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L’exposition « Inferno » de Laura Bossi et Jean Clair, à Rome, au Musée des Ecuries du Quirinal, en clôture de l’année Dante, pour l’anniversaire des 700 ans de la mort du poète…

17déc

En surfant _ hegeliennement, chaque matin _ sur la presse internationale, et en l’occurrence la presse italienne,

_ ainsi que, dans Le Figaro, cet article-ci : « Jean Clair et Laura Bossi: «Interrogeons-nous sur notre fascination pour le mal» » _,

voici que je découvre ces nouvelles-ci de mon ami Jean Clair et son épouse Laura Bossi

_ et, au passage, je me souviens aussi, à cette occasion, de la délicieuse lamproie à la bordelaise, que nous avions tous les trois savourée à la Brasserie bordelaise, le 20 mai 2011, juste après l’entretien que Jean Clair et moi-même avions eu, dans le superbe salon Albert Mollat, à propos de ses magnifiques « Dialogue avec les morts » & « L’Hiver de la culture«  _ :

la tenue, à Rome, dans le Musée des Ecuries du Quirinal, de l’exposition « Inferno » de Jean Clair et son épouse Laura Bossi, du 15 octobre 2021 au 9 janvier 2022 _ prolongée jusqu’au 23 janvier _,

en clôture de l’année du 700 ème anniversaire de la mort de Dante (Florence, 1265 – Ravenne, 14 septembre 1321).

DU MOYEN ÂGE À NOS JOURS

L’enfer d’après Dante

PAR OLIVIER TOSSERI, CORRESPONDANT À ROME · LE JOURNAL DES ARTS

LE 3 DÉCEMBRE 2021

ROME / ITALIE

À Rome, « Inferno » célèbre les sept cents ans de la mort du poète italien, puisant dans les représentations de l’enfer au cours de différentes périodes.

Jan Brueghel, La Tentation de Saint-Antoine, 1601-1625, huile sur bois. © Museo Nacional de Escultura, Valladolid/Photo Javier Munoz y Paz Pastor
Jan Brueghel, La Tentation de Saint-Antoine, 1601-1625, huile sur bois
© Museo Nacional de Escultura, Valladolid / Photo Javier Munoz y Paz Pastor

Rome. Après Léonard de Vinci en 2019 et Raphaël en 2020, l’Italie célèbre cette année une autre gloire nationale : Dante Alighieri (1265-1321). Le point d’orgue du cycle des festivités marquant le 700e anniversaire de la disparition du « Poète » ne se déroule pas dans sa Toscane natale. L’exposition « Inferno » s’est ouverte le 15 octobre dernier à Rome, au Musée des Écuries du Quirinal. Elle rend hommage à cette figure tutélaire de l’imaginaire collectif italien en nous faisant voyager dans un lieu qui a hanté les artistes du Moyen Âge à nos jours.

C’est un couple d’intellectuels franco-italien qui guide le visiteur dans ce périple : l’historien de l’art et académicien Jean Clair et l’historienne des sciences Laura Bossi, sa compagne. « Le thème s’est imposé comme une évidence, expliquent _ lumineusement _ les deux commissaires. Pas seulement parce que l’“Enfer” est le premier mais surtout le plus connu des cantiques épiques de la “Divine Comédie”. Surtout parce que son extraordinaire iconographie a inspiré les artistes de toutes les époques avec un impact durable sur la culture visuelle européenne _ voilà. Sans oublier sa criante actualité dans un monde marqué par la destruction de la nature, les crises sociales, sanitaires, économiques et culturelles _ en effet… Elle nous oblige à réfléchir au destin de l’humanité et à sa fin. ».

Jean Clair et Laura Bossi font ainsi office de Charon, le passeur du Styx, le fleuve des Enfers. Le visiteur remonte le cours de leur réflexion à travers les méandres de 235 œuvres provenant de 87 musées, institutions publiques et collections privées. Il commence ainsi par traverser un modèle en plâtre des années 1880 de la Porte de l’Enfer d’Auguste Rodin. Par ses dimensions monumentales de 6,35 x 4 mètres, elle a représenté « l’un des défis organisationnels et logistiques les plus ambitieux du musée », selon l’un des porte-parole du lieu.

L’exposition a par ailleurs dû relever un autre grand défi, celui d’être préparée en pleine pandémie. Si la coopération des musées allemands s’est avérée complexe, cela a été plus facile avec les Offices de Florence, la Bibliothèque nationale de France, la Royal Academy de Londres, le Museo Nacional de Escultura de Valladolid ou encore le Museu Nacional de Arte Antiga de Lisbonne. Le Vatican a prêté la Carte de l’Enfer dessinée par Sandro Botticelli qui a rejoint les miniatures médiévales, ainsi que les œuvres de Jan Brueghel, Beato Angelico, Paul Cézanne, Odilon Redon, Eugène Delacroix, Francisco de Goya ou encore Franz von Stuck ou Gerhard Richter.

Les damnés de la terre

Bien qu’une section soit consacrée à l’auteur de la Divine Comédie, les damnés sont les compagnons de route privilégiés du visiteur : ceux dont l’âme tombe entre les griffes du diable dans les miniatures médiévales et dont les corps subissent tous les outrages dans les toiles de Brueghel ou de Pieter Huys à la Renaissance. Mais l’enfer ne réside pas seulement dans des abysses où l’homme serait voué aux pires gémonies et aux plus terribles souffrances après le trépas. Il est avant tout sur terre : celui de la douleur qui règne à l’usine, celui du démon intérieur qui s’exprime à l’asile. Sans oublier l’enfer vécu derrière les fils de fer barbelés d’une tranchée ou d’un camp de concentration. Terreur, pitié, fascination morbide ou curiosité scientifique sont autant de sentiments qui ont animé les artistes que ceux qui agitent le visiteur dans cette exposition dantesque. Son épilogue ne mène pas le visiteur vers les tréfonds quels qu’ils soient, mais vers le Paradis ouvrant la réflexion sur des concepts qui rencontrent un écho inaudible dans nos sociétés sécularisées : le salut et la rédemption, le péché et le châtiment, la damnation et l’expiation. « Et dès lors, nous sortîmes revoir les étoiles. » Le parcours s’achève par ce vers de Dante, le dernier de l’Enfer.

C’est la première fois qu’une exposition est consacrée à un tel thème. Jean Clair l’avait proposée par le passé au Musée du Prado à Madrid et au Grand Palais à Paris qui l’avaient refusée _ tiens donc... « Inferno » est également une nouvelle étape dans sa carrière _ singulièrement brillante _ de commissaire d’exposition faisant écho à « Vienne 1880-1938, l’apocalypse joyeuse » (1986), « L’âme au corps : arts et sciences, 1793-1993 » (1993), « Mélancolie, génie et folie en Occident » (2005) et « Crime et châtiment » (2010). Une nouvelle étape _ voilà _ de son voyage dans les profondeurs _ essentielles _ de nos mentalités.

TROIS QUESTIONS À… JEAN CLAIR,
CO-COMMISSAIRE DE L’EXPOSITION INFERNO……
Cette exposition marque l’aboutissement d’années de réflexion sur le thème de l’enfer…
…Oui, car pour moi qui suis passionné par l’histoire des mentalités, l’enfer est certainement le thème le plus complexe _ voilà _ jamais inventé par l’Occident. Mon travail a été infernal, si j’ose m’exprimer ainsi, tant l’iconographie traitant ce sujet est vaste _ à embrasser. Une richesse qui ne peut malheureusement pas trouver sa place dans des musées ou dans des expositions car les œuvres les plus belles sont souvent des fresques, des mosaïques ou des sculptures que nous retrouvons sur les sols, les murs ou les tympans des églises.

Et pourtant, aujourd’hui, plus personne ne parle de l’enfer…

À commencer par l’Église catholique elle-même qui reste silencieuse sur le sujet. Le pape évoque parfois le mal, mais jamais l’enfer dont la fantasmagorie semble enfantine et ridicule. L’enfer a pourtant obsédé les fidèles et la chrétienté pendant une dizaine de siècles. On le voit à travers les miniatures du XIe au XIVe siècle, l’« âge d’or » de l’enfer, mais aussi lors des grands débats théologiques de la Renaissance et de l’époque baroque. Si la peur de l’enfer recule à l’« âge des Lumières », il revient avec force au XIXe siècle tandis que le XXe, avec ses guerres et ses différentes barbaries, a été celui de l’enfer sur terre.

Vous avez écrit il y a tout juste dix ans L’hiver de la culture _ cf mon entretien (merveilleux !) avec Jean Clair dans le salon Albert Mollat le 20 mai 2011 : un peu plus d’une heure où l’on perçoit même Jean Clair penser… Quel regard portez-vous aujourd’hui sur le monde de l’art ?

Mon constat est malheureusement identique _ forcément… La disparition de la foi sous toutes ses formes, que ce soit en Dieu ou dans des idéologies politiques, a eu de graves conséquences sur l’art voué à la dérision, au sarcasme _ voilà _ et à une vulgarité _ la déferlante du trash… _ qui a atteint un niveau inédit. Une oligarchie financière mondialisée, comportant deux ou trois grandes galeries, deux ou trois maisons de ventes, et deux ou trois institutions publiques _ voilà ! et cela suffit à ce processus idéalement pragmatique en sa réalisation… _ décide de la circulation et de la titrisation _ voilà ; cf mon article du 12 mars 2011, au titre trop sinistrement, hélas, parlant : «  « …  _ d’œuvres d’art qui restent limitées _ voilà _ à la production, quasi industrielle _ hyper-efficacement managée… _, de quatre ou cinq artistes.

Inferno,
jusqu’au 9 janvier 2022, aux Écuries du Quirinal, Via Ventiquattro Maggio, 16, 00186 Rome, Italie.

 

 

Magnifique information, miraculeusement parvenue jusqu’à ma curiosité…

Le catalogue de cette extraordinaire exposition (dont pas mal d’œuvres sont présentées sur ce site Scribe accroupi) est publié aux Éditions Electa.

La singulière merveilleuse lucidité de Jean Clair (et son œuvre) est vraiment sans prix…

Ce vendredi 17 décembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

La fascinante Expo « Secret Blue » d’Eve Lippa et David Esquivel à Bordeaux, Cour Mably, du mardi 21 au lundi 27 septembre 2021…

18sept

Du mardi 21 septembre au lundi 27 septembre prochains,

seront exposées Cour Mably, à Bordeaux,

20 œuvres (10 + 10) de la bordelaise Eve Lippa et du chicagoan David Esquivel,

les deux co-inventeurs _ oui ! _ du merveilleux _ et fascinant !!! _ « secret blue » ;

cette expo sera visible Cour Mably les mardi, mercredi, jeudi, vendredi et lundi de 14 h à 19 h ;

et de 10h à 19 h les samedi et dimanche…

Cf aussi le riche site instagram d’Eve Lippa,

sur lequel sont accessibles 6 _ magnifiques ! _ couples de tableaux « Secret Blue » (1, 2, 3, 4, 5 et 6),

d’Eve Lippa et David Esquivel _ dont voici le compte instagram : @david.m.esquivel

eve.lippa
1 week ago
🕺🏽 A BIG NEWS !!! 💃 . (🇨🇵 in French in comments) . 🇺🇸 This Secret Blue poster made by my very dear, wonderful and so talented David The Kindest himself (@david.m.esquivel of course) to make an announcement ! . David and I have the great pleasure of preparing a SECRET BLUE SHOW !!!!!!! 🎉🎉🎉🎉🎉🎉🎉 . This exhibition will take place in Bordeaux from September 21th to 27th at the cour Mably. . We made large format pairs for this occasion. David, I’m the Happiest to have this show with you… 💙🫂 . So, who will come to see our large original paintings ? 😏😏 Welcome to Bordeaux, everybody ! 😁😁

Voici, par exemple, le commentaire d’Eve Lippa au « Secret Blue 6« 

1 month ago
🔵 SECRET BLUE 6 🔵 . (🇫🇷 In French in comments) . 🇺🇸My very very dear @david.m.esquivel, David The Kindest and I are pleased to present you the sixth pair from our Secret Blue collaboration. The principle ? A unique stunning blue made by David himself, a few other colors chosen, one starts a painting and the other gives a reply. Each in turn. This time, I started it and David answered me. We are taking a little break in the publications of Secret, but for a good reason… See you soon ! 😌😌 And I repeat myself, but thank you so much David for doing this wonderful colorful project with me. It makes me Happy. 💙 . If you are interested, A3 fine art prints are avalaible in my shop (link in bio). And for the originals, you can contact David or myself by DM. :-)
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@david.m.esquivel
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💫🌺💫
🔵 SECRET BLEU 6 🔵 . Mon très très cher @david.m.esquivel, David The Kindest et moi-même avons le plaisir de vous présenter la sixième paire de notre collaboration Secret Blue. Le principe ? Un superbe bleu unique réalisé par David lui-même, quelques autres couleurs choisies, l’un commence une peinture et l’autre donne une réponse. Chacun son tour. Cette fois, c’est moi qui ai commencé et David m’a répondu. On fait une petite pause dans les publications de Secret Blue, mais c’est pour une bonne raison… A bientôt ! 😌😌 Et je me répète, mais merci beaucoup David de réaliser ce magnifique projet coloré avec moi. Ça me rend heureuse. 💙 . Si vous êtes intéressé(e), des tirages d’art A3 sont disponibles dans ma boutique (lien dans ma bio). Et pour les originaux, vous pouvez contacter David ou moi-même par DM. :-)

Ce samedi 18 septembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Admirer la superbe exposition « Boire avec les Dieux » à la Cité du Vin de Bordeaux : une réussite majeure !

16juil

Les expositions successives de la Cité du Vin, à Bordeaux, ont été, chacune, des événements marquants,

et, le plus souvent, extrêmement réussis.

Ce vendredi 16 juillet 2021,

j’ai eu le très vif plaisir de découvrir et admirer l’exposition Boire avec les dieux

_ ou Dionysos et le Vin…

Les deux co-commissaires scientifiques _ tous deux genevois, il faut le relever _ en charge de la direction de cette très remarquable exposition,

Jean-Yves Marin et Isabelle Tassignon,

ont réalisé là un admirable travail, d’une immense richesse ;

aidés, bien sûr, par le très grand talent de cette fée de la muséographie qu’est, comme chaque fois, Marion Eybert…

Un seul tout menu défaut, à mes yeux :

la lisibilité _ des petits caractères _ des passionnants (et indispensables) cartouches accompagnant les merveilleuses œuvres _ très variées : tant dans l’espace que dans le temps… _ choisies et exposées ici…

Ce travail autour de Dionysos et ses cultes dans l’antiquité gréco-romaine _ et au-delà… _,

fera incontestablement date ;

et renforce encore la très grande richesse de l’apport culturel magnifique, au fil des ans, de la Cité du Vin de Bordeaux !

Chapeau !

Ce vendredi 16 juillet 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Une journée de mise au point, mais aussi de contact : avec le dynamique président de l’Association agenaise des « Amis de Louis Ducos du Hauron »

13déc

Presque une petite pause ce dimanche _ même si j’ai bien sûr continué à mener quelques recherches, mais qui ne m’ont apporté que de minimes précisions sur d’infimes détails (de dates ou de lieux) _,

pour ce qui concerne l’avancée de nouvelles découvertes concernant l’entourage _ et soutien fidèle et constant _ familial de Louis Ducos du Hauron

Je bute encore, et c’est normal _ toute recherche progresse par paliers, à partir de questions singulières… _ sur la résistance de quelques taches aveugles…

Une petite pause,

à cela près que je me suis aussi lancé à prendre contact, ce dimanche matin, vers 10h 30, avec le dynamique président de l’Association _ agenaise _ des « Amis de Louis Ducos du Hauron« ,

que j’avais écouté et regardé les 7 minutes que durent _ entre 12′ 25 et 19′ 27 de cette vidéo _ ses très intéressants entretiens filmés, en divers lieux d’Agen, avec le journaliste de France 3 Aquitaine Éric Perrin,

qui vont à l’essentiel.

Avant de lui adresser, d’abord, la première mouture des 11 premiers articles de mon blog « En cherchant bien » concernant l’entourage _ et constant actif soutien _ familial _ son père, son frère, sa belle sœur, ses neveux et nièces _ de Louis Ducos du Hauron,

je lui ai brièvement présenté oralement le sens de ma présente recherche,

et lui ai demandé si il pouvait me donner quelques informations à propos de la parenté présente de l’inventeur, et tout particulièrement Louis Allard, l’arrière-petit-neveu du génial inventeur agenais de la « photographie de couleurs« , qui était présent en personne aux cérémonies de commémoration du 31 août dernier, à Agen…

Je parle aussi des contacts suivis que j’ai avec Bernard Plossu _ le plus grand photographe français d’aujourd’hui ! et auteur de l’admirable « Tirages Fresson«  en couleurs (!), paru aux Éditions Textuel en septembre dernier ; cf aussi le commode récapitulatif d’articles de mon cheminement de regards sur ce merveilleux album, du 23 novembre dernier : _ ;

et j’apprends alors que l’exposition de photographies en couleurs dont m’a parlé Bernard Plossu, et à laquelle il est invité à participer _ forcément ! _,

en me recommandant de prendre contact avec le commissaire d’exposition qui la prépare

_ et que j’attendais, pour ce faire, d’avoir tant soit peu avancé dans mes propres recherches sur l’importance tant affective que matérielle (et même inventive !) de l’entourage familial de l’inventeur dans son parcours, tant dans l’espace que dans le temps (de toute une vie de recherches sur les techniques de réalisation de photographies en couleurs vraiment satisfaisantes…) _

aura lieu l’année prochaine à Agen même…

Mazette ! Quelle chance !

Et cette fin d’après-midi,

alors que j’étais plongé dans la révision systématique de mes 11 précédents articles, ceux du 2 décembre au 12 décembre, pour en ôter diverses scories,

voici que je reçois un courriel du président de l’Association des « Amis de Louis Ducos du Hauron« ,

qui me communique le contact familial que je n’imaginais pas obtenir,

en m’indiquant _ surtout ! _ que la personne _ de la famille de Louis Ducos du Hauron _ qu’il a contactée

déclare être « ravie de (m’) éclairer si nécessaire » !

« Wow ! » dirait l’ami Plossu…

Nous verrons donc cela demain…

Et je commencerai par donner la version (nettoyée de ses scories) de mes articles déjà réalisés…

Nous avançons…

La recherche est féconde.

Ce dimanche 13 décembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Question : lesquels des « Tirages Fresson » de Bernard Plossu, sont ceux que je préfère ?.. Pour commencer, les images de nature : montagnes, déserts, campagnes, forêts…

08nov

Bernard Plossu est un adepte bien connu de marches-randonnées dans la nature _ plus ou moins sauvage… _ :

montagnes, déserts, hauts-plateaux, voire grandes prairies,

campagnes, et même jardins,

ainsi que sous-bois et forêts…

En ce chapitre-ci d’une « nature » au sein de laquelle cheminer, sac au dos

_ et appareil-photo à portée immédiate de main, tel le large filet pour le collecteur de papillons (cf ici Vladimir Nabokov…)… _,

un peu à l’aventure,

au moins 7 images (sur 80) de ce « Tirages Fresson« 

sont consacrées à des images disons _ et pour bien mal le résumer _ « vertes« ,

je veux dire peu ou prou « écologiques« ,

avec des degrés d’ailleurs fort divers entre sauvagerie et civilisation,

entre nature quasi vierge _ « wilderness«  américaine (cf Catherine Larère…) _, et culture _ européenne _ un tant soit peu peignée…

En ce « Tirages Fresson » qui vient de paraître,

au moins 7 images de « nature » se trouvent aux pages

13 (« Ardèche, France, 2012« ),

15 (« Taos Mountain, Nouveau-Mexique, États-Unis, 1978« ),

29 (« Californie, États-Unis, 1977« ),

30-31 (« Cantal, France, 2014« ),

53 (« Port-Cros, France, 2011« ),

69 (« Sud du Nouveau-Mexique, États-Unis, 1980« )

La librairie Artazart, sur les bords du Canal Saint Martin à Paris, vous propose de venir à la rencontre du photographe Bernard Plossu pour la parution de son album Western Colors, ce jeudi 23 juin à partir de Nouveau Mexique, Photographie Couleur, Onirique, Peinture, Rencontre, Yeux, Photographie Numérique, Photographie De Voyage, Les Photos Noir Blanc

et 80 (« Giverny, France, 2010« ).

On remarquera au passage l’imprécision _ bien évidemment par force ! _ de localisation _ quelque part… _ des sites

où ont été saisies ces images… 

Ce qui donne, cette fois au sein de ma liste de 13 images entre toutes préférées,

pour ce qui concerne le chapitre de l' »extérieur-nature« ,

le fait que j’ai retenu 2 images proprement sidérantes, à mon œil,

les images des pages 30-31 (« Cantal« )

_ peut-être un poil trop majestueuse (spectaculaire !) et photogénique, celle-ci, pour pouvoir servir véritablement d’emblème de la singularité extraordinaire du mode de faire, foncièrement modeste, aux antipodes du « m’as-tu vu« , de Plossu…,

et servir, du moins à mon goût personnel, pardon !, de couverture à l’album :

mais quelle infiniment tendre sensualité caressante se dégage des courbes, au premier plan, de cette merveilleuse « vue verte«  surplombante d’un très vaste, quasi infini, panorama cantalien, en Auvergne…

Bernard Plossu n’est pas l’homme des bien trop époustouflants vertigineux à-pics des Dolomites… _

et 53 (« Port-Cros« )

_ celle-ci (peut-être une image inédite ; à moins, et c’est plus vraisemblable !, qu’elle n’ait déjà paru, en 2013, en un album que je ne possède hélas pas !« L’Incertaine apparence de Port-Cros«  de Bernard Plossu et François Carrassan, paru aux Éditions de l’Égaré, en 2013 : un album probablement tiré alors à très peu d’exemplaires…) est, entres toutes, ma préférée : celle que j’aurais personnellement encouragé à choisir pour la couverture !

Quel infiniment doux plaisir sensuel de cheminer-s’enfoncer sans se perdre sur (ou dans) le chemin de ce vert sous-bois à la fois un peu sombre et combien chaleureusement lumineux d’Eden méditerranéen, accueillant, où vagabonder à l’envi sans jamais risquer de se perdre… Le paradis est juste là ! Et l’on s’y meut, en une île ! cette île de Port-Cros…

Port-Cros, Porquerolles, l’ïle du Levant : le paradis même du « Pierrot le fou » de Godard, dont Bernard avait si justement saisi les orgasmiques « ambiances«  en quelques magiques images de son si beau Plossu Cinéma, en 2010 (aux Éditions Yellow now) ; cf mon article du 27 janvier 2010 : … _ ;

ainsi que, aussi,

et cette fois dans ma liste supplémentaire de 22 autres images, cette fois,

_ il est si difficile de réduire le nombre de ses choix ! _,

les 2 images, encore,

des pages 69 (« Sud du Nouveau-Mexique« )

_ ici encore un chemin, ou plutôt cette fois une route pierreuse, mais désertique, sec et aride, celui-ci ! Et cette fois encore, un Plossu emblématique, et presque trop, pour le coup, pour que j’eusse choisie cette image-ci comme couverture… Et, à dire vrai, ma préférence, très subjective, bien sûr (et injuste !), va au Plossu européen, et même, assez souvent (mais pas exclusivement non plus : cf ici même son extraordinairement beau « Giverny« , de la page 80, ou, et à propos des villages, son admirable « Bourgogne« , de la page 81…), au Plossu méditerranéen… _

et 80 (« Giverny« )

_ une nature superbement peignée, cette fois, mais surtout pas trop, non plus, ici chez Monet : une merveille de classicisme (français, je le constate…) ouvert, à la fois retenu et déboutonné, et hyper-détendu, idéalement paisible, en sa respiration, pleine de fantaisie, amusée, et en même temps d’une idéale sérénité ; paradisiaque encore, mais d’une autre façon : apollinienne, dirai-je, cette fois, plutôt que dionysiaque (comme était le si chaleureux « Port-Cros« ) : quelle sublimissime renversante image, que ce « Giverny« – là, en son tendre délicatissime équilibre-déséquilibre (à la Marivaux), si français !..

Mais on comprend très bien aussi le degré d’embarras de choix de Bernard Plossu à sa table de travail,

face aux nécessaires choix éditoriaux à réaliser, à la profusion fastueuse de ses images, offertes, là, sous ses yeux ;

disponibles images, parmi _ et au sein de _ ses innombrables richissimes planches-contact _ qui les recèlent et les conservent _ ;

Bernard Plossu en face de ses milliers de somptueuses images saisies, qui, beaucoup d’entre elles, méritent vraiment, les unes ou les autres

_ et surtout celles au tout premier abord apparemment les plus « ratées«  ! _,

une nouvelle chance de parvenir à paraître, au moins une fois, quelque jour à venir, à nos yeux de regardeurs, à notre tour :

en quelque prochain nouvel album, ou quelque prochaine nouvelle exposition.

Oui, parmi les images qui n’ont pas été retenues cette fois-ci, pour ce « Tirages Fresson« -ci,

des centaines, probablement, l’archi-méritaient _ et méritent toujours _ pleinement,

mille fois davantage même, peut-être parfois, que celles sur lesquelles a porté, ce jour-là, le magnifiquement judicieux choix, déjà !, de leur auteur-capteur-saisisseur-receveur-partageur, à sa table de La Ciotat _ comme je l’y ai vu procéder, le 22 juillet 2008, pour son « Plossu Cinéma« , assis que j’étais auprès de Michèle Cohen et de Pascal Neveux, présents là pour ce tout premier choix…

Mais, et soyons-en certains,

ce n’est, pour ces belles endormies, sommeillant, pour le moment encore, en leurs planches-contact,

que partie remise, pour la prochaîne occasion de publication d’un album, ou d’une exposition ;

et grâce, bien sûr aussi, à la médiation féérique, décisive, elle aussi, du tirage de l’image,

par les doigts de fées de magiciens

tels que, ici, de père en fils _ Pierre, Michel, Jean-François _, les Fresson, à Savigny-su-Orge…

Car Bernard Plossu sait mieux que personne tout ce qu’il doit à la perfection infiniment soignée du travail de ses tireurs d’images préférés,

son épouse, Françoise Nunez, et Guillaume Geneste ;

et, ici, pour ces fabuleux tirages-couleurs-Fresson,

Pierre, Michel et Jean-François Fresson, à Savigny-sur-Orge… ;

dont la perfection infiniment soignée _ pardon de la répétition !, mais il faut y insister, comme le fait d’ailleurs lui-même, et à nouveau,  après le « Plossu couleurs Fresson » de 2007, le titre si justement reconnaissant de cet album de 2020 : « Tirages Fresson« … _ de ce travail de tirage

lui permet, à lui _ le rencontreur passionné d’images à faire sourdre-surgir, de ce réel inattendu à apprendre à vraiment, et vraiment presque partout, surprendre et percevoir vraiment (il faut insister aussi, et toujours, sur ce très profond souci de vérité de Bernard Plossu à toutes les étapes de son travail, et son refus absolu et même forcené du moindre trucage falsificateur !), en un clin d’œil, sur le champ, décisif ; et saisir, pour l’éternité désormais, par ses images photographiques qui vont être engrangées, conservées, tirées et publiées… _,

de vraiment se consacrer quasi exclusivement _ voilà ! c’est simplement un gain de temps et d’énergie à répartir (de confiance !)… _ à la pure rencontre _ miraculeuse _ offerte de ce si vaste réel à parcourir,

ce réel tout à la fois le plus normal et quotidien possible _ et ce peut-être celui-là même de sa propre maison à La Ciotat, comme jadis à Grenoble ; comme celui d’absolument le plus banal n’importe où (telle la plus simple chambre d’hôtel)… _et en même temps fantastiquement riche, et à quasiment inépuisable profusion _ pour qui sait, « sur le motif » d’abord, et c’est bien sûr le principal, le percevoir (puis, une fois « pris« , « saisi » sur la pellicule photographique et conservé, bien sûr encore apprendre à le reconnaître et identifier, très a posteriori, à sa table de travail), en sa merveilleuse fulgurance poétique iconique _, de formidables fabuleuses surprises ;

dont, Kairos aidant, et hic et nunc,

lui va pouvoir réaliser, l’éclair d’un clic instantané sur la pellicule photographique, ces fantastiques images vraies

qui vont demeurer à partager _ en une admirable œuvre réalisée _ pour jamais :

le défi, quasi permanent alors _ en ces très intenses autant que très sereines (de concentration paisible, vierge de tout parasite…) chasses aux papillons iconiques « sur le motif«  _, est immense…

Que de merveilleux trésors de poésie _ déjà réalisés, mais encore en partie dormants, en attente qu’ils sont de « réalisation finale«  lors du tirage sur du papier adéquat… _ attendent donc, encore,

dans les inépuisables rangements de planches-contact de Bernard Plossu, chez lui, à La Ciotat,

la grâce de lumière d’un tirage parfait enfin réalisé ;

puis d’un livre édité, ou d’une exposition exposée !

Et,

tout en bout de course, et presque accidentelle _ et assez pauvre en nécessité _,

la découverte émerveillée, consécutive,

par nous,

de nos regards éblouis de spectateurs _ de ces images, dans le livre, ou à l’exposition _ attentifs admiratifs,

infiniment reconnaissants de ces sublimes éclats si merveilleusement bienfaisants

de lumière

que nous recevons instantanément alors, tout en bout de course, en cadeau…

Car ces couleurs nous font vraiment du bien…

Ce dimanche 8 novembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

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