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Et les Diabelli de Gulda en novembre 1957 à Vienne

11fév

Et voici une autre version infiniment vivante _ et donc satisfaisante _

des Variations Diabelli de Beethoven

_ nécessairement un poil colérique ! _,

enregistrées à Vienne en novembre 1957

par le grand Friedrich Gulda

(Vienne, 16 mai 1930 – Weissenbach am See, 27 janvier 2000) ;

dénichées en un recoin du désordre de ma discothèque…

À ranger à côté des versions aimées de

Stephen Kovacevich,

Ronald Brautigam,

Andreas Staier,

et aussi, maintenant, Filippo Gorini.

Ce mardi 11 février 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Une très intéressante initiative : le « Complete Piano Works » de Beethoven (en 16 CDs) par Martino Tirimo

01fév

En cette féconde année discographique qui débute

du 250 ème anniversaire de la naissance de Ludwig van Beethoven

_ à Bonn le 16 décembre 1770 _,

se multiplient de très intéressants coffrets d’intégrales

de divers pans

de l’œuvre _ titanesque _ beethovenien.

Or voici que,

à côté, par exemple,

des 2 coffrets de la musique pour piano seul réalisés par l’excellent Ronald Brautigam

(sur pianofortes)

_ le coffret de 9 CDs des Sonates + le coffret de 6 CDs des Variations, Bagatelles & Clavierstücke :

soient le coffret Bis-2000 et le coffret Bis-2403 _,

vient de paraître chez Hänssler Classic

un coffret de 16 CDs

_ avec un CD de plus que les 2 coffrets Bis, peut-on remarquer… _

intitulé Beethoven Complete Piano Works

_ le coffret Hänssler PH19032 _

qui présente la totalité _ la plus exhaustive possible _ de l’œuvre pour piano seul

en un effort _ voilà sa singularité ! _ de respect de la chronologie de la composition de chacune des œuvres ;

par le pianiste chypriote _ de très grande qualité _ Martino Tirimo

_ né à Larnaca le 19 décembre 1942 _ ;

qui a _ déjà _ produit des intégrales discographiques

des œuvres pour piano seul

de Schubert en 8 CDs _

et de Debussy _ en 4 CDs…


L’expérience d’écoute pour le mélomane curieux

est tout à fait intéressante.

Ainsi voici ce que le 4 janvier dernier en disait,

sur son site Discophilia,

l’excellent Jean-Charles Hoffelé,

en un très judicieux _ et très compétent _ article

intitulé Complétude :

COMPLÉTUDE

Dix ans : Martino Tirimo, qui aime les intégrales _ voilà ! _ comme l’a prouvé son très parfait cycle des Sonates de Schubert pour EMI, aura pris son temps pour graver non seulement toutes les Sonates, mais en fait _ voici le distinguo _ l’ensemble _ le plus exhautif possible _ de l’œuvre pour piano solo de Beethoven _ et dans l’ordre le plus possible chronologique : pour en apprendre encore davantage…

Ce n’est pas un secret, la sonorité naturelle de Martino Tirimo est une des plus belles _ c’est là un hommage qui se remarque ! _ parmi les pianistes d’aujourd’hui, piano sans marteau, jeu profond et ample qui ne sature jamais l’instrument, clarté polyphonique et sens aigu des voix intérieures, cet équilibre classique _ apollinien _ s’emploie chez Beethoven à gommer les humeurs _ voilà, à rebours de l’expressionnisme _ et à faire entendre d’abord la musique.

La dispersion des Sonates, au long des quinze _ non : seize ! _  CDs où elles voisinent avec les Variations, les Bagatelles, toutes les pièces éparses, forme à mesure qu’on progresse dans ce paysage sans cesse changeant une image bien plus diversifiée du piano _ voilà l’innovation passionnante ! _ que celle imposée par les seules Sonates.


Le sens du bref, de l’aphorisme _ présent ailleurs que dans les Sonates _ font sa langue immédiatement moderne _ voilà : expérimentale _, mais tel Andante, tel Menuet, tel Prélude éclairent sous un jour différent ce pianoforte qui sait _ bien, aussi _ qu’il vient de Mozart et de Haydn et fut toujours à l’écoute de ses contemporains, notamment de Dusseket de Voříšek _ voilà qui est assurément bien intéressant.

Partout, Martino Tirimo choisit d’abord l’équilibre royal _ apollinien _ d’une sonorité qui magnifie le discours, l’amplifie, lui donne une assise harmonique où tout chante _ oui. Ce ne sera pas le Beethoven des humeurs _ notamment colérique _ qui le guidera, mais bien ce Beethoven au centre de l’efflorescence de la nouvelle musique viennoise _ oui : unus inter pares, ou Beethoven au milieu d’autres… _ qui est le contemporain absolu _ 1770 – 1827 _ de Schubert _ 1797 – 1828 _ et voit aussi loin que lui : l’intensité émotionnelle des ultimes Sonates, à compter d’une Hammerklavier _ bien sûr ! _ stupéfiante de puissance contrôlée _ voilà _, tisse de nombreux liens avec les ultimes Sonates de Schubert : c’est un voyage lyrique bouleversant _ c’est dit _ qui vient couronner une intégrale unique, la seule en fait depuis l’entreprise tout de même moins complète d’Alfred Brendel pour Vox _ enregistrée entre 1961 et 1966 _ que Martino Tirimo peut regarder dans les yeux sans ciller.

Et maintenant, qu’Hänssler lui offre d’enregistrer les Concertos !


LE DISQUE DU JOUR

Ludwig van Beethoven(1770-1827)


L’Œuvre pour piano
(Intégrale)

Martino Tirimo, piano

Un coffret de 16 CDs du label Hänssler Classic PH19032

Photo à la une : le pianiste Martino Tirimo – Photo : © DR

Ce samedi 1er février 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Honneur au génie de Beethoven : une formidable Hammerklavier par Filippo Gorini : le CD Alpha 591

30jan

Je ne cesse de passer

et repasser

sur ma platine

une époustouflante de justesse _ de force, de colère, oui ; mais aussi de chant et d’envol _ Hammerklavier, opus 106, de Beethoven

par le jeune _ vingt-quatre ans _ et combien déjà mûr _ pour incarner à ce point un tel monstre d’œuvre !!! _ Filippo Gorini,

soit le CD Alpha 591.

Et l’œuvre qui poursuit _ sinon achève en audace et mystère sidérant de poésie ! _ le discours musical

est ici la Sonate opus 111,

autre _ et ultime sonate au piano de Beethoven _ inclassable _ et époustouflant _ chef d’œuvre…

Filippo Gorini,

dont nous n’avons certes pas oublié la performance _ déjà _

dans les _ si difficiles à maîtriser, elles aussi… _ Variations Diabelli, il y a deux ans

_ c’était le CD Alpha 239…

Chapeau bien bas, Monsieur !

Bien d’autres interprètes se frotteront

à ces très hautes cimes de la Musique,

en cette année du 250ème anniversaire de la naissance de Beethoven _ à Bonn, en 1770 _,

mais le défi musical discographique

est d’ores et déjà posé très haut !

Et le génie de Beethoven mérite assurément _ vitalement même _ cela…

Car c’est de la vie, de la vraie vie,

que des interprétations de cette exceptionnelle qualité-là

nous donnent à si sensiblement percevoir…

Un CD indispensable !

Voilà…

Ce jeudi 30 janvier 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Enfin une interprétation enthousiasmante des Variations Diabelli : par Andreas Staier, enchanteur diabolique, sur un pianoforte

09jan

Je désespérais de trouver enfin une version à mon goût

des Variations Diabelli, de Beethoven :

ni Ronald Brautigam

_ en son coffret Bis de Variations de Beethoven _,

ni Stephen Kovacevich

_ en son coffret Philips repris par Decca de l’intégrale des œuvres pour piano de Beethoven  _

ne m’avaient convaincu.

Ni, non plus, les assez récents CDs de Filippo Gorini et de Martin Helmchen

_ les CDs Alpha 296 et 386.

Etait-ce donc à l’œuvre même que je résistais ainsi ?..

Après tout, il y a tout un monde entre les Goldberg de Bach

_ que je porte au pinacle ! _

et les Diabelli de Beethoven.

Et la forme ludique,

ou même fantaisiste _ ou fantastique _,

du jeu débridé des Variations,

appartient surtout à ce qui se libère dans la pratique d’invention-composition au moment du Baroque…

Même si les diverses Variations de Mozart

et les diverses Variations de Haydn

s’écoutent aussi _ encore _ avec beaucoup de plaisir…

¨¨

Eh bien,

en rangeant une partie de mes piles de CDs,

je suis tombé sur le CD des Diabelli par Andreas Staier

_ dont je n’avais nul souvenir d’écoute… :

un CD Harmonia Mundi, HMC 902091, enregistré en 2010 et publié en 2012 _,

dont venait de me parler, pour me le recommander chaleureusement, Elisabeth, chez Mollat :

une interprétation sur un pianoforte d’après un modèle de Conrad Graf.

Un jeu extrèmement expressif et vivant, et formidablement ludique,

en effet !

Enchanteur !!!

Et diabolique…

Ce jeudi 9 janvier 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Et ré-écouter le miracle du Trio avec piano A l’Archiduc par Mieczyslaw Horswowski, Sandor Vegh et Pau Casals, à la Beethovenhaus en 1958

03jan

Et ré-écouter le Trio avec piano A l’Archiduc,

par exemple dans l’interprétation miraculeuse

de Mieczyslaw Horszowki,

Sandor Vegh

et Pau Casals,

enregistrée à Bonn, à la Beethovenhaus, en septembre 1958.

soit le CD Praga Digitals PRD 250 412.

Ce vendredi 3 janvier 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

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