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Quelques données que m’apprend la consultation du livret militaire d’Amédée Ducos du Hauron, classe 1889

30mar

C’est un peu par hasard que j’ai eu accès

en l’occurrence, à partir de ma recherche des livrets militaires des membres de la famille Wachter installés en Algérie _ et cela afin d’essayer d’identifier enfin, et « Mme Vve Louis Gentet, née Wachter« , et « Mme Vve Paul Bonopèra-mère« , née Confex, sœur d’Elisabeth Confex, et par là belle-sœur de l’époux de celle ci : Jean-Baptiste-Antoine Wachter… ; l’épouse d’Amédée Ducos du Hauron (Agen, 14 mars 1867 – Alger, Juillet 1935), Marie-Louise Rey (Orléansville, 1879 – Agen, 20 septembre 1933), étant la nièce de Louis Gentet (Orléansville, 12 octobre 1853 – Orléansville, 9 août 1906) et de sa veuve, née Wachter… Tel est le cercle de famille que j’essaie de préciser… _,

au très précieux site des livrets militaires d’Algérie, et cela dès l’installation du régime de la IIIe République, et jusqu’à la victoire de 1918… ;

site que je peux consulter maintenant à ma volonté…

_ les seuls détails qui manquent concernent les épouses et les enfants du soldat ;

alors que ne manquent pas les diverses domiciliations de celui-ci, avant la libération définitive de ses obligations de service… Pouvoir le joindre est une puissante nécessité républicaine…

J’ai donc commencé par rechercher le livret militaire d’Amédée Ducos du Hauron, (classe 1889) le « fondateur » de ce que j’ai nommé la « branche algéroise-algérienne » des Ducos du Hauron.

Le livret est au nom de « Marie-Louis-Amédée Ducos« , né à Agen le 24 mars 1867 _ « employé de commerce«  (ainsi a-t-il donc débuté sa carrière professionnelle), et résidant à Alger, rue Rovigo, n° 68 : au moment de la première rédaction de ce livret, en 1886 ou 87) _, fils de Jean-Marie-Casimir et Fourcault, Césarine-Marie, domiciliés à Alger, Rovigo 68. 

Les lieux et dates de son parcours qui peuvent compléter un précédent article du 6 janvier dernier : ,

sont les suivants :

_ 24 août 1887 : Alger, rue Rovigo N° 68 _ au domicile des parents Ducos du Hauron, qui vivent alors à Alger _

_ 4 juin 1894 : Alger, Hôtel de préfecture _ probablement Amédée exerce-t-il alors déjà la profession de « rédacteur«  (peut-être stagiaire) à la Préfecture d’Alger… _

_ 18 avril 1895 : Orléansville _ les raisons professionnelles de la résidence à Orléansville d’Amédée sont-elles seulement professionnelles ?.. Amédée est-il déjà marié à cette date avec l’orléansvilloise Marie-Louise Rey ?.. Et quand est née leur fille aînée Eveline … _

_ 18 novembre 1904 : Teniet El Haad _ une commune au flanc sud du massif de l’Ouarsenis _, adjoint-administrateur

_ 8 mai 1907 : administrateur-adjoint de la commune mixte de Teniet El Haad

Je remarque, bien sûr, la mention, sur ce livret militaire, de la présence à Orléansville d’Amédée Ducos du Hauron au mois d’avril 1895 ;

même si cela ne constitue pas encore un indice suffisant du mariage, probablement à Orléansville, et j’ignore en quelle année, d’Amédée Ducos du Hauron avec l’orléansvilloise _ nièce de Louis Gentet (Orléansville, 12 octobre 1853 – Orléansville, 9 août 1906), conseiller municipal de la ville _ Marie-Louise Rey, née en 1879…

À confronter avec les éléments rassemblés en mon précédent article du 6 janvier dernier :  …

À suivre…

Ce mardi 30 mars 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Quelques nouvelles précisions sur les fils (et belles-filles) de Paul Bonopéra (Miliana, 1856 – Orléansville, 1916) : Jean Bonopéra…

15fév

Ce lundi 15 février, j’ai poursuivi mes recherches sur chacun des six fils de Paul Bonopéra :

_ Jean Bonopéra, né le 18 juin 1877, à Pontéba _ cultivateur de profession, et résidant à Rabelais, au moment du conseil de révision, en 1898 _ ;

_ Paul Bonopéra, né 19 septembre 1878, à Pontéba _ cultivateur, et résidant à Rabelais, au moment du conseil de révision, en 1899 _ ;

_ Alphonse Bonopéra, né le 1er janvier 1881, à Charon _ cultivateur, et résidant à Rabelais, au moment du conseil de révision, en 1902 ; puis, plus tard, garde-champêtre _ ;

_ Auguste Bonopéra, né le 3 avril 1883, à Orléansville _ boulanger, et résidant à Rabelais, au moment du conseil de révision, en 1904 _ ;

_ Julien Bonopéra, né le 9 janvier 1887, à Charon _ commis des Postes et Télégraphes, et résidant à Orléansville, au moment du conseil de révision, en 1908 _ ;

_ Georges Bonopéra, né le 21 février 1892, à Rabelais _ employé, et résidant à Orléansville, au moment du conseil de révision, en 1913 _ ;

et vais tâcher de donner le plus de précisions possibles, au vu de ce que je puis glâner, sur le parcours d’existence de chacun d’eux ;

en commençant par l’ainé, Jean Bonopéra.

Ce n’est qu’assez tardivement que j’ai pris conscience que ce Jean Bonopéra _ dont j’ignore pour le moment la date et le lieu (Oued Fodda ?) de décès _ est devenu, à un moment de sa vie, agent, puis brigadier, puis inspecteur de police : à Oued Fodda, entre 1932 et 1939 ; après avoir été garde-champêtre à Masséna, puis Lamartine, en 1913.

Avec son épouse née Louise-Marie Hulné (Renault (= Relizane), 5 mai 1881 – Affreville, 1963) _ j’ignore où et quand Jean et Louise-Marie Hulné se sont mariés ; Louise-Marie Hulné est née le 5 mai 1881 à Renault-Relizane ; fille de Joseph-Charles Hulné (né à Breitenbach, Haut-Rhin, et décédé à Ténès le 30 janvier 1932) et de Joséphine-Marie-Apolline Bailly (née à Pussey, Haute-Saône, le 27 avril 1863, et décédée à Hussein Dey après 1932), c’est six mois après sa naissance à Renault-Relizane que Louise-Marie Hulné a été reconnue par son père le jour du mariage de ses parents, Jean-Charles Hulné et Joséphine-Marie-Apolline Bailly, à Renault, le 26 novembre 1881… _,

Jean Bonopéra et Louie-Marie Hulne ont eu au moins 6 enfants _ à la date du 13 mars 1917, il est en effet consigné sur le livret militaire de Jean Bonopéra qu’il a 6 « enfants vivants«  ; en vertu de quoi Jean Bonopéra a pu être renvoyé de la réserve de l’armée territoriale, en ses foyers ; et il se retire alors à Orléansville, rue de Rome, est-il précisé, le 24 mars 1917 _ :

 _ 1) Georges-Paul, apparemment l’ainé de cette fratrie des 6 enfants de Jean Bonopéra, est né à Rabelais le 25 juin 1902, et épousera _ probablement à La Ferme _ le 25 mai 1925 Clémentine-Eugénie-Hélène Petit (née à Duperré le 20 janvier 1907 ; et qui décèdera à La Garde, Var, en 1985) ; Georges-Paul Bonopéra et son épouse Clémentine auront eux-mêmes 6 enfants :

Paul-Pierre-Auguste est né à La Ferme le 31 juillet 1926 (et décèdera à Toulon le 8 juillet 2000) _ son épouse Jeannine-Adrienne Tudury est née à Saint-Eugène le 7 septembre 1929, et décèdera à Toulon le 5 juin 2007 ; et ils auront plusieurs enfants, dont Jean-Stéphane Bonopéra, né le 5 décembre 1956 à Orléansville ; et peut-être aussi un Roger Bonopéra ; ainsi que Georges Bonopéra, né à Orléansville le 9 mars 1950… _ ;

Hélène ;

Jacqueline est née à La Ferme le 15 janvier 1944 (et décèdera à Limoux le 17 janvier 2016) ;

Mireille ;

Stéphanie ;

et Vivianne est née à Saint-Cyprien des Attafs le 20 octobre 1951 (et décèdera à Hyères le 7 janvier 1997).

Et Georges-Paul Bonopéra, le père de ces 6 enfants _ et fils aîné de notre Jean Bonopéra _, décèdera à Toulon le 9 janvier 1977.

_ 2) Aimée _ probablement la seconde de la fratrie des au moins six enfants de Jean Bonopéra et son épouse Louise-Marie Hulne _ est née, comme son frère aîné Georges-Paul, à Rabelais : le 13 novembre 1905.

Assiste comme témoin à la déclaration de la naissance de cette petite Aimée Bonopéra, en la mairie de Rabelais, le cousin germain du père du bébé, Jean Bonopéra, Alphonse Morand de la Genevraye (Orléansville, 7 juin 1872 – Orléansville, 19 mars 1922), le fils aîné de Marguerite Bonopéra (1849 – ?) et d’Auguste Morand de la Genevraye (1844 – 1904), c’est-à-dire le fils aîné de la sœur et du beau-frère de Paul Bonopéra (1856 – 1916), le père de Jean (1878 – ?) et grand-père de la petite Aimée (1905 – 1993).

En 1925, Aimée Bonopéra épousera Dominique Villanova, sous-officier au 1er régiment de Tirailleurs, en garnison à Orléansville ; puis, en un second mariage, le 2 septembre 1950, à Orléansville, André-Klébert Riquier.

Aimée Bonopéra décèdera à Fréjus le 22 novembre 1993 _ j’ignore si elle a eu une descendance Villanova ou Riquier.

_ 3) Claude _ c’est tout ce que je sais pour le moment de cet enfant.

_ 4) Joséphine, qui le 30 janvier 1923 _ d’après Le Progrès d’Orléansville, du 1er février 1923 _ épouse Kléber Defillon _ employé au P.L.M. à Affreville en 1929, d’après L’Écho de Tlemcen du 12 novembre 1929.

Et il me faut ici noter un accident qui affectera, en gare de Tlemcen, le 6 novembre 1929, Kléber Defillon, alors employé au P.L.M. à Affreville, et Aimé Jouvence, sergent au 6e Tirailleurs à Tlemcen, tel qu’il est rapporté par L’Écho de Tlemcen du 12 novembre 1929 : « Les nommés Defillon Kléber et Jouvence, ont été victimes d’un accident. Le cheval qui traîne la voiture qui assure le service postal de Tlemcen-ville à Tlemcen-gare, a versé en arrivant à la gare, quand le cheval a pris le mors aux dents. Le sieur Defillon a été atteint de plaies au genou gauche et de luxation au bras gauche ; le sergent Jouvence a été atteint de plaies aux genoux« . En effet, Kléber Defillon et Aimé Jouvence sont tous deux des gendres ou futurs gendres de Jean Bonopéra (cf l’annonce par L’Écho d’Alger du 3 décembre 1932, de la naissance, à Oued-Fodda de « Claude Jouvence, au foyer de M. Jouvence, sergent-chef au 3e régiment de Tirailleurs à Fez, et de Mme, née Bonopéra _ j’ignore le prénom de cette fille de Jean Bonopéra, épouse d’Aimé Jouvence, et bientôt mère, en décembre 1932, du petit Claude Jouvence. Compliments aux heureux parents, ainsi qu’au grand-père Jean Bonopéra, notre sympathique agent de police locale »).

_ 5) Jeanne, qui est née à Orléansville le 10 mars 1913 (et décèdera à Kindsbach, en Allemagne, le 25 mai 1949) ; le 22 septembre 1934, à Oued-Fodda, elle épousera Marcel-Auguste Louyot _ alors sous-officier au 9éme Régiment de Tirailleurs Algériens : né à Metz, le 3 mars 1910, Marcel Louyot décèdera à Fontaine-Les-Dijon le 13 décembre 1997 _ ; et ils auront _ au moins _ une petite Josianne Louyot, née à Oued-Fodda au mois de janvier 1936.

_ et 6) peut-être, né à Orléansville au mois de février 1915, un petit Georges Bonopéra, si ce dernier est bien le fils de Jean Bonopéra et son épouse Louise-Marie Hulné… Peut-être, en effet, sont-ce bien Jean Bonopéra et son épouse née Louise-Marie Hulné qui sont les parents du bébé Georges né en février 1915, dont a bien laconiquement parlé Le Progrès d’Orléansville du 11 février 1915 : « M. et Mme Bonopéra ont aussi un bébé, Georges » _ qui porterait alors le même prénom que son frère aîné Georges-Paul, né à Rabelais le 25 juin 1902. Et cela pourrait justifier l’indication du livret militaire de Jean Bonopéra, déclaré le 24 mars 1917, « père de 6 enfants vivants » ; une constatation ayant permis à ce père de famille de 6 enfants vivants, de se retirer à Orléanville, rue de Rome… _ mais cela fait tout de même un peu difficulté…

Mais de fait il s’avèrera que ce petit Georges Bonopéra né au mois de février 1915, n’est pas le fils de Jean Bonopéra et de son épouse Louise-Marie Hulné, mais le fils de son frère Auguste et de son épouse _ dont j’ignore toujours le prénom et le nom de naissance…

Il me faut donc continuer de rechercher quel est le sixième des enfants de Jean Bonopéra et son épouse Louise-Marie Hulné _ aux côtés de ses frères et sœurs Georges-Paul, Aimée, Claude, Joséphine et Jeanne Bonopéra _ et qui a pu permettre au père de famille nombreuse qu’était Jean Bonopéra de regagner ses foyers, et rejoindre sa famille, en vertu de l’article 48 de la loi du 21 mars 1905, libérant des obligations du service actif les pères de famille d’au moins 4 enfants (Jean Bonopéra ayant déclaré, lui, avoir alors six enfants « vivants« ) ; et son livret militaire indiquant qu’à la date du 24 mars 1917, Jean Bonopéra regagne un domicile situé à Orléansville, rue de Rome…

Quant au parcours professionnel de Jean Bonopéra _ né, je le rappelle, à Pontéba le 18 juin 1877 _,

son livret militaire livre quelques très intéressantes informations, au moins sur quelques unes de ses domiciliations, jusqu’en 1917 :

_ au moment du conseil de révision de 1898, Jean Bonopéra, né à Pontéba, réside à Rabelais, et est « agriculteur« …

_ à la date du 13 avril 1913, il est dit résider à Masséna (commune-mixte du Chéliff)…

_ à la date 13 juin 1913, il réside à Lamartine, et y exerce, est-il précisé, l’office de garde-champêtre…

_ à la date du 12 avril 1917, il réside à Oued-Fodda…

_ et à la date du 2 novembre 1918, il se trouve à Duperré _ qu’y fait-il ?..

_ mais le 24 mars 1917, passé quatre jours plus tôt dans la réserve de l’armée territoriale, Jean Bonopéra, qui avait été renvoyé dans ses foyers en qualité de père de six enfants vivants, est dit se retirer à Orléansville, rue de Rome…

Le 2 avril 1925, Le Progrès d’Orléansville annonce les « fiançailles de Melle Aimée Bonopéra, fille de Mme et M. Jean Bonopéra, cafetier à Orléansville, avec M. Dominique Villanova, sous-officier au 1er Régiment de Tirailleurs en garnison à Orléansville« . 

Et au moment de l’annonce, le 28 mai suivant, toujours en 1925, par Le Progrès d’Orléansville, du prochain mariage de son fils Georges-Paul avec Melle Clémentine Petit, Jean Bonopéra, le père du futur marié, est encore dit être « cafetier à Orléansville« , ce qui ne laisse pas de surprendre un peu : il me semblait, en effet, que c’était plutôt Auguste Bonopéra, son frère né à Orléansville le 3 avril 1883, qui tenait le « Grand Café » Bonopéra de la rue d’Isly _ ce que confirmera l’information, par Le Progrès d’Orléansville du 1er juillet 1926, d’une réunion de Médaillés militaires d’Orléansville au « Café Bonopéra Auguste«  ; et je ne compterai pas les mentions dans la presse d’expressions telles que « M. Auguste Bonopéra, cafetier à Orléansville » (par exemple le 21 janvier 1932) ; ou « M. Auguste Bonopéra, propriétaire du Café d’Isly » (le 23 juin 1932)… _ ; à moins que la direction de ce Café était jusqu’alors conjointe entre les frères Auguste et Jean Bonopéra…

Et le 3 décembre 1925, c’est le mariage, cette fois, de « Melle Aimée Bonopéra, fille de Mme et M. Jean Bonopéra, cafetier à Orléansville, avec M. Dominique Villanova, sous-officier au 1er Tirailleurs« , qu’annonce Le Progrès d’Orléansville. Est-ce là une erreur de prénom _ Jean mis à la place d’Auguste, le cafetier du « Grand Café » de la rue d’Isly _ du père de la mariée ?..

À confronter aussi avec l’indication, rajoutée sur l’acte de naissance d’Aimée Bonopéra _ à Rabelais, le 13 novembre 1905, fille de Jean Bonopéra et son épouse Louise-Marie Hulne,   _ du mariage, en 1950 à Orléansville, d’Aimée Bonopéra avec André-Klébert Riquier…

L’histoire de ce « Grand Café » de la rue d’Isly _ véritable institution orléansvilloise ! _ mériterait, d’ailleurs, qu’on s’y attarde un peu… :

c’est en effet le 29 avril 1874 qu’un Jean Bonopéra _ lequel ? Son propre grand-père Juan-Dionis-Franscisco Bonopera (dit Jean Bonopéra ; né à Tarragone le 9 mars 1814) ? ou son oncle _ frère de son père Paul, né à Miliana le 10 janvier 1856 _ Jean-Baptiste-Nicolas Bonopéra (né à Miliana le 19 février 1851 ; et père du cousin Auguste Bonopéra _ né, lui, à Alger le 5 juillet 1894, et fils de ce Jean-Nicolas Bonopéra _) ? _ a été autorisé par un arrêté du sous-préfet de Miliana à ouvrir et exploiter un café rue d’Isly à Orléansville…

Plus tard, au début du XXe siècle, ce sera un Auguste Bonopéra qui tiendra ce Café de la rue d’Isly, à Orléansville :

très probablement le quatrième des six fils de Paul Bonopéra et son épouse Joséphine Girot (ou Giraud) : Auguste Bonopéra, né à Orléansville le 3 avril 1883 _ et qui aura au moins quatre enfants, dont l’un sera à son tour prénommé Auguste… _ ;

et bien moins probablement le cousin Auguste Bonopéra, né à Alger le 5 juillet 1894, et qui décèdera à Alger le 13 février 1946 ; et qui s’est déclaré, lui, de profession « menuisier« , lors de son conseil de révision en 1914 ; et qui est fils de Jean-Nicolas Bonopéra, cuisinier de profession, un autre des frères de Marguerite Bonopéra et Paul Bonopéra _ tous nés à Miliana : Marguerite, le 22 janvier 1849 ; Jean-Baptiste-Nicolas, le 19 février 1851 ; et Paul, le 1er octobre 1856 ; et enfants de Juan-Dionis-Francisco Bonopera (né à Tarragone le 9 mars 1814) et son épouse Margalida-Miguela Saura (née à Santa Maria de Mahon, Minorque, le 21 mars 1820)…

Cependant, le livret militaire de Jean Bonopéra indiquait pour l’adresse de celui-ci à Orléansville : « Boulanger. Orléansville, rue d’Isly » ; ce qui pourrait tout simplement signifier que Jean Bonopéra était alors hébergé, provisoirement à Orléansville, par son frère Paul, le boulanger de la rue d’Isly…

Mais c’est bien à Oued-Fodda que l’on rencontre des mentions de Jean Bonopéra (et de sa famille), tout au long des années trente :

d’abord comme agent de police ; par exemple pour l’annonce par L’Écho d’Alger du 3 décembre 1932, de la naissance, à Oued-Fodda de « Claude Jouvence, au foyer de M. Jouvence, sergent-chef au 3e régiment de Tirailleurs à Fez, et de Mme, née Bonopéra. Compliments aux heureux parents, ainsi qu’au grand-père Jean Bonopéra, notre sympathique agent de police locale » ; ou pour l’annonce, par L’Écho d’Alger du 23 juin 1933, des fiançailles, à Oued-Fodda, de « Melle Jeanne Bonopéra, fille de M. Jean Bonopéra, agent de police, avec M. Marcel Louyot, sergent au 9e régiment de Tirailleurs en détachement à Orléansville » ;

puis, comme brigadier de police ; par exemple pour l’annonce, par L’Echo d’Alger du 20 septembre 1934, du mariage prochain, à Oued-Fodda, de « Melle Jeanne Bonopéra, fille de Mme et M. Bonopéra Jean, brigadier de police de notre ville, avec M. Marcel Louyot, sous-officier  au 9e R.T. A. » ; ou encore pour l’annonce, par le Progrès d’Orléansville du 17 janvier 1936, de la « naissance de Josianne Louyot, au domicile de son grand-père, M. Bonopéra, notre sympathique brigadier de police« , à Oued-Fodda ;

et enfin comme inspecteur de police ; par exemple pour l’annonce, par L’Écho d’Alger du 23 mars 1939, de la « nomination de M. Jean Bonopéra, Brigadier, au grade d’Inspecteur de police, à Oued-Fodda« …

À suivre…

Ce lundi 15 février 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Les luziens Pascal Bibal et ses fils, François-Ignace, Grégoire et Joseph : poursuite d’enquête (I)

08nov

Certaines données

concernant les luziens

Pascal Bibal

(né à Saint-Jean-de-Luz le 12 juin 1847 _ Grand Rue n° 22 (ou n° 23 : c’est le nombre indiqué pour le lieu de naissance de sa jumelle Marie !!) _, et décédé j’ignore encore où avant 1900, et peut-être avant 1898…)

et ses enfants,

notamment ses fils François-Ignace _ Ignace-François-Victor Bibal, né à Saint-Jean-de Luz le 17 septembre 1878, Grand Rue n° 39 _,

Grégoire _ Grégoire Bibal, né à Saint-Jean-de Luz le 3 mai 1882, Grand Rue n° 16 _

et Joseph Bibal _ Philippe-Joseph Bibal, né à Saint-Jean-de Luz le 29 décembre 1888, Rue Saint-Jacques _,

continuent, en dépit de mes recherches _ opiniâtres et tous azimuts _ de me manquer…

Je continue donc de les poursuivre,

par recherches sur Internet,

coups de fil à divers interlocuteurs pourvus de diverses compétences,

ou courriels _ dont je dispose des adresses électroniques.

Mon objectif premier concerne

l’obtention de la date et du lieu du décès de Pascal Bibal,

ainsi, bien sûr !, que le plus possible de renseignements sur sa vie ;

et sur son œuvre de peintre, naturellement !

Sur sa vie,

en plus du document établissant la naissance de Pascal Bibal

(ainsi que de sa jumelle Marie : 3ème et 4ème enfants de Pierre Bibal et Victoire Dupous, après Jean-Baptiste et Annette : Pierre Bibal, maître au cabotage, et Victoire Dupous se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz le 26 avril 1843),

le 12 juin 1847 au n° 22 de la Grand Rue _ et non pas au n° 21 de cette Grand Rue, comme les 7 autres frères et sœurs Bibal, ainsi que je l’ai souligné en mes deux articles précédents, du vendredii 1er novembre :  ; et du samedi 2 novembre derniers :  … _,

je dispose aussi du document d’état-civil, établi à Saint-Jean-de-Luz le 13 juillet 1878,

déclarant le mariage civil, ce jour-là, à Saint-Jean-de-Luz, de Pascal Bibal avec Dorotea Iburuzqueta,

indiquant aussi leur précédent mariage religieux à Zarautz, le 23 janvier 1877 ;

puis les actes d’état-civil par lesquels Pascal Bibal est venu déclarer à la mairie de Saint-Jean-de-Luz

les naissances successives de ses 6 enfants,

entre le 17 septembre 1878,

pour son fils aîné Ignace-François-Victor,

et le 20 décembre 1888,

pour le benjamin de ses enfants, Philippe-Joseph, le 29 décembre 1888  :

soient :

Ignace-François Victor Bibal, né au n° 39 Grand Rue le 17 septembre 1878,

Marie-Micaela-Léonie Bibal, née au n° 16 Grand Rue le 27 novembre 1880,

Grégoire Bibal, né au n° 16 Grand Rue le 3 mai 1882, 

Elise Bibal, né au n° 5 Rue Gambetta le 15 mai 1884,

Jeanne-Ignace-Bernardine Bibal, née au n° 13 Rue Tourasse le 28 juin 1887,

Philippe-Joseph Bibal, né Rue Saint-Jacques _ sans numéro de maison noté _ le 29 décembre 1888,

assortis, ainsi que je viens de l’indiquer, de la mention

des domiciliations successives de Pascal Bibal,

ces onze années 1878-1888 à Saint-Jean-de Luz,

ainsi que de sa profession _ avec des variations intéressantes : peintre, antiquaire, propriétaire _, son âge,

ainsi que celui de son épouse Dorotea :

_ au 39 Grand Rue (le 17 septembre 1878, pour la naissance d’Ignace-François-Victor),

Pascal Bibal, le père, âgé de 30 ans, est indiqué de profession peintre,

et son épouse Dorotea, était dite âgée de 25 ans ;

_ au 16 Grand Rue (du 27 novembre 1880, pour la naissance de Marie-Micaela-Léonie

au 3 mai 1882, pour la naissance de Grégoire),

Pascal Bibal, le père, âgé de 32 ans en 1880, est indiqué de profession antiquaire, et son épouse Dorotea, est alors dite âgée de 27 ans ;

et Pascal Bibal, le père, âgé de 34 ans en 1882, est à nouveau indiqué de profession antiquaire, et son épouse Dorotea, est alors dite âgée de 28 ans ;

_ au 5 Rue Gambetta (le 15 mai 1884, pour la naissance d’Elise),

Pascal Bibal, le père, âgé de 38 ans, est indiqué cette fois propriétaire peintre, et son épouse Dorotea, est dite âgée de 30 ans ;

_ au 13 Rue Tourasse (le 28 juin 1887, pour la naissance de Jeanne-Ignace-Bernardine),

Pascal Bibal, le père, âgé de 40 ans,  est à nouveau indiqué de profession peintre _ sans mention cette fois (et désormais : pour quelles raisons ?..) de l’état de propriétaire _ et son épouse Dorotea, est dite alors âgée de 33 ans ;

il faut aussi indiquer que ce n’est pas Pascal Bibal, probablement absent alors de Saint-Jean-de-Luz, qui vient présenter l’enfant nouveau-né à la mairie, mais l’oncle paternel _ par alliance : ce dernier est en effet l’époux d’Annette Bibal, la sœur aînée de Pascal _ de celle-ci, Edmond Gaudin, 42 ans, receveur municipal _ ailleurs il est dit marineur.

_ et rue Saint-Jacques _ sans mention de numéro de maison _ (le 29 décembre 1888, pour la naissance de Philippe-Joseph),

Pascal Bibal, le père, âgé de 41 ans, est indiqué une fois encore ici de profession peintre, et l’âge de son épouse Dorotea n’est cette fois-ci pas mentionné.

Les contacts que j’ai pu établir avec divers correspondants très compétents _ et très aimables _

ont donné jusqu’ici assez peu de résultats

pour élargir ma connaissance en répondant à mes micro-questionnements :

_ les commissaires-priseurs, à Pau (M. Carrère) et à Saint-Jean-de-Luz (Arnaud Lelièvre et Caroline Lelièvre-Cabarrouy), ne disposent ni l’un ni les autres de biographie de Pascal Bibal

_ dont ils ont eu à vendre le premier au moins un Portrait de Dame Basque

et la seconde, tout récemment, L’Apprenti-boucher (signé seulement Bibal, sans prénom, il est vrai) ; mais le style de l’oeuvre fait pencher pour une réalisation du père, Pascal (né le 12 juin 1847 : il a 48 ans au mois d’août 1895) , plutôt que du fils, François-Ignace (né le 17 septembre 1878, qui n’a pas encore 17 ans en ce mois d’aout 1895 de cette toile… ; il resterait à confronter les signatures du père Pascal et du fils François-Ignace… ;

les commissaires-priseurs ne semblent pas très curieux de la biographie de l’auteur du tableau qu’ils avaient à vendre ou ont vendu, et semblent se contenter de la biographie de son fils, peintre lui aussi, et mieux connu que lui, François-Ignace Bibal (sauf que le jeudi 14 novembre Arnaud Lelièvre vient de m’adresser un courriel : « Nous vous remercions de votre message. Vous en savez très certainement beaucoup plus sur la famille Bibal que nous. En effet, l’œuvre que nous avons vendue était datée 1896 _ non : 1895, a rectifié son épouse quand je l’ai eue au téléphone un quart d’heure plus tard, et que je l’ai priée de bien vouloir me le préciser… ; cette date ayant beaucoup d’importance pour m’aider à cerner la fourchette de plausibilité de la date du décès de Pascal Bibal… _ et au regard des dates, il nous a semblait pertinent _ oui, en effet ; à moins qu’il s’agisse là d’un travail de jeunesse de François-Ignace, son fils (qui n’a pas encore 17 ans au mois d’août 1895) _ de l’attribuer à Pascal » _ dont Arnaud et Caroline Lelièvre connaissent ainsi l’existence et le travail de peintre… Mais nous n’avons pas davantage d’information _ notamment de la part du vendeur du tableau. N’hésitez pas à nous en transmettre si vous en avez d’autres ! _ bien sûr ! et avec le plus grand plaisir ! Merci et bravo pour votre travail. Cordialement...« )…. _ ;

_ la documentation _ en l’occurrence en la personne de Madame Marie-Hélène Deliart, très aimable _ du Musée basque de Bayonne, musée qui dispose de plusieurs œuvres de François-Ignace Bibal,

a pu me faire part d’une page significative, mais trop partielle _ pages 514 – 515 _, d’un article, paru dans Gure Herria, de Philippe Veyrin, en 1926 :

Philippe Veyrin évoque bien l’expatriation à Cuba du peintre François-Ignace Bibal,

postérieurement _ « mauvais destin« , dit-il, page 515 de ce numéro de Gure Herria _ « à la mort de son père« , Pascal Bibal. 

Malheureusement

ni la date du décès de Pascal Bibal, le père,

ni la date de l’expatriation à Cuba des enfants Bibal,

ne sont précisées ici par Philippe Veyrin.

Voici le détail de ce texte de Philippe Veyrin, en 1926, assorti de quelques commentaires de ma part  :

« Nous allons consacrer quelques pages de cette revue à Ignace-François Bibal, peintre basque-français.

Car c’est un vrai basque, ce petit homme souple, nerveux, fougueux, l’œil vif et malicieux sous le béret crânement posé. Un vrai basque (malgré sa fine moustache en bataille) par l’enthousiasme grave et réfléchi qu’il éprouve pour son art et qu’il sait faire passer dans ses œuvres.

Un vrai basque enfin, par sa vie elle-même.

Il convient, nous semble-t-il, de laisser quelque pâture _ Philippe Veyrin est bien bon : il a pensé à nous laisser, par ce qu’il ne détaille pas ici, du travail de recherche…à la curiosité des historiens et critiques d’Art qui travailleront dans les siècles futurs. Aussi nous contenterons-nous de donner ici les seules notes biographiques susceptibles de faire connaître _ c’est-à-dire découvrir un peu, commencer d’apercevoir _ à la fois l’homme et son œuvre.

Ignace- François Bibal est né à Saint-Jean-de-Luz _ le 12 juin 1847, Grand Rue n° 22 ; alors que ses autres frères et sœurs sont nés au n° 21… Sa famille existait depuis longtemps dans le pays : sur les registres de la commune le nom de Bibal apparaît souvent dès le milieu du XVIIIème siècle _ son grand-père Baptiste Bibal, armurier, né à Hasparren en 1768, s’est marié à Saint-Jean-de-Luz (avec la luzienne Catherine Jeyre) le 11 février 1796 ; et le père de ce dernier, Jean Bibal, armurier lui aussi, était décédé à Saint-Jean-de-Luz, rue Oythourboure (?), le 23 mai 1795.

Labourdin par sa famille et par sa naissance _ à Saint-Jean-de-Luz _, Bibal, par sa mère _ Dorotea Iburuzqueta _ originaire de Zarauz _ Pascal Bibal et Dorotea Iburuzqueta se sont mariés religieusement à Zarautz le 23 janvier 1877 _, appartient aussi au Guipuzcoa. Enfin, la Biscaye, où il vécut _ à Bilbao _une grande partie de son adolescence _ mais probablement pas avant la naissance du plus jeune frère de la fratrie, Philippe-Joseph Bibal, né à Saint-Jean-de-Luz le 29 décembre 1888 ; et peut-être afin de permettre à François-Ignace de bien compléter à Bilbao sa première formation de peintre, à Ciboure, auprès de Gustave Colin _, a eu aussi son influence sur sa formation.

A Ciboure (dont les ruelles ombrageuses et les murs blancs ensoleillés n’ont jamais cessé de hanter son rêve d’artiste) Bibal fut un des rares élèves du maître Gustave Colin _ 1828 – 1910 : dès 1862, à Saint-Jean-de-Luz.

A Bilbao, quelques années plus tard _ au cours de la décennie des années 90 _, il fut, avec le catalan Santiago Rusiñol, avec Zuloaga, Dario de Regoyos, Manuel Losada, Alberto Arrué et quelques autres basques, un des fondateurs de l' »Exposition d’Art moderne ». Âgé seulement d’une vingtaine d’années, Bibal était le benjamin de ce groupe, dont la plupart des membres ne devaient pas tarder à s’illustrer.

Hélas, un mauvais destin vint, sinon interrompre, du moins ralentir une carrière si bien commencée. A la mort de son père _ probablement à Bilbao, et entre 1895 et 1898 : à confirmer par notre enquête ! _, Bibal dut s’expatrier. Un vrai basque ne pouvait partir qu' »aux Amériques » : il fut s’établir à La Havane _ le 17 mars 1905 il est domicilié à La Havane, nous indique son livret militaire _ et y demeura jusqu’en 1914.

Revu en France pour combattre _ le livret militaire nous apprend aussi qu’Ignace-François est domicilié à Saint-Jean-de-Luz au n° 41 de la rue Gambetta (chez sa tante Annette Bibal Gaudin et son mari Edmond Gaudin) dès le 28 septembre 1914 _, Bibal, la guerre finie, ne voulut plus repartir _ il s’était entretemps probablement marié à Auch (avec Marie-Augustine-Rose Tournerie) ; Auch où il réside dès le 7 juillet 1917 ; et où il peint une vue de la cathédrale d’Auch, en 1919.

Dès lors, avec énergie, avec une patiente obstination il commença d’édifier cette œuvre dont la sensibilité vraie, la technique souple et variée, l’art sincère et consciencieux, s’imposent chaque année davantage à l’attention du public.

Tour à tour, ses envois annuels aux Salons de la Nationale, des Indépendants et des Tuileries, ont valu à Bibal des succès grandissants« , etc.

Ne perdons pas de vue que Philippe Veyrin, en plus de l’historiographe majeur du pays basque qu’il est, est aussi un important peintre de ce pays basque…

Madame Deliart a consulté le très compétent (sur l’école bayonnaise de peinture tout particulièrement) Olivier Ribeton, qui ne dispose pas, lui non plus, m’a-t-elle indiqué, de renseignements plus précis sur la vie et l’œuvre de Pascal Bibal.

Et il se trouve aussi que ni le Musée Basque, ni le Musée Bonnat, de Bayonne, ne possèdent dans leurs collections, d’œuvres de Pascal Bibal _ à la différence de la ville de Ciboure.


_ Robert Poulou, éminent connaisseur de la peinture basque, et de l’école bayonnaise,

ne possède pas, lui non plus, de précision supplémentaire sur Pascal Bibal ;

ni Jacques Ospital, l’historien de Saint-Jean-de-Luz _ qui a eu l’occasion de jeter un coup d’œil méthodique sur les archives familiales de Charles-Paul Gaudin (Saint-Jean-de Luz, 15 janvier 1938 – Saint-Jean-de-Luz, 25 mai 2006), le fils d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988), et petit-fils de Martin-Marie-Charles Gaudin (Saint-Jean-de Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, Congo Français, 12 septembre 1910), et arrière-petit-fils d’Annette Bibal-Gaudin (Saint-Jean-de Luz, 28 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936), la sœur aînée du peintre luzien Pascal Bibal ;

et certaines œuvres de Pascal Bibal, demeurent, semble-t-il, dans la famille Gaudin… _,

très aimables et coopératifs.


Et jusqu’ici je n’ai pas réussi à joindre Jean-François Larralde, autre particulièrement éminent connaisseur de la culture luzienne.

Sur le destin des enfants Bibal de Pascal et son épouse Dorotea Iburuzqueta,

je dispose _ et c’est une mine d’informations unique sur leurs parcours vitaux, y compris après les conseils de révision, ou leurs situations durant la guerre de 14 _ des livrets militaires des 3 frères Bibal,

Ignace-François-Victor, classe 1898,

Grégoire, classe 1902

et Philippe-Joseph, classe 1908 ;

qui nous livrent de très précieux enseignements sur leurs parcours,

tant en France (Saint-Jean-de-Luz, mais aussi Auch) qu’en Espagne (Bilbao) ou à Cuba (La Havane).

Pour ce qui concerne l’aîné, Ignace-François-Victor Bibal,

de la classe 1898,

son livret militaire nous apprend en effet qu’à la date du conseil de révision, qui s’est tenu en 1898 _ sans plus de précision _, l’appelé (dont le domicile légal se trouve à Saint-Jean-de-Luz _ son lieu de naissance, le 17 septembre 1878 _) est dit résider alors à Paris _ probablement pour sa formation picturale _ ;

alors que le domicile de ses parents, feu Pascal Bibal _ l’information est pour nous capitale ! Pascal Bibal est donc déjà décédé lors du conseil de révision de son fils en 1898 _ et Dorotea Iburesqueta (sic), est dit se situer à Bilbao.

À ce conseil de révision de 1898, l’appelé Ignace-François-Victor Bibal est provisoirement réformé ; et il est appelé à venir se représenter l’année suivante, en 1899, où il sera alors définitivement réformé (pour « faiblesse« ), et est alors versé dans la Réserve (en la 18ème section de L. O. A. ).

Sur le document,

ont été indiquées ensuite _ et c’est très précieux pour notre recherche ici _ les « localités successives habitées

par suite de changement de domicile ou de résidence » :

_ le 17 mars 1905, La Havane _ voilà une date cruciale : très probablement celle de l’arrivée de la fratrie Bibal à Cuba…

_ le 28 septembre 1914, Saint-Jean-de-Luz, 41 rue Gambetta l’appelé, bien que réformé et mis dans la réserve, rentre alors de Cuba en France afin d’y remplir ce qu’il estime constituer ses obligations militaires ; et il loge ainsi chez sa tante paternelle Annette Bibal-Gaudin (née à Saint-Jean-de-Luz  le 28 avril 1845) et son époux Edmond Gaudin (né à Saint-Jean-de-Luz  le 17 novembre 1844).

_ le 7 juillet 1917, 7 rue de Colmar à Auch _ et c’est à Auch que réside (et est née, le 22 mars 1874) celle qui va être l’épouse (puis la veuve le 26 mai 1944) de François-Ignace Bibal : Marie-Augustine (dite Rose) Porterie (elle décédera au domicile du couple, 5 Place du Maréchal Foch à Saint-Jean-de-Luz, le 11 décembre 1962) : les deux futurs époux se sont-ils rencontrés à Auch, et puis mariés peu après ? Ou bien est-ce pour retrouver Rose Porterie, connue un peu auparavant, que François-Ignace Bibal se serait rendu à Auch ? C’est bien difficile à éclaircir…

Le 6 novembre 1914, la Commission de réforme a maintenu Ignace-François-Victor, qui est venu se présenter aux autorités militaires, dans sa situation primitive de réforme.

Le cas militaire de son frère Grégoire Bibal est, lui, plus complexe _ du fait que, choisissant de demeurer à Cuba au lieu de retourner en France, comme son frère aîné, suite à la déclaration de guerre avec l’Allemagne, en 1914, Grégoire Bibal sera considéré comme insoumis et en subira des conséquences (lors d’un retour en France en 1929) _ ;

et son livret militaire nous livre de forts intéressants renseignements, sur une longue durée.

En 1902,

comme ceux de la classe 1902, Grégoire Bibal passe le conseil de révision _ il n’est pas encore parti à Cuba.

Sa fiche d’identité comporte, comme celle de son frère aîné _ il faut le relever _, quelques erreurs :

il est dit fils de feu Pascal Bibal _ comme son frère aîné, quatre ans auparavant : forcément _ et de Dorothée Iburuzquieto (sic), domiciliés à Bilbao _ comme pour la fiche de son frère aîné _,

lui-même résidant aussi alors, de même que ses parents, à Bilbao (alors que son domicile légal est à Saint-Jean-de-Luz) _ et c’est probablement à Bilbao qu’est décédé Pascal Bibal, vers 1895-96-97-98. ; c’est ce que je cherche à établir..

Quant à la profession de Grégoire Bibal,

le mot peintre, d’abord inscrit, est rayé, et remplacé _ à quelle date ? C’est difficile à décider _ par architecte _ de fait, Gregorio Bibal Iburuzqueta va mener une brillante carrière d’architecte à La Havane, couronnée probablement par l’édification de l’Opéra de la Havane, à la fin des années 20.

Les conseils de révision de 1902 et 1903 prennent deux fois la décision de l’ajourner, et de le verser, pour « faiblesse, avis de Bilbao » _ la mention est significative ! _,  dans les « Services auxiliaires » de l’armée active, la « 18ème section d’Infirmiers » de la réserve.

Il est déclaré être passé dans la réserve de l’armée active à la date du 1er octobre 1906.

Puis, suite au décret du 1er août 1914, le voilà affecté à la 18ème section d’Infirmiers à Bordeaux.

Mais n’ayant pas rejoint son poste _ ni la France ; dès 1910 ou un peu avant, Gregorio est marié (dans le faire-part de décès de son cousin germain Martin-Marie-Charles Gaudin au mois d’octobre 1910, Grégoire Bibal figure comme marié : cf mon article du 16 juillet 2019 : ) _,

il est considéré comme insoumis le 15 octobre 1915 _ il demeure en effet à Cuba, à La Havane, avec son frère Joseph ; et ne reviendra, semble-t-il, séjourner en France qu’en 1929.

Le 21 août 1929,

s’étant présenté volontairement _ il faut le relever ! _ au bureau de recrutement de Bayonne le 16 août 1929 _ afin de régler sa situation militaire d’insoumis ; et il est désormais un architecte internationalement reconnu ! _,

il est rayé de l’insoumission ;

et il est laissé en liberté provisoire à Saint-Jean-de-Luz (Rue du Midi, Maison Marintchu _ (sic) au domicile de sa tante Annette Bibal veuve Gaudin, qui a quitté le 41 de la rue Gambetta en 1924 pour la Villa Mirentxu, rue du Midi. Ici, je me demande où résident en 1929 son frère François-Ignace et sa belle-sœur Marie-Rose : à Ainhoa ? Et pas encore 5 Place du Maréchal Foch à Saint-Jean-de-Luz, où le peintre décédera le 26 mai 1944.

Grégoire Bibal est officiellement condamné le 18 octobre 1929 par le Tribunal Militaire permanent de Bordeaux à 6 mois de prison avec sursis, pour insoumission en temps de guerre. Mais il n’a pas subi de détention provisoire.

Il est classé sans affectation le 24 octobre 1929 ; et affecté au C. M. d’Infanterie 183, le 30 juillet 1930, en raison, est-il précisé, de sa résidence à l’étranger _ Cuba, où il est retourné dès le mois de février 1930 ; voir plus bas. Il est aussi, et le fait est notable, un architecte reconnu internationalement.

Sur ce livret militaire de Grégoire Bibal,

ont été indiquées ensuite _ et c’est à nouveau très riche d’enseignements pour nous _ les « localités successives

habitées par suite de changement de domicile ou de résidence » :

_ le 14 février 1930, Calle Obispo, n° 16 à La Havane _ Gregorio Bibal est donc retourné là à Cuba, mais il veille à scrupuleusement signaler aux autorités françaises ses moindres changements de domicile (y compris à La Havane) ;
_ en 1931, Calle Montoro n° 5, toujours à La Havane 
_ en 1932, il y réside toujours _ et en informe prudemment les autorités militaires françaises.

Mais il a été définivement libéré de ses obligations militaires le 14 octobre 1931.

Le cas militaire de leur frère Philippe-Joseph Bibal est, lui, plus simple.

Sa fiche d’identité militaire_ très pauvre, cette fois _ comporte, elle aussi, des erreurs :

son père, Pascal Bibal, n’est pas indiqué cette fois comme étant déjà décédé (en 1908) ;

et le nom de sa mère est une fois de plus mal orthographié : Dorothée Iburuzagueta (sic)

Visiblement, Philippe-Joseph Bibal, de la classe 1908, ne s’est pas présenté au conseil de révision :

c’est qu’il réside à la Havane (c’est effectivement mentionné _ probablement lui aussi depuis le mois de mars 1905 _), et il n’a pas pris la peine de faire alors le voyage de Cuba vers la France.

Il est donc déclaré « Absent » en 1909 ;

puis inscrit sur la liste des insoumis le 4 mai 1910 _ j’ignore si lui est jamais retourné une seule fois en France ; oui, et à de nombreuses reprises, m’indique sa cousine Maylen Gaudin-Lenoir ; mais probablement bien plus tard : vraisemblablement après 1945…

Mais lui n’a jamais eu à vivre les péripéties pénibles de réglement de sa situation militaire qu’a subies son frère Grégoire les années 1929-1930, avant le retour de celui-ci à Cuba le 14 février 1930.

Je m’interromps ici ce soir ;

je poursuivrais cet exposé sur mon enquête à propos de Pascal Bibal et sa famille demain.

Ce vendredi 8 novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

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