jan 03 2016

« HERGE » AU GRAND PALAIS

(28 septembre 2016 – 15 janvier 2017)
Grand Palais, galeries nationales – PARIS

9782203011434_0Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais

en collaboration avec Le Musée Hergé.

Commissaires: Sophie Chang, conservatrice au musée Hergé à Louvain-la-Neuve,

et Cécile Maisonneuve, docteur en histoire de l’art, conseiller scientifique à la Rmn-Grand Palais

Tintin au Grand Palais

Après avoir célébré le centenaire de la naissance d’Hergé au Centre Pompidou en 2007 et créé près de Bruxelles en 2009 le musée Hergé à Louvain-la-Neuve, MOULINSART s’associe à la Réunion des musées nationaux – Grand Palais pour dévoiler les multiples facettes de son œuvre au travers de ses planches originales, de peintures dont il s’entoure, de photographies, tout en évoquant les rencontres qui guident sa vie et sa vision artistique. Ses interviews, ses écrits, ses témoignages expliquent ses choix, font revivre ses hésitations, sa vivacité, sa curiosité sans borne, et retracent le parcours d’un grand artiste.

Les Galeries nationales du Grand Palais célèbrent ,ainsi, pour la première fois le « 9e art » avec une exposition rétrospective « Hergé », organisée en étroite collaboration avec le musée Hergé de Louvain-la-Neuve près de Bruxelles, qui montre comment cet œuvre dessiné, universellement reconnu se construit et s’inscrit dans son temps et dans une histoire de l’art.
La publication des aventures de Tintin dans Le Petit Vingtième à partir du 10 janvier 1929 constitue un véritable tournant dans la vie de Georges REMI. Sans trop s’en rendre compte, Hergé entame une fabuleuse carrière d’auteur, tout à la fois dessinateur et scénariste virtuose. Sans en avoir véritablement conscience, il crée un style, une ligne, une école. Sa notoriété et son succès ne feront que croître tout au long du vingtième siècle, en Belgique, en Europe et dans le monde.
Ce qui singularise et distingue l’art d’Hergé de celui de bien d’autres dessinateurs de bandes dessinées, c’est son extraordinaire capacité à restituer le réel sous une forme inventive mais si familière que le lecteur se projette aisément dans ce monde, pourtant créé de toutes pièces. Par
des traits simples, d’une justesse redoutable, il cerne les contours de notre existence et donne naissance à des personnages emblématiques qui incarnent les grandes valeurs de la société. Ces personnages se trouvent confrontés à toutes sortes de situations rocambolesques qui résonnent parfois avec l’histoire du XXe siècle.
L’exposition sera l’occasion de décrypter la dynamique créatrice d’Hergé, dessinateur qui use de tous les moyens dont il dispose et ne se prive jamais de s’inspirer des autres arts. Hergé se passionne même pour les artistes de son temps qu’il collectionne (Miró, Lichtenstein, Fontana…). Comme au cinéma, en peinture ou en photographie, il multiplie les plans, les cadres et les perspectives. Tout un ensemble de procédés l’aident à composer ces scènes, ces séquences et ces images dont la force a marqué des générations de lecteurs de Tintin.
L’exposition se présentera sous la forme d’un parcours qui propose au visiteur d’explorer des thèmes aussi variés que la famille d’Hergé, les artistes qui bercent son enfance et marquent son développement artistique, la naissance de Tintin, les découvertes technologiques qui ponctuent les aventures du jeune reporter…

Extraits du pré-communiqué su Grand Palais – Paris- Déc 2015

nov 27 2015

« Tintin et les droits de l’homme » avec Jean-Paul Costa, ancien Président de la cour européenne des Droits de l’Homme.

 JP Costa     A l’initiative d’un des leurs, Patrice Davost, les Pélicans ont reçu le 24 novembre Jean-Paul COSTA, ancien président de la Cour Européenne des Droits de l’Homme sur le thème de « Tintin et les droits de l’Homme ».

Rappel de sa carrière :
Jean-Paul Costa, né le 3 novembre 1941 à Tunis. Il quitte la Tunisie en 1957, un an après l’indépendance. Diplomé de l’Institut d’études politiques, il est titulaire d’un diplôme d’études supérieures de droit public en 1964, ancien élève de de l’Ecole Nationale d’Administration où il fait partie de la promotion Montesquieu en 1966. et intègre le Conseil d’Etat
Il débute sa carrière la même année au Conseil d’État à Paris, d’abord comme auditeur et rapporteur à la section du contentieux (1966-71, 1977-80, 1987-89), assesseur puis président de sous-section à la section du contentieux (1989-98), puis devient directeur de cabinet du ministre de l’Éducation nationale de 1981 à 1984.
Il est ensuite professeur de droit associé aux universités d’Orléans et de Paris-I Panthéon-Sorbonne où il enseigne les libertés publiques. Par la suite, il préside la délégation française pour la négociation du traité entre la France et le Royaume-Uni au sujet de la liaison fixe transManche (1985-1986), ainsi que la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) de 1995 à 1998. En mai 1988, il participe à la commission chargée de réfléchir à la procédure pénale.
Élu par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, il devient à partir du 1er novembre 1998, l’un des 47 juges (1 par État) que compte la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Succédant au Suisse Luzius Wildhaber, il est élu par ses pairs président de la Cour Européenne des Droits de l’Homme le 29 novembre 2006, pour un mandat de trois ans à compter du 19 janvier 2007, second Français à occuper cette fonction après René Cassin. Il est réélu le 16 novembre 2009 pour trois autres années, mais, atteint par la limite d’âge, il quitte ses fonctions en novembre 2011.Le 3 décembre 2011, il est élu président de l’Institut international des droits de l’homme.
Il doit à Montesquieu une des brillantes pensées qui conduira sa vie: « La loi n’est pas bonne parce qu’elle est loi, elle doit être loi parce qu’elle est bonne« .

L’intervention de Jean Paul Costa fut, à l’image des fonctions judiciaires et juridiques qu’il exerça, une argumentation simple, clair, et étayée.
– Démonstration que les idées (négatives) reçues sur Hergé sont dénouées de tout fondement, même si en apparence, mais en apparence seulement, Hergé ferait preuve d’un anti-sovietisme primaire dans son premier album( Tintin chez les Soviets) et d’une expression raciste dans le deuxième(Tintin au Congo). En fait la réalité est tout autre, Hergé par Tintin interposé, transmet des idées humanistes, s’élève contre le racisme anti-noir, défend les indiens d’Amériques (Tintin en Amérique) et, les chinois oppressés (Lotus bleu).
– Démonstration que Tintin prend la défense des droits de l’homme, s’élève contre l’esclavage (Cock en stock) et les discriminations faites aux tziganes et prend position en faveur de la présomption d’innocence (les Bijoux de la Castafiore) . IL sera le pourfendeur des faux-monnayeurs (l’Île noir) des trafiquants de stupéfiants (Cirages du Pharaon, le Lotus Bleu, le Crabe aux Pinces d’or) d’armes (Cock en stock et les Picaros) et d’êtres humains…et même des pilleurs de tombes (les 7 Boules de Crisal) et de gens sans scrupule qui détourne les avions (Vol 714 pour Sydney)
Hergé est même précurseur à son époque dans la défense des animaux, avec Ranko (l’Île noir) et « le Migou » (Tintin au Tibet)
Démonstration que même si Hergé évolue au cours de ses années de jeunesse dans un milieux très conservateur et quelque peu intégriste, il n’en a que plus de mérite à évoluer dès 1930 pour la défense de la paix, de la démocratie et des droits de l’homme, contre les régimes autoritaires et les dictatures (le Sceptre d’Ottokar, l’Or noir, l’affaire Tournesol, les Picaros) et même très en avance sur son temps contre la peine de mort (les Picaros). Il défend la liberté de la Presse, mais ne supporte pas que la presse « peoples » interfère dans la vie privée (Bijoux de la Castafiore).

Jean Paul Costa conclut qu’indiscutablement Hergé est un grand humaniste, un démocrate et défenseur des droits de l’homme et de l’enfant.

Ce fut un grand honneur pour les Pélicans de recevoir le Président Costa et un vrai plaisir de l’écouter et de constater sa grande érudition de tintinophile.

nov 07 2015

Les Pélicans à Lyon

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Une délégation de Pélicans a rendu visite, mi-octobre, à nos Pélicans lyonnais: Hélène LAFONT et Michel PIERRE.

La visite du nouveau Musée des Confluences fut, au dire des bordelais, remarquable.

Ce musée est intelligent, avec un cheminement de visite d’une très grande cohérence. Nos Pélicans ont noté également une très belle architecture et un musée vivant qui s’inscrit totalement dans l’aménagement du quartier entre Rhône et Saône.

La rencontre avec un illustre tintinophile lyonnais, en la personne de Mgr Barbarin, fut un grand moment de ce séjour. La visite de son musée personnel à l’archevêché a permis aux Pélicans de découvrir des œuvres artistiques très « personnelles » et de vérifier l’immense culture autour de l’œuvre d’Hergé du Primat des Gaules.

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Ce long week-end fut également, semble-t-il gastronomique ! Hélène et Michel se sont montrés des hôtes d’une très grande disponibilité et gentillesse, mais cela, on le savait depuis longtemps.

… Si vos pas vous mènent du coté de Lyon, ne manquez à aucun prix la visite du Musée des Confluences.

nov 07 2015

Un « original » d’Hergé !

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      Très jeune, notre ami Patrice Lacaze étudiait déjà le bon droitdans les aventures de Tintin…

Aussi lorsque le 5 février 1970, Hergé vient à Bordeaux et intervient à la radio régionale, interviewé par son papa, le jeune Patrice se précipite avec son premier album de « Tintin au Congo » pour avoir une dédicace. HERGE ne résista pas à son sourire émerveillé !

Il va même lui dessiner un portrait original de Tintin et Milou. Et aujourd’hui encore, lorsqu’il évoque cet évènement, Patrice est toujours aussi ému.

Merci à lui, de nous faire partager la vue de ce trésor.

sept 02 2015

Jérome Dufort à France 3

Dans le cadre de la série estival « Couleur Gironde » sur France 3 Aquitaine, le président Jérome Dufort était l’invité du 19/20 le jeudi 23 juillet dernier.
Voici donc cette émission où les Pélicans étaient à l’honneur.

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