Posts Tagged ‘« Mme Vve Paul Bonopéra »

Quelques nouvelles (en direct) de descendants Bonopéra : des mémoires qui s’estompent…

27fév

Après avoir consacré l’essentiel de ma journée à réviser l’ensemble des articles que j’ai consacré à mes recherches sur la famille Bonopéra _ et leurs itinéraires : Alger, Blida, Miliana, Rabelais, Orléansville, depuis leur arrivée en Algérie au moins avant 1835 _,

et suite à un coup de fil d’un des leurs, me procurant très aimablement les contacts de quelques autres,

j’ai pu joindre ce jour un troisième descendant de la famille orléansvilloise des Bonopéra,

qui, à son tour, a répondu à quelques unes de mes interrogations _ même si la mémoire du passé commence à s’estomper…

Mais je n’ai pas pu découvrir qui était cette « Mme Vve Bonopéra« , née Confex _ la veuve de ce Paul Bonopéra décédé à Orléansville le 18 janvier 1916 (il était né à Miliana le 1er octobre 1856) _, dont aucun de mes correspondants Bonopéra, jusqu’ici, n’a gardé un souvenir…

Même si cette « Madame Veuve Paul Bonopéra-mère » a vécu au moins quelques années _ j’ignore jusqu’ici la date de son décès : après le 7 octiobre 1935… _ dans la décennie des années 30 du XXème siècle :

elle figure dans l’avis de Remerciements, paru dans L’Écho d’Alger du 8 octobre 1935, consécutif aux obsèques de son neveu par alliance _ elle, était née Confex ; c’était son mari Paul qui était un Bonopéra ; et ce neveu était le troisième fils de sa belle-sœur Marguerite Bonopéra… _, Georges Morand de la Genevraye, né à Orléansville le 21 février 1888, et décédé à Orléansville, à l’âge de 47 ans, le 7 octobre 1935.

Il me paraît donc assez intéressant de comparer avec le contenu de ces Remerciements (en 1935) consécutifs aux obsèques de Georges Morand de La Genevraye, le contenu du faire-part de décès, paru dans L’Écho d’Alger du 23 mars 1922, du frère aîné de Georges, Alphonse-Jean Morand de La Genevraye (Orléansville, 7 juin 1872 – Orléansville, 19 mars 1922), décédé à Orléansville, à l’âge de 49 ans, le 19 mars 1922.

« Avis de Remerciements.

Mme Vve Alphonse Morand de la Genevraye ;

Mme Georges d’Apreval, née Morand de la Genevraye, M. Georges d’Apreval, et leurs enfants ;

M. et Mme Jules Morand de la Genevraye, et leurs enfants, de Rabelais ;

M. et Mme Georges Morand de la Genevraye, et leur fils, de Rabelais ;

M. et Mme Auguste d’Apreval, et leurs enfants, d’Alger ;

M. Alphonse Maréchal, et sa fille Jenny, d’Oran ;

M. et Mme Martin Tourrenc, de Saïda ;

Mme Vve Ermain Carrière, née Tourrenc, de Renault ;

M. et Mme Marius Tourrenc, et leurs enfants, de Renault ;

M. et Mme René Tourrenc, et leur fille, de Flinois ;

Mme Edouard Rousseau, née Tourrenc, et M. Rousseau, de Flinois ;

M. Maurice Tourrenc, de Renault ;

Mme Vve Reder, née Morand de la Genevraye, d’Affreville, et sa famille ;

Mme Vve Roesch, née Morand de la Genevraye, de Ferryville, et sa famille ;

Mme Vve Bader, née Morand de la Genevraye, d’Affreville ;

Mme Vve Paul Bonopéra, et sa famille, d’Orléansville ;

MM. Adrien et Marcel Morand de la Genevraye, d’Affreville ;

M. et Mme André Gugès, et leur famille, de Renault ;

M. Baptiste Tourrenc, et sa famille, de Blida ;

Mme Vve Pauly, et sa famille, de Rabelais ;

les familles Tourrenc, Dourdil, Magalon, Saint-Jevin, Chauvet, Sèves, Anglade, Herman et Carrière,

remercient (…) à l’occasion du décès de M. Alphonse MORAND DE LA GENEVRAYE, Propriétaire, Chevalier du Mérite Agricole,

leur époux, frère, beau-frère, oncle, cousin, parent et allié,

décédé à Orléansville le 19 mars 1922.« 

« Avis de décès.

Mme Vve Georges Morand de la Genevraye, et son fils Jean ;

Mme Georges d’Apreval, née Morand de la Genevraye, M. Georges d’Apreval ;

M. et Mme Jules Morand de la Genevraye, et leurs enfants, Robert et Suzanne ;

Mme Vve Alphonse Morand de la Genevraye ;

M. Auguste d’Apreval, et son fils ;

M. et Mme René d’Apreval, et leurs enfants ;

M. et Mme Lucien d’Apreval, et leurs enfants ;

M. et Mme Etienne Lauprêtre, née Morand de la Genevraye, et leurs enfants ;

M. et Mme René Raymond, née Morand de la Genevraye, et leurs enfants ;

M. Alphonse Maréchal, et sa fille Jenny ;

Mme Vve Paul Bonopéra mère ;

Mme Vve Roesch, née Morand de la Genevraye ;

Mme Vve Bader, née Morand de la Genevraye ;

Mme Vve Jean Peyrat ;

M. et Mme Eugène Ehrmann ;

M. et Mme Adolphe Ehrmann ;

M. et Mme Marc Samie, et leur fils Christian ;

les familles Morand de la Genevraye, d’Affreville, Reder, Bonopéra, Ferrand ;

M. Albert Attard,

vous font part (…) de Monsieur Georges MORAND DE LA GENEVRAYE,

leur époux, frère, beau-frère, oncle, neveu, parent, allié et ami,

décédé à Orléansville le 7 octobre 1935 . »

On pourra s’intéresser à comparer ces deux documents ;

ainsi que les ordres de préséance qu’ils comportent…

Ce samedi 27 février 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Faire un point provisoire sur les taches aveugles qui persistent en mon enquête sur la constellation familiale des apparentés à la branche algérienne des Ducos du Hauron

24fév

Depuis pas mal de temps maintenant,

je passe beaucoup de temps à enquêter, un peu tous azimuts, autour de la constellation familiale de la branche « algérienne – algéroise » de la famille Ducos du Hauron, à partir du moment où _ j’ignore à quelle date, mais probablement à Orléansville _ Amédée Ducos du Hauron (Agen, 9 février 1966 – Alger, 15 juillet 1935) a décidé de ne pas rentrer avec ses parents Alcide (Coutras, 29 juin 1930 – Savigny-sur-Orge, 13 mai 1909) et Césarine-Marie (Le Temple-sur-Lot, 3 février 1841 – Agen, mai 1923), son frère Gaston (Agen, 16 juin 1870 – Savigny-sur-Orge, 3 avril 1912), et son oncle Louis (Langon, 8 décembre 1837 – Agen, 31 août 1920), en France, mais de demeurer en Algérie, le pays où vivait celle qu’il a épousée _ un peu avant ou un peu après _, Marie-Louise Rey (Orléansville, 1879 – Agen, 20 septembre 1933).


La parenté « algérienne » d’Amédée Ducos du Hauron et des siens _ autour et puis issus de lui _, est ainsi constituée du terreau des filiations en amont et des apparentements, en Algérie, de son épouse Marie-Louise Rey, et de la sœur de celle-ci, sa belle-sœur par conséquent, Aimée-Laurence Rey, bientôt épouse de Victor-Nicolas-Benjamin Gadel ; et en amont de ces deux sœurs Rey, leurs oncles et tantes Gentet, et d’abord leur grand-mère Anne-Marie Schwartz, à Orléansville d’abord.

Puis, les apparentements de cette famille Gentet, avec les Wachter, les Ferrand, les Confex ;

et un peu plus tard, à partir du mariage de la fille aînée d’Amédée et Marie-Louise, Eveline Ducos du Hauron, avec Henri Ducros, avec les Ducros, et leurs cousins Charavel et Ferrand, etc.

Avec cet enracinement orléansvillois des Gentet-Rey, je me suis donc intéressé aux apparentements, avec les Wachter, et les Bonopéra.

Au point d’être intrigué par la présence, en plusieurs faire-part de décès de ces familles, d’une certaine « Mme Vve Bonopéra« , voire  »Mme Vve Paul Bonopéra » ; ou même « Mme Vve Paul Bonopéra-mère« …

Surtout quand je me suis heurté à la difficulté _ encore non résolue _ de faire coïncider la parenté Confex de celle-ci avec « Mme Vve Wachter née Confex« , sa sœur ; avec le fait que la mère des six enfants du défunt mari, Paul Bonopéra (Miliana, 1856 – Orléansville, 1916) de cette « Mme Vve Paul Bonopéra« , était une certaine Joséphine Girot (ou Giraud), comme cela apparaît dans les six actes de naissances, aux mairies de Pontéba, de Charon, d’Orléansville ou de Ténès-Rabelais, des six fils de ce Paul Bonopéra !!!

Et à cela sont venues se rajouter encore les méandres un peu confus des relations familiales compliquées de Marguerite Bonopéra, la sœur aînée de Paul, avec les Morand de la Genevraye, jusque dans les fils parfois confus de sa descendance _ en partie du fait de la destruction des archives d’Etat-civil de la ville d’Orléansville, lors des  terribles tremblements de terre de 1954 et 1980 ; ou des trous conséquents qui affectent aussi d’autres archives d’Etat-civil de diverses communes d’Algérie : ce serait trop simple, sinon…

Voilà !

Et tout cela demeure passionnant.

Et j’avance progressivement, jour après jour, patiemment, pas à pas…

Ce mercredi 24 février 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Dernier volet des des précisions sur les fils (et belles-filles) de Paul Bonopéra (Miliana, 1856 – Orléansville, 1916) : Alphonse Bonopéra (Charon, 1er janvier 1881 – Orléansville, 5 mars 1927)

20fév

Ce samedi 20 février, j’achève ma série de recherches sur chacun des six fils de Paul Bonopéra :

_ Jean Bonopéra, né le 18 juin 1877, à Pontéba _ cultivateur de profession, et résidant à Rabelais, au moment du conseil de révision, en 1898 _ ;

_ Paul Bonopéra, né 19 septembre 1878, à Pontéba _ cultivateur, et résidant à Rabelais, au moment du conseil de révision, en 1899 _ ;

_ Alphonse Bonopéra, né le 1er janvier 1881, à Charon _ cultivateur, et résidant à Rabelais, au moment du conseil de révision, en 1902 ; puis, plus tard, garde-champêtre _ ;

_ Auguste Bonopéra, né le 3 avril 1883, à Orléansville _ boulanger, et résidant à Rabelais, au moment du conseil de révision, en 1904 _ ;

_ Julien Bonopéra, né le 9 janvier 1887, à Charon _ commis des Postes et Télégraphes, et résidant à Orléansville, au moment du conseil de révision, en 1908 _ ;

_ Georges Bonopéra, né le 21 février 1892, à Ténès _ employé, et résidant à Orléansville, au moment du conseil de révision, en 1913 _ ;

et vais tâcher de donner le plus de précisions possibles, au vu de ce que je puis glâner, sur le parcours d’existence de chacun d’eux ;

en terminant par le troisième de ces 6 frères, Alphonse Bonopéra (Charon, 1er janvier 1881 – Orléansville, 5 mars 1927), le garde-champêtre de diverses communes, dont Les Attafs et Orléansville.

Alphonse Bonopéra (Charon, 1er janvier 1881 – Orléansville, 5 mars 1927) est demeuré célibataire ; et l’essentiel des renseignements sur lui se trouvent contenus en son livret militaire.

Si, en 1902, alors qu’il réside à Rabelais, il indique comme profession « agriculteur« ,

ensuite, et en diverses localités des environs d’Orléansville, ainsi qu’à Orléansville même, Alphonse Bonopéra fera fonction de « garde-champêtre » : par exemple aux Attafs, en 1923 ; ou à Orléansville, en 1924.

Alphonse Bonopéra avait résidé aussi à Renault, en 1911 ; à Orléansville, chez son frère Auguste le cafetier, en 1912 ; ou encore à Paul-Robert, en 1919 _ comme c’est relevé sur son livret militaire.

Durant la Grande Guerre, rappelé à l’armée active par décret du 1er août 1914, c’est sur proposition de la commission de réforme du 14 avril 1915, qu’Alphonse Bonopéra sera classé au service auxiliaire : pour « éthylisme chronique« .

Et à son décès survenu le 5 mars 1927 à Orléansvillec’est tout spécialement à son plus jeune frère Julien (né en 1887), « notre sympathique conseiller municipal M. Julien Bonopéra« , que le journal L’Écho d’Alger adresse ses sincères condoléances _ probablement du fait de la situation de Julien Bonopéra au sein du Conseil municipal d’Orléansville… _ pour la disparition de l' »ancien garde-champêtre » de la ville…

L’avis du journal ne mentionnant alors ni sa mère, « Mme Vve Paul Bonopéra« , ni ses trois autres frères : Jean (né en 1877), Paul (né en 1878) et Auguste (né en 1883).

Une autre forme de destin.

Ce samedi 20 février 2020, Titus Curiosus -Francis Lippa

Suite des précisions sur les fils (et belle-filles) de Paul Bonopéra (Miliana, 1856 – Orléansville, 1916) : Paul Bonopéra fils (Pontéba, 1878 – Orléansville, 1930)…

17fév

Ce mercredi 17 février, je poursuis ma recherche de précisions sur chacun des six fils de Paul Bonopéra :

_ Jean Bonopéra, né le 18 juin 1877, à Pontéba _ cultivateur de profession, et résidant à Rabelais, au moment du conseil de révision, en 1898 _ ;

_ Paul Bonopéra, né 19 septembre 1878, à Pontéba _ cultivateur, et résidant à Rabelais, au moment du conseil de révision, en 1899 _ ;

_ Alphonse Bonopéra, né le 1er janvier 1881, à Charon _ cultivateur, et résidant à Rabelais, au moment du conseil de révision, en 1902 ; puis, plus tard, garde-champêtre _ ;

_ Auguste Bonopéra, né le 3 avril 1883, à Orléansville _ boulanger, et résidant à Rabelais, au moment du conseil de révision, en 1904 _ ;

_ Julien Bonopéra, né le 9 janvier 1887, à Charon _ commis des Postes et Télégraphes, et résidant à Orléansville, au moment du conseil de révision, en 1908 _ ;

_ Georges Bonopéra, né le 21 février 1892, à Ténès _ employé, et résidant à Orléansville, au moment du conseil de révision, en 1913 _ ;

et vais tâcher de donner le plus de précisions possible, au vu de ce que je puis glâner, sur le parcours d’existence de chacun d’eux ;

en en venant ce soir au deuxième, Paul Bonopéra-fils _ le boulanger de la rue d’Isly à Orléansville _, sur lequel, et la famille duquel, ma moisson de découvertes paraît d’abord _ assez étonnemment _ relativement mince ; mais ma recherche, en re-parcourant un peu mieux mes notes déjà engrangées, va heureusement progresser…

Et bien sûr l’absence d’archives d’Etat-civil pour Orléansville _ et ses environs _ constitue toujours une source permanente de complications pour ma recherche.

D’abord, j’ai relevé deux incidents ayant marqué la vie de Paul Bonopéra-junior (Pontéba, 19 septembre 1878 – Orléansville, 3 novembre 1930), le patron-boulanger de la rue d’Isly à Orléansville, en 1921 et en 1925 :

_ le 13 mai 1921, il réussit à maîtriser, rue d’Isly, une jument qui s’était emballée ;

_ et le 22 janvier 1925, un incendie s’est déclaré dans le four de la boulangerie de la rue d’Isly, vers 9 heures ; mais a pu être rapidement maîtrisé grâce à l’aide des voisins aussitôt accourus…

Pour ce qui concerne maintenant la vie familiale de ce Paul Bonopéra-junior,

c’est presque par miracle _ et assez tardivement en mes recherches _ que j’ai pu mettre un nom sur l’épouse de ce Paul Bonopéra-fils : il s’agit de Marie Cathébras, issue d’une famille originaire de la Lozère.

Mais ce n’est pas grâce à l’acte de naissance, à Renault, le 6 octobre 1907, du petit Marcel Bonopéra, fils de Paul Bonopéra-fils et son épouse, que j’ai pu découvrir le nom de jeune fille de cette épouse de Paul Bonopéra-fils _ le boulanger de la rue d »Isly à Orléansville _, et mère de ses enfants _ et qui, à la mort de son mari, le 3 novembre 1930, deviendra, à son tour, une « Mme Vve Paul Bonopéra » ; faisant de la veuve de son beau-père (le premier Paul Bonopéra : né à Mliana le 1er octobre 1856 et décédé à Orléansville le 18 janvier 1916) une « Mme Vve Paul Bonopéra-mère« … _, parce que malheureusement le mauvais état de cet acte de naissance du petit Marcel Bonopéra a rendu illisible le nom de sa mère (et épouse de son père, le premier Paul Bonopéra) ;

non, c’est grâce à l’acte de naissance d’une petite Pauline Bonopéra, née, elle, deux ans avant son petit frère Marcel, à Rabelais, le 5 mai 1905.

Sur cet acte d’état-civil parfaitement lisible, lui, la petite Pauline Bonopéra est en effet la fille de Paul Bonopéra, 26 ans, boulanger _ déjà : il n’est plus « cultivateur« , comme sur son livret militaire de 1898… _, domicilié à Rabelais, et de Marie Cathébras, 24 ans, sans profession : ce qui fait remonter la naissance de Marie Cathébras à l’année 1880, ou 1881.

Un document donc très important !

En revanche, je n’ai pas réussi jusqu’ici à mettre la main sur un acte d’État-civil me livrant des précisions sur la filiation de cette Marie Cathébras _ de quels parents était-elle la fille ; où et quand a eu lieu sa naissance… _ ;

sinon sa probable parenté avec quelques Cathébras installés en Algérie dans le courant du XIXème siècle : à Relizane, Ouarizane, Renault etc. .

Ainsi dans le faire-part du décès d’Armand-Joseph Cathébras, aubergiste, et un temps secrétaire de l’État-civil de la commune de Relizane, décédé le 22 avril 1926 à l’âge de 42 ans, se trouve mentionnée _ et c’est un indice de parenté tout à fait décisif ! _ la famille « Bonopéra d’Orléansville » _ plus que probablement la famille de Paul Bonopéra-fils, le boulanger, et de son épouse Marie Cathébras _ ;

ainsi, aussi _ et c’est à relever, au passage, et tenter d’exploiter… _ qu’une la famille « Wainkler« , de Renault et Rabelais _ sinon des parents (mais j’ignore par quels apparentements) des Cathébras ou/et des Bonopéra ; et, en effet, revient à ma mémoire le souvenir d’avoir déjà rencontré, dans le taillis massif de mes recherches généalogiques, l’association de ces noms de Bonopéra et « Wainkler«  en quelque autre faire-part ; du moins des amis proches :

et en effet, j’ai retrouvé que le nommé Henry Wainkler, forgeron à Rabelais, a eu de son épouse Marie Roux, deux fils, Alphonse et René-Pierre, nés tous deux à Rabelais le 23 juin 1901 et le 24 août 1903 ; et il se trouve que pour la déclaration de la naissance de ce petit René-Pierre Wainkler, à la mairie de Rabelais, le 26 août 1903, a assisté le père de l’enfant, le forgeron Henry Wainkler (âgé de 30 ans), Jean Bonopéra (alors âgé de 26 ans) ; et celui-ci n’est-il pas né, en effet, le 18 juin 1877 ?.. Les Bonopéra sont donc, à Rabelais, au moins amis des Wainkler.

De ee faire-part de décès d’un Armand-Joseph Cathébras, décédé le 22 avril 1926 à Relizane, je déduis que Marie Cathébras, l’épouse de Paul Bonopéra-le-fils, pourrait être une sœur aînée, née en 1880 ou 1881 _ nous l’avons relevé _ de ce défunt de 1926, décédé à l’âge de 42 ans _ Armand-Joseph Cathébras est donc né, lui, vers 1884 ; et Paul Bonopéra-fils, l’époux de la supposée sœur d’Armand-Joseph, est né le 19 septembre 1878… 1878, 1880-81, 1884 : ces dates ont une cohérence.

Un peu plus tard, je remettrai la main sur un autre document permettant de fixer indubitablement, cette fois, la date de naissance de Marie Cathébras : en 1880 ou 81 ; je vais bien sûr y revenir…

Et, pour en rester aux liens de parenté à l’intérieur d’une famille Cathébras en Algérie, j’ai aussi trouvé que, à Renault, en 1928, était « chef de culture« , et assistant l’administrateur principal de la commune, M. Victor Sedira, un certain Julien Cathébras : un probable parent, lui aussi _ même si j’ignore comment _ de cette Marie Cathébras épouse de Paul Bonopéra-le-fils (Pontéba, 19 septembre 1878 – Orléansville, 3 novembre 1930)…

Mais surtout il me faut traiter le plus précisément possible la question des enfants _ et de la descendance _ de Paul Bonopéra-le-fils, le « boulanger d’Orléansville » et de son épouse Marie Cathébras ; laquelle, devenue veuve le 3 novembre 1930, devient une nouvelle « Mme Vve Paul Bonopéra« , ainsi que « la boulangère » ; alors qu’il faudra désormais parler de sa belle-mère comme de « Mme Vve Paul Bonopéra-mère » _ j’ignore aussi la date de son décès mais « Mme Vve Paul Bonopéra-mère » est toujours bien vivante à la date du 8 octobre 1935 : elle figure en effet sous cette mention significative de « Mme Vve Paul Bonopéra-mère«  sur le faire-part du décès de M. Georges Morand de la Genevraye, décédé à Orléansville le 7 octobre 1935, publié par L’Écho d’Alger du 8 octobre 1935 : un document décidément important pour notre recherche…

Le nom d’un enfant de Paul Bonopéra-fils, le boulanger, qui revient à diverses reprises dans la chronique orléansvilloise est celui de Marcel Bonopéra, né à Renault le 6 octobre 1907, et qui va devenir instituteur à l’École de garçons d’Orléansville, au mois de juillet 1931 ; au point d’y fonder, dès le mois de décembre suivant, une « Amicale des Anciens Élèves de l’École de Garçons d’Orléansville«  ; au point que j’ai pensé un moment que Marcel Bonopéra était fils unique du couple de ses parents Paul Bonopéra-le-fils et Marie Cathébras.

Jusqu’à ce que ma recherche, tous azimuts, sur le nom des Cathébras présents en Algérie, me fasse découvrir non seulement l’acte de naissance du petit Marcel Bonopéra : né le 6 octobre 1907 à Renault, fils de Paul Bonopéra, 26 ans, « boulanger » à Orléansville _ voilà ! Paul Bonopéra-le-fils était donc déjà boulanger à Orléansville à cette date du 6 octobre 1907 de la naissance de son fils Marcel, à Renault : peut-être au domicile d’un parent Cathébras de la mère de l’enfant… _, et d’une dame dont le nom est _ hélas ! _ illisible sur cet acte de naissance, mal conservé ;

mais surtout sur l’acte de naissance d’une petite Pauline Bonopéra, née, elle, à Rabelais, le 5 mai 1905,

de Paul Bonopéra, 26 ans, « boulanger » _ déjà : Paul Bonopéra-le-fils, en 1905, n’est donc plus « cultivateur« , comme il était indiqué sur son livret militaire de 1899… _, domicilié _ cette fois, à cette date du 5 mai 1905 _ à Rabelais,

et de Marie Cathébras, 24 ans, sans profession _ et cette fois-ci le nom de la mère de la petite Pauline Bonopéra est parfaitement lisible (!).

Ce qui fait remonter la naissance de Marie Cathébras à l’année 1880 ou 1881 _ je l’ai déjà mentionné.

Ce document de mai 1905, à l’État-civil de Rabelais, est donc très important !

De toutes façons, j’avais bien relevé que sur l’avis de décès de Paul Bonopéra-le-fils, paru dans L’Écho d’Alger du 9 novembre 1930, était on ne peut plus clairement indiqué, ceci :

« Décès.

Nous avons appris avec beaucoup de peine que M. Paul Bonopéra, patron-boulanger, était décédé le 3 novembre courant, à l’âge de 52 ans _ cela en parfaite concordance avec son acte de naissance, à Pontéba, le 19 septembre 1878 : comme fils de Paul Bonopéra et Joséphine Girot (sic) : les noms propres sont souvent transcrits phonétiquement…

Condoléances à sa veuve et à ses enfants _ le mot est bien au pluriel ! _, ainsi qu’aux nombreuses familles _ issues de ses frères Bonopéra : Jean, Auguste et Julien _ atteintes par ce deuil« …

En conséquence de quoi, j’ignore si cette demoiselle Pauline Bonopéra, née à Rabelais le 5 mai 1905, et probablement toujours vivante au jour du décès de son père le 3 novembre 1930, s’est ou pas mariée, et a eu, ou pas, une descendance…

En revanche, nous disposons de pas mal d’informations _ tant dans L’Écho d’Alger que dans Le Progrès, d’Orléansville _ sur le parcours scolaire, puis la carrière professionnelle (comme instituteur), du petit Marcel Bonopéra, né à Renault le 6 octobre 1907 ;

ainsi que sur certains pans de sa vie familiale _ au moins jusqu’au mois de mai 1933, à la naissance de son fils Paul ; en revanche, je n’ai rien trouvé dans la presse locale sur la naissance, dix-huit mois plus tard, du second enfant de Marcel Bonopéra et son épouse née Odette Sanchez : le petit Jean-Pierre Bonopéra _ :

au mois de juin 1924, le petit Marcel Bonopéra est reçu au brevet élémentaire ;

au mois de juin de l’année suivante, il est admis au concours d’entrée à l’École normale d’instituteurs de la Bouzaréah _ sur les hauteurs d’Alger _ ;

et au mois de février 1928, Marcel Bonopéra est reçu aux examens du brevet supérieur, toujours à la Bouzareah.

Puis la carrière professionnelle d’instituteur de Marcel Bonopéra passe par Orléansville, puis Ténès, avant de revenir à Orléansville pour la rentrée scolaire de 1931 : sur un poste d’instituteur qui sera désormais le sien.

Enfin et surtout, le 6 juillet 1932, Marcel Bonopéra (né à Renault le 6 octobre 1907) épouse à Orléansville Melle Odette Sanchez (née à Orléansville le 23 novembre 1911, et fille de M. Antoine Sanchez, limonadier, propriétaire du Bar Glacier d’Orléansville, et Mme, née Marie-Françoise Gays) ;

puis, le 5 mai 1933, nous apprend L’Écho d’Alger du 8 mai 1933, Mme et M. Marcel Bonopéra sont les heureux parents d’un petit Paul Bonopéra _ prénommé Paul comme le père (boulanger) de Marcel, et comme le grand-père Bonopéra, né à Miliana le 1er octobre 1856 et décédé à Orléansville le 18 janvier 1916 _  ;

ce que Le Progrès, d’Orléansville du 11 mai annonce ainsi, en une rubrique « Carnet rose » :

« Le jeune et sympathique ménage de Mme et M. Marcel Bonopéra, instituteur, vient de recevoir un charmant et vigoureux petit bébé qui a reçu le joli prénom de Paul. Nous complimentons les heureux parents de ce beau bébé, ainsi que ses grands-parents, Mme Vve Bonopéra, Mme et M. Sanchez Antoine » _ cette fois, il n’est pas fait mention de  »

Voilà donc pour ce second fils de Paul Bonopéra (Miliana, 1856 – Orléansville, 1916) qu’est Paul Bonopéra-junior (Pontéba, 1878 – Orléansville, 1930), ainsi qu’une partie de sa descendance _ du moins à ce que j’en connais à ce jour…

Un peu plus tard, j’apprendrai de vive voix par communication téléphonique avec une descendante de la famille Bonopéra, que le petit Paul a bientôt eu un petit frère Pierre _ dont je n’avais jusqu’ici trouvé trace dans mes recherches parmi la presse locale du Progrès, d’Orléansville, ou L’Echo d’Alger.

Dont acte : le petit Paul Bonopéra est devenu dentiste à Menton ; et le petit Pierre, médecin à Antibes…

À suivre…

Et peu à peu, au fil de ces successifs articles, s’esquisse, aussi, une sorte de croquis, en pointillés, de la _ très vivante _ vie coloniale en Algérie dans la première moitié du XXème siècle, et tout spécialement à Orléansville et sa région : Pontéba, Charon, Rabelais, Renault, Oued-Fodda, La Ferme, etc.

Ce mercredi 17 février 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Les questions qui demeurent sur l’identité précise de « Madame Veuve Paul Bonopéra » : combien d’épouses a eues ce « Paul Bonopéra »-là (Miliana, 1er octobre 1856 – Orléansville, 18 janvier 1916) ?..

13fév

Les questions de mes deux précédents articles  et ,

ouvertes à partir de l’article qui les précédait ,

et qui portent sur l’identification précise de celle qui deviendra la veuve de Paul Bonopéra, le 18 janvier 1916, à Orléansville,

demeurent pendantes…

Et ma tâche de ce samedi 13 février consiste à tâcher de faire des progrès dans l’identification de celle qui allait ainsi devenir, ce 18 janvier 1916, « Madame Veuve Bonopéra« , « Madame Veuve Paul Bonopéra«  ;

et même, à partir du 3 novembre 1930, toujours à Orléansville, au décès de leur second fils, qui portait lui aussi ce même nom de « Paul Bonopéra« , et qui était le boulanger d’Orléansville (né à Pontéba le 19 septembre 1878, et décédé à Orléansville le 3 novembre 1930), « Madame Veuve Paul Bonopéra mère » ;

comme cela apparaît dans l’expression du faire-part de décès, paru dans L’Écho d’Alger du 8 octobre 1935, de son petit-neveu Georges Morand de la Genevray,

le troisième fils (Orléansville, 21 février 1888 – Orléansville, 7 octobre 1935) de sa nièce Augustine Morand de la Genevraye, la fille aînée de sa belle-sœur Marguerite Bonopéra _ et épouse d’Auguste Morand de la Genevraye (Varsovie, 11 septembre 1844 – Orléansville, 25 mai 1904, maire d’Orléansville _, qui était sa belle-sœur, parce qu’elle était la sœur (née le 22 janvier 1849, à Miliana) de son mari Paul Bonopéra (né le 1er octobre 1856, à Miliana)…

Il me reste à faire un peu de lumière sur de qui m’apparaît, du moins à ce jour, compte tenu des données éparses que j’ai pu recueillir sur l’histoire matrimoniale pas encore assez claire de ce Paul Bonopéra, né à Miliana le 1er octobre 1856 et décédé à Orléansville le 18 janvier 1816, et conseiller municipal d’Orléansville depuis les élections municipales complémentaires du 17 juillet 1907 _ par 239 voix/274 ; Paul Bonopéra était alors âgé de 51 ans: ce qui confirme l’année 1856 de sa naissance, à Miliana ; de même que Le Progrès d’Orléansville qui donne l’âge de Paul Bonopéra à sa mort au mois de janvier 1916 : 60 ans, confirme là encore la concordance des dates de l’existence de ce même Paul Bonopéra, entre 1856 et 1916 _ :

_ père d’au moins six enfants Bonopéra _ je compte ici seulement, pour le moment, les garçons, dont j’ai pu avoir accès aux livrets militaires… _, en 1877 (Jean), 1878 (Paul), 1881 (Alphonse), 1883 (Auguste), 1887 (Julien) et 1892 (Georges), dont la mère est Joséphine Giraud ;

_ père d’un autre garçon, nommé Marie-André Bonopéra, né le 5 juin 1897 à Rabelais, et décédé 20 jours plus tard, toujours à Rabelais, dont la mère est Marie-Jeanne-Virginie Claudet ; dont Paul Bonopéra obtiendra le divorce à la date du 28 juillet 1897, par un jugement du tribunal d’instance d’Orléansville, « aux torts et griefs de Marie Claudet » _ pour des raisons qui n’apparaissent pas (et pourraient avoir partie liée, d’une façon ou d’une autre au décès de ce bébé, le 25 juin, à Rabelais _

_ enfin, il apparaît encore que cette « Madame Veuve Bonopéra » serait, elle, »née Confex« , puisque c’est sous cette appellation qu’elle paraît dans l’avis de décès de celle qui est affirmée être sa sœur : Elisabeth, « Madame Veuve Wachter, née Confex« , décédée à Alger le 30 mars 1925 _ née à Marseille le 28 décembre 1836, et fille aînée (née avant mariage) de Jean-Baptiste-Pierre Confex (Marseille, 28 décembre 1811 – Mustapha, 28 mai 1887) et de son épouse (leur mariage a eu lieu à Alger le 22 août 1837, huit mois après la naissance de cette petite Elisabeth-Joséphine-Baptistine) Marie-Claire-Joseph Vidal (Marseille; 22 septembre 1815 – Mustapha, 6 juillet 1869. Elisabeth-Joséphine-Baptistine Confex épousera à Mustapha le 26 mai 1857 Jean-Baptiste-Antoine Wachter (né à Rougemont, Haut-Rhin, le 5 février 1827).

Et ce couple d’Elisabeth Confex et son époux Jean-Baptiste-Antoine Wachter auront au moins 5 enfants Wachter :

Elisabeth-Marie-Louise, née le 9 mars 1858 à Medea ; Aimée-Marie, née le 2 septembre 1859 à Mustapha ; Louis-Jules, le 29 juillet 1866, à Orléansville ; Emile, le 15 mai 1869, à Mustapha ; et Marie Amélie, en 1874 ou 75, probablement à Orléansville.

Mais je dois aussi ajouter ici que, après leur petite Elisabeth, née à Marseille, les époux Confex auront en Algérie au moins 5 autres enfants Confex :

Aimée-Justine-Marie, le 7 février 1839, à Alger (future épouse le 18 juin 1868, à Alger, de Philippe Ferrand) ; Marius-Ernest-Jules, le 19 février 1841 (futur époux, le 26 août 1876, à Saint-Eugène, de Marie-Augustine Cremonini) ; Marius-Etienne, le 29 novembre 1843, à Alger (futur époux, le 5 mai 1870, à Oran, de Félicité-Adélaïde Tauriac) ; Marie-Léontine, le 28 mars 1846, à Alger ; et Zoé-Marie-Thérèse, le 19 août 1852, à Alger (future épouse, le 13 mai 1876, à Mustapha, de Henry-Anastas Clément. Mais manque dans cette énumération celle que le faire-part de décès de « Mme Vve Wachter, née Confex«  paru dans Le Progrès d’Orléansville du 2 avril 1925, qualifiait de « sœur » de la défunte, « Mme Vve Bonopéra« … ; lisons :

« Nécrologie. Nous avons appris avec peine le décès à Alger à l’âge de 89 ans, de Mme Wachter née Confex, mère de notre ami M. Emile Wachter, d’Orléansville, et soeur de Mme Vve Bonopéra. Très estimée à Orléansville où elle avait demeuré de très nombreuses années, la défunte ne laisse que de très bons souvenirs à tous ceux qui l’on connue« 

Soit un document essentiel et décisif pour notre recherche concernant le défunt (le 18 janvier 1916) mari de cette désormais, en 1925, « Mme Vve Bonopéra« , ou « Mme Vve Paul Bonopéra«  : Paul Bonopéra, né à Miliana le 1er octobre 1856 ; et décédé à Orléansville le 18 janvier 1916.

L’absence des registres d’Etat-civil d’Orléansville, disparus lors des tremblements de terre d’Orléansville, continue de peser sur les frustrations de ma recherche…

Et les pistes de recherches que j’ai explorées ce jour, sur les dames Joséphine Giraud et Marie-Jeanne-Virginie Claudet ayant vécu en Algérie, à Rabelais, ou bien à Pontéba, Charon ou Ténès, en plus d’Orléansville, n’ont rien donné pour le moment.

Je dois donc concevoir d’autres pistes de recherche.

Et tout cela prend du temps. Il faut être patient et tenace : j’essaie de l’être. Des portes finiront par s’ouvrir, avec un peu de chance, la sérendipité aidant.

…`

À suivre.

Ce samedi 13 février 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

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