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A propos du Roma de Bernard Plossu : un très bel article de Fabien Ribéry

11jan

Ce jour,

mon ami Bernard Plossu m’a fait parvenir un superbe article de Fabien Ribery

à propos de son superbe album, aux Éditions Filigranes,

Roma.

Voyages à Rome, par Bernard Plossu, photographe

par fabienribery

© Bernard Plossu
« Tout au 50 mm en noir et blanc, effets interdits, vision pure, classique – moderne quoi
Il y a le monde, oui, peut-être, gisant là comme un pantin effondré _ qui se découvre, ainsi donné et surtout saisi, au vol, en marchant voire dansant, en une sorte de sidération émerveillée, mais active et lucidissime : quel œil fantastiquement lucide que celui de Plossu ! _, et le monde _ aussi : quel plus ! délicieusement richissime, instantanément cultivé pluriellement, tout surgit immédiatement en ce regard… _ selon William Klein, Robert Frank, Walker Evans, Pablo Picasso, Jean Siméon Chardin, Giorgio Morandi, et Le Bernin, Borromini, Mimar Sinan _ c’est-à-dire le monde vu par bien d’autres artistes éclaireurs vivaces du regard (sur les espaces) ; et pas des moindres ; et des plasticiens d’abord (photographes, peintres, sculpteurs, architectes), mais pas uniquement ; la culture faite sienne par soi est nécessairement ouvertement plurielle (la musique y a aussi sa part, comme la cuisine, et les odeurs et les parfums, un peu typés ; comme les couleurs). La culture, ce sont des ponts, des voies, et pas des murs ou des remparts et fossés…
Il nous faut Paul Cézanne pour approcher un peu ce qu’est une pomme _ certes ; et l’on connaît l’assidue fréquentation aixoise par Plossu de l’atelier de Cézanne au chemin des Lauves…
Il nous faut Marcel Proust pour comprendre les mystères du temps _ merveilleusement retrouvé, repris, et travaillé, re-travaillé.
© Bernard Plossu
Il nous faut Le Christ voilé _napolitain _ de Giuseppe Sanmartino pour ne plus craindre de mourir totalement.
Il nous faut Ordet de Carl Theodor Dreyer _ là, j’y suis un peu moins : Rome est ultra-catholique… _ pour recommencer à prier.
Et il nous faut maintenant Bernard Plossu pour entrer à Rome _ entrer est magnifiquement choisi ! Entrer, et arpenter, ré-arpenter, joyeusement, à l’infini…
Livre publié par Filigranes Editions – tirages de l’ami italianophile Guillaume Geneste -, Roma _ 1979 – 2009  _ est le fruit de trente ans d’arpentages _ ce mot qui me plaît tant ! cf mes 5 articles sur Arpenter Venise du second semestre 2012 : , , et _, de déambulations, de flâneries amoureuses _ voilà _ dans la ville délicieuse _ on ne le soulignera jamais assez : quelles délectations nouvelles rencontrées à l’improviste chaque fois !
voilà
© Bernard Plossu
Le regard est d’un passionné de cinéma (De Sica), de peinture (La Scuola Romana), de littérature (Andrea Camilleri _ mais plus encore les vraies romaines que sont Rosetta Loy et Elisabetta Rasy ! _), parce que la culture _ plurielle, formidablement, et sans casiers jamais clos : la culture vraie, ce ne sont que des ouvertures et des invites à regarder toujours mieux un peu plus loin et d’abord tout à côté ; et pas toujours fétichistement au même endroit et sous la même sempiternelle focale… _ n’est pas que l’apparat de la domination analysé par Bourdieu, mais un mode d’accès majeur _ voilà : accéder (et surmonter) n’est pas si courant, tant nous en barrent les clichés des copier-coller à l’identique de la comm’ _ à l’autre, à l’être, à soi _ oui : l’autre, l’être, soi : constitué de myriades de pièces s’ajointant (et s’enrichissant ainsi) à l’infini d’une vie vraiment ouverte.
Ici, les ruines ne sont pas abordées comme un spectacle de délectation romantique _ à la Gœthe lors de son long séjour (de plus de deux années) romain : c’est seulement à la fin de son séjour que Gœthe en vient à s’affranchir enfin des clichés partagés ; cf mes articles des 22 et 23 mai 2009 :  et … Et en les relisant, je me rends compte que je m’y entretenais avec Bernard Plossu ! _, mais comme une source de vie _ oui ! _, une puissance _ éminemment constructive de joie bien effective _ existentielle _ à la Spinoza _, des directions sensibles _ à arpenter, step by step, toujours un petit pas plus loin ; cf le regard sur Rome du sublime L’Eclisse d’Antonioni (en 1962)…
A Rome, malgré la vulgarité marchande effrayante (relire les Ecrits corsaires de Pier Paolo Pasolini _ cher à mon ami René de Ceccatty _ ; revoir Ginger et Fred, de Federico Fellini), nous pouvons ne pas être seuls, mais portés, aspirés, exaltés _ oui _, par des siècles de raffinement, de délicatesse _ oui _, de _ très _ haute civilisation.

© Bernard Plossu
Pour Plossu, Rome est un aimant, un amer, un amour : « Rome m’attire sans arrêt, j’y vais presque chaque année et je photographie en désordre _ oui _, surtout rien de systématique ni d’organisé ! _ bien sûr : en parfaite ouverture à l’inattendu du plus parfait cadeau de l’imprévu non programmé, qu’il va falloir saisir au vol de sa marche dansée, quand il va être croisé… Divin Kairos ! Quartier par quartier _ bien sûr : aux frontières-passoires étranges, par exemple celles du Ghetto du Portico d’Ottavia, avec sa fantastique pâtisserie… _, n’écoutant que mon instinct et surtout ma passion _ pour Rome _ : je suis amoureux fou de cette ville et, en même temps _ c’est un autre pan essentiel du goût de Bernard pour quelque chose d’essentiel de l’Italie _, de toutes les petites îles italiennes où je vais le plus souvent possible » _ et je suis impatient aussi de la publication à venir de ses regards sur les îles (surtout les plus petites : les plus îliennes des îles !) de la Méditerranée.
A Rome, il y a les amis, installés ou de passage _ les Romains de longtemps, c’est tout de même mieux… _, le couple Ghirri, l’architecte Massimiliano Fuksas, Jean-Christophe Bailly, Patrick Talbot qui lui fait découvrir l’intégralité du _ sublime _ palais Farnèse _ pas seulement la galerie des Carrache _ (un cahier de plus petit format est inséré dans l’ouvrage), tant d’autres.
Toute occasion, invitation, proposition, est _ certes _ bonne _ utile _ à prendre _ pour le photographe voyageur _, qui permettra d’effectuer _ voilà : œuvrer, et s’accomplir, en photographe de la plus pure et simple, non banale (à qui sait la percevoir et la capter), quotidienneté... _ de nouvelles photographies, de faire des découvertes _ voilà le principal ; en tous genres, et à foison !

© Bernard Plossu
Non pas d’épuiser le lieu _ ce qui est bien heureusement impossible : quel fou rêverait de cela ? _, mais de l’ouvrir toujours davantage _ et l’attention aux détails les plus particuliers des instants intensément ressentis, au passage si furtif du présent, mais ainsi saisis (par le pur instantané de l’acte photographique) en leur éternité, est ici tout particulièrement d’une richesse incroyablement profonde et infinie pour qui les regarde, ne serait-ce qu’un instant, ainsi vivifié-magnifié, maintenant… Voilà ce qu’apporte le regard sur le livre.
Aucune grandiloquence _ superficiellement décorative et extérieure, répétitive _ ici _ non : rien que du singulier délicieux raffiné _, mais de l’intimité _ oui _, de la familiarité _ mieux encore _, du simple _ comme le plus chaleureux et fraternel de ce qu’offre une vie, notamment dans les rues _, comme dans un tableau du maître Camille Corot.
Le sublime est un kiosque à journaux inondé de soleil, une devanture de magasin, un tunnel de périphérique, une moulure de cadre, une chaise, les longues jambes d’une passante, un pavé luisant, un if _ l’un après l’autre, et en une telle diversité : à l’infini de ce qui se prodigue si généreusement à qui passe ; tels les si incroyables merveilleusement imprévisibles, et surtout plus délicieux les uns que les autres, parfums des glaces de Giolitti, Via degli Uffici del Vicario, 40, peut-être le centre même du monde. A fondre de bonheur sous la langue… Il y a aussi les restaurants romains que connaît si bien ma fille Eve, pour avoir été romaine une année…
Venant de Santa Fe, passé par le désert _ oui : le contraste est assez impressionnant, mais pas tant que ça, à un peu y réfléchir : il y a en chaque vie un côté de Guermantes et un côté de chez Swann… _, Bernard Plossu découvre à Rome _ et s’en réjouit à l’infini _ un summum de présence _ voilà : fémininine, généreuse, maternelle ! _, une énigme métaphysique _ offerte _ à sa mesure, une joie de Nouvelle Vague _ cinématographique aussi, en effet _ poursuivie jusqu’à aujourd’hui _ sauf que le cinéma italien a, lui aussi, maintenant, pas mal hélas décliné. Bernardo Bertolucci est décédé le 26 novembre 2018.

© Bernard Plossu
De la classe _ toujours : et à un point extraordinaire ! _ en pantalon moulant ou robe de soirée, de la piété _ aussi, et aussi populaire _, des palais _ à foison ; des églises aussi, même si le plus souvent fermées au public ; avoir la chance d’y pénétrer quelques instants, à l’occasion furtive de quelque messe ou cérémonie, se prend et reçoit avec gratitude comme un petit miracle…
Des statues ont perdu leur nez, ou leur tête, ou leur phallus, si belles et fortes dans leur vulnérabilité même _ une richesse poétique du temps et de son œuvre ouverte.
Cité du dieu unique des catholiques, Rome est aussi _ bien sûr _ païenne, polythéiste _ oui _, animée de mille entités de grande vigueur _ assurant sa pérennité.
Le photographe la parcourt en tous sens _ bien sûr, Rome, elle aussi, est un labyrinthe : peu de voies qui soient tout uniment droites _ à pied, la regardant aussi de la vitre d’un train, d’un autobus, d’une voiture _ un dispositif très plossuien, intégrant (et surmontant) une dimension de défi à la vitesse, tout en étant protecteur : une distance demeure, hors viol. Et aidant au cadrage…

© Bernard Plossu
Rome est Cinecittà, kinésique, cinétique, cinématographique _ oui.
Vous arrivez à Roma Termini _ ou à Roma Ostiense, parfois aussi : en plein cœur déjà de la Ville… _ mais tout ne fait pourtant que commencer, recommencer, reprendre vie _ voilà, avec éclat, mais sans excès de théâtralité : pas pour quelque galerie extérieure ! juste pour dérouler son propre innocent plaisir, sa joie… Ni vulgarité trash, ni affèterie, jamais, chez Plossu… _ dans la bande passante _ voilà _ de votre regard _ dont témoigneront quelques unes, heureuses, des milliers de photos alors prises.
Un pyramidion, une arche, un parapluie _ oui.
Des voitures, des escaliers, des jardins _ belles spécialités romaines, en effet.
Des empereurs, des cyclistes, des naïades _ voilà ; les fontaines sont aussi une splendeur romaine…
Comme dans ce que donnent à apercevoir de Rome, par exemple, les merveilleux Journal intime de Nanni Moretti (en 1993) et La Luna de Bernardo Bertolucci (en 1979).

© Bernard Plossu

Des rails et des murailles.
Le Colisée _ sans y _ et ses lions.
Les toitures et les chambres d’hôtel _ Bernard m’a fait cadeau d’un tirage d’une magique vue de nuit prise d’une fenêtre de sa chambre d’hôtel près de Sant’Eustacchio… Un quartier que j’idolâtre, moi aussi, autour du sublime Panthéon, et non loin de Navona.
Les anonymes, le peuple, la rue _ si importants ici, en la noblesse sans apprêts de leurs allures chaloupées et rapides.
Roma témoigne du corps de son auteur _ marchant, dansant, lui aussi _, d’un esprit _ ouvert _ sans cesse en mouvement, d’une volonté de voir _ vraiment ce qui passe, se croise, dans le plus vif de l’instant bientôt évanoui _, encore et encore, jusqu’à l’ivresse _ oui, comme en témoignent les photos qui restent. Bref, ce qu’offre Rome à qui s’est dépris des œillères des clichés.
Roma _ le livre que, page après page, nous regardons _ traverse le temps, entre ici et là, regarde un arbre, une place, une foule, un prêtre, une femme.
Roma ? Amor fati bien sûr _ en ayant le malicieux divin Kairos de son côté, avec soi : à la suite du regard de Bernard Plossu…


Bernard Plossu, Roma, 1979-2009, textes Alain Bergala, Patrick Talbot et Bernard Plossu, Filigranes Editions, 2019, 320 pages
Filigranes Editions

© Bernard Plossu

Roma, pour rajeunir dans l’éternité la plus fraîche et vive que peut offir une vie

_ sa vie à soi, ouverte au meilleur le plus réjouissant de la vie des autres,

par la grâce d’un vrai pur regardeur tel que Bernard Plossu _,

ou la joie même.

Un bien bel article de Fabien Ribery.

Pour un nouveau chef d’œuvre de l’ami Bernard Plossu.

Ce samedi 11 janvier 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

la magie singulière du merveilleux « Roma » de Plossu (aux Editions Filigrane)

28nov

Découvrant l’information de la parution

toute récente _ le 15 novembre _

du Roma de Plossu aux Éditions Filigranes,

je cours me procurer le bel album de 320 pages.

Et la magie opère :

nous avons là, sur ces pages

qui défilent au rythme de notre regard qui les parcourt, émerveillé,

la quintessence de l’univers de Plossu !

D’où mon courriel de ce début d’après-midi

à l’ami plo-plo :

Je n’ai pas pu m’empêcher de courir ce matin chez Mollat,

pour en ramener ton Roma.
Et ta magie opérant,
nous voici, contemplant ces images multiples, instantanément transportés
et en la vraie Rome 
_ celle dont chacun d’entre nous avons maintes fois arpenté à plaisir les labyrinthes, jusqu’à l’ivresse de nos divers sens _,
et en la Rome singulière _ en même temps qu’universelle _ de Plossu :
double enchantement !
Quel regard ! Quelle vista !
Ce jeudi 28 novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Les visions d’Istanbul de 40 ans de photographie d’Ara Güler

03juin

Ara Güler,

40 années durant,

a été le photographe magique d’Istanbul.

Il nous a quittés, à l’âge de 90 ans, le 17 octobre 2018.

Et voici que la galerie Polka,

12 rue Saint-Gilles à Paris 3e

nous offre l’occasion

_ jusqu’au 15 juin _

de nous replonger dans la magie de son regard

sur une des villes les plus magiques du monde :

Istanbul.

Cet article, ce jour, du Figaro :

Ara Güler, l’œil d’Istanbul et «Maître du Leica», mis à l’honneur à Paris

sous la plume de Valérie Duponchelle,

rend hommage à cet événement

du regard :

Ara Güler, l’œil d’Istanbul et «Maître du Leica», mis à l’honneur à Paris


Ara Güler, l’œil d’Istanbul et «Maître du Leica», mis à l’honneur à Paris











  • PORTRAIT – Cet Arménien de Turquie a été, selon l’annuaire britannique du livre de la photographie, l’un des photographes majeurs de sa génération. La Galerie Polka l’accueille dans le IIIe arrondissement parisien, après Londres.

Ara Güler est une légende de la photographie turque, le «Maître du Leica» (titre obtenu en 1962), dont la Galerie Polka veut retracer la longue carrière, commencée dans les années 1950. Fils d’un pharmacien arménien, Ara Güler naît l’été 1928 à Beyoglu, quartier d’Istanbul sur la rive européenne du Bosphore et séparé de la vieille ville (péninsule historique de Constantinople) par la Corne d’Or. Sa photo trouve là son décor naturel.


Son père a changé son patronyme arménien originel, Derderian, pour celui de Güler, plus propice à l’intégration. Il a fait ses études à l’école arménienne de Getronagan. Comme l’artiste de Paris Sarkis, né Zabunyan à Istanbul en 1938, qui représenta la Turquie à la Biennale de Venise 2015, Ara Güler est le fruit d’une somme de civilisations et l’observateur aigu d’une société complexe. Photoreporter à 22 ans pour le journal Yeni Istanbul, alors qu’il est encore étudiant en économie, il fut aussi le premier correspondant au Proche-Orient pour Time à son implantation en Turquie en 1958.


Un vrai souffle épique court dans ses photos où le facteur humain l’emporte sur tout. Du Kazakhstan à l’Iran, de Winston Churchill à Picasso, il a laissé un fonds de 800 000 photos à sa mort, à 90 ans, dans sa ville, le 17 octobre 2018.


Galerie Polka12 rue Saint-Gilles, IIIe arrondissement de Paris, Téléphone : 01 76 21 41 30, Horaires : de mardi à samedi, de 11h à 19 h. Jusqu’au 15 juin.

Catalogue : Ara Güler’s Istanbul: 40 Years of Photographs, 2009, Thames & Hudson.

Ce lundi 3 juin 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

La très touchante magie poétique des expos « A boire et à manger » et « A table ! » à la galerie Arrêt sur l’Image de Nathalie Lamire-Fabre à Bordeaux

09fév

Le jeudi 11 janvier 2018 dernier,

eut lieu à la passionnante galerie Arrêt sur l’Image, que dirige, 45 Cours du Médoc, à Bordeaux, Nathalie Lamire-Fabre,

le vernissage de la double _ très poétique _ exposition suivante, qui se tiendra du 11 janvier au 24 février 2018 :

A BOIRE ET A MANGER

&

A TABLE !


Photographies de Bernard Plossu

&

Photographies trouvées _ mais oui ; et rassemblées par cette phénoménale collectionneuse qu’est, à Liège, Véronique Marit _ de la collection Véronique Marit


Depuis plus de quarante ans,

Bernard Plossu parcourt le monde, son 50mm _ quasi en permanence _ en bandoulière,

et partage ses images _ infiniment _ poétiques dans des dizaines _ le chiffre est encore faible _ de livres _ plus _fascinants _ les uns que les autres ; et de formats et épaisseurs très divers ; et quelques uns en couleur (Couleur Fresson)…

Cette fois-ci,

avec cette exposition A boire et à manger,

il dévoile un aspect plus inattendu de sa personnalité, mais qui est aussi un des grands plaisirs du voyage, celui de la découverte d’une autre culture _ c’est en effet surtout cela qui l’intéresse, et à l’infini ; davantage que la gourmandise culinaire proprement dite : Bernard est en effet un sobre, plutôt frugal _ à travers sa cuisine.

Son amie de toujours Claude Deloffre, auteur de  livres de cuisine et de voyages, l’accompagne dans ce livre de partages _ voilà ! _ qu’elle  parsème de recettes inattendues.

A table ! dévoile une nouvelle sélection de photographies de l’impressionnante _ en effet ! _ collection privée _ à Liège _ de Véronique Marit.

« C’est tout le _ XXéme _ siècle qui défile _ en effet _ d’image en image _ magnifiquement repérées et choisies par ce regard affuté et superbement exigeant (et lui-même ultra-gourmand !!! ) de la collectionneuse _, de mutation en mutation, la vie change de fond en comble, mais ce qui reste immuable _ voilà qui demanderait probablement un peu plus de circonspection, aujourd’hui ; et c’est bien là-dessus que, justement, Nicolas Magie s’interroge… _, c’est l’appétit » _ des Français, quand ils sont vraiment à table _,

 écrit Paul Fournel, en un extrait de l’Avant-propos au livre.

Les photographies tirées de deux ouvrages – A BOIRE ET A MANGERA TABLE ! – s’inscrivant dans la _ passionnante ! _ collection LES CARNETS,

une collection – mise au point _ c’est à noter ! _ avec Bernard Plossu lui-même – qui se propose de revisiter _ avec la plus grande attention _ les archives d’un photographe ou d’un collectionneur

et d’en extraire des séries thématiques : voilà ! _ aux EDITIONS YELLOW NOW _ dirigées, à Liège, par l’excellent Guy Jungblut.

Et hier, jeudi 8 février,

le chef _ du fameux Saint-James, à BouliacNicolas Magie,

et moi-même, philosophe (et ami de Bernard Plossu), Francis Lippa,

avons été conviés par l’hôtesse magnifique de ce lieu d’art si vivant _ et très ouvert _ à Bordeaux, Nathalie Lamire-Fabre,

à venir présenter ces deux très belles expositions de photographies

à la caméra de FR3 Aquitaine,

en répondant aux très pertinentes questions de Candice Olivari.


En voici donc, ici, le résultat filmé

tel qu’il a été monté et présenté ce vendredi à 13 heures par FR3 Aquitaine

en cette un peu évocatrice séquence de presque deux minutes

_ qui demeure, après montage, du très long moment passé à nous filmer en train de regarder vraiment les photos, et dire quelques mots de nos impressions, sur le champ.


Notre visite attentive _ avec la loupe quand besoin était _ de ces deux expositions _ de photos parfois de très petit format : en particulier pour les photos anciennes réunies par Véronique Marit ! _ a  été _ vraiment _ passionnante,

le regard expert, infiniment sensible et extrêmement précis _ et merveilleusement sympathique, je dois y insister… _ de Nicolas Magie étant particulièrement bienvenu,

en soulignant la dimension conviviale (et souriante, ravie, heuresse) de tout repas _ y compris ceux pris au restaurant ! face aux plaisirs attendus, par les convives rassemblés autour de la nappe, de la gourmandise à venir…

La nappe blanche : une zone ultra-sensible et envoutante de convivialité festive…

Cela s’avérant aussi _ et même alors sans nappe blanche réunissante ! _

dans les photos prises bien loin de la France, ou de son cher bassin méditerranéen, par Bernard Plossu,

jusque dans le sauvage grand Ouest américain

_ la thématique n’étant plus alors celle d’« A table !« ,

mais, un peu plus largement, et en une dynamique tout aussi électrisante d’appétits, « A boire et à manger« .

La curiosité amène le spectateur de l’exposition,

mis en situation de dialogue serein avec l’image,

à s’interroger un peu plus avant _ que ce qu’offre la seule surface immédiatement apparente de cette image _,

d’abord sur le moment et sur le lieu où fut prise la photo ;

mais aussi, et par un rappel improvisé _ là immédiatement, à la seconde et sur le champ _ de sa propre expérience, à creuser, pour comparaison, un peu plus loin, sa propre imageance…

_ j’emprunte ce concept d’imageance à mon amie (LA philosophe de l’image !) Marie-José Mondzain ;

cf la vidéo de mon entretien avec elle le 7 novembre ternier au Théâtre du Port-de-la Lune.

Bernard Plossu, quant à lui, répugne,

et cela, tant sur la page du livre que sur la cimaise du lieu d’exposition,

à légender ses photos

_ il faudra donc, tant au lecteur qu’au spectateur de l’expo, se reporter aux notes de fin du livre et au catalogue de l’exposition, quand ce dernier existe, pour satisfaire sa curiosité spatio-temporelle quant à l’origine circonstancielle (anecdotique ?) de la prise de la photo _,

de façon à amener le regard ici et maintenant du spectateur

à se concentrer exclusivement sur ce que vient lui offrir, hic et nunc,

par ce seul face à face _ exclusif de tout ce qui pourrait en détourner matériellement _ avec l’image présentée :

la photo,

en sa singularité spatiale mais aussi temporelle, poétique, tout spécialement

_ en la quotidienneté même, voire surtout ! de la situation ainsi saisie par le regard et le geste du photographe, en sa plénitude et richesse profuse de significations,

et non en quelque événement tant soit peu exceptionnel, extraordinaire, ou seulement pittoresque… :

là réside la différence que j’ai soulignée en mon commentaire bricolé audible au film, entre l’idiosyncrasie de Bernard Plossu, et le classique et presque trop connu « instant décisif«  d’Henri Cartier Bresson… _,

et à trouver en lui-même (c’est-à-dire en sa propre imageance _ suscitée et mise en mouvement par l’émotion _ de regardeur)

avec quoi faire dialoguer celle-ci,

de manière on ne peut plus ouverte _ amusée, ludique, joyeuse : en un minimum d’empathie et sympathie… _,

au lieu de se disperser et engluer _ et se perdre _ dans la lecture _ pré-mâchée, et stéréotypée _ des cartouches,

et se raccrocher trop facilement et paresseusement à quelque cliché concernant le lieu ou le moment

ainsi trop vite _ par pur réflexe courant les rues _ identifiés…

L’imageance sollicitée et gentiment provoquée, par l’éblouissement attendri ou amusé de l’image

devant elle-même, et à son tour, poétiquement vagabonder et danser, flotter, se déplacer par ses propres ressources :

au singulier de sa singularité ….

Bref, il s’agit pour le photographe

donnant à regarder ainsi ses photos

d’engager

qui croise ses images

à un dialogue ludique et poétique d’émotions et d’imageances,

entre sa propre imageance de photographe à l’instant de la saisie de cette vue-ci,

et l’imageance ouverte _ elle-même, à son tour, ludique et poétique _, du regardeur, ici et maintenant.

Soit un échange généreux d’instants d’éternité

empruntés à ce que vient offrir la trame même du temps

de nos vies respectives.


Ce vendredi 9 février 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

Pour prolonger l’aperçu sur l’œuvre _ immense _ du grand Bernard Plossu,

se reporter encore à mes précédents articles de fond _ et avec images _ sur ce blog,

celui du 27 janvier 2010 : L’énigme de la renversante douceur Plossu : les expos (au FRAC de Marseille et à la NonMaison d’Aix-en-Provence) & le livre « Plossu Cinéma » » 

et celui du 16 février 2014 : « la justesse ludique d’un photographe « à l’air libre » : Bernard Plossu en deux entretiens, « L’Abstraction invisible », avec Christophe Berthoud ; et la conversation avec Francis Lippa, dans les salons Albert-Mollat, le 31 janvier 2014

ainsi qu’au podcast de mon très riche et détaillé entretien du 31 janvier 2014 avec Bernard Plossu dans les salons Albert-Mollat,

à l’occasion de la présentation de son très éclairant _ sur tout son parcours de photographe depuis sa jeunesse _ livre d’entretiens avec Christophe Berthoud, L’Abstraction invisible.

Le lumineux génie d’arpenteur des villes de Régine Robin : un très profond retour à Berlin, en « Un Roman d’Allemagne » (aux Editions Stock)

30nov

De même que

dans le sublime arpentage de villes de l’hyper-généreuse et infatigable _ de curiosité à la fois ludique, joyeuse et non dénuée de gravité, infiniment perspicace en la profonde lucidité hyper-sensible de son regard de vérité _ Régine Robin,

Le Mal de Paris (en 2014) fait couple, par contraste, avec Mégapolis _ les derniers pas du flâneur (en 2009)

_ cf mes deux articles du 26 mars 2014 et du 16 février 2009 : Régine Robin, formidable exploratrice des méga-villes en mouvement : le cas-malaise de Paris et Aimer les villes-monstres (New-York, Los Angeles, Tokyo, Buenos Aires, Londres); ou vers la fin de la flânerie, selon Régine Robin _,

de même l’époustouflant, parce que très profond, Un Roman d’Allemagne qui vient de paraître ce mois de novembre, et toujours dans la très belle et importante collection Un ordre d’idées de Nicole Lapierre aux Éditions Stock,

fait couple, par approfondissement _ pardon de la répétition, mais nous sommes aussi dans le forage… _, cette fois, et par un amour qui plus que jamais la travaille, avec le si étincelant, déjà, Berlin chantiers _ essai sur les passés fragiles (en 2001),

qui m’avait si fort impressionné à la lecture

_ et si manque pour ce Berlin chantiers un article de ma part, c’est seulement que ce blog-ci (ouvert le 3 juillet 2008 avec l’article programmatique le carnet d’un curieux ) n’existait pas encore.

Et, en ce programmatique article, auquel je demeure plus que jamais fidèle, je citais, sinon Berlin, du moins ce que je nommais déjà des « villes-mondes«  : « Rome, Prague, Istanbul, Lisbonne, Naples, Buenos-Aires, etc… » :

c’est là dire mes affinités avec le regard et l’écriture, qui vont de pair, de cette prodigieuse regardeuse empathique, avec tout le recul de son intelligence si vive et si aigüe, si véloce et plus encore si juste, car on ne la lui fait pas, jamais !, sur fond de son inépuisable culture, qu’est Régine Robin !

C’est l’excellent Patrick Boucheron qui, le 17 novembre dernier, à Sciences-Po-Bordeaux,

en réponse à la question que je suis posais sur ce qui dans Mégapolis de Régine Robin pouvait éclairer sa propre réflexion sur « le projet urbain » pour lequel il est invité cette saison 2016-2017 à la chaire Gilles-Deleuze,

m’a appris la toute récente parution ce mois de novembre de ce magnifique Un Roman d’Allemagne, sur lequel rien n’a semble-t-il paru jusqu’ici dans la presse, du moins celle que que je lis.

A l’exception d’une fort belle recension de Georges-Arthur Goldschmidt, intitulée Une Allemagne vue de si près,

sur le site En attendant Nadeau.fr ;

et que voici :

Une Allemagne vue de si près
par Georges-Arthur Goldschmidt


Dans Un roman d’Allemagne, Régine Robin revient avec toute sa perspicacité et sa sensibilité sur une thématique qu’elle avait traitée avec son érudition et son énergie coutumières dans Berlin chantiers, à savoir la mémoire allemande prise entre national-socialisme et « Wiedergutmachung » (réparation), comme on disait en RFA, la partie occidentale de Allemagne. Le livre de Régine Robin porte essentiellement sur la RDA, cette partie de l’Allemagne anciennement occupée par l’Union soviétique et pour laquelle la question de la réparation ne se posait pas, préservée qu’elle prétendait être de toute « culpabilité » _ à l’égard du fascisme _ du fait de sa nature socialiste.

Largement autobiographique, issu pour une grande part de son destin personnel de rescapée _ l’auteur est née en 1939 à Paris, de parents Juifs polonais réfugiés _, ce livre est édifié sur le « trébuchement « de la mémoire allemande. Dans la moindre ville où résidait une victime du nazisme (juif, communiste, sinti, homosexuel, etc.), de petits pavés gravés en rappellent _ désormais _ le souvenir. Régine Robin y situe sa propre mémoire, prise entre le yiddish, le français, sa langue maternelle, et l’allemand. Comme elle le dit elle-même, elle « a traversé plus de soixante-quinze ans des XXe-XXIe siècles, partagé les enthousiasmes de l’après-guerre et les désenchantements qui les ont suivis ; a vu les idéologies du siècle tourner, le communisme disparaître, se couvrir d’opprobre, alors qu’il avait représenté l’horizon et le principe espérance _ selon l’expression d’Ernst Bloch, en 1954, à laquelle fit face, en 1979, le principe responsabilité, de Hans Jonas… _ au lendemain de la guerre ».

D’où les déambulations, les errances, les dénégations et les retournements berlinois qui habitent ces pages denses et précises _ oui. On voit surgir des personnages souvent inconnus et des itinéraires qui en disent long sur l’état de choses en RDA finissante et sur la façon d’aborder ce passé toujours présent. Il en surgit des inconnus qui auraient tout aussi bien pu prendre place dans l’Histoire, tels cette Eve et ce Peter que le mur _ dressé le 13 août 1961 (cf page 40 du livre) _ séparera à jamais, ou cette Eva Platz d’abord échouée à Cuba au lendemain de la Nuit de Cristal, et qui, après être passée par l’Allemagne de l’Ouest, finit sa vie en RDA. Ce sont de multiples apparitions qui, toutes, ramènent à cette présence souterraine _ oui, et à divers titres _ dans la mémoire de la terreur nazie ; ainsi la ligne S3 de la S-Bahn, ce chemin de fer intérieur qui dessert Berlin et passe par des lieux historiques comme le cimetière où est enterrée Rosa Luxemburg, et qu’empruntèrent aussi deux tueurs de femmes de l’époque hitlérienne. L’anecdotique fait la substance de l’historique.
Régine Robin capte tous ces aspects de Berlin et les donne à voir avec toute la pesanteur de l’époque nazie, où le peuple était mêlé au crime, à celle de la RDA, paralysée par la stupidité de ses gouvernants. On se demande ce qu’avaient bien pu faire ces vieillards qu’elle croise dans les rues de Berlin ; peut-être l’un d’eux avait-il connu ce jeune musicien juif Konrad Latte qui avait, de planque en planque, pu survivre à Berlin, aidé entre autres par le pianiste Edwin Fischer, ou comme Marie Jalowicz Simon, une jeune juive, elle aussi cachée par des Berlinois. C’est, en effet, la Shoah qui est le fond de voix _ voilà ! _ de ce livre, cette survie toujours miraculeuse où régnaient la terreur absolue et le crime absolu érigé en morale nationale. En RDA, où tous étaient antifascistes, surtout les anciens nazis, « on exalta la libération grâce aux Soviétiques, et toutes les dates qui pouvaient s’y raccrocher, mais on occulta la spécificité du génocide des Juifs, qui fut classé dans la même catégorie générique que toutes les autres victimes du fascisme ». Tel est bien le fond sur lequel s’édifie la conscience allemande, sur ce qui ne fut jamais commis encore et reste en filigrane irréparable.

Le parcours historique que ce livre reconstitue est décrit au travers des éléments les plus caractéristiques. L’ouvrage célèbre _ dirigé par Harald WelzerGrand-papa n’était pas un nazi, auquel le livre fait référence, le montre bien : personne, parmi les témoins interrogés, n’a participé en rien au génocide juif… À chaque instant Régine Robin s’est heurtée à cette dénégation de fond _ oui _ si nette, et qui est de même nature _ probablement oui _ que le consentement initial qui a rendu la Shoah possible [1]. Un roman d’Allemagne est une anthologie passionnante des tours et détours des exercices mémoriels au travers de divers personnages qui ont eu un rôle politique ou littéraire.

« Nous sommes tous des Juifs allemands », conclut Régine Robin à l’issue de ce remarquable ensemble d’études qui touchent au cœur de la réalité de ce pays désormais réunifié et fort loin de ces passés [2].

1. Cf. Patrice Loraux, Consentir, Le Genre Humain. Éditions du Seuil, nº 22, novembre 1990

2. Voir Gérard Noiret, Poésie du monde. Berlin, dans EaN n°20.

Je reprends ici  le fil de mon discours, et le récit de ma découverte, grâce à Patrick Boucheron, de la parution toute récente de ce si beau et si important Un Roman d’Allemagne :

et voici pour cela mon courriel du 25 novembre dernier à Régine Robin :

Chère amie,

venant juste d’achever ma première lecture de votre magnifique (et troublant) Un Roman d’Allemagne,
je me propose de suggérer à la librairie Mollat _ ainsi qu’au Goethe Institut de Bordeaux _ de vous inviter à nouveau
pour venir présenter à Bordeaux ce très fascinant travail,
qui fait couple au moins avec Berlin Chantiers,
de même que Le Mal de Paris fait couple avec Mégapolis

C’est l’excellent Patrick Boucheron,
venu à Sciences-Po Bordeaux jeudi il y a 8 jours, à propos du « projet urbain » auquel il a été sollicité d’apporter sa réflexion d’éminent historien,
qui, à ma question post-conférence _ c’était la toute première question _ comparant ce qu’il venait de brillamment proposer, à votre si riche Mégapolis,
a indiqué que venait de paraître _ et je l’ignorais ! _ de vous ce nouvel opus, Un Roman d’Allemagne ;
que me suis empressé d’aller acheter et lire (dévorer) !

Ensuite, et en aparté, au moment des petits-fours, Patrick Boucheron _ nous correspondons par courriels à l’occasion _ m’a confié n’avoir pas lu Mégapolis,
à la différence de Berlin Chantiers, La Mémoire saturée _ sur lequel il a insisté dans sa réponse à ma question _ et Le Mal de Paris.

Je l’ai vivement incité à se plonger, pour approfondir sa réflexion sur « les projets urbains », dans votre Mégapolis !

J’ai pas mal de questions à vous poser concernant votre très vive fascination pour Berlin (et la RDA),
alors que vos parents venaient de Pologne (Kaluszyn, à l’est de Varsovie),
et parlaient yiddish et polonais surtout
_ mais allemand aussi, comme mon père (né en mars 1914, à Stanislawow, à l’extrême sud de la Galicie, lui).

Ce tropisme (de quasi Ossie) envers Berlin et la RDA
est-il surtout dû au fait prégnant des convictions communistes de votre père ?

Mais je me suis posé aussi de semblables questions
à propos de l’attachement à Berlin _ au point de choisir d’y vivre plutôt qu’à Budapest _ d’Imre Kertesz,
qui n’était certes pas (et n’avait jamais été) communiste, lui _ cf son superbe Le Refus.
Quel immense écrivain !
Mais je me suis aussi interrogé sur sa durable absence de critiques envers la société occidentale, lors de ses divers témoignages _ Sauvegarde, journal 2001-2003, Dossier K., L’Holocauste comme culture, L’Ultime auberge ; mais nul regard critique de sa part… _ sur sa durable vie quotidienne à Berlin,
alors que j’y étais très attentif…

De toutes façons, Un Roman d’Allemagne est un chef d’œuvre !!!
C’est proprement éblouissant.

Je vous embrasse,
en vous supposant parisienne en ce moment…

Francis

D’autre part, Régine Robin, ayant été l’épouse du metteur en scène, berlinois, Wolfgang Epstein _ mais j’ignore tout de lui _,

a vécu aussi, et assez longtemps à Berlin… 

Voilà, pour commencer…

Titus Curiosus, ce mercredi 30 novembre 2016 

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