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Mendelssohn, encore : pour continuer, l’intégrale des symphonies, dirigées par le brillant Thomas Fey

04mar

Felix Mendelssohn (1809 – 1847) est un merveilleux compositeur,

cruellement sous-estimé depuis trop longtemps,

parce que débordant les bien commodes cases _ romantisme, classicisme _ qui ne conviennent que trop bien à notre crainte des singularités…

Et peut-être aussi victime d’une certaine rancune _ tournant bientôt à l’antisémitisme _ de la part de l’ombrageux et vindicatif  Richard Wagner _ 1813 – 1883 _, vexé que Felix ait négligé de lui rendre une partition qu’il lui avait soumise…

Après la merveille des Lieder ohne Worte par Roberto Prosseda au piano (un double CD Decca 476 6796, de 2006) ,

voici, ce jour, une nouveauté Mendelssohn de ce mois de mars 2018, en un coffret de 6 CDs (hänssler classic HC16098) :

 

les Complete Symphonies de Felix Mendelssohn Bartholdy (1809 – 1847), par les Heidelberger Sinfoniker, sous la direction _ électrisante, comme il se doit ! _ du magnifique Thomas Fey _ né le 9 novembre 1960 : il a 57 ans.

Il s’agit, d’une part, des 5 symphonies _ pour grand orchestre _ op. 11, op. 52 (« Lobgesang« ), op. 56 (« Schottische« ), op. 90 (« Italien« ) et op. 107 (« Réformation« ) ;

et, d’autre part, des 13 Streichersinfonie _ de jeunesse _ composées par Felix entre 11 et 13 ans, quand il était l’élève du berlinois Carl Friedrich Zelter (1758 – 1832),

lui-même élève de Carl Friedrich Christian Fasch (Zerb, 1736 – Berlin, 1800),

qui, lui, avait été le deuxième claveciniste de la cour de Frédéric II, à Berlin, à partir de 1755 et jusqu’en 1768,

auprès de Carl Philipp Emanuel Bach (Weimar, 1714 – Hambourg, 1788) :

nous voyons tout de suite ici la filiation musicale dont a bénéficié le jeune Felix Mendelssohn…

Jusqu’ici, au moins deux belles intégrales de ces Symphonies pour cordes :

celle dirigée par Neville Mariner (chez Decca),

et celle de Concerto Köln (chez Teldec).

Et pour les 5 Symphonies pour grand orchestre,

on peut recommander l’interprétation du London Syphony Orchestra, dirigée par Claudio Abbado (chez Deutsche Grammophon).

Cette nouvelle interprétation par le brillant Thomas Fey

est carrément éblouissante

de dynamique, vivacité, élégance et charme ;

elle est ainsi idéalement idoine au génie de Felix Mendelssohn…

Ce dimanche 4 mars, Titus Curiosus – Francis Lippa

Une sélection de musique de joie ! Monteverdi, Mozart, Mendelssohn (et Zelenka), pour commencer…

31mar

En ce dernier jour de mars 2016, pourquoi ne pas essayer une sélection des trois mois passés d’écoute passionnée de musique, faute de pouvoir écrire et lire avec surligneur et stylo, suite à un accident d’épaule survenu en décembre dernier ?

En premier lieu, la joie très forte du bouclage (en 9 CDs Harmonia Mundi) par l’extraordinaire Kristian Bezuidenhout de son intégrale _ magique ! _ des œuvres pour clavier seul de Mozart (sur de magnifiques pianoforte), superbement entamée par un premier volume en mars 2010 : c’est à la création de Mozart lui-même improvisant magistralement à son clavier qu’il nous est donné d’assister (et participer par la jubilation de notre écoute) ! Quel bonheur !!! Je ne cesse de les écouter en boucle _ par exemple en accomplissant de longs parcours en voiture _ en en redemandant sans cesse sans jamais avoir assez de cette piaffante et cavalcadante beauté…

Ensuite, le superbe radieux DVD Alpha des Vespre della Beata Vergine _ ce chef d’œuvre ! _ de Monteverdi à la Chapelle Royale de Versailles par John Eliot Gardiner à la tête de ses parfaits Monteverdi Choir et English Baroque Soloists : la joie encore et toujours ! Et quelle qualité de joie ! Une musique de lumière merveilleusement incarnée par de tels interprètes !!! Ce soir-là, l’esprit était formidablement présent là !!!

Et tout récemment, ce mois de mars, la lumière merveilleusement irradiante, encore, du CD idéalement (autant que très charnellement) accompli, chez Accent, de la Missa Divi Xaverii et des Litaniae de Sancto Xaverio de Zelenka, par l’excellentissime _ toujours…Vaclav Luks et son Collegium 1704 (à Prague) : une des plus belles messes de musique du XVIIIe siècle _ qui vous fait grimper au ciel ! _, et qui pourrait avoir inspiré, à Dresde même, aussi, la Messe en si de Bach _ rien moins… Le génialissime Zelenka demeure incroyablement méconnu, y compris des journalistes d’aujourd’hui de France-Musique : il y a quelque chose de pourri au royaume de Danemark… Reviens-nous, Jacques Merlet !!!

Je dois aussi mentionner le formidable plaisir à jouir de l’écoute (renouvelée, elle aussi) de la réussite magistrale du pianiste (et infatigable chercheur et découvreur !) italien Roberto Prosseda dans tout le répertoire pour piano de Mendelssohn, chez Decca :

après 2 très beaux CDs distribués aussi (et primés !) en France en 2005 et 2006 : Mendelssohn Discoveries, Rare piano works, et Mendelssohn Rarities, 4 Sonatas, 3 Studies et 2 Fugues,

j’ai pu obtenir, mais en les commandant spécialement, 2 extraordinaires coffrets _ Decca toujours _ de 2, puis 3 CDs : Mendelssohn, Piano con fuoco, paru en 2012 ; et Mendelssohn, Da capo al fine, an unprecedented journey with Mendelssohn’s hidden treasures, Variations, Preludes and Fugues, Klavierstücke, paru en 2014 ;

ainsi qu’un CD Mendelssohn Piano Quartets Nos 1 & 3, avec Gabriele Pieranunzi, Francesco Fiore, et Shana Downes, paru chez Decca en 2014.

J’attends donc avec impatience les autres CDs Mendelssohn interprétés par Roberto Prosseda que j’ai pu commander ensuite chez mon disquaire préféré :

le double CD des Lieder ohne Worte, d’abord ; puis un CD avec orchestre intitulé Discoveries, avec le GewandhausOrchester dirigé par Riccardo Chailly : je me réjouis de prochainement enfin les recevoir…

Et je me désespère, aussi, des difficultés à obtenir in fine _ faute de distribution accessible !  _, toujours de Mendelssohn et par Roberto Prosseda, d’une part le CD Early Chamber Works, avec le Piano Quartet No 2, et le Trio avec piano ; et d’autre part le CD Complete works for 2 pianos and for piano 4 hands, avec Alessandra Ammara ;

comprenant très très mal que ces interprétations (et découvertes !!!) somptueuses de Roberto Prosseda, ne soient pas distribuées en France !!! Quel incroyable manque d’attention et de curiosité (et de culture musicale et discographique !) chez les médiateurs de musique !!!

Je signale ici la disponibilité sur You Tube d’extraits (excellents !) de concerts de Roberto Prosseda interprétant (magiquement !) des œuvres pour piano de Mendelssohn, à l’Institut polytechnique de Turin, ou ailleurs ; par exemple : https://www.youtube.com/watch?v=G1-yF4Nn6os

ou https://www.youtube.com/watch?v=lbL0OpQ3tKk

ou encore  https://www.youtube.com/watch?v=hGwNOI1s0os

ou https://www.youtube.com/watch?v=q7oJ44nc2FI

ou https://www.youtube.com/watch?v=YICUeGM-YIc

pour découvrir son lumineux talent au service de ce Mendelssohn bien trop méconnu _ élève de Carl Friedrich Zelter (1758-1832), lui-même élève de Carl Friedrich Christian Fasch (1736-1800) qui avait été l’élève, de 1755 à 1767, à Berlin, de Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788) ; dont Mendelssohn hérite de toute la fougue…

À suivre…

Titus Curiosus, ce jeudi 31 mars 2016

gratitude à l’éditeur du mozartissime CD « Sonates pour pianoforte & violon » Alpha 177, par Rémy Cardinale & Hélène Schmitt _ le vortex de la braise

01fév

Ce courrier à l’initiateur du projet de ce nouveau bijou discographique,

le CD « Sonates pour pianoforte & violon » de Mozart & Beethoven, par Rémy Cardinale et Hélène Schmitt

comportant la Sonate en mi bémol majeur KV 380 « pour le clavecin ou piano forte avec l’accompagnement d’un violon, dédiée à Josepha von Aurnhammer, Vienne 1781« 

et la Sonate en si bémol majeur KV 454 « pour clavier et violon, Vienne 1784« 

de Wolfgang Amadeus Mozart,

ainsi que la « Première Sonate en ré majeur opus 12 pour violon et clavier, dédiée à Antonio Salieri, Vienne 1798« 

de Ludwig van Beethoven,

interprétées

_ sublimement ! les deux artistes sont dans un état de grâce qui, tous deux et ensemble, se répondant idéalement, les transcende (à un incroyable point !) : la virtuosité d’une parfaite justesse de la moindre des inflexions, et de l’élan justissime du mouvement, de Rémy Cardinale, que je ne connaissais pas jusqu’ici (honte à moi !), rejoignant à la perfection (quelle entente ! c’est déjà un pur enchantement !) la grâce félinissime, et cela à chacune de ses interprétations, au concert comme au disque (cf le monument de sa superbissime discographie chez Alpha) , de la merveilleuse et plus que bouleversante, radieusissime !, Hélène Schmitt _

par Rémy Cardinale

sur un pianoforte d’après Anton Walter & Sohn, de Christoph Kern, 2006

& Hélène Schmitt

sur un violon Nicolò Gagliano, Naples, début des années 1760,

soit le CD Alpha 177 _ il fait date ! _ :

Voici le courriel :

Je n’arrive pas _ mais alors, pas du tout ! c’est une magie hypnotique !.. _ à interrompre le passage en boucle
sur mon lecteur
du CD de Hélène Schmitt et Rémy Cardinale,
tant la grâce s’enlace indéfiniment (et ô combien sublimement !) au sublime

_ pour reprendre deux des pôles du trilemme de Baldine Saint-Girons (en son « Pouvoir esthétique«  ; le troisième est le beau : plus froid…) ; cf mon précédent article : Lumière de l’acte même de penser (l’Esthétique… et autre) : la force de la conférence de Baldine Saint-Girons _
en ce CD mozartissime
_ la sonate (n°1) de Beethoven s’essayant à s’en émanciper comme elle peut…


J’y trouve une intense filiation Carl-Philipp-Emanuel-Bach-ienne _ voilà mon intuition ! _,
dans la tension entre les échappées rapides fulgurantes
_ des feux d’artifice ! qui nous saisissent _
et le vortex à la limite du supportable (dans la jouissance : un infini feu de braise implacable sur notre peau !..) des mouvements lents
_ l’Andante con moto de la KV 380, comme je ne l’avais jamais entendu jusqu’ici ! le Largo, puis l’Andante de la KV 454 : c’est à fondre ! _ d’une beauté à s’effondrer, et comme liquéfier absolument tout entier, en larmes de pure joie brûlante !!!!

que je retrouve aussi dans le Mendelssohn (élève surdoué de Zelter : immédiatement, quasiment, génialissime !) que j’aime tant
et aussi dans Chopin…


Ce CD est sublimissime !

Et je te trouve ainsi bien attrapé, toi,
d’être pour quelque chose
_ si peu que ce soit : mais tout de même pas mal !.. _ dans ce CD mozartissime,
toi, si peu addict à Mozart, en principe
_ comme tu le plaisais un peu, en t’amusant, à l’affirmer… _ jusqu’alors…

Peut-être, justement _ voilà ! _, faute de tels interprètes _ comme ces deux diables-anges diaboliques-ci ! le virtuose justissime Rémy rejoignant là la virtuose justissime Hélène ! _ jusqu’ici

aussi inspirés et justes
que Hélène Schmitt
et Rémy Cardinale : prodigieusement fabuleux !..


Je les attends
donc aussi dans la braise de Mendelssohn…


Pour moi,
ce CD (Alpha 177 ; enregistré à
_ l’idéale aussi ! _ l’Heure bleue de La Chaux-de Fonds, en juin 2010 ; et par le magicien Hugues Deschaux !!!..)
marque une date
dans l’historiographie de la discographie mozartienne !

C’est à se damner de jouissance

musicale !


Titus

Titus Curiosus, le 1er février 2011

Rendre le feu de Dieu – Mendelssohn en sa grâce : le miracle du CD « Works for Cello and Piano », par Daniel Müller-Schott & Jonathan Gilad, magnifiques !

19oct

Je veux saluer

de la plénitude joyeuse de mon enthousiasme

de délectation renouvelée _ je passe et repasse ce magique CD en boucle !!!! _

la merveille discographique

qu’est le CD d’œuvres pour violoncelle et piano de Felix Mendelssohn

que nous donnent ces jours-ci les magnifiquement et merveilleusement inspirés

Daniel Müller-Schott _ sur son violoncelle « Ex Shapiro » : « instrument créé par Matteo Gofriller, à Venise, en 1727« , précise le livret _

et Jonathan Gilad _ cette fois-ci encore et à nouveau toujours prodigieux de justesse et de vie !!!! _,

en un CD Orfeo intitulé simplement

Works for Cello and Piano,

et, surtout,

interprété

avec l’étincelle de vie et le souffle léger, souple et profond,

de la joie vraie

qui convient

à ce compositeur,

qui, lui-même, est

et est demeuré, à jamais _ en une éternité spinozienne ! _,

la juvénilité vive, mature et accomplie

incarnée

_ cf ce précédent article mien (du 9 janvier 2010) :

Découvrir (encore) au CD des oeuvres (encore) inédites de Félix Mendelssohn

à propos de Félix Mendelssohn :

un créateur de génie que décidément j’affectionne spécialement !

dans la filiation musicale du plus brillant des fils Bach,

Carl-Philipp-Emanuel Bach (1714-1788),

via le très excellent maître berlinois de Felix : Carl-Friedrich Zelter (1758-1832) !

ne l’oublions pas

afin de mieux goûter,

en la plénitude de son immensément généreuse palette,

la flamme de vie

qui anime toujours, et si intensément, toute la musique,

jeune à jamais,

de Felix Mendelssohn !.. _  :

soit, pour ce sublime enregistrement, le CD Orfeo C 750 101 A…


Le programme,

idéalement composé,

s’ouvre

magnifiquement _ le ton de fond (ainsi que la pulsation de vie fondamentale !) en est donné ! _

par les jubilatoirement

à jamais _ voilà l’éternité spinozienne ! _ juvéniles

Variations concertantes opus 17,

intitulées primitivement Andante con Variazoni, quand elles furent achevées, à Berlin, le 30 janvier 1829

_ Felix (Felix Mendelssohn, Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 6 novembre 1847) allait avoir vingt ans dans quatre jours… _,

et composées par Felix pour son frère cadet Paul (1812-1874),

banquier _ il avait repris la banque de leur père _

et surtout excellent violoncelliste _ « de niveau quasi professionnel« , indique le livrettiste du CD _ :

« c’est à lui _ Paul Mendelssohn _ que furent dédiées les Variations concertantes opus 17

dans la première édition parue chez Mechetti à Vienne ;

et c’est avec lui que le compositeur _ Felix _ testa ces pages

avant de les créer et de les faire imprimer » :

d’où leur caractère, si éminemment sensible en cette interprétation que je dirai

de feu,

et de vie

et d’intimité

si heureuses, joyeuses…

Entre les deux Sonate für Violoncello und Klavier :

la première, la Sonate en si bémol majeur opus 45

_ « dans sa première édition, intitulée, à juste titre, « Sonate für das Pianoforte und Violoncello« , suivant en cela la tradition des cinq sonates pour violoncelle de Beethoven, pour lesquelles le piano est mentionné en premier. Cependant, Mendelssohn réussit encore mieux que Beethoven à équilibrer les deux instruments, même si le piano conserve toujours un rôle de leader« , indique toujours mieux que pertinemment le livrettiste de ce CD, Joachim Draheim _,

achevée le 13 octobre 1838,

et commentée _ merveilleusement ! _ ainsi, en 1839, par l’ami et admirateur de Mendelssohn qu’était Robert Schumann, en un article de sa Neue Zeitschrift für Müsik :

« Si lui aussi (= Mendelssohn) a le sourire aux lèvres,

c’est celui de la joie que lui procure son art, du plaisir tranquille de l’intimité ;

partout ce regard bienveillant, ce bien-être intérieur, cette quiétude, cette grâce de l’esprit !

Cette sonate est l’une de ses toutes dernières œuvres ;

j’aimerais, sans être mesquinement réprimandé, pouvoir expliquer la différence entre ses compositions d’aujourd’hui et celles d’hier ! Elles me semblent toutes aspirer à davantage de musique, de finesse, de transfiguration.

Si je ne craignais pas d’être mal compris, je dirais même qu’elles sont plus mozartiennes…

Cette sonate est la plus pure qui soit,

sa musique est la plus parfaite qui soit,

une sonate si belle, si limpide, si originale,

comme seules peuvent en produire les plus grands artistes,

et surtout une sonate pour les familles les plus cultivées, idéale après la lecture de poèmes de Goethe ou de Lord Byron« …

_ Schumann est lui aussi un pur génie !

et la seconde, la Sonate en ré majeur opus 58

achevée à Leipzig, en mai-juin 1843,

entre ces deux grandes sonates, donc,

Daniel Müller-Schott et Jonathan Gilad

viennent nous offrir

aussi

4 pièces brèves

merveilleuses, elles aussi,

de délicatesse et de vie _ et de chant ! :

d’abord, deux transcriptions pour violoncelle et piano

réalisées par Daniel Müller-Schott lui-même

de deux des plus célèbres lieder de Felix Mendelssohn :

_ la transcription du lied « Sur les ailes du chant« , l’opus 34/2 _ sur un poème de Heinrich Heine _ ;

_ suivie de celle du lied « Chant du roseau«  (« Sur l’étang impassible« ), l’opus 71/4 _ sur un poème de Nikolaus Lenau _ ;

puis deux pièces pour violoncelle et piano composées par Felix pour des amis,

mais que, beaucoup trop modestement, « Mendelssohn,

très critique envers lui-même,

ne considérait pas dignes d’être publiées » :

_ « le bref Assai tranquillo en si mineur _ sans numéro d’opus, donc _,

écrit dans le style d’une « romance sans paroles »,

(…) en cadeau d’adieu à son ami et successeur au poste de Directeur de la musique à Düsseldorf Julius Rietz » ;

_ puis, le Lied ohne Worte, en ré majeur pour violoncelle et piano

_ qui est « l’unique « romance sans paroles » à ne pas être écrite pour piano seul« _,

dédié à la violoncelliste virtuose française Lise Barbier Christiani ;

et qui ne fut _ donc _ publié qu’après la mort du compositeur, en 1868,

et auquel fut alors attribué le numéro d’opus 109

Tout le prix de cet enregistrement discographique

si merveilleusement pétillant de vie

de ces œuvres pour violoncelle et piano

de Felix Mendelssohn-Bartholdy

tient à la magie

de l’interprétation

des deux _ magnifiquement jeunes _ interprètes

_ Daniel Müller-Schott, né à Munich en 1976, a 34 ans ;

et Jonathan Gilad, né le 17 février 1981, à Marseille, a 29 ans…

Leur jeu

_ je l’ai comparé sur ma platine à celui des très bons Jan Vogler et Louis Lortie, en un CD Berlin Classics 01 15182BC _

est celui même

de la jeunesse…

Dans un ordre similaire _ si c’est possible ! voire sensé !! _ de perfection _ ou vie ! _ de l’interprétation,

mais pour violon et piano, cette fois,

je veux signaler aussi,

au passage,

le magistralement magique CD

que viennent de réaliser les tout aussi prodigieux

Vadim Repin _ au violon _

et Nikolai Lugansky _ au piano _ :

les Violin Sonatas de Franck, Grieg et Janáček,

pour Deutsche Grammophon ;

soit le CD Deutsche Grammophon 477 8794 Violin Sonatas

de Franck, Grieg & Janáček.

La sonate en la majeur de César Franck,

tout spécialement,

n’a probablement jamais aussi splendidement

_ intensément et avec la profondeur (à la française !) qui lui convient ! _

rayonné !!!

A vos platines !

Titus Curiosus, le 19 octobre 2010

Découvrir (encore) au CD des oeuvres (encore) inédites de Félix Mendelssohn

09jan

Le moment des soldes peut être propice à ne pas laisser notre (petite) curiosité « passer à côté » de « merveilles ».

A preuve : un très étonnant, et surtout de toute beauté ! CD « Mendelssohn Rarities » du jeune pianiste italien Roberto Prosseda, comportant « 4 Sonatas, 3 Studies » & « 2 Fugues« , que j’avais bien stupidement « négligé » _ il s’agit du CD Decca 476 5277 (enregistré en décembre 2005) _ ;

alors que j’avais acquis, par le même interprète et chez le même éditeur, au moment de leur apparition simultanée sur les étals des disquaires, cette année-ci passée, 2009 (l’année du bi-centenaire de la naissance de Félix Mendelssohn-Bartholdy : 1809-1847), son CD « frère » « Mendelssohn Discoveries _ rare piano works«  _ le CD Decca 476 3038 (enregistré en janvier 2005)…

Ce CD acquis, lui, dès sa parution (en France) l’année dernière,

comportait des pièces de piano à vrai dire un peu disparates, datant de périodes de création du compositeur étalées dans le temps :

de 1821, pour une « Sonatina« , en mi majeur,

à un arrangement pour le piano, en 1844, de pièces _ « Scherzo« , « Notturno« , ainsi que l’archi-célèbre « Marche nuptiale«  _ transcrites de la musique de scène pour le « Songe d’une nuit d’été » (exécutée pour la première fois à Potsdam lors d’une représentation de la pièce de Shakespeare mise en scène par le compositeur et Ludwig Tieck, suite à une commande du roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV en personne) :

ainsi un « Capriccio » en mi bémol majeur, de 1821 ;

une « Fantaisie » en do mineur / ré majeur, de 1823 ;

un « Andante » en ré majeur, vers 1826 ;

un « Andante con moto« , intitulé « Albumblatt » « 21 Mai« , en la majeur, de mai 1830 ;

un « Adagio » & « Presto« , en si bémol mineur, composé en juillet 1833 et réélaboré un mois plus tard ;

et divers « Lieder ohne Worte« , au nombre de quatre dans ce récital-ci : composés en 1828, 1830, 1837 et en 1841 ; et non retenus dans les 8 recueils de pièces portant ce titre _ op. 19, 30, 38, 53, 62, 67, 85 & 102 ; qui en rassemblèrent, par brassées de six, 48…

Alors que le CD «  »Mendelssohn Rarities _ 4 Sonatas, 3 Studies » & 2 Fugues » se caractérise, au contraire, par une très remarquable unité de style, de genre et d’inspiration  : les quatre Sonates, comme les trois Études, datant de 1820 _ l’année des onze ans de Félix Mendelssohn _ ;

alors que les deux Fugues sont, elles, de 1826.

On y découvre en effet rien moins que la très grande inspiration bachienne _ cf mon article du 17 octobre 2009 : « Le bonheur de Félix Mendelssohn : son Octuor, avec Christian Tetzlaff, en un CD AVI (en public, au Festival de musique de chambre “Spannungen”‘de Heimbach)«  _ qui allait si magnifiquement innerver et les treize « Symphonies pour cordes«  _ d’entre 1821 et 1825et ce chef d’œuvre des chefs d’œuvres mendelssohnien qu’est l' »Octuor » opus 20 _ de 1825 _ du jeune _ mais pas seulement par son âge alors… _ Félix Mendelssohn ;

et qui témoignent assez éloquemment de ce que ce musicien prodige doit à son maître Carl Friedrich Zelter (1758-1832).

Zelter avait été l’élève de Carl-Friedrich-Christian Fasch (1736-1800) _ formé par son père, le tout à fait excellent Johann-Friedrich Fasch (1688-1758) : un compositeur à découvrir de toute urgence si on l’ignore à ce jour !!! _ ;

ainsi que l’ami de Carl-Philipp-Emanuel Bach (1714-1788) :

qui, tous deux, lui avaient légué leur amour profond de la musique _ et de l’art sans pareil ! _ de Johann-Sebastian Bach…

C’est cette inspiration-là _ splendide ! _ qui innerve _ merveilleusement ! _ ce très beau récital de Roberto Prosseda _ enregistré en décembre 2005, donc _ ; et qui nous est parvenu, par la grâce de la distribution _ même tardive , au moins pour la France… _ par Decca, à l’occasion de l' »année-anniversaire » de 2009 :

comme quoi la « manie » surtout « commerciale » de la célébration des anniversaires peut avoir de la fécondité aussi pour notre joie _ toute gratuite, elle ! _ de mélomane…


Car nous pouvons découvrir en cette musique _ et en cette interprétation si « vivante«  _ -là tout un pan assez méconnu _ et un peu délaissé, il faut le noter, par les interprètes, sauf un Daniel Barenboim, ou une Marie-Catherine Girod _, l’œuvre pour piano seul, de Félix Mendelssohn…

Titus Curiosus, ce 9 janvier 2010


Post-scriptum :

A l’appui de ma préférence,

cet article précis et très judicieux de David Hurwitz sur le site Classics-Today.com :

MENDELSSOHN RARITIES
FELIX MENDELSSOHN
Four Sonatas ; Three Etudes ; Two Fugues
Roberto Prosseda (piano)
Decca – 476 5277 (CD)
No Reference Recording

 

rating

If you enjoy early Mendelssohn (and you can argue that much of it is better than late Mendelssohn _ cf le CD « Mendelssohn Discoveries _ rare piano works » cité plus haut…), you’ll certainly want this disc, containing as it does four totally unknown piano sonatas. Each has three movements, and each is based in a minor key : F, E, A, and C. This is a good thing : Mendelssohn in minor keys _ de même que le génial Carl-Philipp Emanuel Bach… _ has his own special brand of musical pathos, and it was to some extent present from the beginning. Of the four sonatas the F minor and E minor are quite large in concept and are very successful, even though the composer was only about 11 _ certes ! _ when he wrote them. The little A minor sonata comes closest to the style of Haydn and Mozart _ appris auprès de ses autres maîtres (de piano) : Franz Lauska, Marie Bigot, puis Ludwig Berger _, with its central minuet enclosed by two very short, quick movements.

The remainder of the disc consists of three etudes, in C major, A minor, and D minor, and two fugues, in E-flat and C-sharp minor respectively. Both are imposing pieces ; the latter, which is a double fugue, is particularly ample in scale and quite grand _ oui ! _ in terms of its musical architecture. It’s fascinating to see how often Mendelssohn was drawn to minor keys, given his reputation _ bien erronée _ as a somewhat facile, reserved artist. While this isn’t exactly music dripping with emotion in the mode of, say, Berlioz (or even Schumann), it certainly isn’t shallow _ oh ! non ! Félix Mendelssohn en cela est aussi un parfait mozartien… _, and of course it’s unfailingly pleasing to the ear _ ô combien ! quelle juvénilité, quelle vie, et si merveilleusement tissées à cette foncière élégance du plus profond du cœur !!!

As in his first volume of « Mendelssohn rarities« , pianist Roberto Prosseda proves a reliable guide to these unfamiliar pieces, and he is very well recorded. He has the right lightness of touch _ oui ! _ in the quick movements of the sonatas, and he never makes the mistake of treating the music more sententiously than it deserves. His legato playing in the slow movements is also very sweet, but tastefully so, never cloying. I do wish that he had put a bit more oomph and character into the beginnings of the two fugues (from whence comes the rule that contrapuntal music need not be expressive at the start ?), but this is a minor quibble, as the performances are technically fully up to the task at hand. Very appealing indeed !

David Hurwitz

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