allegro con espressione (« Albumblatt »). Boris Berman, piano. 1 CD Palais des Dégustateurs. Enregistré au Couvent des Jacobins, Beaune (France) du 5 au 7 décembre 2021. Notice en français et anglais. Durée : 56:55

Valentin Silvestrov (né en 1937) :

Triade ; Elegy ; Sonate n° 2 (CD 1) ; Kitsch-Music ; Postludium op. 5 : Cinq Pièces op. 306 ; Trois Pièces (CD 2). Boris Berman, piano. 2 CD Palais des Dégustateurs. Enregistrés du 6 au 9 juin 2022 au Couvent des Jacobins, Beaune (France). Notice en français et anglais. Durée totale : 103:27

Une approche un peu trop factuelle et un peu trop sèche à mon goût ; et qui ne risque pas d’influencer ma découverte-écoute à venir…

Mais c’est du moins, et au moins, comme un appel à oser enfin pareille découverte-écoute de ce continent Silvestrov…

Ce mardi 22 novembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

Pour faire un point sur mes articles de découverte, depuis le 2 mars 2018, de l’admirable « continent Cixous », un commode récapitulatif…

24déc

Entre ma toute première lecture du « Ruines bien rangées » d’octobre 2020,

et ma lecture imminente du « Rêvoir » d’octobre 2021, de la merveilleuse Hélène Cixous,

j’éprouve le besoin de relire-retrouver-mieux faire miens

les 14 articles que j’ai déjà consacrés, en 2018 et 2019,

à cette entreprise de découverte minutieuse de ce que j’ai nommé « le continent Cixous« …

Voici donc la collection de leurs liens successifs :

 

_ 2 mars 2018 : 

_ 25 avril 2018 : 

_ 9 mai 2018 : 

_ 14 mai 2018 : 

 

Ici, une petite parenthèse :

l’entretien prévu le 17 mai 2018 à la Station Ausone à propos de « Défions l’augure » a dû être in extremis annulé ; 

et la rencontre (regarder ici sa magique vidéo) avec Hélène Cixous, remise à l’année 2019, à propos de son opus suivant _ ce sera le tout simplement merveilleux « 1938, nuits«  _, aura lieu, à la Station Ausone, le 23 mai 2019…

Fin de l’incise.

_ 7 juin 2018 : 

_ 10 juin 2018 : 

_ 4 février 2019 : 

_ 6 février 2019 : 

_ 7 février 2019 :  »

_ 8 février 2019 : 

_ 17 mai 2019 : 

_ 5 juin 2019 : 

_ 14 juin 2019 : 

_ 17 octobre 2019 : 

Et à ces 14 articles-ci,

j’ajoute ici, par simple commodité pargmatique, 

mes deux tous récents articles

du 21 décembre

_ 

et du 23 décembre 2021

Et j’entame immédiatement ma toute première lecture de l’opus cixousien de 2020,

au titre formidablement cixoussien, et prometteur, déjà : « Rêvoir« …

À suivre,

Ce vendredi 24 décembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Un nouveau retour de bouteille jetée à la mer : un message d’un des petits-fils d’Huguette Bonopéra, petite-fille d’Auguste Bonopéra, le cafetier d’Orléansville, et arrière-petite-fille de Paul Bonopéra (Miliana, 1856 – Orléansville, 1919)

10avr

Cet après-midi,

nouveau _ merveilleux ! _ retour de message d’une bouteille lancée à la mer

_ soit, parmi pas mal d’autres, et plus spécialement, mon article du mardi 16 février dernier, à propos d’Auguste Bonopéra, le quatrième des fils de Paul Bonopéra et son épouse Joséphine Girot : _,

avec ces merveilleux mots-ci :

« Bonjour,

je suis le petit fils de Huguette Bonopéra, fils de Michel Dubois ;

je tiens à vous remercier pour tout ce travail de recherche ;

et c’est ainsi que je découvre l’histoire de ma famille ;

avec beaucoup de reconnaissance je vous remercie beaucoup ;

et n’hésitez pas à me contacter si je peux vous aider dans votre recherche« …

Ce contact,

de même que celui du 26 mars dernier

_ « Bonjour, je serais ravi de discuter avec vous, et peut-être vous faire avancer au niveau de la famille de Louyot Marcel«  _

reçu du descendant de Marcel-Auguste Louyot, et, plus en amont, de Jean Bonopéra _ en réponse à mon article du 16 mars dernier :   _,

constitue une miraculeuse surprise-récompense d’un travail de recherche de longue haleine

et absolument désintéressé :

autour de l’environnement familial _ les trois neveux, ainsi que leur descendance _ de l’inventeur, en 1868, à Lectoure, de la « photographie de couleurs » :

Louis Ducos du Hauron (Langon, 8 décembre 1837 – Agen, 31 août 1920)… 

Ou ce que peut apporter de merveilleux un blog tel que mon cher « En cherchant bien« …

Ce samedi 10 avril 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Pour mieux écouter Jacques Arcadelt (1507 – 1568) : écouter Philippe Verdelot (c. 1480-1485 – 1530-1532)

14août

Dans la notice du _ très beau _ coffret _ de 3 CDs _ Ricercar RIC 392 Motetti, Madrigali, Chansons consacré à Jacques Arcadelt,

Denis Raisin Dadre compare ce compositeur-ci (1507 – 1568)

à son presque contemporain _ à la différence d’une génération _ Philippe Verdelot (c. 1480 – 1530-1532).

« Arcadelt et la chanson française :

Soyons honnête : quand Jérôme Lejeune m’a proposé de réaliser un album sur les chansons d’Arcadelt, je suis resté quelque peu coi. Je connaissais Arcadelt comme étant le fameux compositeur de madrigaux el l’ami de Verdelot (j’ai un faible pour Verdelot), mais sa production française n’avait jamais retenu mon intérêt. Je me suis donc plongé dans ses 126 chansons avec un peu de réticence _ voilà _ , pensant y trouver une redite peu inspirée de Claudin de Sermisy _ c. 1495 – 1562 _, le musicien de François Ier _ qui régna du 25 janvier 1515, à sa mort, le 31 mars 1547. Choisir de la musique qui n’a jamais été jouée en la lisant reste un exercice périlleux : la lassitude s’installe vite, tout semble se ressembler.  J’ai cru au début que, en effet, sa musique n’apportait rien de nouveau. Peu à peu, j’ai cependant découvert une variété stylistique étonnante _ voilà _ qui nous entraînait dans un autre univers _ à découvrir et explorer… _ que celui de la chanson dite « parisienne » du règne de François Ier, illustrée par Certon, Jacotin, Sermisy, Passereau, Sandrin, Janequin… Arcadelt a été transformé par le séjour italien _ voilà le point décisif ! _, le madrigal a contaminé la chanson, la sensualité transalpine s’est immiscée dans le style tout en retenue, en pudeur et en élégance _ des traits spécifiques de l’Art français _, de Claudin de Sermisy. La rythmique de la frottola italienne et son art consommé de la mélodie qui vous captive se retrouve dans des chansons comme La Diane que je sers, le chant à la lyre italien (recitare sulla lira) loué par Pierre de Ronsard dans Laissés la verde couleur, les prémices de l’air de cour dans Il me prend fantaisie. Pour varier les couleurs, nous avons expérimenté toutes sortes de combinaisons vocales et instrumentales. Si le diapason de base est à 464 Hertz, les flûtes colonnes jouent à 392 Hertz et les flûtes Raffi à 520 Hertz ; ce qui nous a permis tout un jeu de transpositions complexes qui vient enrichir les saveurs sonores. Je dois le reconnaître : les chansons françaises d’Arcadelt sont en fait de vrais bijoux _ c’est dit. Puisse cet album les réveiller ! « …

Et c’est encore plus convaincant

quand on va rechercher en sa discothèque le CD RIC 371 (paru en 2016) Madrigali diminuiti de l’ensemble Doulce Mémoire de Denis Raisin Dadre,

consacré précisément à Philippe Verdelot et Sylvestro Ganassi ;

et que l’on compare attentivement les écoutes !

L’album Arcadelt

que Denis Raisin Dadre et son ensemble Doulce mémoire nous offrent

en ce coffret Jacques Arcadelt Motetti, Madrigali, Chansons de 3 CDs RIC 392, qui sort ce mois d’août 2018,

est une merveille absolue !!!

Un pur enchantement !



Ce mardi 14 août 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

Lieux communs (ou pas) romains (2) : temps, perception, oeuvre _ le cas exemplaire du « génie » de Goethe se dé-couvrant peu à peu en son (prolongé) séjour romain…

23mai

Pour poursuivre ma réflexion d’hier, « Lieux communs (ou pas) romains : entre peinture et photographie au XIXème siècle « ,

entamée à partir 1) de ma lecture du livre-catalogue de l’expo « Voir l’Italie et mourir » ; et 2) de l’article du Monde (sous la double signature de Michel Guerrin et Philippe Dagen) « L’Italie en peintures et en photographies : sujets communs, lieux communs » ;

et la mener un peu plus loin,

en creusant si peu que ce soit autour des liens se tissant entre temps, perception et œuvre ;

et à partir de la remarque de cet article (de Michel Guerrin et Philippe Dagen, donc ; experts s’il en est…) autour de ce qui distingue une certaine approche photographique de l’attitude dominante et tentatrice du « cliché« , avec le fait le plus fréquent, sans doute, de succomber au « lieu commun » ;

attitude _ sinon « posture«  à adopter… _ présente souvent (le plus souvent, du moins…) dans un certain « pictorialisme » des peintres d’abord (avant, à leur suite, les photographes) ; quand ils ne « parviennent » pas vraiment, ni tout à fait, à un style _ et leur style ! _, du moins…

D’où les dégats endémiques de ce « pictorialisme« -là (des « clichés » dans les têtes !..) parmi les photographes aussi…

Mais je me souviens d’être parvenu à une remarque similaire lors de ma lecture _ patiente : elle prend, forcément, un certain temps ; surtout crayon (du passionné que je suis : de Rome, entre autres, et tout particulièrement !) en main :

le « Journal » de « Voyage en Italie » prenant à Goethe lui-même un certain temps

(soit plusieurs années : d’autant qu’avant de retourner séjourner longuement encore à Rome _ et c’est là, en ce re-tour, seulement, que son regard « devient » vraiment profond ! et perspicace ! après le bousculement pataud, pataugeant, balourd, toujours trop niais, de la première « dé-couverte » ; et la nécessité de l' »acclimatation« … _, Goethe part visiter, un certain temps aussi, Naples) _ ;

lors de ma lecture patiente (et crayon en main) du « Journal » de « Voyage en Italie » de Goethe :

Arrivé à Rome, Johann Wolgang von Goethe commence, effectivement

_ tout « génie » qu’il est (ou plutôt « est capable d’être » :

mais même le « génie » doit s’apprendre, en « se désembourbant » : des « clichés« , précisément ! : cf la magnifique formulation de Nietzsche en son « Prologue » d' »Ainsi parlait Zarathoustra » : « Il faut encore porter du chaos en soi pour donner naissance à une étoile dansante«  !) _,

Goethe commence par « tomber » _ et « patauger » longtemps, même lui ! _ dans la plupart des « clichés » courant les rues (et les esprits plus encore !!!) sur Rome, en « touriste » (débarquant de la germanique Weimar) qu’il commence par être, lui aussi, à la rencontre

_ pas encore assez « découverte«  (c’est-à-dire qui soit enfin assez dé-tachée des « clichés« ), justement… _

des monuments un peu célèbres, déjà , ou depuis presque toujours _ Goethe est un grand lecteur (et des auteurs latins classiques, pour commencer) devant l’Eternel… _ ; et qui « encombrent » encore son regard…

Mais ce qui va aussi l’aider un peu _ si peu que ce soit : mais c’est le décisif en l’affaire ! _ à se dé-tacher (donc !!!) des « clichés« , et à enfin rencontrer, avec (enfin !) un peu plus de « fraîcheur » (d’artiste « vrai« ), Rome ;

et pas seulement en la forme pré-formatée de ses plus (et trop) célèbres monuments : à « identifier« , tout d’abord (en « bon élève » qui se souvient « bien » de la « leçon » apprise auprès des premiers « maîtres« …) ; et « re-connaître«  : « ah ! c’est donc cela, le Panthéon ! » ; et ce que va permettre bientôt à grande échelle l’invention, puis la diffusion généralisée, auprès des « touristes », du « Baedeker » ;

c’est que Goethe aussi dessine

(et se prépare sans doute même _ il l’écrit en son « Journal » ; avant, plus tard, d’y renoncer… _ à peindre ; en compagnie de plusieurs amis peintres séjournant longtemps, voire s’étant « installés« , à Rome et en la campagne romaine : la tentation d' »installation » à Rome venant faire le siège aussi de Goethe)

à Rome ;

qu’il va,

à l’instar des glorieux _ et si beaux : quels dessins !!! _ exemples de Poussin, Claude (« Le Lorrain« ) et du Guaspre (Gaspard Dughet, « il Poussinetto » : le neveu même, et romain, lui, de Poussin),

flaner _ et crayonner _ sur le « motif »,

notamment dans la si proche (belle) campagne romaine _ par exemple du côté du Pont Milvius, sur le Tibre, et des prés autour de la fontaine de l’Acqua Acetosa ; ou du côté du vieux Pont, aussi, de la Via Nomentana sur l’Aniene ; ou sur le chemin, ombragé de pins, de Tivoli…

Bref, la perception « vraie » a besoin,

soit de la contemplation d’un temps réellement calme, pacifié _ pour s’ôter les taies de l’œil obstruant la perspicacité du regard de celui qui passe _ ;

soit de la bousculade de l' »événement » « passant » et ne « repassant » pas _ ou la croisée bousculante de « Kairos » ! _,

ainsi que le remarquent (excellemment) Michel Guerrin et Philippe Dagen à propos des violences (mortelles : pour les hommes comme pour les bâtiments !) du « Risorgimento«  garibaldien :

à propos des photos _ magnifiques !!! _ des émeutes de Rome (en juillet 1849, par Stefano Lecchi, pages 264-265) ou de Palerme (en juin 1860, par Gustave Le Gray, pages 270 à 273), avec sinon cadavres, du moins ruines toutes fraîches…

Un livre décidément passionnant à « vraiment » regarder que ce « Voir l’Italie et mourir » !


Titus Curiosus, ce 23 mai 2009

Chercher sur mollat

parmi plus de 300 000 titres.

Actualité
Podcasts
Rendez-vous
Coup de cœur