juil 30

Un jeu d’extinction mortel

l'atalante extinction game gibson

Extinction  game de Gary Gibson, paru aux éditions L’Atalante, est typiquement le genre de livre trépidant et facile à lire qui peut accompagner nos vacances.

Jerry est le dernier survivant de la planète et la folie n’est vraiment pas loin quand un groupe de personnes le capture. Quand il se réveille, on lui explique que le groupe dont il va dorénavant faire partie est constitué de survivants d’extinctions récupérés comme lui dans des versions différentes de réalités. Le voilà donc intégré au sein des éclaireurs, au service de l’Autorité, des commanditaires mystérieux dont ils ne savent pas grand chose à part qu’il semble y avoir des dissensions internes. Leurs chefs les envoient collecter des données toujours dans des réalités ayant connues des fins du monde. Dès le début, Jerry flaire quelque chose de louche…

Les thèmes abordés ne sont pas d’une originalité folle, l’auteur n’essaie pas de révolutionner le genre mais bien de nous embarquer dans une aventure bien ficelée et haletante. Aucune hésitation à avoir, ce livre vous fera passer un bon moment de lecture !

juil 29

Des vies et des livres #4

L’été, la chaleur, la tranquillité, le farniente, les vacances c’est l’occasion de lire différemment, de découvrir ce qui demande du temps et l’esprit libre. Voici les livres qui pour nous ont constitué de petites révolutions littéraires et personnelles, nous pourrions dire « nos livres préférés » mais peut-être plus justement nous pourrions les appeler les livres qui nous ont formé intellectuellement, affectivement et qui ont contribué, probablement, à faire de nous les libraires que nous sommes et qui chaque jour vous conseillent.


 

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Le destin miraculeux d’Edgar Mint de Brady Udall révèle au lecteur la puissance de la période de l’enfance et de l’adolescence, et surtout le paradoxe avec l’humour et la dérision qui se dégage de la vie d’Edgar dont les phases de socialisation « classiques » (école, famille) sont remplacées ici par un hôpital et un orphelinat. Vous allez adorer Edgar Mint, petit garçon de 10 ans que la vie n’a pas épargné. A lire en écoutant du Simon and Garfunkel, sur la plage ou dans une maison de vacances, pour accompagner ce style fluide et au plus près des émotions.

 

 

 

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Certains craignent de lire Annabel de peur d’y lire une vérité qui dérange. Le roman de Kathleen Winter  a en effet l’apparence d’un ovni, c’est pourtant en s’appuyant sur la vie « particulière » de Wayne, né hermaphrodite, ayant subi dès la naissance une opération pour devenir uniquement garçon, que l’auteur nous élève vers un destin qui résonne en chacun de nous : que transmet-on à nos enfants? Que leur cache t-on? A quel point doit-on leur transmettre nos peurs et à quel point doit-on les protéger ? A travers des personnages inoubliables, une plume très imagée et poétique, l’auteur nous livre ici un premier roman magistral.

 

 

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Il reste de Persepolis un parfum de révolte et de mélancolie. Le rôle du dessin prend tout son sens car il reste au lecteur des images indélébiles en noir et blanc de cette enfance passée en Iran entre la fin du règne du Shah et le début de la révolution islamique. Toute une tranche de vie entre désir d’indépendance et attachement à la famille et ses valeurs. Persepolis est un bonheur de lecture et un véritable témoignage historique pour comprendre les transformations profondes de ces dernières années en Iran et au Moyen-Orient.

 

 

 

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Et pour finir, LE roman le plus puissant, complet et bouleversant jamais écrit (en toute objectivité) :
On finit A l’est d’Eden en ayant l’impression physique d’avoir vécu les épreuves de ses personnages, comme si leur existence était palpable. Ce roman parle de la terre, des hommes, de la filiation, de jalousie, d’angoisses. A travers le portrait de deux familles que tout oppose, Steinbeck analyse à la perfection les ambivalences et les noirceurs de la nature humaine.

juil 28

Le partage des eaux d’Alejo Carpentier

9782070367955,0-629938L’histoire débute dans une grande vile d’Amérique du nord, probablement New york. Le protagoniste, dont le nom est inconnu est un musicologue en pleine errance. Marié à Ruth, une comédienne de théâtre, il subit sa vie plus qu’il ne la vit.

On lui propose une bourse d’étude dans le but de rechercher des instruments primitifs au cœur de la forêt vierge d’Amérique du Sud. La finalité étant aussi d’achever une thèse dont l’argument principal est que l’origine de la musique se trouverait dans l’imitation des bruits de la nature par des tribus indigènes.

Après de longues hésitations, le héros part à la conquête de la jungle. Mais dès son arrivée au Venezuela, le héros va se heurter à un putsch militaire qui va le contraindre à se confiner dans un hôtel de la ville.

C’est à ce moment-là que le roman et le héros prennent réellement vie. De multiples péripéties le conduiront au fin fond de la forêt vierge en compagnie d’un chercheur d’or, d’un prêtre et d’un fondateur de village.

On peut parler de quête, de mythologie, de retour au source à l’essentiel. Cette lecture des bancs de fac est une véritable découverte et un moment de lecture jubilatoire.

juil 27

La couverture de la semaine #22

Pour notre couverture de la semaine, nous avons choisi celle du très étrange L. de Thibaut Klotz des éditions du Nouvel Attila qui, en quatrième de couverture, offre le texte suivant :

Parce que mon titre ne dit rien
Parce que mon quatrième chapitre est vicieusement parodique
Parce que mon intrigue ne prend sa pleine mesure qu’en son milieu
Je suis un risque
Prenez-moi.

Intrigant, n’est-ce pas ?

L

juil 25

Nos lectures du week-end – Semaine 30

C’est lundi ! Et comme chaque lundi retrouvez nos lectures du week-end.

minardWeek-end au cœur du Moyen-Âge en compagnie de chevaliers et de samouraïs avec Bastard battle où nous rencontrons un duc peu scrupuleux et particulièrement violent, des villageois apprenant l’art du combat et une coalition de vengeurs bien décidés à en découdre jusqu’à l’affrontement final. Assauts sanglants, ripailles en tous genres et alcool à foison sont décrits avec une précision et un humour ravageur, et en vieux françois s’il vous plaît  !
Bélinda

 

pommesQuel énorme coup de cœur ! Une retrouvaille parmi les classiques du policier. Je me suis régalé avec cette histoire des bas-fonds du Harlem des années 50 avec ces scènes de vaudeville et son humour déjanté. Une dénonciation du racisme de la société américaine qui secoua la critique.
Guillermo

 

 

moneyLes éditions Inculte ont eu la bonne idée de publier la première enquête de David Simon.
Easy Money suit le parcours de Melvin Williams, dit « Little Melvin », parrain haut en couleur du trafic de drogue de Baltimore.
Il est plaisant de retrouver l’écriture acérée de Simon et de découvrir que dès ses premières enquêtes des années 80, se dessinait déjà la trame de ce qui allait devenir la série The Wire.
Sylvain

 

hazanVous qui partez en voyage, vous qui croyez connaître Paris, vous qui savez n’y rien connaître, vous qui pensez que l’espace c’est du temps et qu’il n’est de profonde connaissance d’un lieu que par la connaissance des faits et des hommes qui y ont vécu ; alors ce livre est pour vous. Déjà auteur il y a une dizaine d’année d’un des plus beau livre sur Paris, Il n’y a pas de pas perdu, Eric Hazan, passionné et passionnant éditeur de La Fabrique récidive cette fois-ci avec une traversée du Sud au Nord de la Capitale. Le talent juste et profond d’Eric Hazan est de mêler une description de flâneur, avec une passion pour l’architecture, sans passéisme béat, une remémoration personnelle et une évocation vivante et précise des grands moments historiques de cette ville longtemps prompte à la révolte. Laissez-vous guider, vous n’en reviendrez pas !
Pierre

Et vous, qu’avez-vous lu ce week-end ?

 

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