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En m’interrogeant sur les signatures « BibaL » et « Bibal » de deux tableaux de Pascal Bibal, le père, et François-Ignace Bibal, le fils _ où comment avance pas à pas la recherche

15nov

Voici mes micro-avancées de ce jour, pas à pas,

à propos des signatures « BibaL » et « Bibal »

apposées sur les toiles de Pascal Bibal et de son fils François-Ignace.

Et cela via 3 courriels, ce matin,
adressés
1) à Robert Poulou, à Cambo
2) à Maylen Lenoir-Gaudin à Saint-Jean-de-Luz
et 3) à Arnaud Lelièvre et Caroline Lelièvre Cabarrouy (cotebasqueencheres) à Saint-Jean-de-Luz :
les deux premiers courriels sont enchâssés ;
et j’y ajoute, plus bas, le troisième (et décisif ! : par la découverte du L majuscule en clôture du BibaL de la signature de Pascal BibaL…).
Voilà : un pas après l’autre,
et chaque fois après une interrogation sur ce que je viens de découvrir
et dont je prends conscience 
et qui fait question,

Chère amie,

m’occupent en ce moment des questions concernant Pascal Bibal et son fils François-Ignace,
et leur activité de peintres, à tous deux.
Hier, le commissaire-priseur Arnaud Lelièvre, de Saint-Jean-de-Luz, m’a adressé un courriel qui m’a conduit à me poser des questions
sur la paternité de la toile L’Apprenti-Boucher, peinte à Saint-Jean-de-Luz au mois d’août 1895,
car il m’a appris que c’est lui, commissaire-priseur, qui avait attribué cette œuvre _ proposée aux enchères publiques _ à Pascal Bibal, et non à son fils François-Ignace,
en raison de la date indiquée sur la toile : « août 1895« … Mais en fait, la signature au bas et à droite de ce tableau, ne comporte, elle, pas de prénom. Juste le nom : BibaL.
Et si François-Ignace signe _ systématiquement, semble-t-il _ ses toiles de son seul nom, Bibal (sans prénom),
je commence par ignorer _ faute d’avoir été attentif à cette signature présente sur l’image (réduite) du tableau _  comment procédait son père, Pascal Bibal…
ll serait donc intéressant d’aller y regarder d’un peu près : à la loupe grossissante…
Ainsi que de répertorier les toiles connues de ce peintre, dont, pour ma part, je ne connais que des portraits ;
alors que de son fils je ne connais que des paysages…
Le Portrait de groupe dans un intérieur _ c’est moi qui l’ai baptisé ainsi ; cf l’image de ce superbe tableau en mon article du 27 mars 2019 :  _que j’ai trouvé sur Internet (sans indication de localisation)
m’a semblé tout à fait remarquable !
Je viens aussi, à l’instant, de découvrir une signature de Pascal Bibal, qui m’avait jusqu’ici échappée : Pascal Bibal met l’initiale P. devant son nom Bibal.
Et surtout je m’aperçois de la graphie commune (le L majuscule à la fin de BibaL) de la signature P. BibaL que je viens de découvrir sur le web
avec le BibaL de la signature de L’Apprenti-boucher !
Eurêka !
L’Apprenti-boucher semble donc bien une œuvre de Pascal BibaL, le père ;
et non de son fils !

Voici aussi le courriel que je venais d’adresser juste auparavant à Robert Poulou,
éminent expert en la peinture basque _ et je n’avais encore découvert ce L final de la signature de Pascal BibaL en ses tableaux… _ :
Monsieur,

c’est à votre expertise concernant les peintres basques _ et leurs façons de procéder _ que je fais appel,
à propos de mes recherches concernant les peintres luziens Bibal, père et fils : Pascal Bibal et François-Ignace Bibal.
D’abord, pour en fixer un cadre de départ,
voici des liens aux 5 plus récents articles sur eux que j’ai publiés sur mon blog,
en plus, pour commodité, du récapitulatif du 1er octobre dernier
sur l’ensemble de ma recherche sur les cousinages basques à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz de Maurice Ravel : 
Mes articles ne sont pas de la plus grande aisance de lecture,
car je m’efforce d’y être le plus précis possible, au risque d’être un peu lourd, redondant, et pénible à suivre.
C’est le progrès de la connaissance que je vise, et pas le loisir agréable du lecteur, auquel je ne prétends pas…
Comme je vous l’ai indiqué, je suis à la recherche de la date et du lieu de décès de Pascal Bibal,
né à Saint-Jean-de-Luz le 12 juin 1847,
marié à Zarautz le 23 janvier 1877 à Dorotea Iburuzqueta,
et père de 6 enfants, tous nés à Saint-Jean-de Luz
entre le 17 septembre 1878 pour l’aîné, Ignace-François-Victor, et le 29 septembre 1888 pour le benjamin, Philippe-Joseph :
_ le 17 septembre 1878 pour l’aîné, Ignace-François-Victor
_ le 27 novembre 1880 pour la seconde, Marie-Micaëla-Léonie
_ le 3 mai 1882 pour le troisième, Grégoire
_ le 5 mai 1884 pour la quatrième, Élise
_ le 28 juin 1887 pour la cinquième, Jeanne-Ignace-Bernardine
_ et le 29 décembre 1888 pour le sixième et dernier, Philippe-Joseph.
Pascal Bibal a participé (avec son jeune frère Léon-Pierre : Saint-Jean-de-Luz, 1er février 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1884)
à la décoration de la voûte au-dessus de l’autel de l’église Saint-Jean-Baptiste, en 1871.
Dans divers actes d’état-civil, Pascal Bibal est qualifié de peintre (en 1878, 1884, 1887 et 1888), et parfois aussi d’antiquaire (en 1880 et 1882)
_ en 1884, alors qu’il est domicilié au 5 rue Gambetta, il est même qualifié de propriétaire (cette unique fois-là à ma connaissance) et peintre.
Et ses domiciles à St-Jean-de-Luz ont _ un peu bizarrement : pour quelles raisons ? _ varié :
lui-même est né Grand Rue n° 22, en 1847 (alors que ses parents étaient domiciliés au n° 21 de la Grand Rue) ;
et ses 6 enfants sont successivement nés
Grand Rue n° 39, en 1878
Grand Rue n° 16, en 1880
Grand Rue n° 16, en 1882
rue Gambetta n° 5, en 1884
rue Tourasse n° 13, en 1887
rue Saint-Jacques (sans précision de numéro), en 1888.
La dernière référence d’état-civil de la domiciliation de Pascal Bibal à Saint-Jean-de-Luz
date de la naissance de son dernier enfant, Philippe-Joseph, le 29 décembre 1888 : rue Saint-Jacques.
Et nulle trace d’un éventuel décès de Pascal Bibal à Saint-Jean-de-Luz à l’état-civil de la ville
à partir de 1888 et jusqu’au 21 décembre 1900. Ni non plus à partir du 1er janvier 1901.
Mais Pascal Bibal est décédé avant 1899, voire avant 1898,
d’après le livret militaire de son fils aîné (classe 1898)…
J’ignore pour quelles raisons Pascal Bibal a quitté Saint-Jean-de-Luz,
et probablement pour Bilbao _ où il serait peut-être décédé _,
comme en témoignent les documents de situation militaire de ses fils
Ignace-François-Victor (classe 1898)
et Grégoire (classe 1902) :
les parents des deux appelés, Pascal Bibal et son épouse Dorotea Iburuzqueta, y sont en effet déclarés, les deux fois, domiciliés à Bilbao,
et leur père est également déclaré les deux fois (en 1898 et en 1902) décédé (feu Pascal Bibal).
La date du conseil de révision d’Ignace-François-Victor (classe 1898) n’est cependant pas précisément indiquée : en 1898 ou 99…
Sur le site de vente cotebasqueencheres
des commissaires priseurs Arnaud Lelièvre et Caroline Lelièvre Cabarrouy, à Saint-Jean-de-Luz 
figurent, accompagnant l’image du tableau L’Apprenti-boucher,
les indications « Pascal Bibal, août 1895 ».
J’en ai déduit qu’à cette date Pascal Bibal était encore vivant et actif à Saint-Jean-de-Luz…
Or voici qu’hier je reçois un courriel d’Arnaud Lelièvre
m’informant que c’est lui qui a supposé que Pascal Bibal était l’auteur de cette toile datée de 1895, 
et non son fils (né le 17 septembre 1878 : en août 1895, François-Ignace n’avait pas encore 17 ans) ;
car la toile est seulement signée Bibal, sans prénom ;
et cela, du fait des âges et du père (48 ans) et du fils (pas encore 17 ans) en 1895…
En faveur de cette hypothèse,
on pourrait aussi ajouter qu’on ne connaît pas, à ce jour, semble-t-il, de portraits du fils, seulement des paysages ;
alors que du père, on ne connaît que des portraits, et pas de paysages.
De fait,
pour L’Apprenti-boucher, l’inscription qui se découvre au bas de la toile et à droite, est la suivante :
BibaL
8 – 95 S.J.D.L.
Et si, de fait François-Ignace Bibal signe ses toiles de son seul nom, Bibal (sans ses prénoms),
il se trouvait que j’ignorais alors comment Pascal Bibal, lui, signait ses toiles
_ je viens d’apprendre à l’instant qu’il mettait un P. devant son nom ; et vais remarquer quelques minutes plus tard qu’il met aussi une majuscule au L qui termine son nom… _ ;
or à ce jour je n’ai eu accès qu’à 3 (autres ?) images de toiles de Pascal Bibal :
_ un Portrait de Dame basque (sur le site du commissaire-priseur Carrère à Pau) ;
_ un Portrait de famille en un intérieur (dont j’ignore la situation ; et c’est moi qui le baptise ainsi _ cf l’image de ce superbe tableau en mon article du 27 mars 2019 :  _), vraiment très intéressant : peut-être s’agit-il de la famille Bibal à Saint-Jean-de-Luz ; ou de la famille Iburuzqueta à Zarautz…
_ et le Portrait du peintre (de Zarautz) Sabino Iceta Amezti : ami de Pascal Bibal) _ cf l’image de ce portrait en mon article du 28 octobre 2019 : .
Marie-Hélène Deliart, documentaliste au Musée basque de Bayonne, m’a informé
que la mairie de Ciboure possédait une toile de Pascal Bibal,
mais sans m’en indiquer le titre, ni m’en adresser une image…
Peut-on induire de cette signature sans prénom au bas de L’Apprenti-boucher 
que le fils _ si c’est bien lui l’auteur de ce tableau… _ pouvait se la permettre en 1895
du fait du décès, déjà à cette date, de son père ?
Sans risque de confusion désormais entre son père (défunt) et lui…
Mes récents articles se sont intéressé aux péripéties de voyages des enfants Bibal,
entre Saint-Jean-de-Luz, Bilbao et La Havane _ avec des allers et retours pour de brèves vacances à Paris et au pays basque jusqu’à la fin de leurs vies ; ils étaient fortunés…
Voilà.
Je pense que votre compétence concernant la peinture basque, et en particulier l’œuvre de François-Ignace Bibal,
sa façon de signer ses tableaux,
et d’y joindre à l’occasion quelque mention de date ou de lieu,
peut vous permettre d’apporter des lumières à mon ignorance…
Bien à vous,
et avec mes remerciements pour votre accueil à mon questionnement pictural,
Francis Lippa à Bordeaux
Voilà donc, chère amie, comment, pas à pas, j’avance…
Bien à vous,
Francis Lippa, à Bordeaux
 Cher Monsieur, chère Madame,

votre courriel d’hier après-midi,
ainsi que la conversation téléphonique qui a suivi,
m’ont conduit à pas mal de questions sur la paternité de L’Apprenti-boucher.
Notamment à propos _ et à partir _ des signatures _ un peu de près observées _ des deux peintres.
D’une part, il semble que François-Ignace Bibal signait ses toiles de son seul nom, Bibalsans prénom _ à confirmer, bien sûr !
Et que peut-être il aurait pu le faire dès 1895 sans risque de confusion avec son père, si celui-ci était déjà décédé à cette date :
il l’est au moins en 1898 (ou 99) lors du conseil de révision _ sans plus de précision de date _ que passe François-Ignace (classe 1898)…
Feu Pascal Bibal (dixit le document) étant alors déclaré avoir été domicilié avec son épouse à Bilbao…
Mais d’autre part, je viens aussi de découvrir sur le web une signature de Pascal BibaL 
P. BibaL,
avec ce très typique L majuscule à la fin de son nom BibaL,
telle qu’elle figure sur le nom BibaL au bas à droite de L’Apprenti-boucher.
Le Portrait de groupe dans un intérieur (c’est moi qui le baptise ainsi _ cf l’image de ce superbe tableau en mon article du 27 mars 2019 :  _)
que j’ai trouvé sur Internet (sans indication de localisation hélas) attribué à Pascal Bibal,
m’a semblé tout à fait remarquable !
Mais on ne peut hélas pas distinguer sur cette malheureuse image la signature de l’auteur de ce tableau

Je viens aussi, à l’instant, de découvrir une signature de Pascal BibaL : celui-ci met l’initiale P. devant son nom BibaL.
Mais surtout je m’aperçois aussi
de la graphie commune (le L majuscule à la fin de BibaL) de la signature de P. BibaL que je viens de découvrir sur le web (et j’ignore pour quel tableau…)
avec le BibaL de la signature au bas et à droite de L’Apprenti-boucher !
Et voilà qui est décisif pour l’attribution de la toile à Pascal BibaL.
L’Apprenti-boucher semble donc bien une œuvre (tardive) de Pascal BibaL (alors âgé de 48 ans)
et non une œuvre de jeunesse de son fils François-Ignace (qui n’avait pas encore 17 ans en ce mois d’août 1895).
Enfin, et à ma connaissance _ loin d’être exhaustive _,
les œuvres connues de Pascal BibaL sont toutes des portraits,
alors que les œuvres connues de son fils François-Ignace sont toutes _ me semble-t-il du moinsdes paysages !
L’Apprenti-boucher semble donc bien, comme vous l’avez envisagé, une œuvre de Pascal BibaL.
Et celui-ci, vivant et actif, se trouvait à Saint-Jean-de-Luz au mois d’août 1895…
Au plaisir, Madame, Monsieur, de vous rendre service,
Francis Lippa à Bordeaux
Voilà pour les avancées de ce matin.
Ce vendredi 15 novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Les luziens Pascal Bibal et ses fils, François-Ignace, Grégoire et Joseph : poursuite d’enquête (I)

08nov

Certaines données

concernant les luziens

Pascal Bibal

(né à Saint-Jean-de-Luz le 12 juin 1847 _ Grand Rue n° 22 (ou n° 23 : c’est le nombre indiqué pour le lieu de naissance de sa jumelle Marie !!) _, et décédé j’ignore encore où avant 1900, et peut-être avant 1898…)

et ses enfants,

notamment ses fils François-Ignace _ Ignace-François-Victor Bibal, né à Saint-Jean-de Luz le 17 septembre 1878, Grand Rue n° 39 _,

Grégoire _ Grégoire Bibal, né à Saint-Jean-de Luz le 3 mai 1882, Grand Rue n° 16 _

et Joseph Bibal _ Philippe-Joseph Bibal, né à Saint-Jean-de Luz le 29 décembre 1888, Rue Saint-Jacques _,

continuent, en dépit de mes recherches _ opiniâtres et tous azimuts _ de me manquer…

Je continue donc de les poursuivre,

par recherches sur Internet,

coups de fil à divers interlocuteurs pourvus de diverses compétences,

ou courriels _ dont je dispose des adresses électroniques.

Mon objectif premier concerne

l’obtention de la date et du lieu du décès de Pascal Bibal,

ainsi, bien sûr !, que le plus possible de renseignements sur sa vie ;

et sur son œuvre de peintre, naturellement !

Sur sa vie,

en plus du document établissant la naissance de Pascal Bibal

(ainsi que de sa jumelle Marie : 3ème et 4ème enfants de Pierre Bibal et Victoire Dupous, après Jean-Baptiste et Annette : Pierre Bibal, maître au cabotage, et Victoire Dupous se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz le 26 avril 1843),

le 12 juin 1847 au n° 22 de la Grand Rue _ et non pas au n° 21 de cette Grand Rue, comme les 7 autres frères et sœurs Bibal, ainsi que je l’ai souligné en mes deux articles précédents, du vendredii 1er novembre :  ; et du samedi 2 novembre derniers :  … _,

je dispose aussi du document d’état-civil, établi à Saint-Jean-de-Luz le 13 juillet 1878,

déclarant le mariage civil, ce jour-là, à Saint-Jean-de-Luz, de Pascal Bibal avec Dorotea Iburuzqueta,

indiquant aussi leur précédent mariage religieux à Zarautz, le 23 janvier 1877 ;

puis les actes d’état-civil par lesquels Pascal Bibal est venu déclarer à la mairie de Saint-Jean-de-Luz

les naissances successives de ses 6 enfants,

entre le 17 septembre 1878,

pour son fils aîné Ignace-François-Victor,

et le 20 décembre 1888,

pour le benjamin de ses enfants, Philippe-Joseph, le 29 décembre 1888  :

soient :

Ignace-François Victor Bibal, né au n° 39 Grand Rue le 17 septembre 1878,

Marie-Micaela-Léonie Bibal, née au n° 16 Grand Rue le 27 novembre 1880,

Grégoire Bibal, né au n° 16 Grand Rue le 3 mai 1882, 

Elise Bibal, né au n° 5 Rue Gambetta le 15 mai 1884,

Jeanne-Ignace-Bernardine Bibal, née au n° 13 Rue Tourasse le 28 juin 1887,

Philippe-Joseph Bibal, né Rue Saint-Jacques _ sans numéro de maison noté _ le 29 décembre 1888,

assortis, ainsi que je viens de l’indiquer, de la mention

des domiciliations successives de Pascal Bibal,

ces onze années 1878-1888 à Saint-Jean-de Luz,

ainsi que de sa profession _ avec des variations intéressantes : peintre, antiquaire, propriétaire _, son âge,

ainsi que celui de son épouse Dorotea :

_ au 39 Grand Rue (le 17 septembre 1878, pour la naissance d’Ignace-François-Victor),

Pascal Bibal, le père, âgé de 30 ans, est indiqué de profession peintre,

et son épouse Dorotea, était dite âgée de 25 ans ;

_ au 16 Grand Rue (du 27 novembre 1880, pour la naissance de Marie-Micaela-Léonie

au 3 mai 1882, pour la naissance de Grégoire),

Pascal Bibal, le père, âgé de 32 ans en 1880, est indiqué de profession antiquaire, et son épouse Dorotea, est alors dite âgée de 27 ans ;

et Pascal Bibal, le père, âgé de 34 ans en 1882, est à nouveau indiqué de profession antiquaire, et son épouse Dorotea, est alors dite âgée de 28 ans ;

_ au 5 Rue Gambetta (le 15 mai 1884, pour la naissance d’Elise),

Pascal Bibal, le père, âgé de 38 ans, est indiqué cette fois propriétaire peintre, et son épouse Dorotea, est dite âgée de 30 ans ;

_ au 13 Rue Tourasse (le 28 juin 1887, pour la naissance de Jeanne-Ignace-Bernardine),

Pascal Bibal, le père, âgé de 40 ans,  est à nouveau indiqué de profession peintre _ sans mention cette fois (et désormais : pour quelles raisons ?..) de l’état de propriétaire _ et son épouse Dorotea, est dite alors âgée de 33 ans ;

il faut aussi indiquer que ce n’est pas Pascal Bibal, probablement absent alors de Saint-Jean-de-Luz, qui vient présenter l’enfant nouveau-né à la mairie, mais l’oncle paternel _ par alliance : ce dernier est en effet l’époux d’Annette Bibal, la sœur aînée de Pascal _ de celle-ci, Edmond Gaudin, 42 ans, receveur municipal _ ailleurs il est dit marineur.

_ et rue Saint-Jacques _ sans mention de numéro de maison _ (le 29 décembre 1888, pour la naissance de Philippe-Joseph),

Pascal Bibal, le père, âgé de 41 ans, est indiqué une fois encore ici de profession peintre, et l’âge de son épouse Dorotea n’est cette fois-ci pas mentionné.

Les contacts que j’ai pu établir avec divers correspondants très compétents _ et très aimables _

ont donné jusqu’ici assez peu de résultats

pour élargir ma connaissance en répondant à mes micro-questionnements :

_ les commissaires-priseurs, à Pau (M. Carrère) et à Saint-Jean-de-Luz (Arnaud Lelièvre et Caroline Lelièvre-Cabarrouy), ne disposent ni l’un ni les autres de biographie de Pascal Bibal

_ dont ils ont eu à vendre le premier au moins un Portrait de Dame Basque

et la seconde, tout récemment, L’Apprenti-boucher (signé seulement Bibal, sans prénom, il est vrai) ; mais le style de l’oeuvre fait pencher pour une réalisation du père, Pascal (né le 12 juin 1847 : il a 48 ans au mois d’août 1895) , plutôt que du fils, François-Ignace (né le 17 septembre 1878, qui n’a pas encore 17 ans en ce mois d’aout 1895 de cette toile… ; il resterait à confronter les signatures du père Pascal et du fils François-Ignace… ;

les commissaires-priseurs ne semblent pas très curieux de la biographie de l’auteur du tableau qu’ils avaient à vendre ou ont vendu, et semblent se contenter de la biographie de son fils, peintre lui aussi, et mieux connu que lui, François-Ignace Bibal (sauf que le jeudi 14 novembre Arnaud Lelièvre vient de m’adresser un courriel : « Nous vous remercions de votre message. Vous en savez très certainement beaucoup plus sur la famille Bibal que nous. En effet, l’œuvre que nous avons vendue était datée 1896 _ non : 1895, a rectifié son épouse quand je l’ai eue au téléphone un quart d’heure plus tard, et que je l’ai priée de bien vouloir me le préciser… ; cette date ayant beaucoup d’importance pour m’aider à cerner la fourchette de plausibilité de la date du décès de Pascal Bibal… _ et au regard des dates, il nous a semblait pertinent _ oui, en effet ; à moins qu’il s’agisse là d’un travail de jeunesse de François-Ignace, son fils (qui n’a pas encore 17 ans au mois d’août 1895) _ de l’attribuer à Pascal » _ dont Arnaud et Caroline Lelièvre connaissent ainsi l’existence et le travail de peintre… Mais nous n’avons pas davantage d’information _ notamment de la part du vendeur du tableau. N’hésitez pas à nous en transmettre si vous en avez d’autres ! _ bien sûr ! et avec le plus grand plaisir ! Merci et bravo pour votre travail. Cordialement...« )…. _ ;

_ la documentation _ en l’occurrence en la personne de Madame Marie-Hélène Deliart, très aimable _ du Musée basque de Bayonne, musée qui dispose de plusieurs œuvres de François-Ignace Bibal,

a pu me faire part d’une page significative, mais trop partielle _ pages 514 – 515 _, d’un article, paru dans Gure Herria, de Philippe Veyrin, en 1926 :

Philippe Veyrin évoque bien l’expatriation à Cuba du peintre François-Ignace Bibal,

postérieurement _ « mauvais destin« , dit-il, page 515 de ce numéro de Gure Herria _ « à la mort de son père« , Pascal Bibal. 

Malheureusement

ni la date du décès de Pascal Bibal, le père,

ni la date de l’expatriation à Cuba des enfants Bibal,

ne sont précisées ici par Philippe Veyrin.

Voici le détail de ce texte de Philippe Veyrin, en 1926, assorti de quelques commentaires de ma part  :

« Nous allons consacrer quelques pages de cette revue à Ignace-François Bibal, peintre basque-français.

Car c’est un vrai basque, ce petit homme souple, nerveux, fougueux, l’œil vif et malicieux sous le béret crânement posé. Un vrai basque (malgré sa fine moustache en bataille) par l’enthousiasme grave et réfléchi qu’il éprouve pour son art et qu’il sait faire passer dans ses œuvres.

Un vrai basque enfin, par sa vie elle-même.

Il convient, nous semble-t-il, de laisser quelque pâture _ Philippe Veyrin est bien bon : il a pensé à nous laisser, par ce qu’il ne détaille pas ici, du travail de recherche…à la curiosité des historiens et critiques d’Art qui travailleront dans les siècles futurs. Aussi nous contenterons-nous de donner ici les seules notes biographiques susceptibles de faire connaître _ c’est-à-dire découvrir un peu, commencer d’apercevoir _ à la fois l’homme et son œuvre.

Ignace- François Bibal est né à Saint-Jean-de-Luz _ le 12 juin 1847, Grand Rue n° 22 ; alors que ses autres frères et sœurs sont nés au n° 21… Sa famille existait depuis longtemps dans le pays : sur les registres de la commune le nom de Bibal apparaît souvent dès le milieu du XVIIIème siècle _ son grand-père Baptiste Bibal, armurier, né à Hasparren en 1768, s’est marié à Saint-Jean-de-Luz (avec la luzienne Catherine Jeyre) le 11 février 1796 ; et le père de ce dernier, Jean Bibal, armurier lui aussi, était décédé à Saint-Jean-de-Luz, rue Oythourboure (?), le 23 mai 1795.

Labourdin par sa famille et par sa naissance _ à Saint-Jean-de-Luz _, Bibal, par sa mère _ Dorotea Iburuzqueta _ originaire de Zarauz _ Pascal Bibal et Dorotea Iburuzqueta se sont mariés religieusement à Zarautz le 23 janvier 1877 _, appartient aussi au Guipuzcoa. Enfin, la Biscaye, où il vécut _ à Bilbao _une grande partie de son adolescence _ mais probablement pas avant la naissance du plus jeune frère de la fratrie, Philippe-Joseph Bibal, né à Saint-Jean-de-Luz le 29 décembre 1888 ; et peut-être afin de permettre à François-Ignace de bien compléter à Bilbao sa première formation de peintre, à Ciboure, auprès de Gustave Colin _, a eu aussi son influence sur sa formation.

A Ciboure (dont les ruelles ombrageuses et les murs blancs ensoleillés n’ont jamais cessé de hanter son rêve d’artiste) Bibal fut un des rares élèves du maître Gustave Colin _ 1828 – 1910 : dès 1862, à Saint-Jean-de-Luz.

A Bilbao, quelques années plus tard _ au cours de la décennie des années 90 _, il fut, avec le catalan Santiago Rusiñol, avec Zuloaga, Dario de Regoyos, Manuel Losada, Alberto Arrué et quelques autres basques, un des fondateurs de l' »Exposition d’Art moderne ». Âgé seulement d’une vingtaine d’années, Bibal était le benjamin de ce groupe, dont la plupart des membres ne devaient pas tarder à s’illustrer.

Hélas, un mauvais destin vint, sinon interrompre, du moins ralentir une carrière si bien commencée. A la mort de son père _ probablement à Bilbao, et entre 1895 et 1898 : à confirmer par notre enquête ! _, Bibal dut s’expatrier. Un vrai basque ne pouvait partir qu' »aux Amériques » : il fut s’établir à La Havane _ le 17 mars 1905 il est domicilié à La Havane, nous indique son livret militaire _ et y demeura jusqu’en 1914.

Revu en France pour combattre _ le livret militaire nous apprend aussi qu’Ignace-François est domicilié à Saint-Jean-de-Luz au n° 41 de la rue Gambetta (chez sa tante Annette Bibal Gaudin et son mari Edmond Gaudin) dès le 28 septembre 1914 _, Bibal, la guerre finie, ne voulut plus repartir _ il s’était entretemps probablement marié à Auch (avec Marie-Augustine-Rose Tournerie) ; Auch où il réside dès le 7 juillet 1917 ; et où il peint une vue de la cathédrale d’Auch, en 1919.

Dès lors, avec énergie, avec une patiente obstination il commença d’édifier cette œuvre dont la sensibilité vraie, la technique souple et variée, l’art sincère et consciencieux, s’imposent chaque année davantage à l’attention du public.

Tour à tour, ses envois annuels aux Salons de la Nationale, des Indépendants et des Tuileries, ont valu à Bibal des succès grandissants« , etc.

Ne perdons pas de vue que Philippe Veyrin, en plus de l’historiographe majeur du pays basque qu’il est, est aussi un important peintre de ce pays basque…

Madame Deliart a consulté le très compétent (sur l’école bayonnaise de peinture tout particulièrement) Olivier Ribeton, qui ne dispose pas, lui non plus, m’a-t-elle indiqué, de renseignements plus précis sur la vie et l’œuvre de Pascal Bibal.

Et il se trouve aussi que ni le Musée Basque, ni le Musée Bonnat, de Bayonne, ne possèdent dans leurs collections, d’œuvres de Pascal Bibal _ à la différence de la ville de Ciboure.


_ Robert Poulou, éminent connaisseur de la peinture basque, et de l’école bayonnaise,

ne possède pas, lui non plus, de précision supplémentaire sur Pascal Bibal ;

ni Jacques Ospital, l’historien de Saint-Jean-de-Luz _ qui a eu l’occasion de jeter un coup d’œil méthodique sur les archives familiales de Charles-Paul Gaudin (Saint-Jean-de Luz, 15 janvier 1938 – Saint-Jean-de-Luz, 25 mai 2006), le fils d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988), et petit-fils de Martin-Marie-Charles Gaudin (Saint-Jean-de Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, Congo Français, 12 septembre 1910), et arrière-petit-fils d’Annette Bibal-Gaudin (Saint-Jean-de Luz, 28 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936), la sœur aînée du peintre luzien Pascal Bibal ;

et certaines œuvres de Pascal Bibal, demeurent, semble-t-il, dans la famille Gaudin… _,

très aimables et coopératifs.


Et jusqu’ici je n’ai pas réussi à joindre Jean-François Larralde, autre particulièrement éminent connaisseur de la culture luzienne.

Sur le destin des enfants Bibal de Pascal et son épouse Dorotea Iburuzqueta,

je dispose _ et c’est une mine d’informations unique sur leurs parcours vitaux, y compris après les conseils de révision, ou leurs situations durant la guerre de 14 _ des livrets militaires des 3 frères Bibal,

Ignace-François-Victor, classe 1898,

Grégoire, classe 1902

et Philippe-Joseph, classe 1908 ;

qui nous livrent de très précieux enseignements sur leurs parcours,

tant en France (Saint-Jean-de-Luz, mais aussi Auch) qu’en Espagne (Bilbao) ou à Cuba (La Havane).

Pour ce qui concerne l’aîné, Ignace-François-Victor Bibal,

de la classe 1898,

son livret militaire nous apprend en effet qu’à la date du conseil de révision, qui s’est tenu en 1898 _ sans plus de précision _, l’appelé (dont le domicile légal se trouve à Saint-Jean-de-Luz _ son lieu de naissance, le 17 septembre 1878 _) est dit résider alors à Paris _ probablement pour sa formation picturale _ ;

alors que le domicile de ses parents, feu Pascal Bibal _ l’information est pour nous capitale ! Pascal Bibal est donc déjà décédé lors du conseil de révision de son fils en 1898 _ et Dorotea Iburesqueta (sic), est dit se situer à Bilbao.

À ce conseil de révision de 1898, l’appelé Ignace-François-Victor Bibal est provisoirement réformé ; et il est appelé à venir se représenter l’année suivante, en 1899, où il sera alors définitivement réformé (pour « faiblesse« ), et est alors versé dans la Réserve (en la 18ème section de L. O. A. ).

Sur le document,

ont été indiquées ensuite _ et c’est très précieux pour notre recherche ici _ les « localités successives habitées

par suite de changement de domicile ou de résidence » :

_ le 17 mars 1905, La Havane _ voilà une date cruciale : très probablement celle de l’arrivée de la fratrie Bibal à Cuba…

_ le 28 septembre 1914, Saint-Jean-de-Luz, 41 rue Gambetta l’appelé, bien que réformé et mis dans la réserve, rentre alors de Cuba en France afin d’y remplir ce qu’il estime constituer ses obligations militaires ; et il loge ainsi chez sa tante paternelle Annette Bibal-Gaudin (née à Saint-Jean-de-Luz  le 28 avril 1845) et son époux Edmond Gaudin (né à Saint-Jean-de-Luz  le 17 novembre 1844).

_ le 7 juillet 1917, 7 rue de Colmar à Auch _ et c’est à Auch que réside (et est née, le 22 mars 1874) celle qui va être l’épouse (puis la veuve le 26 mai 1944) de François-Ignace Bibal : Marie-Augustine (dite Rose) Porterie (elle décédera au domicile du couple, 5 Place du Maréchal Foch à Saint-Jean-de-Luz, le 11 décembre 1962) : les deux futurs époux se sont-ils rencontrés à Auch, et puis mariés peu après ? Ou bien est-ce pour retrouver Rose Porterie, connue un peu auparavant, que François-Ignace Bibal se serait rendu à Auch ? C’est bien difficile à éclaircir…

Le 6 novembre 1914, la Commission de réforme a maintenu Ignace-François-Victor, qui est venu se présenter aux autorités militaires, dans sa situation primitive de réforme.

Le cas militaire de son frère Grégoire Bibal est, lui, plus complexe _ du fait que, choisissant de demeurer à Cuba au lieu de retourner en France, comme son frère aîné, suite à la déclaration de guerre avec l’Allemagne, en 1914, Grégoire Bibal sera considéré comme insoumis et en subira des conséquences (lors d’un retour en France en 1929) _ ;

et son livret militaire nous livre de forts intéressants renseignements, sur une longue durée.

En 1902,

comme ceux de la classe 1902, Grégoire Bibal passe le conseil de révision _ il n’est pas encore parti à Cuba.

Sa fiche d’identité comporte, comme celle de son frère aîné _ il faut le relever _, quelques erreurs :

il est dit fils de feu Pascal Bibal _ comme son frère aîné, quatre ans auparavant : forcément _ et de Dorothée Iburuzquieto (sic), domiciliés à Bilbao _ comme pour la fiche de son frère aîné _,

lui-même résidant aussi alors, de même que ses parents, à Bilbao (alors que son domicile légal est à Saint-Jean-de-Luz) _ et c’est probablement à Bilbao qu’est décédé Pascal Bibal, vers 1895-96-97-98. ; c’est ce que je cherche à établir..

Quant à la profession de Grégoire Bibal,

le mot peintre, d’abord inscrit, est rayé, et remplacé _ à quelle date ? C’est difficile à décider _ par architecte _ de fait, Gregorio Bibal Iburuzqueta va mener une brillante carrière d’architecte à La Havane, couronnée probablement par l’édification de l’Opéra de la Havane, à la fin des années 20.

Les conseils de révision de 1902 et 1903 prennent deux fois la décision de l’ajourner, et de le verser, pour « faiblesse, avis de Bilbao » _ la mention est significative ! _,  dans les « Services auxiliaires » de l’armée active, la « 18ème section d’Infirmiers » de la réserve.

Il est déclaré être passé dans la réserve de l’armée active à la date du 1er octobre 1906.

Puis, suite au décret du 1er août 1914, le voilà affecté à la 18ème section d’Infirmiers à Bordeaux.

Mais n’ayant pas rejoint son poste _ ni la France ; dès 1910 ou un peu avant, Gregorio est marié (dans le faire-part de décès de son cousin germain Martin-Marie-Charles Gaudin au mois d’octobre 1910, Grégoire Bibal figure comme marié : cf mon article du 16 juillet 2019 : ) _,

il est considéré comme insoumis le 15 octobre 1915 _ il demeure en effet à Cuba, à La Havane, avec son frère Joseph ; et ne reviendra, semble-t-il, séjourner en France qu’en 1929.

Le 21 août 1929,

s’étant présenté volontairement _ il faut le relever ! _ au bureau de recrutement de Bayonne le 16 août 1929 _ afin de régler sa situation militaire d’insoumis ; et il est désormais un architecte internationalement reconnu ! _,

il est rayé de l’insoumission ;

et il est laissé en liberté provisoire à Saint-Jean-de-Luz (Rue du Midi, Maison Marintchu _ (sic) au domicile de sa tante Annette Bibal veuve Gaudin, qui a quitté le 41 de la rue Gambetta en 1924 pour la Villa Mirentxu, rue du Midi. Ici, je me demande où résident en 1929 son frère François-Ignace et sa belle-sœur Marie-Rose : à Ainhoa ? Et pas encore 5 Place du Maréchal Foch à Saint-Jean-de-Luz, où le peintre décédera le 26 mai 1944.

Grégoire Bibal est officiellement condamné le 18 octobre 1929 par le Tribunal Militaire permanent de Bordeaux à 6 mois de prison avec sursis, pour insoumission en temps de guerre. Mais il n’a pas subi de détention provisoire.

Il est classé sans affectation le 24 octobre 1929 ; et affecté au C. M. d’Infanterie 183, le 30 juillet 1930, en raison, est-il précisé, de sa résidence à l’étranger _ Cuba, où il est retourné dès le mois de février 1930 ; voir plus bas. Il est aussi, et le fait est notable, un architecte reconnu internationalement.

Sur ce livret militaire de Grégoire Bibal,

ont été indiquées ensuite _ et c’est à nouveau très riche d’enseignements pour nous _ les « localités successives

habitées par suite de changement de domicile ou de résidence » :

_ le 14 février 1930, Calle Obispo, n° 16 à La Havane _ Gregorio Bibal est donc retourné là à Cuba, mais il veille à scrupuleusement signaler aux autorités françaises ses moindres changements de domicile (y compris à La Havane) ;
_ en 1931, Calle Montoro n° 5, toujours à La Havane 
_ en 1932, il y réside toujours _ et en informe prudemment les autorités militaires françaises.

Mais il a été définivement libéré de ses obligations militaires le 14 octobre 1931.

Le cas militaire de leur frère Philippe-Joseph Bibal est, lui, plus simple.

Sa fiche d’identité militaire_ très pauvre, cette fois _ comporte, elle aussi, des erreurs :

son père, Pascal Bibal, n’est pas indiqué cette fois comme étant déjà décédé (en 1908) ;

et le nom de sa mère est une fois de plus mal orthographié : Dorothée Iburuzagueta (sic)

Visiblement, Philippe-Joseph Bibal, de la classe 1908, ne s’est pas présenté au conseil de révision :

c’est qu’il réside à la Havane (c’est effectivement mentionné _ probablement lui aussi depuis le mois de mars 1905 _), et il n’a pas pris la peine de faire alors le voyage de Cuba vers la France.

Il est donc déclaré « Absent » en 1909 ;

puis inscrit sur la liste des insoumis le 4 mai 1910 _ j’ignore si lui est jamais retourné une seule fois en France ; oui, et à de nombreuses reprises, m’indique sa cousine Maylen Gaudin-Lenoir ; mais probablement bien plus tard : vraisemblablement après 1945…

Mais lui n’a jamais eu à vivre les péripéties pénibles de réglement de sa situation militaire qu’a subies son frère Grégoire les années 1929-1930, avant le retour de celui-ci à Cuba le 14 février 1930.

Je m’interromps ici ce soir ;

je poursuivrais cet exposé sur mon enquête à propos de Pascal Bibal et sa famille demain.

Ce vendredi 8 novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

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