Trois « Grands Motets » de Michel-Richard de Lalande : la tradition du grand motet français et ses innovations

— Ecrit le mardi 30 octobre 2018 dans la rubriqueMusiques”.

Ecouter le CD Glossa GCD 924301

Grands Motets de Michel-Richard de Lalande (1657 – 1726)

par les Pages & les Chantres du Centre de musique baroque de Versailles

et le Collegium Marianum

sous la direction du toujours très intéressant Olivier Schneebeli 

juste à la suite

du sublime Miserere mei Deus _ Funeral Motets & Deplorations de Josquin des Prez (c. 1450/55 – 1521)

par la Capella Amsterdam dirigée par Daniel Reuss

_ le CD Harmonia Mundi HMM 902620 _,

est à la fois

quelque part frustrant

et surtout gravement injuste :

comme si se surgonflait jusqu’à l’abîme

le contraste bien sensible

entre la spiritualité profonde de la Pré-Renaissance européenne

de Josquin

et la belle majesté louis-quatorzième

de De Lalande

par delà ce qui demeure

par delà deux siècles

d’un prégnant permanent esprit français…

Les trois Motets, ici, sont

le Venite, exultemus Domino (de 1701),

le De Profundis (de 1689)

et le Dominus regnavit (de 1704),

qui nous permettent de bien comparer aussi ici

d’une part la continuité de Michel-Richard de Lalande

avec Henry Dumont (1610 – 1684) et Pierre Robert (1622 – 1699),

ses prédécesseurs immédiats à la tête de la Chapelle royale,

et d’autre part la propre part de novation de De Lalande,

à l’orée du siècle nouveau qui s’ouvrait.

De la bien belle musique,

tranquille en sa majestueuse festivité

française.

Ce mardi 30 octobre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa 

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