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A propos des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel : quelques corrections et précisions à mon article du 28 mai 2019 : « Les blancs questionnants de la mémoire familiale des cousins luziens de Maurice Ravel : pour continuer à progresser dans la recherche… »

11oct

Je reviens ce dimanche matin 11 octobre

sur la situation de Maurice Ravel, en 1901 et 1902, au sein de la famille Gaudin (domiciliée au 41 rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz),

eu égard, à deux très importants événements familiaux, à Saint-Jean-de-Luz :

d’une part, eu égard au mariage, à Saint-Jean-de-Luz, le 28 septembre 1901, de sa cousine Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968) avec Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, 13 septembre 1910) _ l’aîné des enfants d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920) et Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936) _ ;

et, d’autre part, eu égard au décès, à Saint-Jean-de-Luz, au 41 rue Gambetta, le 17 décembre 1902, de sa chère grand-tante et marraine _ et demi-sœur de sa grand-mère Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874) _, Gachucha Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902) :

la gouvernante, au foyer des Gaudin-Bibal, rue Gambetta, des enfants Gaudin : Charles (né le 19 novembre 1875), Pierre (né le 7 février 1878), Marie (née le 3 mars 1879), Jane (née le 16 octobre 1880), Pascal (né le 31 janvier 1883) et Louis (né le 23 février 1886, et décédé le 2 novembre 1899).

Bien sûr, notre recherche pâtit énormément ici de l’effective minceur de la correspondance privée à ce jour disponible de Maurice Ravel : entre le 2 août 1901 et le 16 mai 1903,  sont en effet seulement accessibles trois lettres de Maurice Ravel à son amie luzienne Jane Gaudin : les lettres des 2 août 1901, 16 octobre 1902 _ une lettre importante ! _ et 30 novembre 1902, numérotées 26 (page 78), 35 (page 82) et 37 (page 83) de la correspondance disponible, à ce jour du moins, de Maurice Ravel, telle qu’a pu la rassembler Manuel Cornejo en son admirable (et indispensable) Correspondance de Maurice Ravel, aux Éditions Le Passeur.

Dans quels tiroirs (ou coffres) demeure donc cachée cette si précieuse correspondance privée de Maurice Ravel à ses amis luziens Gaudin (et Courteault) ?

Dans quelle mesure faut-il suivre le témoignage (de toute bonne foi) rapportant qu’un lot important de ces inestimables lettres aurait été, de rage (sic), brûlé _ et il n’y a pas très longtemps _, par un des héritiers ?

C’est assez difficile à croire !

Alors qu’un autre de ces lots de lettres de Maurice Ravel a bel et bien été, lui,

suite à un prêt (pour une exposition),

non rendu à la famille…

Bien sûr, Manuel Cornejo porte la plus grande attention au devenir de la moindre correspondance de Maurice Ravel…

Et il faudra bien tenter de faire un jour l’historique du devenir de cette correspondance si importante _ quant à la connaissance des liens à la fois familiaux et amicaux du compositeur à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz… _ de Maurice Ravel avec ses amis Gaudin et Courteault…

Bref,

les dates

du 28 septembre 1901, pour le mariage de la cousine Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le fils aîné des Gaudin-Bibal-Dupous,

et du 17 décembre 1902, pour le décès de la grand-tante Gachucha Billac,

marquant des événements si importants pour Maurice Ravel

ainsi que pour sa mère née Marie Delouart

n’ont jusqu’ici pas laissées de traces accessibles à nous dans ce qu’a pu écrire Maurice Ravel…

Maurice Ravel ainsi que sa mère sont-ils demeurés, ces deux fois-là _ en septembre 1901 et décembre 1902 _, à Paris,

sans se rendre, en ces deux circonstances, importantes familialement, à Saint-Jean-de-Luz ?..

Il est vraiment dommage que nous disposions jusqu’ici de si peu de données documentaires si peu que ce soit tangibles, en dehors de quelques témoignages oraux assez tardifs,

de l’enfance-adolescence-jeunesse de Maurice Ravel avant 1900.

Cependant, la venue, très jeune, et probablement à plusieurs reprises, de Maurice Ravel auprès de sa grand-tante Gachucha Billac, chez les Gaudin, rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz,

a donné lieu à diverses anecdotes tout à fait intéressantes ;

dont celle de Gachucha s’amusant à comparer le jeu de Maurice _ à quel âge ? _ au piano, au sauts nerveux d’un chat sur les touches de l’instrument…

J’ai retenu aussi le fait _ assez significatif ! _ que m’a rapporté Madame Maylen Lenoir

que chez les Gaudin, lors des repas de Maurice enfant au 41 de la rue Gambetta,

c’était plutôt la vaisselle ébréchée qui était servie au petit-neveu de la domestique-gouvernante Gachucha Billac…

Mais la situation sociale de Maurice Ravel a sans conteste bien changé dans la maison Gaudin, à partir du mariage de sa cousine Magdeleine Hiriart, le 28 septembre 1901,

avec le fils aîné de la maison, Charles Gaudin…

Maurice Ravel devenant dès lors un cousin par alliance de l’aîné de la fratrie _ nés entre 1875 et 1886 _ des Gaudin !

Ce qui ne fait que réactiver l’étonnement que ne manquent pas de susciter

le silence de la volubile et affable Magdeleine Hiriart-Gaudin en son vieil âge sur ce cousinage familial sien avec Maurice Ravel ;

et plus encore le refus _ à diverses reprises réitéré _ d’endosser un tel cousinage effectif

de la part d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988),

le fils de Magdeleine (1875 – 1968)

et père de Maylen (née en 1942).

Cf aussi l’importante note 3 au bas de la page 1291, de la part de Manuel Cornejo en son édition de la Correspondance de Maurice Ravel,

dans laquelle est établie la place d’Edmond Gaudin parmi les tous premiers témoins luziens des troubles neurologiques de Maurice Ravel, lors d’un séjour de celui-ci à Saint-Jean-de-Luz (et tout le pays basque), en août-septembre 1932 :

« En août-septembre 1932, les premières atteintes du mal du compositeur se manifestèrent aux yeux de ses proches, avant son accident de taxi parisien du 8 octobre 1932 :

lors d’une corrida à Saint-Sébastien où Edmond Gaudin emmena Ravel, ce dernier, cherchant machinalement quelque chose dans ses poches, fut incapable d’exprimer oralement qu’il souhaitait fumer ; ce n’est que quand Edmond Gaudin sortit des cigarettes et que Ravel s’empara de l’une d’elles, que l’on comprit ce qu’il souhaitait ;

une autre fois, s’amusant à faire des ricochets dans l’eau avec des cailloux, Ravel en envoya un malencontreusement au visage de son amie Marie Gaudin ;

beaucoup plus inquiétant, car il aurait pu y laisser la vie, un autre jour, Ravel, excellent nageur et n’hésitant pas à nager loin dans l’Océan, fut incapable de revenir sur le rivage et avoua à ses sauveteurs « Je ne sais plus nager ». Cette dernière anecdote a été narrée notamment par Léon Leyritz dans le film Maurice Ravel. L’homme et les sortilèges« …

Demeure donc un mystère dans cette dénégation soutenue par Edmond Gaudin de son cousinage effectif avec Maurice Ravel.

Voici donc cet article du 28 mai 2019

auquel je désire apporter ce jour quelques corrections (d’ignorances d’alors) et précisions (nouvelles).

Les blancs questionnants de la mémoire familiale des cousins luziens de Maurice Ravel : pour continuer à progresser dans la recherche…

Continue, bien sûr, de me travailler _ et en attendant que je joigne la petite-fille de Magdeleine Hiriart-Gaudin (rencontrée désormais à diverses reprises, à son domicile, à Saint-Jean-de-Luz) _
la question de l’ignorance _ a priori assez étonnante ! _ de la part des présents enfants Gaudin
de leur parenté on ne peut plus effective _ via les Hiriart et les Etcheverry (et d’abord via Magdelaine Hiriart-Gaudin : chaînon crucial de la descendance luzienne des Delouart cibouriens !)avec Maurice Ravel.
Peut-être est-ce en partie dû, aussi, au fait de la force de rayonnement, au sein de leur famille, de l’amitié de Maurice Ravel avec Marie (1879 – 1976) et Jane Gaudin (1880 – 1979) ;
et leur correspondance connue.
Qui aurait pensé aller chercher quelque cousinage que ce soit
du côté des Hiriart ?..
_ sauf à lire avec la plus vigilante attention l’intégralité, et dans les plus petits détails, de la correspondance publiée !
Et, qui plus est avec le petit-neveu de la domestique-gouvernante des enfants Gaudin, Gachucha Billac ?..
Ce cousinage Hiriart-Ravel échappait-il déjà aux belle-sœurs Gaudin, Marie et Jane, de Magdeleine ?
C’est bien peu vraisemblable. Magdeleine Hiriart-Gaudin, épouse de leur frère aîné Charles, était bel et bien leur belle-sœur.
Mais quelle position occupait la belle-sœur Magdeleine
_ veuve, en septembre 1910, de Charles Gaudin, l’aîné (1875 – 1910) de la fratrie des sept enfants d’Edmond Gaudin (1844 – 1920) et son épouse Annette Bibal-Gaudin (1845 – 1936)… _ 
au sein de la configuration familiale des Gaudin ? Cela reste à creuser…
Et je suis donc curieux d’en apprendre un peu plus sur les liens ayant pu exister,
tout au long de leurs vies durant _ bien au-delà des dates, de septembre 1910 et novembre 1914, des lettres de condoléances alors échangées, au moment des décès de Charles Gaudin, puis de ses frères Pierre et Pascal Gaudin _ 
entre Maurice Ravel
et Magdeleine Hiriart-Gaudin (nés à quatre jours, au mois de mars 1875, et quelques centaines de mètres d’intervalle ! un peu plus que la largeur du port de Saint-Jean-de-Luz – Ciboure…)
_ Maurice (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) et Magdeleine (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – 15 juin 1968) _ ;
ainsi qu’avec Edmond, le fils de Magdeleine et Charles Gaudin (qui leur était né, à Saint-Jean-de-Luz, le 30 mai 1903 _ et décèdera le 28 décembre 1988 _)…
Nulle correspondance entre Maurice Ravel et Edmond Gaudin n’étant accessible jusqu’ici, semble-t-il _ en effet…  
En remontant plus haut dans la galaxie familiale,
il faut dire que le père de Magdeleine Hiriart, Dominique Hiriart (né à Saint-Jean-de-Luz le 28 janvier 1849),
était très jeune (un an et onze mois !) lors du décès de sa mère, née Marie Etcheverry (et fille de la seconde Marie Delouart), le 28 décembre 1850, à Saint-Jean-de-Luz.
De même, aussi, qu’au moment du décès, à Saint-Jean-de-Luz, de son père, Jean-Baptiste Hiriart, le 24 septembre 1859 : 10 ans et 8 mois.
Le principal lien de Dominique Hiriart avec la mémoire familiale (maternelle) des Etcheverry
était cependant représenté par la tante maternelle de Dominique,
en la personne de la sœur cadette de sa mère, je veux dire la seconde Marie Etcheverry (épouse Dargaignaratz), qui décèdera, à Saint-Jean-de-Luz, le 20 novembre 1900 :
Dominique Hiriart avait alors presque 51 ans. Et sa fille Magdeleine (née à Saint-Jean-de-Luz le 11 mars 1875), avait 25 ans.
Puis, la fille de cette seconde Marie Etcheverry et de Bernard Dargaignaratz : Marie-Clotilde Dargaignaratz, épouse _ le 22 novembre 1905 _ de l’urrugnar Martin Zozaya ; elle décèdera à Urrugne le 26 février 1943…
Qu’a donc connu Magdeleine Hiriart-Gaudin de l’histoire familiale cibourienne des Etcheverry-Delouart ?
Et qu’en a-t-elle narré ? 
Au moins est-il à retenir que Magdeleine et Maurice connaissaient parfaitement, eux, leur propre cousinage ! Ce n’est pas rien _ il faut le souligner !
Même si en sa vieillesse Magdeleine (qui décède le 15 juin 1968) demeura, semble-t-il _ ce que me confie Madame Maylen Gaudin – Lenoir _  muette sur le sujet de ce cousinage
_ elle qui était d’un tempérament plutôt volubile, se souvient sa petite-fille _
avec ses petits enfants, Charles-Paul et Maylen…
Cela aussi est à creuser…
La cousine Clotilde (née à Saint-Jean-de-Luz le 6 mars 1860) avait, elle, 40 ans au décès de sa mère, Marie Etcheverry-Dargaignaratz, le 20 novembre 1900, à Saint-Jean-de-Luz.
Je relève toutefois qu’au mariage de Dominique Hiriart et Marianne Imatz, le 3 juin 1874, à Saint-Jean-de-Luz,
en l’absence des deux parents Marie Etcheverry et Jean-Baptiste Hiriart, déjà décédés, du marié,
celui-ci est assisté de sa tante maternelle, Marie Etcheverry, veuve Dargaignaratz (Saint-Jean-de-Luz, 20 novembre 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 30 novembre 1900)
C’est tout à fait intéressant.
Celle-ci demeura donc proche _ voilà ! _ de la famille de son neveu Dominique Hiriart.
Et en relisant mes articles précédents, ainsi que la documentation afférente,
je découvre ceci,
concernant le mariage à Ciboure, le 20 août 1890, de Pierre Paul Bernard Goyenague avec sa cousine Nicolasse Goyenague :
que figure parmi les quatre témoins de ce mariage, à Ciboure,
Dominique Hiriart :
« Dominique Hiriart, commerçant _ il n’est plus dit « menuisier« , et pas encore, non plus, « administrateur de la succursale de Saint-Jean-de-Luz de la Caisse d’Epargne de Bayonne«  _, âgé de 41 ans _ il est né en effet le 28 janvier 1849 à Saint-Jean-de-Luz _, domicilié à Saint-Jean-de-Luz« .
Les liens de cousinages
entre les descendants cibouriens et aussi luziens de Gratien Delouart et de ses quatre enfants (les trois Marie Delouart _ épouses Billac, Etcheverry et Goyenague _ et leur frère Jean Delouart),
demeuraient donc très vivants !
Comment Marie Delouart-Ravel aurait-elle pu complètement s’en exclure ?.. Question rétrospectivement importante.
De même, encore, que la fille de Marie Etcheverry-Dargaignaratz, Clotilde Dargaignaratz-Zozaya,
demeura proche de la famille de son cousin Dominique Hiriart :
proche de son épouse Marianne Imatz-Hiriart,
proche de sa fille Magdeleine Hiriart-Gaudin,
et proche de son petit-fils Edmond Gaudin,
auquel elle offrit un de ses pianos _ peut-être à l’occasion du mariage de celui-ci, en 1935 ;
non, elle le laissa en héritage à son épouse et lui, lors de son décès, en 1943,
à bien entendre le témoignage de la petite-fille d’Edmond Gaudin, Madame Maylen Lenoir
Qu’a-t-il donc pu se transmettre,
via cette seconde Marie Etcheverry (épouse Dargaignaratz ; et luzienne),
puis via sa fille Clotilde (épouse Zozaya),
de la mémoire cibourienne de la famille Delouart ?
C’était là une excellente question !
Pour quelles raisons, déjà,
la seconde Marie Delouart et son mari Jean Etcheverry (fils naturel de Jeanne Curutchet), tous deux cibouriens,
se marièrent-ils à Saint-Jean-de-Luz (le 17 août 1814) et s’y installèrent-ils,
à la différence du reste de la maisonnée cibourienne des Delouart ?..
Étaient-ils donc fâchés avec le reste de la famille Delouart ?..
Nous l’ignorons, à ce jour.
Et quels liens entretinrent, ou pas, les deux Marie Etcheverry luziennes (nées, à Saint-Jean-de-Luz, en 1817 et 1824)
avec leurs cousins germains cibouriens, issus, eux aussi, des Delouart :
… 
Sabine Delouart (née à Ciboure en 1809, le 11 mars 1809),
Gachucha Billac (née à Ciboure en 1819 _ j’ignore la date et le lieu de son décès : probablement avant 1916 : Maurice Ravel parlant d’elle alors au passé, en une lettre (du 20 septembre 1916, à propos du goût immodéré de la chère tante Gachuch pour les melons…) à Marie Gaudin : voilà, là des erreurs et ignorances à rectifier : Gachucha Billac est née à Ciboure le 15 mai 1824 ; et décédée à Saint-Jean-de-Luz le 17 décembre 1902 _),
Simon Goyenague (né à Ciboure en 1821, le 22 novembre 1821 ; il décèdera à Ciboure le 18 novembre 1890),
Jacques Goyenague (né à Ciboure en 1822, le 16 octobre 1822 ; il décèdera à Ciboure le 22 novembre 1886)
et Marie Goyenague (née à Ciboure en 1827, le 28 juillet 1827, et épouse en 1850, le 17 juillet 1850, à Ciboure, de Martin Passicot _ né en 1824, le 24 octobre 1824, à Ciboure : non, à Urrugne… ; peu après la naissance de leur premier enfant, Jean-Martin Passicot, à Ciboure, le 17 mai 1851, Martin Passicot, son épouse Marie Goyenague, et leur bébé Jean-Martin Passicot, prirent l’été 1851, un bateau à Pasajes pour aller s’installer en Argentine, où le couple allait avoir dix autres enfants… _),
Sabine Delouart (née à Ciboure en 1825, le 24 juin 1825, et épouse, en 1852, le 12 août 1852, à Ciboure, de Bernard Cerciat _ né à Ciboure, le 18 octobre 1824 ; et  disparu en mer le 9 mars 1868 _),
Marie Delouart (née à Ciboure en 1827, le 30 juin 1827, et épouse, en 1853, le 13 novembre 1861, à Ciboure, de Guilhen Etchepare _ né en 1826, le 8 juillet 1826, à Ciboure ; il décèdera à Ciboure le 22 mai 1872 _)
et Jean Delouart (né à Ciboure en 1833 _ sans plus de précision _ ; il décèdera à Ciboure le 26 novembre 1888) ?..
A la génération suivante, les cousins cibouriens seront, entre autres,
Marie Delouart (née à Ciboure en 1840, le 24 mars 1840 ; elle décèdera à Paris le 5 janvier 1917 ; et épouse, à Paris, le 3 avril 1873, de Joseph-Pierre Ravel _ né à 1832, le 19 septembre 1832, à Versoix, en Suisse ; il décèdera à Paris le 13 octobre 1908 _),
Paul Goyenague (né à Ciboure en 1859, le 19 août 1854 ; il décèdera à Ciboure le 6 mars 1929) et son épouse (en 1890, le 20 août 1890, à Ciboure), et aussi cousine, Nicolasse Goyenague (née à Ciboure en 1864, le 11 juillet 1864 ; elle décèdera à Ciboure le 1er juin 1945),
11 enfants Passicot (nés de 1851, pour l’aîné, Jean-Martin, né à Ciboure, le 17 mai 1851, et 1855, pour le second, Juan Tomas, né à Buenos Aires, le 30 mars 1855, à 1873, pour le onzième et dernier, Francisco, né à Las Lomas de Zamora, en Argentine, le 15 juin 1873 ; et tous ayant vécu en Argentine),
Jean-Baptiste Cerciat (né à Ciboure en 1854, le 20 septembre 1854 ; il décèdera à Ciboure le 26 novembre 1914),
Jean Cerciat (né à Ciboure en 1859, le 10 avril 1859 ; il décèdera très probablement à Nouméa, après 1912, où lui étaient nés trois enfants, Elise Cerciat, le 30 juillet 1894, Raymond Cerciat, le 24 janvier 1897, et André Cerciat, le 3 avril 1899),
et peut-être quelques autres Cerciat,
ainsi que peut-être quelques Etchepare,
parmi ceux que j’ai à ce jour repérés…
Voilà quelques questions que je me pose
sur ces cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel.
 A suivre…
Je joindrai prochainement _ et rencontrerai à son domicile luzien, et à plusieurs reprises _ la _ très aimable _ petite-fille de Magdeleine Hiriart-Gaudin, Madame Maylen Lenoir
Qui m’a écrit, par retour de courriel, le mercredi 29 mai 2019 _ je ne l’avais pas encore rencontrée _, ceci,
d’assez extraordinaire pour le chercheur que je suis :
« Vous m’apprenez beaucoup de choses sur ma famille ; j’ignorais absolument ces liens familiaux avec Maurice Ravel ; et j’en suis d’ailleurs très étonnée !
En effet mon père, Edmond Gaudin, nous avait toujours dit qu’il _ Ravel _ appelait ma grand-mère _ Magdeleine Hiriart-Gaudin _ « cousine » parce qu’l l’aimait bien !! C’était une forme amicale…
Je serai ravie de vous rencontrer lors d’un de vos prochains voyages à Saint-Jean-de-Luz, je suis curieuse de savoir comment vous avez pu trouver toutes ces informations.
Encore merci, Recevez, cher Monsieur, mes meilleures salutations« …
Et nous nous sommes effectivement rencontrés une première fois le vendredi 12 juillet suivant, et assez longuement, afin de nous faire découvrir, l’un l’autre, de premiers passionnants documents ;
et deux autres fois encore…
Ce mardi 28 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa
Dont acte.
Ce dimanche 11 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

En m’interrogeant sur les signatures « BibaL » et « Bibal » de deux tableaux de Pascal Bibal, le père, et François-Ignace Bibal, le fils _ où comment avance pas à pas la recherche

15nov

Voici mes micro-avancées de ce jour, pas à pas,

à propos des signatures « BibaL » et « Bibal »

apposées sur les toiles de Pascal Bibal et de son fils François-Ignace.

Et cela via 3 courriels, ce matin,
adressés
1) à Robert Poulou, à Cambo
2) à Maylen Lenoir-Gaudin à Saint-Jean-de-Luz
et 3) à Arnaud Lelièvre et Caroline Lelièvre Cabarrouy (cotebasqueencheres) à Saint-Jean-de-Luz :
les deux premiers courriels sont enchâssés ;
et j’y ajoute, plus bas, le troisième (et décisif ! : par la découverte du L majuscule en clôture du BibaL de la signature de Pascal BibaL…).
Voilà : un pas après l’autre,
et chaque fois après une interrogation sur ce que je viens de découvrir
et dont je prends conscience 
et qui fait question,

Chère amie,

m’occupent en ce moment des questions concernant Pascal Bibal et son fils François-Ignace,
et leur activité de peintres, à tous deux.
Hier, le commissaire-priseur Arnaud Lelièvre, de Saint-Jean-de-Luz, m’a adressé un courriel qui m’a conduit à me poser des questions
sur la paternité de la toile L’Apprenti-Boucher, peinte à Saint-Jean-de-Luz au mois d’août 1895,
car il m’a appris que c’est lui, commissaire-priseur, qui avait attribué cette œuvre _ proposée aux enchères publiques _ à Pascal Bibal, et non à son fils François-Ignace,
en raison de la date indiquée sur la toile : « août 1895« … Mais en fait, la signature au bas et à droite de ce tableau, ne comporte, elle, pas de prénom. Juste le nom : BibaL.
Et si François-Ignace signe _ systématiquement, semble-t-il _ ses toiles de son seul nom, Bibal (sans prénom),
je commence par ignorer _ faute d’avoir été attentif à cette signature présente sur l’image (réduite) du tableau _  comment procédait son père, Pascal Bibal…
ll serait donc intéressant d’aller y regarder d’un peu près : à la loupe grossissante…
Ainsi que de répertorier les toiles connues de ce peintre, dont, pour ma part, je ne connais que des portraits ;
alors que de son fils je ne connais que des paysages…
Le Portrait de groupe dans un intérieur _ c’est moi qui l’ai baptisé ainsi ; cf l’image de ce superbe tableau en mon article du 27 mars 2019 :  _que j’ai trouvé sur Internet (sans indication de localisation)
m’a semblé tout à fait remarquable !
Je viens aussi, à l’instant, de découvrir une signature de Pascal Bibal, qui m’avait jusqu’ici échappée : Pascal Bibal met l’initiale P. devant son nom Bibal.
Et surtout je m’aperçois de la graphie commune (le L majuscule à la fin de BibaL) de la signature P. BibaL que je viens de découvrir sur le web
avec le BibaL de la signature de L’Apprenti-boucher !
Eurêka !
L’Apprenti-boucher semble donc bien une œuvre de Pascal BibaL, le père ;
et non de son fils !

Voici aussi le courriel que je venais d’adresser juste auparavant à Robert Poulou,
éminent expert en la peinture basque _ et je n’avais encore découvert ce L final de la signature de Pascal BibaL en ses tableaux… _ :
Monsieur,

c’est à votre expertise concernant les peintres basques _ et leurs façons de procéder _ que je fais appel,
à propos de mes recherches concernant les peintres luziens Bibal, père et fils : Pascal Bibal et François-Ignace Bibal.
D’abord, pour en fixer un cadre de départ,
voici des liens aux 5 plus récents articles sur eux que j’ai publiés sur mon blog,
en plus, pour commodité, du récapitulatif du 1er octobre dernier
sur l’ensemble de ma recherche sur les cousinages basques à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz de Maurice Ravel : 
Mes articles ne sont pas de la plus grande aisance de lecture,
car je m’efforce d’y être le plus précis possible, au risque d’être un peu lourd, redondant, et pénible à suivre.
C’est le progrès de la connaissance que je vise, et pas le loisir agréable du lecteur, auquel je ne prétends pas…
Comme je vous l’ai indiqué, je suis à la recherche de la date et du lieu de décès de Pascal Bibal,
né à Saint-Jean-de-Luz le 12 juin 1847,
marié à Zarautz le 23 janvier 1877 à Dorotea Iburuzqueta,
et père de 6 enfants, tous nés à Saint-Jean-de Luz
entre le 17 septembre 1878 pour l’aîné, Ignace-François-Victor, et le 29 septembre 1888 pour le benjamin, Philippe-Joseph :
_ le 17 septembre 1878 pour l’aîné, Ignace-François-Victor
_ le 27 novembre 1880 pour la seconde, Marie-Micaëla-Léonie
_ le 3 mai 1882 pour le troisième, Grégoire
_ le 5 mai 1884 pour la quatrième, Élise
_ le 28 juin 1887 pour la cinquième, Jeanne-Ignace-Bernardine
_ et le 29 décembre 1888 pour le sixième et dernier, Philippe-Joseph.
Pascal Bibal a participé (avec son jeune frère Léon-Pierre : Saint-Jean-de-Luz, 1er février 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1884)
à la décoration de la voûte au-dessus de l’autel de l’église Saint-Jean-Baptiste, en 1871.
Dans divers actes d’état-civil, Pascal Bibal est qualifié de peintre (en 1878, 1884, 1887 et 1888), et parfois aussi d’antiquaire (en 1880 et 1882)
_ en 1884, alors qu’il est domicilié au 5 rue Gambetta, il est même qualifié de propriétaire (cette unique fois-là à ma connaissance) et peintre.
Et ses domiciles à St-Jean-de-Luz ont _ un peu bizarrement : pour quelles raisons ? _ varié :
lui-même est né Grand Rue n° 22, en 1847 (alors que ses parents étaient domiciliés au n° 21 de la Grand Rue) ;
et ses 6 enfants sont successivement nés
Grand Rue n° 39, en 1878
Grand Rue n° 16, en 1880
Grand Rue n° 16, en 1882
rue Gambetta n° 5, en 1884
rue Tourasse n° 13, en 1887
rue Saint-Jacques (sans précision de numéro), en 1888.
La dernière référence d’état-civil de la domiciliation de Pascal Bibal à Saint-Jean-de-Luz
date de la naissance de son dernier enfant, Philippe-Joseph, le 29 décembre 1888 : rue Saint-Jacques.
Et nulle trace d’un éventuel décès de Pascal Bibal à Saint-Jean-de-Luz à l’état-civil de la ville
à partir de 1888 et jusqu’au 21 décembre 1900. Ni non plus à partir du 1er janvier 1901.
Mais Pascal Bibal est décédé avant 1899, voire avant 1898,
d’après le livret militaire de son fils aîné (classe 1898)…
J’ignore pour quelles raisons Pascal Bibal a quitté Saint-Jean-de-Luz,
et probablement pour Bilbao _ où il serait peut-être décédé _,
comme en témoignent les documents de situation militaire de ses fils
Ignace-François-Victor (classe 1898)
et Grégoire (classe 1902) :
les parents des deux appelés, Pascal Bibal et son épouse Dorotea Iburuzqueta, y sont en effet déclarés, les deux fois, domiciliés à Bilbao,
et leur père est également déclaré les deux fois (en 1898 et en 1902) décédé (feu Pascal Bibal).
La date du conseil de révision d’Ignace-François-Victor (classe 1898) n’est cependant pas précisément indiquée : en 1898 ou 99…
Sur le site de vente cotebasqueencheres
des commissaires priseurs Arnaud Lelièvre et Caroline Lelièvre Cabarrouy, à Saint-Jean-de-Luz 
figurent, accompagnant l’image du tableau L’Apprenti-boucher,
les indications « Pascal Bibal, août 1895 ».
J’en ai déduit qu’à cette date Pascal Bibal était encore vivant et actif à Saint-Jean-de-Luz…
Or voici qu’hier je reçois un courriel d’Arnaud Lelièvre
m’informant que c’est lui qui a supposé que Pascal Bibal était l’auteur de cette toile datée de 1895, 
et non son fils (né le 17 septembre 1878 : en août 1895, François-Ignace n’avait pas encore 17 ans) ;
car la toile est seulement signée Bibal, sans prénom ;
et cela, du fait des âges et du père (48 ans) et du fils (pas encore 17 ans) en 1895…
En faveur de cette hypothèse,
on pourrait aussi ajouter qu’on ne connaît pas, à ce jour, semble-t-il, de portraits du fils, seulement des paysages ;
alors que du père, on ne connaît que des portraits, et pas de paysages.
De fait,
pour L’Apprenti-boucher, l’inscription qui se découvre au bas de la toile et à droite, est la suivante :
BibaL
8 – 95 S.J.D.L.
Et si, de fait François-Ignace Bibal signe ses toiles de son seul nom, Bibal (sans ses prénoms),
il se trouvait que j’ignorais alors comment Pascal Bibal, lui, signait ses toiles
_ je viens d’apprendre à l’instant qu’il mettait un P. devant son nom ; et vais remarquer quelques minutes plus tard qu’il met aussi une majuscule au L qui termine son nom… _ ;
or à ce jour je n’ai eu accès qu’à 3 (autres ?) images de toiles de Pascal Bibal :
_ un Portrait de Dame basque (sur le site du commissaire-priseur Carrère à Pau) ;
_ un Portrait de famille en un intérieur (dont j’ignore la situation ; et c’est moi qui le baptise ainsi _ cf l’image de ce superbe tableau en mon article du 27 mars 2019 :  _), vraiment très intéressant : peut-être s’agit-il de la famille Bibal à Saint-Jean-de-Luz ; ou de la famille Iburuzqueta à Zarautz…
_ et le Portrait du peintre (de Zarautz) Sabino Iceta Amezti : ami de Pascal Bibal) _ cf l’image de ce portrait en mon article du 28 octobre 2019 : .
Marie-Hélène Deliart, documentaliste au Musée basque de Bayonne, m’a informé
que la mairie de Ciboure possédait une toile de Pascal Bibal,
mais sans m’en indiquer le titre, ni m’en adresser une image…
Peut-on induire de cette signature sans prénom au bas de L’Apprenti-boucher 
que le fils _ si c’est bien lui l’auteur de ce tableau… _ pouvait se la permettre en 1895
du fait du décès, déjà à cette date, de son père ?
Sans risque de confusion désormais entre son père (défunt) et lui…
Mes récents articles se sont intéressé aux péripéties de voyages des enfants Bibal,
entre Saint-Jean-de-Luz, Bilbao et La Havane _ avec des allers et retours pour de brèves vacances à Paris et au pays basque jusqu’à la fin de leurs vies ; ils étaient fortunés…
Voilà.
Je pense que votre compétence concernant la peinture basque, et en particulier l’œuvre de François-Ignace Bibal,
sa façon de signer ses tableaux,
et d’y joindre à l’occasion quelque mention de date ou de lieu,
peut vous permettre d’apporter des lumières à mon ignorance…
Bien à vous,
et avec mes remerciements pour votre accueil à mon questionnement pictural,
Francis Lippa à Bordeaux
Voilà donc, chère amie, comment, pas à pas, j’avance…
Bien à vous,
Francis Lippa, à Bordeaux
 Cher Monsieur, chère Madame,

votre courriel d’hier après-midi,
ainsi que la conversation téléphonique qui a suivi,
m’ont conduit à pas mal de questions sur la paternité de L’Apprenti-boucher.
Notamment à propos _ et à partir _ des signatures _ un peu de près observées _ des deux peintres.
D’une part, il semble que François-Ignace Bibal signait ses toiles de son seul nom, Bibalsans prénom _ à confirmer, bien sûr !
Et que peut-être il aurait pu le faire dès 1895 sans risque de confusion avec son père, si celui-ci était déjà décédé à cette date :
il l’est au moins en 1898 (ou 99) lors du conseil de révision _ sans plus de précision de date _ que passe François-Ignace (classe 1898)…
Feu Pascal Bibal (dixit le document) étant alors déclaré avoir été domicilié avec son épouse à Bilbao…
Mais d’autre part, je viens aussi de découvrir sur le web une signature de Pascal BibaL 
P. BibaL,
avec ce très typique L majuscule à la fin de son nom BibaL,
telle qu’elle figure sur le nom BibaL au bas à droite de L’Apprenti-boucher.
Le Portrait de groupe dans un intérieur (c’est moi qui le baptise ainsi _ cf l’image de ce superbe tableau en mon article du 27 mars 2019 :  _)
que j’ai trouvé sur Internet (sans indication de localisation hélas) attribué à Pascal Bibal,
m’a semblé tout à fait remarquable !
Mais on ne peut hélas pas distinguer sur cette malheureuse image la signature de l’auteur de ce tableau

Je viens aussi, à l’instant, de découvrir une signature de Pascal BibaL : celui-ci met l’initiale P. devant son nom BibaL.
Mais surtout je m’aperçois aussi
de la graphie commune (le L majuscule à la fin de BibaL) de la signature de P. BibaL que je viens de découvrir sur le web (et j’ignore pour quel tableau…)
avec le BibaL de la signature au bas et à droite de L’Apprenti-boucher !
Et voilà qui est décisif pour l’attribution de la toile à Pascal BibaL.
L’Apprenti-boucher semble donc bien une œuvre (tardive) de Pascal BibaL (alors âgé de 48 ans)
et non une œuvre de jeunesse de son fils François-Ignace (qui n’avait pas encore 17 ans en ce mois d’août 1895).
Enfin, et à ma connaissance _ loin d’être exhaustive _,
les œuvres connues de Pascal BibaL sont toutes des portraits,
alors que les œuvres connues de son fils François-Ignace sont toutes _ me semble-t-il du moinsdes paysages !
L’Apprenti-boucher semble donc bien, comme vous l’avez envisagé, une œuvre de Pascal BibaL.
Et celui-ci, vivant et actif, se trouvait à Saint-Jean-de-Luz au mois d’août 1895…
Au plaisir, Madame, Monsieur, de vous rendre service,
Francis Lippa à Bordeaux
Voilà pour les avancées de ce matin.
Ce vendredi 15 novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Pour commenter mes toutes récentes recherches sur le contexte familial (des Hiriart-Gaudin) des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel

19août

Afin de commenter un peu mes toutes récentes recherches
sur le contexte luzien des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel
_ en l’occurence les parentés élargies de la famille Gaudin (et les Hiriart) _,
voici un courriel de ce jour :

Cher ami,
oui, les _ remarquables _ explorations de Jean-Noël Darrobers sont demeurées un peu trop partielles ;
et tel biographe récent s’est probablement contenté de les recopier
sans entreprendre vraiment de nouvelles recherches sur les parentés cibouro-luziennes de Maurice Ravel,
pas assez prestigieuses probablement à ses yeux : d’obscurs marins et marchandes de poissons (+ de successives naissances illégitimes !).
De même qu’il a un peu trop pris pour argent comptant les récits qui avaient cours dans la famille Gaudin
_ eu égard, surtout, à l’étrange refus, à mon avis, d’assumer leur cousinage ravélien via les Hiriart !
Possiblement _ telle est mon hypothèse pour le moment : à soumettre, bien sûr, à l’épreuve de faits plus probants ! _ suite à quelque incident _ tenu caché _ entre le jeune Edmond Gaudin (né en 1903) et Maurice Ravel _ ce n’est qu’une hypothèse…
D’après Madame Lenoir, son père n’appréciait pas beaucoup la musique de Ravel : de quoi cela peut-il être un indice ?..
Et Madame Lenoir me paraît parfaitement honnête ! C’est en amont, bien plus tôt, que la censure familiale semble s’être exercée…
Ma recherche a rebondi en deux temps cet été :
_ d’abord la découverte _ décisive ! _ du faire-part de décès de Charles Gaudin, présent sur le petit livre que Madame Lenoir m’a très gentiment prêté le 14 juillet,
avec les divers noms de cousins et petits-cousins (dont les Dougier, les Bordes, les Aguerregaray) qui y figurent ;
_ ensuite la curiosité spontanément exprimée de Madame Lenoir à propos des Dougier, quand je l’ai contactée, depuis Saint-Jean, au téléphone, le 10 août (à 14 h 25) :
je désirais lui remettre son petit livre, et explorer avec elle les archives familiales rassemblées par son frère ;
mais il ne lui était pas possible de me recevoir ce week-end-là.
Elle a seulement dit que le nom des Dougier se heurtait en elle à un blanc de sa mémoire, qui l’intriguait…
J’ai donc aussitôt travaillé là-dessus, et vite découvert que Henry Dougier (né en 1936) était le fondateur des Éditions Autrement _ mazette ! Et j’ai écouté les podcasts de ses cinq entretiens (chacun de 30′) pour À voix nue, sur France-Culture…
J’ai appelé alors Madame Lenoir, 
et la mémoire lui est revenue alors sur Henry Dougier et son père « Riquito » :
voici son courriel du 13 août (à 17 h 14) :
« Merci encore pour toutes vos recherches, il s’agit bien de Henry Dougier que je connaissais bien quand j’étais enfant et que j’ai un peu perdu de vue.. son père s’appelait également Henry et nous l’appelions Riquito, il avaient des ascendants espagnols.. ils appelaient ma grand-mère Magdeleine Hiriart Gaudin « Tante Madelon », mais je n’ai jamais su comment nous étions parents ..ils n’apparaissent dans aucune généalogie !! 
J’étais désolée de ne pas pouvoir vous rencontrer le week-end dernier, et j’espère que ce ne sera que partie remise, recevez cher Monsieur mes meilleures salutations »
D’où les 4 articles que j’ai pu rédiger en suivant :
Nous nous éloignons certes un peu de Ravel et des Delouart,
mais la famille Hiriart me paraît centrale (bien qu’un peu escamotée, me semble-t-il) dans la configuration familiale des Gaudin :
avec la personne-pivot de Dominique Hiriart (né le 28 janvier 1849), le père de Magdeleine Hiriart-Gaudin et beau-père de Charles Gaudin,
fils de Marie Etcheverry n° 1 et petit-fils de Marie-Baptiste Delouart n° 2,
et donc cousin au second degré avec Marie Delouart (née le 24 mars 1840), la mère de Maurice Ravel.
Il me faudra demeurer un peu longtemps à Saint-Jean-de-Luz
afin d’explorer beaucoup plus systématiquement les archives municipales de Ciboure _ je n’y ai passé que deux heures le 9 août dernier _ et celles de Saint-Jean-de-Luz.
À suivre,
et bien à vous,
Francis

Ce lundi 19 août 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

 

Une nouvelle pièce de ma recherche sur les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel : la branche Larroulet et la branche Hiriart-Gaudin de la descendance des Harispe

20juil

Poursuivant mes recherches sur les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel,
je me suis rendu le week-end dernier à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz afin d’y procéder à quelques rencontres.
Ayant rencontré à l’Association Jakintza à Ciboure, Jean-Pierre Larroulet _ dont le nom me disait quelque chose : je l’avais rencontré dans mes recherches de généalogies des cousinages cibouro-luziens Delouart-Ravel… _,
à défaut d’établir une parenté directe entre les Larroulet et les Delouart-Ravel de Ciboure _ je cherchais du côté des Etchepare cibouriens ; de fait, Marie-Jeanne Etchepare (1880 – 1958) est la grand-mère paternelle de Jean-Pierre Larroulet ; mais elle ne semble pas apparentée à Guilhem et Dominique Etchepare, qui ont épousé à Ciboure, en 1853 et 1861 Marie et Jean Delouart… _,
j’ai découvert un cousinage (au 4e degré) entre sa famille et certains membres de la famille Gaudin (cousins avec Maurice Ravel, via des Hiriart _ Dominique Hiriart et sa mère, Marie Etcheverry-Hiriart _), via des ancêtres communs _ luziens _, Harispe.
Et la famille Larroulet _ en plus du nom de Pierre Garmendia, gendre de Magdeleine Harispe _ figure d’ailleurs nommément sur le faire-part de décès de Charles Gaudin, à l’automne 1910 : une confirmation de ma thèse…
Voici comment :
Pierre Harispe 1755 – 1821 (qui épouse le 22 novembre 1786 Jeanne Quiliscabia 1761 – 1833) _ né et domicilié à Saint-Jean-de-Luz, laboureur _
est l’ancêtre commun de deux lignées,
issues, la première, de son fils Augier Harispe 1787 – 1870 (qui épouse le 27 avril 1824 Gracieuse Douat 1795 – 1862) _  né et domicilié à Saint-Jean-de-Luz, cultivateur ; cette branche-ci des Harispe n’a pas de parenté avec les Delouart-Ravel _ ;
et la seconde, de sa fille Magdeleine Harispe 1802 – 1883 (qui épouse le 6 février 1839 Raphaël Imatz 1797 – 1869) _ né à Urrugne et domicilié à Saint-Jean-de-Luz ; charpentier de marine ; c’est cette branche-là des Harispe qui a noué une parenté avec les Delouart-Ravel : par le mariage, le 3 juin 1874, entre Marianne Imatz (fille de Magdeleine Harispe), et Dominique Hiriart (fils de Marie Etcheverry n°1, elle-même fille de Marie-Baptiste Delouart n°2).
 
D’Augier Harispe :
Marie Harispe 1834 – 1916 (qui épouse le 30 avril 1873 Jean Larroulet 1839 – 1907) _ né et domicilié à Urrugne, laboureur _
Jean-Pierre Larroulet 1875 – 1926 (qui épouse le 27 octobre 1908 Marie-Jeanne Etchepare 1880 – 1958) _ né et domicilié à Saint-Jean-de-Luz, menuisier _ 
Henri-Pierre Larroulet 1909 – 1976 (qui épouse le 4 juin 1948 Adèle-Victoire Teilletche 1919 – 2007) _ né et domicilié à Saint-Jean-de-Luz _
Jean-Pierre Larroulet 1949 : que j’ai rencontré samedi matin au siège de Jakintza, à la Maison Ravel, à Ciboure. 
De Magdeleine Harispe, épouse Imatz :
Marianne Imatz 1845 – 1932 (qui épouse le 3 juin 1874 Dominique Hiriart, cousin de Maurice Ravel par leurs mères _ Dominique Hiriart, né et domicilié à Saint-Jean-de-Luz, d’abord menuisier ébéniste ; la mère de Dominique Hiriart, Marie Etcheverry-Hiriart, est, via sa mère Marie-Baptiste Delouart-Etcheverry, la cousine germaine de Sabine Delouart, qui est fille de Marie-Baptiste Delouart-Billac, ainsi que mère de Marie Delouart, la mère de Maurice Ravel…).
Magdeleine Hiriart 1875 – 1968 (qui épouse le 28 septembre 1901 Charles Gaudin 1875 – 1910) _ né et domicilié à Saint-Jean-de-Luz ; capitaine de navire au long cours _
Edmond Gaudin 1903 – 1988 (qui épouse en 1935 Angela Rossi 1905 – 1999) _ né et domicilié à Saint-Jean-de-Luz _
Maylen Gaudin 1942 : que j’ai rencontrée dimanche matin à Saint-Jean-de-Luz.
Il me faut ajouter encore que Marianne Imatz 1845 – 1932
a eu une sœur aînée Josèphe Imatz 1841 – 1905 (qui épouse le 2 juin 1875 Pierre Garmendia 1829 – 1911) _ né à Urrugne et domicilié à Saint-Jean-de-Luz, commerçant _ ;
et que Pierre Garmendia, l’époux et veuf _ dès novembre 1905 _ de Josèphe Imatz, figure sur le faire-part de décès de Charles Gaudin à l’automne 1910,
à titre d’oncle du défunt Charles Gaudin,
puisqu’époux de la nièce, Magdeleine Hiriart-Gaudin _ fille de Marianne Imatz-Hiriart et Dominique Hiriart _, de sa défunte épouse Josèphe Imatz-Garmendia.
… 

Je n’ai pas eu de contacts depuis samedi dernier avec des membres de Jakintza ;
et je suppose que les documents _ articles + arbre généalogique des Delouart-Ravel _ que je leur ai communiqués
demandent pas mal de temps pour être consultés et assimilés.
Ce samedi 20 juillet 2019, Francis Lippa

Ce que nous apprend de la famille Gaudin le faire-part de décès de Charles Gaudin, à l’automne 1910

16juil

Après avoir pu lire _ et déchiffrer à la loupe _ les faire-part de décès

d’Edmond Gaudin _ décédé en son domicile, 41 rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz, le 28 décembre 1920 _,

de Marianne Imatz-Hiriart _ décédée en son domicile, 50 rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz, le 9 juillet 1932 (et belle-mère de Charles Gaudin) _

et d’Annette Bibal-Gaudin _ décédée en son domicile, rue du Midi, à Saint-Jean-de-Luz, le 21 novembre 1936 _ ;

ainsi que les Remerciements dans la presse locale suite aux obsèques _ le 23 novembre 1936 _ d’Annette Bibal ;

respectivement, pour les faire-part,

en mon article du 8 juin  ;

celui du 26 mai :  ;

et celui du 10 juillet :  ;

ainsi que, pour le Remerciements ;

en celui 1er juin :  ;

voici que me tombe maintenant sous les yeux,

à la page 84 du petit livre privé

qu’a, avec amour, composé Maylen Gaudin-Lenoir, en novembre 2013 _ et qu’elle vient de très gentiment me prêter _ :

Les Dernières Lettres de mon Grand-Père _ Charles Gaudin _,

le faire-part du décès de Charles Gaudin,

« décédé accidentellement _ par noyade dans le fleuve _ le 13 septembre 1910, à Bimbo, territoire de Bangui (Congo français), à l’âge de trente-quatre ans« .

Ce qui permet de compléter le détail de la connaissance de la famille Gaudin,

les amis de Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz.



Le voici, ce faire-part de l’automne 1910 :

Madame Charles GAUDIN ;

Monsieur Edmond GAUDIN ;

Monsieur et Madame Edmond GAUDIN, Monsieur et Madame Dominique HIRIART ;

Monsieur Pierre GAUDIN ; Mademoiselle Marie GAUDIN, Monsieur Henri COURTEAULT, archiviste aux Archives Nationales, et Madame Henri COURTEAULT ; Monsieur Pascal GAUDIN ; Mademoiselle Marie HIRIART ;

Monsieur Pierre COURTEAULT ;

Monsieur Pierre GARMENDIA ; Madame Charles GAUDIN ; Madame Pascal BIBAL ; Mademoiselle B. BIBAL ;

Monsieur et Madame Paul GAUDIN ; Mademoiselle Marie GAUDIN ; Monsieur Eugène GAUDIN ; Monsieur l’Abbé Jean GAUDIN ; Mademoiselle Thérèse GAUDIN ; Messieurs Marcel et Henri GAUDIN ; Monsieur Paquito BIBAL ; Mesdemoiselles Marie et Élise BIBAL ; Monsieur et Madame Grégoire BIBAL ; Monsieur Pepe BIBAL

Monsieur et Madame Martin ZOZAYA ;

Les familles GAUDIN, ANDURANDÉGUY, ELISSALT, MESNARD, LABORDE, DUPOUY, BORDES, AGUEREGARAY, LARROULET, SAINT-GLAN, MATHIEU et CAPDEPON ;

Ont la douleur de vous faire part de la perte cruelle qu’ils viennent d’éprouver en la personne de

Monsieur Martin-Marie-Charles GAUDIN

Capitaine au long cours

leur époux, père, fils, gendre, frère, beau-frère, oncle, neveu, cousin-germain, cousin et petit-cousindécédé accidentellement le 13 septembre 1910, à Bimbo, territoire de Bangui (Congo français), à l’âge de trente-quatre ans.

Priez Dieu pour Lui !

Quelques uns de ces noms, ceux absents des faire-part consultés précédemment, méritent un commentaire.

D’abord, Pierre GAUDIN (Saint-Jean-de-Luz, 7 février 1878 – Oulches-Hurtebise, 12 novembre 1914) et Pascal GAUDIN (Saint-Jean-de-Luz, 31 mars 1883 – Oulches-Hurtebise, 12 novembre 1914) sont les deux frères qui, avec le défunt Charles GAUDIN, demeuraient de la fratrie des fils Gaudin, après le décès de leur plus jeune frère, Louis Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 23 février 1886 – 23 février 1899), décédé de maladie foudroyante.

Tous deux, Pierre et Pascal, seront tués ensemble, d’un même tir de canon, le jour même de leur arrivée au front, à Oulches-Hurtebise, sur le chemin aux Dames, le 12 novembre 1914.

Pierre GARMENDIA (Urrugne, 18 janvier 1829 – Saint-Jean-de-Luz, 15 janvier 1911)

fait partie des grands-oncles et grands-tantes du défunt,

que sont aussi Louisa Schlaegel-Gaudin (Madame Charles GAUDIN), Dorotea de Iburuzqueta (Madame Pascal BIBAL) et Bernardine Bibal (Mademoiselle B. BIBAL).

Pierre GARMENDIA est en effet le mari veuf de Josèphe Imatz (Saint-Jean-de-Luz, 7 septembre 1841 – Saint-Jean-de-Luz, 27 novembre 1905), la défunte sœur aînée de Madame Dominique HIRIART, Marianne Imatz-Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 octobre 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 9 juillet 1932) ;

laquelle est la mère de la veuve du défunt, Madame Charles GAUDIN : Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 15 juin 1968).

Nous qui ignorons encore à ce jour les dates de naissance (en 1846) et de décès de Pascal Bibal _ ce peintre important, pourtant ! _, le frère d’Annette Bibal-Gaudin, la mère du défunt,

apprenons ici par l’absence du nom de l’oncle Pascal Bibal de ce faire-part,

que son épouse Madame Pascal BIBAL est déjà veuve à cette date du 13 septembre 1910.

Ensuite,

on peut remarquer que

les cousins François-Ignace (l’aîné de la fratrie, né à Saint-Jean-de-Luz le 17 septembre 1878) et Joseph Bibal (le benjamin de la fratrie _ j’ignore toujours sa date de naissance : postérieure à 1882 ; ce 1er novembre 2019, je la découvre : à Saint-Jean-de-Luz, rue Saint-Jacques, le 29 décembre 1788 _), 

mais pas leur frère Grégoire (né à Saint-Jean-de-Luz le 3 mai 1882) _ lui est déjà marié en 1910 : Monsieur et Madame Grégoire BIBAL… _, les fils de Pascal Bibal et son épouse Dorotea de Iburuzqueta,

sont ici prénommés par leurs diminutifs à l’espagnole : Monsieur Paquito Bibal et Monsieur Pepe BIBAL : c’est donc plus tard que se mariera (avec Rose-Marie : ils sont inhumés ensemble au cimetière d’Aïce Errota, à Saint-Jean-de-Luz) François BIBAL ;

quant à Joseph BIBAL, de même que ses sœurs Marie et Élise BIBAL, il est demeuré célibataire. 

Puis, apparaissent les noms des cousins _ via la veuve ainsi que le beau-père du défunt, Madame Charles GAUDIN (soit Magdeleine Hiriart-Gaudin) et Monsieur Dominique HIRIART (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – Saint-Jean-de-Luz, entre 1926 et 1929 : le 20 décembre 1926, à son domicile rue Gambetta) _ Monsieur et Madame Martin ZOZAYA :

soient la « tante Clotilde » Marie-Clotilde Dargaignaratz (Saint-Jean-de-Luz, 6 mars 1860 – Urrugne, 26 février 1963) et son mari Martin Zozaya (Urrugne, 1er août 1858 – Urrugne, 5 avril 1932).

Il faut remarquer ici qu’en l’absence de ses parents déjà décédés _ Marie Etcheverry-Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850) et Jean-Baptiste Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 18 avril 1816 – Saint-Jean-de-Luz, 24 septembre 1859) _,

c’est la tante maternelle de Dominique HIRIART, Marie Etcheverry-Dargaignaratz (Saint-Jean-de-Luz, 20 novembre 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 30 novembre 1900), et mère de sa cousine germaine Marie-Clotilde Dargaignaratz-Zozaya, qui a servi de représentant légal au beau-père du défunt, Dominique HIRIART, pour son mariage à Saint-Jean-de-Luz, le 3 mai 1874, avec Marianne Imatz…

C’est bien intéressant.


Ce mardi 16 juillet 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

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