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La splendeur féérique de la clarinette de Martin Fröst : une nouvelle célébration de son CD « Nights Passages »…

29juil

Le 26 avril dernier,

mon article «  » célébrait illico presto la nouvelle éclatante somptueuse virtuosité de Martin Fröst, en son tout récent CD Sony « Night Passages« .

Et voici que ce vendredi 29 juillet, et sous la plume de Patrice Imbaud,

ResMusica vient à nouveau faire l’éloge du très marquant CD Sony 19439917402, « Night Passages« ,

avec un très judicieux article intitulé « Martin Fröst : la clarinette à fleur de peau«  :

Martin Fröst, la clarinette à fleur de peau

Pour son dernier opus discographique, le clarinettiste Martin Fröst, Artiste de l’année ICMA 2022, nous livre un album fidèle à son image, inclassable, éclectique, au travers d’un florilège d’arrangements, conçu comme une émouvante errance nocturne _ voilà _ teintée de mélancolie.

Un disque que Benny Goodman n’aurait, sans doute, pas démenti par le savant mélange des genres, appariant musique baroque (Bach, Scarlatti, Purcell, Rameau, Haendel, Celsi), musique de jazz (Chick Corea, Richard Rodgers, Gordon Jenkins), ou encore musique folklorique suédoise. Une savoureuse compilation toute entière inspirée par l’envie et le plaisir de jouer _ voilà. Un album ludique certes, mais pas que : un enregistrement dont on ne sait qu’admirer le plus d’une technique vertigineuse _ en effet ! _ faisant appel aux procédés les plus audacieux et périlleux (double langue et respiration circulaire), d’une sonorité d’une inaltérable rondeur dans tous les registres, d’une tessiture élargie dans le grave grâce à un nouvel instrument conçu en collaboration avec Buffet-Crampon, de la virtuosité inspirée _ mais oui ! _ de l’improvisation, de la douceur du legato avec de sublimes pianissimi, ou de la netteté des staccatos bondissants, sans oublier une note d’humour réconfortante.

Bref, un disque superbement pensé, chargé d’émotion et haut en couleurs _ oui _, mettant en évidence la clarinette de Martin Fröst qui se décline, ici, dans tous ses états depuis la confidence jusqu’à la distorsion ou le cri, exaltée par la contrebasse de Sébastien Dubé et le piano de Roland Pöntinen _ ne pas les oublier ! _, magnifiée encore par une belle prise de son. Incontournable ! _ oui !

Domenico Scarlatti (1685-1757) : Sonate K. 32 ; Sonate K. 1.

Chick Corea (1941-2021) : Children’s Song n° 15 ; Armando’s Rhumba.

Johann Sebastian Bach (1685-1750) : “Jesus bleibet meine Freude”, extrait de la Cantate BWV 147 ; Sinfonia n° 5 BWV 791 ; Sinfonia n° 15 BWV 801.

Henry Purcell (1659-1695) : Music for a while, extrait d’Oedipus ; Hornpipe.

Richard Rodgers (1902-1979) : It never entered my mind, extrait de Higher and Higher.

Jean-Philippe Rameau (1683-1764) : Air pour les Sauvages, extrait des Indes Galantes ; Musette tendre en rondeau ; Tambourin en rondeau.

Antonio Celsi (1623-1669) : Intorno all’idol mio, extrait de l’Orontea.

Georg Friedrich Haendel (1685-1759) : Menuet.

Hugo Alfén (1872-1960) : Vallflickans Dans, extrait de Bergakungen.

Martin Fröst (né en 1970) : Prelude to Dorotea. Traditionnel scandinave : Polska from Dorotea.

Gordon Jenkins (1910-1984) : Goodbye.

Martin Fröst, clarinette ; Sébastien Dubé, contrebasse ; Roland Pöntinen, piano.

1 CD Sony Classical.

Enregistré à Uppsala du 3 au 6 mai 2021 et à Stockholm le 5 octobre 2021.

Notice en anglais.

Durée : 53:15

Archi-recommandable !

Ne pas laisser passer…

Ce vendredi 29 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

Comment devons-nous prendre la question « Michael Spyres : baryton ou ténor ? » du magazine ResMusica ?..

15déc

Voilà que hier 14 décembre,

je découvre sur le site de ResMusica, et sous la plume de Patrice Imbaud, avec le titre punchy « Michael Spyres : baryton ou ténor ?« ,

cette malicieuse question posée à la revendication de Michael Spyres de « barytenor » ;

cf mes précédents articles sur le sujet ; par exemple celui du 23 octobre dernier :

Voici donc le questionnement quasi inquisiteur de cet article bien détaillé de ResMusica :

Michael Spyres : baryton ou ténor ?

Avec ce nouvel enregistrement « Baryténor » Michael Spyres n’en finit pas nous étonner par son exceptionnelle facilité vocale lui permettant d’assumer indifféremment tous les emplois de ténor ou de baryton, de Mozart à Korngold.

Particularité vocale rare, mais non exceptionnelle comme nous le rappelle Michael Spyres dans une notice où sont évoqués nombre de « baryténors » qui ont marqué l’histoire du chant, de l’opéra baroque à nos jours…. Il s’agit en fait de voix centrale, anciennement appelée « taille », dotée d’un grave profond (« basse taille » ou baryton) et d’aigus lumineux (« haute taille » ou ténor), bénéficiant d’un large ambitus (3 octaves pour Michael Spyres) dont on peut rapprocher les barytons Verdi et les barytons Martin, dotés également d’aigus faciles, plus ou moins puissants. Mais ce large ambitus autorise-t-il autant d’aisance dans les deux tessitures ? Ce florilège d’airs d’opéra, avec lequel il a donné un concert en novembre à Strasbourg, nous fournit une esquisse de réponse.

Si l’on est d’emblée séduit par le timbre, la technique, la puissance, la diction et la souplesse de la ligne _ en effet ! _, il faut bien reconnaitre que la voix ne semble pas aussi épanouie et homogène _ tiens donc… _  dans les deux tessitures. Dans les airs de ténor : « Fuor del mar » (Idomeneo), « ô Dieux ! Ecoutez ma prière » (Ariodant), « Qu’ai-je vu ? » (La Vestale), « Mes amis, écoutez l’histoire » (Le Postillon de Longjumeau), « Ah ! mes amis, quel jour de fête » (La Fille du régiment), le chant parfois se tend dans le haut du registre, les aigus se serrent, tandis qu’apparait un léger vibrato serré mal contenu. A l’inverse les airs de baryton rayonnent de facilité, de legato, d’aigus filés nous paraissant en général plus convaincants qu’il s’agisse de l’air du Comte Almaviva : « Hai gia vinta la causa » des Noces, de la sérénade de Don Giovanni : « Deh, vieni alla fenestra », ou de celui du Comte de Luna du Trouvère : « Il balen del suo sorriso ». Pagliacci de Leoncavallo, La Veuve joyeuse de Lehár ou Carmina Burana de Orff confirment largement cette préférence.

Cet excellent enregistrement, admirablement soutenu par Marko Letonja à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg, permettra à chacun de se faire une opinion…

Airs de

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Idomeneo ; Le Nozze di Figaro ; Don Giovanni.

Etienne-Nicolas Méhul (1763-1817) : Ariodant.

Gaspare Spontini (1774-1851) : La Vestale.

Gioachino Rossini (1792-1868) : Il Barbiere di Siviglia ; Otello.

Adolphe Adam (1803-1856) : Le Postillon de Longjumeau.

Gaetano Donizetti (1797-1848) : La Fille du regiment.

Giuseppe Verdi (1813-1901) : Il Trovatore.

Ambroise Thomas (1811-1896) : Hamlet.

Jacques Offenbach (1819-1880) : Les Contes d’Hoffmann.

Richard Wagner (1813-1883) : Lohengrin.

Ruggero Leoncavallo (1857-1919) : Pagliacci.

Franz Lehar (1870-1948) : Die lustige Witwe.

Maurice Ravel (1875-1937) : L’Heure espagnole.

Carl Orff (1895-1982) : Carmina Burana.

Erich Wolfgang Korngold (1897-1957) : Die tote Stadt.

Michael Spyres, baryténor ; Chœur de l’Opéra National du Rhin ; Orchestre Philharmonique de Strasbourg, direction : Marko Letonja.

1 CD Erato.

Enregistré du 25 au 29 aout et du 14 au 15 octobre 2020 au Palais de la Musique de Strasbourg. Notice trilingue : anglais-français-allemand. Durée : 84:30

 

Chacun pourra juger en bonne connaissance de cause…

Mais nous connaissons bien aussi l’histoire du parcours de la voix de Michael Spyres, baryton,

qui n’a certes en rien ménagé ses efforts afin de devenir aussi à l’aise dans le registre de la voix de ténor que dans le registre qui était d’abord le sien, de la voix de baryton…

Et il faut être rudement inquisiteur pour dénicher, à l’écoute, ce qui peut distinguer l’aisance d’interprétation de sa voix, et de ses efforts, dans sa tenue, à la scène comme au disque, de chacun de ces registres de voix… 

Lui faisant tout pour rendre le moins perceptible possible par l’auditeur de son art d’interprétation des rôles, ce passage de l’un à l’autre de ces deux registres ;

cf par exemple mon article du 22 octobre dernier :  ;

ou bien, aussi, mon article du 25 octobre suivant, qui reprenait quelques articles bien antérieurs : 

Admirable Michael Spyres !

Chanter est un art qui s’apprend et se cultive sans cesse…

Ce mercredi 15 décembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

 

« Funérailles », l’océanique chef d’oeuvre symphonique de Lucien Durosoir en hommage aux Poilus de la Grande Guerre, superbement chroniqué par Res Musica

26juil

Ce dimanche 26 juillet, sur le site de ResMusica,

voici que je découvre

en m’en réjouissant, bien sûr !

_ cf mon article du 11 novembre 1919 : _

une très belle chronique de Patrice Imbaud

intitulée Échos de la Grande Guerre par Lucien Durosoir et Patrice Hersant ,

consacrée au CD Hortus 736 : Sous la pluie de feu, de Philippe Hersant, & Funérailles, de Lucien Durosoir ;

un splendide CD

qui vient clôturer en apothéose la très belle collection « Les Musiciens et la Grande Guerre« 

que ce label Hortus a consacré aux Musiciens de 14-18

_ ce CD en étant le volume XXXVI et dernier.


La voici :

Échos de la Grande Guerre par Lucien Durosoir et Philippe Hersant

Un grand merci à Patrice Imbaud et au site ResMusica

de faire aussi justement largement partager

la réjouissance tellement méritée de ces œuvres splendides !!!

Ce dimanche 26 juillet 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

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