Archives de la catégorie “Arts plastiques”

En poursuivant ma lecture enchantée du « Livre des amis » de Jean Clair, en son écriture splendide de lucidité, justesse et poésie…

23fév

En poursuivant ma lecture enchantée du « Livre des amis » de Jean Clair,

dont j’avais dernièrement rendu compte en mon article du 11 février dernier « « 

_ mes articles précédents dataient du 24 janvier « « , du 26 janvier «  » et du 28 janvier « « ... _,

je viens, ce vendredi 23 février 2024, d’en lire 8 nouveaux articles,

et dans cet ordre-ci de lecture :

_ l’article absolument magnifique (!), de 1993, « Équilibres et envols« , consacré à l’œuvre de la sculptrice Roseline Granet (1936)

_ le très bel article, mâtiné de mélancolie, de 2011, « Philippe Roman en Engadine« , consacré à l’œuvre du peintre Philippe Roman (1927 – 1999)

_ l’article assez intrigant, de 1992, « Speculum mundi« , consacré à l’œuvre du peintre Paolo Vallorz (1931 – 2017)

_ l’article, de 2018, « Les Vies silencieuses », consacré à l’œuvre du peintre Xavier Valls (1923 – 2006) _ et qui m’évoque l’extraordinaire, et catalan, lui aussi, Federico Mompou, un compositeur à nul autre pareil…

_ le passionnant et très éclairant article, de 1981, « Réflexions sur la sculpture à propos et en l’honneur de Joseph Erhardy« , sculpteur (1928 – 2012), 

_ l’article, de 2008, « La Brûlure de l’encre« , consacré à l’œuvre du peintre Pierre Alechinsky (1921)

_ l’article, une analyse magnifique, de 2003, « Kairos. La notion de moment décisif dans l’œuvre de Cartier-Bresson« , consacré à Henri Cartier-Bresson (1908 – 2004), photographe 

_ l’article, de 1982, « Petite métaphysique de la photographie« , consacré lui aussi à l’œuvre de Henri Cartier-Bresson (1908 – 2004)

L’écriture de Jean Clair y est constamment splendide de lucidité , de poésie, et, bien sûr, de justesse…

À suivre…

Ce vendredi 23 février 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

Le magistral « Les Matériaux de l’art » de Bernard Sève (aux Editions du Seuil) : un indispensable amer pour naviguer et s’orienter au mieux désormais en philosophie de l’art…

19fév

En réponse à l’envoi, vendredi 16 février dernier, de Bernard Sève

d’une excellente très judicieuse recension, dans la revue Art Press, par Jérôme Duwa, sous le titre de « Comparer les arts« , de son magistral « Les Matériaux de l’art« , paru le 16 octobre dernier aux Éditions du Seuil,

voici le courriel matinal de ma réponse à ce que j’avais qualifié en un précédent courriel à Bernard Sève, en date du 30 octobre dernier, de « désormais indispensable amer de la philosophie de l’art « ,

afin de se repérer idéalement en ce champ infiniment riche, toujours ouvert, et un peu complexe, de l’Esthétique philosophique :

En effet, cher Bernard,

 
la recension que réalise pour Art Press Jérôme Duwa sait excellemment dégager l’essentiel de ton très riche travail,
et en l’insérant brillamment, et fort utilement pour le lecteur, dans le cadre des philosophies classiques de l’art (Hegel pour commencer…).
 
Et ce n’est pas là une mince réussite, étant donné l’extraordinaire précision du détail extrêmement ample et varié, très original, des justissimes analyses que tu as su mener ;
même si tes propres synthèses de fin de chapitre sont déjà, chaque fois, précieusement lumineuses pour le lecteur, l’aidant en son orientation dans la très grande diversité des champs (et œuvres particulières, à l’occasion) très minutieusement explorés…
 
Avec la très claire mise en évidence de ton concept effectivement crucial de « degrès d’artisticité » 
 
Le paradoxe de l’art, de tout art, venant de sa très audacieuse (voire quasi diabolique) « création », mais qui n’est, bien sûr, jamais complètement « ex nihilo »,
car toujours à partir de quelque chose de déjà là, un « matériau », oui, de départ, de base si l’on veut, et assez souvent immatériel, qui donne à l’ « artiste » l’impulsion « inspiratrice – respiratrice » presque folle (à couper le souffle et lui donner d’autres rythmes que ceux qu’il avait pris jusqu’alors), de le travailler, ce « matériau » -là, le re-travailler, le reprendre, le battre et rebattre, le combattre, au moins le défier, aller plus loin et au-delà de lui, plus ou moins contre, ou plus ou moins amoureusement, ou en dialogue, avec lui, aussi…
Et cela toujours en un contexte, hic et nunc, mais aussi en même temps au-delà, plus loin, ou à côté de lui, sur ses marges, et selon diverses intentions plus ou moins (et plutôt moins que plus : un art n’étant jamais réductible à une simple technique purement fonctionnelle et calculée-programmée) clairement maîtrisées ni en leur départ, ni en leur arrivée, ni en leur processus : c’est toujours une aventure quelque part, et à divers degrés risquée pour qui ose s’y lancer et s’y aventurer, à son corps défendant presque toujours, et donc avec courage …
 
Oui, le travail d’exploration des démarches essentielles et fondamentales, cruciales, de l’art que tu as réalisé là, est proprement magistral tant en son ampleur qu’en sa parfaite justesse…
 
Donc bravo à cette lucide et très claire recension de Jérôme Duwa, qui sait en effet aller à l’essentiel, et situe ce superbe travail en son contexte et surtout en sa très féconde portée philosophiques…
 
Un travail à urgemment et très largement faire connaître !
 
Francis 
 
P. s. :
je compte proposer ton livre lors de la réunion à venir du bureau de notre Société de Philosophie de Bordeaux
pour le programme des 4 conférences (retransmises en vidéo) à choisir, de notre prochaine saison 2024 – 2025, à la Station Ausone de la Librairie Mollat…
 
Cf ici la vidéo de mon entretien du 22 novembre 2022 avec Pascal Chabot  à partir de  son « Avoir le temps _ essai de chronosophie » (aux PUF)
et la vidéo de mon entretien du 9 janvier 2024 avec François Noudelmann à partir de  son « Les Enfants de Cadillac » (en Folio) ;
et chaque fois avec un aperçu panoramique sur l’ensemble de leur œuvre philosophique…
Et aussi la vidéo de mon entretien du 25 mars 2022 avec Karol Beffa à propos de son « L’Autre XXe siècle musical » (chez Buchet-Chastel).

Les matériaux de l’art

On compare souvent les arts du point de vue de leur forme, Bernard Sève fait le pari inverse : il les compare du point de vue des matériaux qu’ils mettent en œuvre. Rien n’est plus concret que les matériaux, rien n’est plus invisible _ c’est-à-dire invisibilisé par l’œuvre nouvelle. On voit le tableau sans penser aux pigments. Ces matériaux sont matériels (argile, bronze) ou immatériels (thème musical, scénario dramatique) ; tous commandent _ voilà : souterrainement _ une séquence conceptuelle rigoureuse : outils et techniques, pratiques corporelles, coopérations et collaborations, fragilités et restaurations, usages seconds.

Prenant en compte une centaine d’arts différents, le livre propose des rapprochements étonnants. Il ne se contente pas d’élargir considérablement les manières de comparer les arts, il propose une conceptualité neuve _ voilà. Ecartant la question classique « comment distinguer l’art du non-art ? », il développe la notion d’artisticité _ cruciale, fondamentale ; et comportant divers degrés… Ce concept beaucoup plus fécond repose sur l’idée qu’il n’y a pas de césure, mais une continuité entre art et non-art. L’art se décline par degrés _ voilà.

La conception que nous nous faisons couramment des arts et de la logique de leur développement historique en est profondément modifiée. Le foisonnement des pratiques artistiques n’est pas un problème, mais une condition _ même _ d’intelligibilité _ par le foisonnement fécond er proprement créatif, par hybridations, des imageances, pour reprendre ce concept que m’a inspiré l’amie Marie-José Mondzain … Comprendre cette diversité permet de s’approcher au plus près de ce qu’il peut y avoir d’artistique dans tout geste technique.

Un livre indispensable !!!

Ce lundi 19 février 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

Lecture en cours des 34 articles, à savourer, du « Livre des amis » de Jean Clair…

11fév

Sur les 34 articles _ de longueur et de fonction diverses _ que compte « Le Livre des amis » de Jean Clair, j’en ai lu, à cette heure du dimanche soir 11 février, 19 pour le moment _ je les savoure… _ :

ceux consacrés à Avigdor Arikha (2/2), Francis Bacon (1/1), Balthus (1/3), Claude Bernard (1/1), Louise Bourgeois (1/1), Françoise Cachin (1/1), Lucian Freud (1/1), Claudia Gian-Ferrari (1/1), David Hockney (1/1), James Lord (1/1), Raymond Mason (1/1), Zoran Music (2/2), Brice Parain (1/1), J.-B. Pontalis (1/1), Sam Szafran (1/1), et Claude Terrasse (1/1).

Me restent ainsi à lire ceux consacrés à Pierre Alechinsky (1/1), Balthus (2/3), Guido Cadorin (2/2), Henri Cartier-Bresson (2/2), Joseph Erhardy (1/1), Roseline Granet (1/1), Philippe Roman (1/1), Ivan Theimer (2/2), Paolo Vallorz (1/1) et Xavier Valls (1/1)

Ce dimanche 11 février 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

Aborder « Le Livre des amis » de Jean Clair : mon choix de commencer ma lecture par les 3 éloges funèbres (de Françoise Cachin, en 2011, Antoine Terrasse, en 2013, et Claude Bernard, en 2022) et trois textes immédiatement consécutifs aux décès (de James Lord, en 2009, Avigdor Arikha, en 2010, ainsi que Balthus, en 2001)…

28jan

Après mes deux réflexions préalables du 24 janvier (« « )

et du 26 janvier (« « ) derniers,

concernant mon ordre de lecture des 34 textes constituant le recueil du « Livre des amis » de Jean Clair,

j’ai choisi de commencer ma lecture par 6 textes immédiatement consécutifs à la disparition physique des amis,

soient de superbes _ et très divers : singuliers, chaque fois… _ « Tombeaux » : 

_ l’article « Françoise Cachin, l’intransigeante« , soit l’éloge funèbre prononcé aux obsèques de l’amie et collègue très estimée et admirée, et décédée le 4 février 2011 (aux pages 157 à 163 du recueil) ;

_ l’article « Pierre Bonnard et les voitures« , soit l’éloge funèbre prononcé aux obsèques de l’ami Antoine Terrasse, petit-neveu de l’immense Pierre Bonnard, et décédé le 20 décembre 2013 (aux pages 364 à 366 du recueil) ;

_ l’article « Claude Bernard, l’œil éclairé« , soit l’éloge funèbre _ particulièrement magnifique ! _ prononcé aux obsèques de l’ami Claude Bernard, éminent galeriste et collectionneur d’art lumineux, décédé le 16 novembre 2022 (aux pages 142 à 146 du recueil) ;

_ l’article « Un Américain à Paris« , soit le _ délicieux _ portrait post-mortem de James Lord, esthète éclairé et très attentif, et grand ami d’artistes majeurs Picasso, Giacometti, Dora Maar, Balthus, Raymond Mason, Lucian Freud…  _ qu’il fréquentait à Paris, décédé le 23 août 2009 (aux pages 268 à 271 du recueil) ;


_ l’article _ magnifique et extraordinairement émouvant : admirable ! _« Les Asperges d’Arikha« , écrit au lendemain de la disparition, le 29 avril 2010, de l’artiste et ami vénéré _ ses œuvres sont si belles !!! _, Avigdor Arikha (aux pages 31 à 39 du recueil) _ Jean Clair a consacré un second article, paru le 24 juin 2010, à son ami Avigdor Arikha, « La Canne d’Avigdor » (aux pages 21 à 30 du recueil) : plus admirable encore !!!, sublime quant à l’art de Jean Clair de creuser là, sur le champ, dans l’instant de l’écrire vite vite, jusqu’au plus fondamental même de l’art de la peinture !, et qui complète mieux que merveilleusement le merveilleux déjà article précédent  : « Une asperge est sans prix, une fois qu’en elle, à travers le talent du peintre, s’est résumé tout le réel, tout le possible du réel, en dehors de toute anecdote ou de tout récit, le réel-là, rendu, restitué, sauvé, sauvegardé…«  ;

et : « Je dis  le vin ou bien l’asperge, on comprend qu’en parlant du fruit ou de la boisson _ que je voudrais pouvoir, à mon tour, décrire avec la même précision et la même passion que l’œnologue décrit sa boisson _ je parle en réalité des faces, des portraits, des visages qu’Arikha a peints. (…) Ce sont d’abord et toujours des visages, anonymes pour le spectateur, à qui il a conféré la dignité la plus grande, l’unicité, la singularité de la personne. Le visage seul et unique, comme la botte d’asperges et le verre de vin, avec toutes ses qualités, et rien que ses qualités, sauf que ce sont des hommes et non pas des choses. L’asperge se laisse replanter et le verre de vin se remplir. L’homme, en tant que personne, ne se remplace pas. Il n’est pas interchangeable ni renouvelable. Il ne se remplit pas une seconde fois, même lorsqu’il a perdu, comme dit si justement la langue, sa contenance. Il est unique à chaque fois, et c’est bien là le grand mystère auquel le peintre doive s’affronter, et qui suffit à couper toutes ses forces. (…)

Je ne connais guère de peintres contemporains qui aient su à ce point _ comme a su le faire Avigdor Arikha _ rendre ce sentiment, en vérité poignant, de l’unicité d’un être, de tout être, du nourrisson qui naît (…) au grand vieillard qui va mourir. On dit « sauver les apparences », ou « sauver la face », et on le dit en souriant un peu ironiquement. Et pourtant dénommer, appeler, rappeler les apparences, c’est sauver l’homme de la mort. Dénommer et non pas dénombrer. Dire et peindre, c’est rappeler les êtres à la vie, c’est le contraire de le précipiter dans le nombre.

Il faudra un jour essayer de comprendre pourquoi le grand retour à la figure, dans la peinture d’après-guerre, a d’abord été le fait de peintres issus d’une tradition religieuse que dominait l’interdit de la figuration de l’être animé, en tout cas de son image taillée. C’est toute une famille de peintres _ je pense à ceux dont il fut si proche , et qui avaient même origine, Kitaj par exemple, ou bien Lucian Freud _qui ont rappelé qu’un visage était sans prix. Ils ont été les témoins, et aussi souvent les victimes, d’une époque où, mu par une idéologie démente, on s’était mis à immatriculer les gens. Des gens qu’on dénombrait, et dont on inscrivait le chiffre sur la peau à l’encre indélébile, un numéro d’ordre. Des fois qu’on n’arrive plus, au jugement dernier, à les reconnaître et les distinguer ? Ce fut l’entreprise la plus meurtrière que l’homme ait affrontée. Le peintre y répondra comme il peut : les gens se reconnaissent, non pas à leur numéro d’abattage, comme les bêtes, mais à leur visage, à leurs traits. Et les nommer les peindre un par un, les transformer en personne, c’est les tirer de la mort« … _ ;

_ et l’article  _ non dénué d’ironie et quasi dérangeant… _ « L’Enterrement de Balthus« , pour un artiste tôt admiré, et décédé le 18 février 2001 _ accompagné de 2 autres articles, d’analyse picturale, « Balthus et Rilke : une enfance » et « Les Métamorphoses d’Éros » publiés respectivement en 2008 et 1996 (aux pages 76 à 91 et 92 à 131 du recueil).

À suivre…

Ce dimanche 28 janvier 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

Précision de deux alternatives d’ordre de lecture des 34 articles du « Livre des amis » de Jean Clair : selon la chronologie de leur rédaction (ou publication) ; et selon la chronologie de disparition des amis aujourd’hui décédés, et de l’âge de ceux qui sont encore bien en vie, actifs, et dont l’oeuvre n’est donc pas achevé…

26jan

En mon article d’avant-hier 14 janvier « « ,

à l’ordre simplement alphabétique _ volontairement neutre : un peu trop neutre ?.. _ des 26 amis auxquels sont consacrés 33 des 34 articles de ce recueil qu’est « Le Livre des amis » de Jean Clair, l’ordre finalement choisi pour cet ouvrage publié par les Éditions Gallimard,

je me proposais l’éventualité alternative d’une lecture _ disons plus historique _ selon l’ordre chronologique des dates de naissance _  allant du 6 juin 1892, pour le vénitien Guido Cadorin, à 1945, pour la milanaise Claudia Gian-Ferrari… _ de ces 26 amis ;

et voici, pour rappel, ce que cela donnait  :

1) Guido Cadorin (Venise, 6 juin 1892 – Venise, 16 août 1976, 84 ans de vie)

2) Brice Parain (Courcelles-sous-Jouarre, 10 mars 1897 – Verdelot, 20 mars 1971, 74 ans de vie)

3) Balthus (né Balthasar Klossowski de Rola, Paris 6e, 29 février 1908 – Château d’Œx, 18 février 2001, 92 ans de vie)

4) Henri-Cartier-Bresson (Chanteloup-en-Brie, 22 août 1908 – Monjustin, 3 août 2004, 95 ans de vie)

5) Zoran Music (Gorizia, 12 février 1909 – Venise, 25 mai 2005, 96 ans de vie)

6) Francis Bacon (Dublin, 28 octobre 1909 – Madrid, 28 avril 1992, 82 ans de vie)

7) Louise Bourgeois (Paris, 25 décembre 1911 – New-York, 31 mai 2010, 98 ans de vie)

8) Raymond Mason (Birmingham, 2 mars 1922 – Paris 6e, 13 février 2010, 87 ans de vie)

9) James Lord (Englewood, 27 novembre 1922 – Paris 16e, 23 août 2009, 86 ans de vie)

10) Lucian Freud (Berlin, 8 décembre 1922 – Londres, 20 juillet 2011, 88 ans de vie)

11) Xavier Valls (Horta, 18 septembre 1923 – Barcelone, 16 septembre 2006, 82 ans de vie)

12) J.-B. Pontalis (né Jean-Bertrand Lefèvre-Pontalis, Paris 6e, 15 janvier 1924 – Paris 14e, 15 janvier 2013, 89 ans de vie)

13) Philippe Roman (Saint-Sauveur, 11 octobre 1927 – Paris 13e, 6 février 1999, 71 ans de vie)

14) Pierre Alechinsky (Saint-Gilles – Bruxelles, 19 octobre 1927, a aujourd’hui 96 ans)

15) Joseph Erhardy (né Josef Herzbrun, Welch, 21 mai 1928 – Paris, 1er mai 2012, 83 ans de vie)

16) Antoine Terrasse (Villemomble, 22 octobre 1928 – Bourron-Marlotte, 20 décembre 2013, 85 ans de vie)

17) Avigdor Arikha (Radauti, 28 avril 1929 – Paris 14e, 29 avril 2010, 81 ans de vie)

18) Claude Bernard (né Claude Bernard Haïm, Paris 6e, 5 octobre 1929 – ?, 16 novembre 2022, 93 ans de vie)

19) Paolo Vallorz (Caldes, 3 août 1931 – Paris, 27 novembre 2017, 86 ans de vie)

20) Sam Szafran (né Samuel Berger, Paris 4e, 19 novembre 1934 – Malakoff, 14 septembre 2019, 84 ans de vie)

21) Léonard Gianadda (Martigny, 23 août 1935 – Martigny, 3 décembre 2023, 88 ans de vie)

22) Roseline Granet (Paris, 28 janvier 1936, a aujourd’hui 87 ans)

23) Françoise Cachin (Paris 15e, 8 mai 1936 – Paris 13e, 4 février 2011, 74 ans de vie)

24) David Hockney (Bradford, 9 juillet 1937, a aujourd’hui 86 ans)

25) Ivan Theimer (Olomouc, 18 septembre 1944, a aujourd’hui 79 ans)

26) Claudia Gian-Ferrari (Darfo Boario Terme, 1945 – Milan, 23 janvier 2010, 65 ans de vie)

Mais j’envisageais déjà cette autre alternative d’ordre de lecture des 34 articles ici rassemblés qui est tout simplement l’ordre de publication de ces articles de Jean Clair,

depuis celui celui consacré à Joseph Erhardy, « Réflexions sur la sculpture à propos et en honneur du sculpteur Joseph Erhardy« , publié en 1981, jusqu’à celui consacré à Claude Bernard, son éloge funèbre, publié en 2022 ;

et bien sûr aussi aux 3 articles jusqu’ici inédits, consacrés à Claudia Gian-Ferrari : « Un Héritage visuel » ; Léonard Gianadda : « Le Sourire de Léonard » ; et James Lord : « Un Américain à Paris« , et qui paraissent donc ici pour la première fois…

Mais j’envisageais aussi un second ordre de lecture alternatif des 34 articles de ce recueil,

et ici encore je me cite :

un autre ordre de classement, encore, serait (ou aurait pu être) celui de l’ordre chronologique, sinon des dates de rédaction, du moins des dates de publication des articles (au nombre de 30 + l’article final « Retour à Rome » lui aussi déjà publié) ;

cf la liste des « Sources« , aux pages 397 à 399),

et à l’exception, forcément, des 3 restés jusqu’alors inédits, concernant Claudia Gian-Ferrari, Léonard Gianadda et James Lord… 

Soit :

1) en 1981, l’article « Réflexions sur la sculpture à propos et en honneur du sculpteur Joseph Erhardy » ;

consacré à Joseph Erhardy,

et  paru dans le catalogue « Joseph Erhardy« , Galerie Beaubourg, 1981.

2) En 1982, l’article « Petite métaphysique de la photographie : Cartier Bresson« , Centre national de la photographie ;

consacré à Henri Cartier-Bresson,

et paru dans Photo Poche, en 1982.

3) En 1985, l’article « Un Orage de passions  » ;

consacré à Raymond Mason,

et paru dans le catalogue de l’exposition « Raymond Mason« , Centre Pompidou, 1985 

4) En 1992, l’article « Les Derniers portraits«  ;

consacré à Zoran Music,

et paru dans le catalogue de l’exposition « Zoran Music » à la Villa Médici, Electa 1992.

5) En 1992, l’article « Speculum mundi«  ;

consacré à Paolo Vallorz,

et paru dans le catalogue de l’exposition « Paolo Vallorz » à la Galerie de la Présidence, sptembre 1992

6) En 1993, l’article « Equilibres et envols » ;

consacré à Roseline Granet,

et paru dans le catalogue de l’exposition « Roseline Granet« , Galerie Darthea Speyer, 1993. 

7) En 1995, l’article « L’Ange à Dachau«  ;

cnsacré à Zoran Music,

et paru dans le catalogue de l’exposition « Zoran Music« , au Grand Palais, Réunion des musées nationaux, 1995.

8) En 1996, l’article « Les Métamorphoses d’Eros » ;

consacré à Balthus,

paru à la Réunion des musées nationaux, 1996.

9) En 1996, l’article « Notes pour un parcours » ;

consacré à Ivan Theimer,

et paru dans le catalogue « Ivan Theimer, schy a obrazy 1960-1995« , Prague 1996.

10) En 1998, l’article « Cinq notes sur l’oeuvre de Louise Bourgeois«  ;`

consacré à Louise Bourgeois,

et paru d’abord en une édition en anglais à l’occasion de l’exposition « Francis Bacon, Louise Bourgeois, Franz-Xaver Messerschmidt » à la Galerie Cheim & Road, de New-York, en novembre 1998.

11) En 1999, l’article « Perspectives dépravées«  ;

consacré à David Hockney,

et paru dans le catalogue de l’exposition « David Hockney, dialogue avec Picasso », Musée Picasso, Réunion des musées nationaux, 1999.

12) En 1999, l’article « Quatre thèmes dans l’oeuvre de Szafran » ;

consacré à Sam Szafran,

et paru dans le catalogue de l’exposition « Sam Szafran » à la Fondation Gianadda en 1999.

13) En 2001, l’article « L’Enterrement de Balthus«  ;

consacré à Balthus,

et publié d’abord par L’Échoppe dans une édition hors commerce réservée aux amis

14) En 2003, l’article « Kairos. La notion du moment opportun dans l’œuvre de Cartier-Bresson » : De quoi s’agit-il ? ;

consacré à Henri Cartier-Bresson,

pour la rétrospective de l’œuvre complète de celui-ci, Bibliothèque nationale de France, 2003. 

15) En 2005, l’article « Parain entre expressionnisme et communisme » ;

consacré à Brice Parain,

et paru dans « Brice Parain, un homme de parole« , Gallimard, 2005.  

16) En 2007, l’article « Les Somnambules » :

consacré à Guido Cadorin,

et paru dans le catalogue de l’exposition « Guido Cadorin 1892-1976« , Marsilio (Venise), 2007. 

17) En 2008, l’article « La Brûlure de l’encre » ;

consacré à Pierre Alechinsky,

et paru dans « Autoportait au visage absent . Ecrits sur l’art (1981 – 2007)« , Gallimard 2008.

18) En 2008, l’article « Balthus et Rilke : une enfance » ;

consacré à Balthus,

et paru dans « Autoportait au visage absent. Écrits sur l’art (1981-2007)« , Gallimard 2008.

19) En 2010, l’article « Les Asperges d’Arikha » ;

consacré à Avigdor Arikha,

et paru dans « Le Monde de l’Art » n°1, 2010.

20)  En 2010, l’article « La Canne d’Avigdor«  ;

consacré à Avigdor Arikha, en 2010,

et dont une version abrégée a été publiée dans la Revue « Passages« , le 24 juin 2018.

21) En 2010, l’article « Freud, biologiste«  ;

consacré à Lucian Freud,

et paru dans le catalogue de l’exposition « Lucian Freud. L’Atelier« , Éditions  du Centre Pompidou, 2010.

22) En 2011, l’article « Retour à Milan » ;

paru d’abord traduit en italien  par Laura Bossi dans « Il Giornale dell’Arte » en janvier 2011.

23) En 2011, l’article « Françoise Cachin, l’intransigeante«  ;

consacré à Françoise Cachinprononcé à ses obsèques,

et publié dans « Causeur » en mars 2011.

24) En 2011, l’article « Philippe Roman en Engadine » ;

consacré à Philippe Roman,

paru dans le catalogue de l’exposition « Philippe Roman » à Saint-Pétersbourg, en 2011.

25) En 2011, l’article « Dieulefit«  ;

consacré à Ivan Theimer,

paru dans le catalogue de l’exposition « Ivan Theimer. Le Pays des deux lumières« , Le Poët-Laval, 2011.

26) En 2014, l’article « Pierre Bonnard et les voitures«  ;

consacré à Antoine Terrasse,

l’éloge funèbre de celui-ci, publié dans Le Figaro du 5 janvier 2014.

27) En 2014, l’article « Art et psychanalyse«  ;

consacré à J.-B. Pontalis,

paru dans « Pontalis, l’inflexible« , Causeur, 22 mars 2014.

28) En 2016, l’article « La Famille Cadorin » ; 

consacré à la famille Cadorin,

et dont une version augmentée a été publiée en italien dans le catalogue « La Bottega Cadorin. una dinastia di artisti veneziani« , Museo Fortuny, Venise, Antiga Edizioni, 2016.

29) En 2018, l’article « Les Vies silencieuses » ;

consacré à Xavier Valls,

paru dans le catalogue de l’exposition « Xavier Valls » à l’Instituto Cervantes de Paris, en décembre 2018. 

30) En 2019, l’article « Deux rencontres avec Francis Bacon, 1971-1991«  ;

consacré à Francis Bacon,

et paru à l’Échoppe, en 2019.

31) En 2022, l’article « Claude Bernard » ; 

consacré à Claude Bernardprononcé aux obsèques de celui-ci,

et publié en italien dans « Il Giornale dell’Arte » en décembre 2022.

32) En 2023, l’article jusqu’ici inédit « Un héritage visuel«  ;

consacré à Claudia Gian-Ferrari.

33) En 2023, l’article jusqu’ici inédit « Le Sourire de Léonard«  ;

consacré à Léonard Gianadda.

34) En 2023, l’article jusqu’ici inédit « Un américain à Paris » ;

consacré à James Lord

Il n’en demeure pas moins qu’un troisième ordre de lecture de ces 34 articles ici rassemblés demeure lui aussi possible,

je veux dire celui des dates de décès _ entre le 20 mars 1971, la date du décès de Brice Parain, et le 3 décembre 2023, la date du décès de Léonard Gianadda _ des amis de Jean Clair à ce jour disparus, et dont l’œuvre _ d’artiste, ou ayant, d’une façon ou d’une autre, trait à l’art… _ est donc achevé ;

ainsi que les âges respectifs de ses amis vivants _ Pierre Alechinsky (né le 19 octobre 1927), 96 ans ; Roseline Granet (née le 28 janvier 1936) , 87 ans ; David Hockney (né le 9 juillet 1937), 86 ans ; et Ivan Theimer (né le 18 septembre 1944), 79 ans… _, et à l’œuvre pas encore achevé..

Ce qui donne ce troisième ordre de lecture possible-ci du recueil des 34 articles de ce « Livre des amis » de Jean Clair :

1) Brice Parain (Courcelles-sous-Jouarre, 10 mars 1897 – Verdelot, 20 mars 1971, 74 ans de vie)

2) Guido Cadorin (Venise, 6 juin 1892 – Venise, 16 août 1976, 84 ans de vie)

3) Francis Bacon (Dublin, 28 octobre 1909 – Madrid, 28 avril 1992, 82 ans de vie)

4) Philippe Roman (Saint-Sauveur, 11 octobre 1927 – Paris 13e, 6 février 1999, 71 ans de vie)

5) Balthus (né Balthasar Klossowski de Rola, Paris 6e, 29 février 1908 – Château d’Œx, 18 février 2001, 92 ans de vie)

6) Henri-Cartier-Bresson (Chanteloup-en-Brie, 22 août 1908 – Monjustin, 3 août 2004, 95 ans de vie)

7) Zoran Music (Gorizia, 12 février 1909 – Venise, 25 mai 2005, 96 ans de vie)

8) Xavier Valls (Horta, 18 septembre 1923 – Barcelone, 16 septembre 2006, 82 ans de vie)

9) James Lord (Englewood, 27 novembre 1922 – Paris 16e, 23 août 2009, 86 ans de vie)

10) Claudia Gian-Ferrari (Darfo Boario Terme, 1945 – Milan, 23 janvier 2010, 65 ans de vie)

11) Raymond Mason (Birmingham, 2 mars 1922 – Paris 6e, 13 février 2010, 87 ans de vie)

12)  Avigdor Arikha (Radauti, 28 avril 1929 – Paris 14e, 29 avril 2010, 81 ans de vie)

13) Louise Bourgeois (Paris, 25 décembre 1911 – New-York, 31 mai 2010, 98 ans de vie)

14)  Françoise Cachin (Paris 15e, 8 mai 1936 – Paris 13e, 4 février 2011, 74 ans de vie)

15) Lucian Freud (Berlin, 8 décembre 1922 – Londres, 20 juillet 2011, 88 ans de vie)

16) Joseph Erhardy (né Josef Herzbrun, Welch, 21 mai 1928 – Paris, 1er mai 2012, 83 ans de vie)

17) J.-B. Pontalis (né Jean-Bertrand Lefèvre-Pontalis, Paris 6e, 15 janvier 1924 – Paris 14e, 15 janvier 2013, 89 ans de vie)

18) Antoine Terrasse (Villemomble, 22 octobre 1928 – Bourron-Marlotte, 20 décembre 2013, 85 ans de vie)

19) Paolo Vallorz (Caldes, 3 août 1931 – Paris, 27 novembre 2017, 86 ans de vie)

20) Sam Szafran (né Samuel Berger, Paris 4e, 19 novembre 1934 – Malakoff, 14 septembre 2019, 84 ans de vie)

21) Claude Bernard (né Claude Bernard Haïm, Paris 6e, 5 octobre 1929 – ?, 16 novembre 2022, 93 ans de vie)

22) Léonard Gianadda (Martigny, 23 août 1935 – Martigny, 3 décembre 2023, 88 ans de vie)

Et les 4 amis de Jean Clair qui sont toujours en vie à cette date du 26 janvier 2024, et dont l’œuvre demeure donc ouverte… :

23) Pierre Alechinsky (Saint-Gilles – Bruxelles, 19 octobre 1927, a aujourd’hui 96 ans)

24) Roseline Granet (Paris, 28 janvier 1936, a aujourdhui 87 ans)

25) David Hockney (Bradford, 9 juillet 1937, a aujourd’hui 86 ans)

26) Ivan Theimer (Olomouc, 18 septembre 1944, a aujourd’hui 79 ans)

Et maintenant,

je puis passer à la joie de lire le détail ultra-fin des merveilleux récits ultra-lucides de Jean Clair, au style si lumineux…

Ce vendredi 26 janvier 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

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