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Christian Gerhaher, Franz Schubert et Othmar Schoeck, à Zermatt avec Gerold Huber : Christian Gerhaher, un artiste intelligent !

15sept

Dans la continuation de mon article «  » du 2 septembre dernier,

voici 2 articles que ResMusica, sous la plume de Vincent Guillemin, et en date d’hier 14 septembre, consacre à ce remarquable et très intelligent baryton qu’est Christian Gerhaher :

« Elegie et Winterreise dans la pureté des Alpes par Gerold Huber et Christian Gerhaher » à l’occasion de 2 concerts à Zematt, face au Cervin,

et « Christian Gerhaher ou l’art absolu de la déclamation« , un très riche entretien avec le merveilleux chanteur…

À 2222 mètres d’altitude, dans la petite Kapelle Riffelalp des Alpes suisses, Christian Gerhaher met en regard Elegie, op.36 d’Otmar Schoeck avec le Winterreise, D.911 de Franz Schubert, tous deux magnifiés par la qualité de déclamation du baryton, sous le piano toujours accordé de Gerold Huber.


Considéré comme le Winterreise d’Otmar Schoeck, Elegie est remis à l’honneur par Christian Gerhaher, qui a enregistré le cycle en 2020 dans sa version pour orchestre de chambre, avec le Kammerorchester Basel et Heinz Holliger _ cf mon article du 2 septembre dernier : « «  Il le reprend dans le cadre du Festival de Musique de Zermatt dans sa version piano-voix. Écrit pour le baryton-basse Felix Löffel, le cycle très sombre, à l’image de la majeure partie des pièces du compositeur suisse, débute par Wehmut (Nostalgie), texte de Joseph von Eichendorf, poète dont cinq autres poèmes seront utilisés pour ce cycle de vingt-quatre lieder, tous les autres étant de Nikolaus Lenau.

Encore plus que dans l’enregistrement pour Sony Classical, Gerhaher développe dans l’œuvre créée il y a bientôt un siècle toute sa qualité de déclamation. La précision du texte marque ainsi chaque instant et plonge au fur et à mesure du voyage dans les mots obscurs de Lenau, Stille Sicherheit (Sécurité silencieuse) ou Herbstklage (Plainte d’Automne), pour finir par les mélancoliques Dichterlos (Sans poète) et Der Einsame (Le Solitaire) d’Eichendorf. Porté par le piano de Gerold Huber et par l’acoustique idéale de la petite chapelle, en matinée à moitié remplie tandis qu’elle le sera totalement le soir pour Winterreise, le baryton décuple sa partie par des grandes variations de dynamique, toujours en accord avec la puissance des mots.

La pureté de la ligne et les fines modulations de couleurs dans le grave touchent pour le monochrome Frage Nicht (n°4), tandis que la nervosité du Waldlied (n°7) profite ici d’une voix puissante qui emplit toute l’église alpine placée face au sublime Mont-Cervin. Déjà développé par le piano dans la version pour orchestre, ce lied comme d’autres gagne à être joué dans cette version seulement pour piano et voix. Gerold Huber y traite la partition à sa pure justesse, sans jamais trop l’appuyer, pour toujours laisser son développement et les amplitudes émotives à celui qu’il accompagne depuis plus de trente ans.


Six heures plus tard, le temps de voyager par les chemins escarpés de cette magnifique partie des Alpes, les deux mêmes artistes reprennent leurs places sur la scène de la Kapelle Riffelalp, cette fois pour un cycle beaucoup plus célèbre _ et attireur de foules. Déjà enregistré par les deux chez RCA et Arte Nova, Winterreise de Schubert retrouve les qualités de conteur de Christian Gerhaher, ainsi que sa façon d’aborder l’œuvre sans la dénaturer, mais au plus proche de la lettre, comme il nous l’expliquera en interview juste après. De façon assez surprenante, il se défend d’un court discours, avant d’aborder le Voyage d’Hiver, pour se justifier de quelques changements de place de lieder, parce que ceux-ci, toujours joués dans le même ordre, ont en réalité été écrit avec plus de liberté par Schubert.

Alors les cinq premiers ne bougent pas, trop habituellement retenus dans cet ordre par l’auditeur. En revanche Die Post s’insère en sixième position plutôt qu’en treizième. Finalement, et mis à part le fait d’enlever à Die Nebensonnen l’avant-dernière position pour la laisser à Mut ! (habituellement vingt-deuxième et sans doute trop contrasté pour s’accoler à Die Leiermann, forcément ultime), l’idée fonctionne et crée une écoute moins confortable, qui force à plus d’attention pour se concentrer sur le texte. À l’opposé de beaucoup de chanteurs aujourd’hui, Gerhaher développe les vingt-quatre poèmes de Wilhelm Müller avec là encore de grands écarts de dynamique, qui profite toujours de l’acoustique de la petite chapelle, ainsi que d’un public très attentif et très silencieux, sauf pour tourner et retourner les pages du programme de salle imprimé dans l’ordre habituel.

Sous le piano fin de Gerold Huber, particulièrement naturel pour Rast (placé ici en n°19 plutôt qu’en 10) puis seulement touché par la fatigue du doigté à Die Nebensonnen (n°20 ici) et légèrement pour la fin du cycle, Christian Gerhaher porte avec un niveau d’exception un cycle qu’il ne caricature jamais dans l’émotion facile. Il est peut-être tout juste moins profond par cette approche pour l’écriture de Schubert qu’il n’était parvenu à l’être dans sa prestation d’exception le matin pour l’Elegie de Schoeck. Malheureusement, ces splendides concerts ne seront gravés que dans l’esprit des auditeurs du Festival de Zermatt présents, car aucun micro ne se trouvait dans la salle.

……

Crédits Photographiques : © ResMusica

Zermatt. Kapelle Riffelalp.

11-IX-2022.

11h : Otmar Schoeck (1886-1957) : Elegie, op. 36.

18h : Franz Schubert (1797-1828) : Winterreise, D.911.

Gerold Huber, piano ; Christian Gerhaher, baryton

Christian Gerhaher ou l’art absolu de la déclamation

Invité du Festival de Zermatt pour le concert d’ouverture et deux récitals, Christian Gerhaher développe pour nous son intérêt pour la musique du compositeur suisse Otmar Schoeck, en plus de revenir sur son répertoire et sur l’importance de la musique classique dans le monde actuel.


ResMusica :
Vous chantiez en matinée au Festival de Zermatt Elegie après l’avoir enregistré récemment, comment avez-vous découvert la musique d’Otmar Schoeck ?

Christian Gerhaher : J’ai découvert le compositeur lors d’un festival de musique moderne il y a vingt ans, lorsqu’on m’a proposé de chanter le cycle avec quatuor à cordes Notturno, pour lequel mon sentiment a été le même que pour Elegie : ces pièces fascinantes m’ont rendu addict. Je ne pouvais plus arrêter de les écouter et d’y penser pendant que je les travaillais, car le style de déclamation y est très spécial. Après les deux marqueurs vocaux du répertoire germanique au XIXᵉ siècle que sont pour moi Schumann d’abord et Wagner ensuite, je pense qu’une troisième voie _ voilà _ est apparue au XXᵉ avec Otmar Schoeck, avec une technique musicale particulièrement portée par les mots, plus principalement ceux de Nikolaus Lenau, poète qu’il adorait. De plus, Schoeck choisissait avant tout les poèmes dans lesquels l’artiste se montrait dévasté par la mort.

Dans ces poèmes, Lenau ne peut assumer que cela va arriver et utilise des sujets lyriques qui se posent sur d’autres angles comme la nature, les feuilles mortes ou les oiseaux, pour toujours revenir à cette question sans réponse, fondamentale, quant à la fin de l’existence. Dans Notturno, au centre de la pièce, il établit particulièrement cette idée avec une façon de déclamer à bout de souffle, qui implique que cela ne doit pas véritablement s’arrêter, pas tout-à-fait, pas définitivement… L’écriture est alors toujours non-mélismatique, purement syllabique, une syllabe étant égale à un ton, un peu à la manière de celle de Claude Debussy en France, autre maître de la déclamation dans ce siècle.

RM : Elegie est parfois comparé au Winterreise de Schubert, mis en regard le même jour en Suisse lors d’un second concert ?

CG : C’est la troisième fois que je chante Elegie dans cette version avec piano, et la deuxième que je le combine à Winterreise. Cela est peut-être risqué, mais j’aime l’idée, qui permet de donner un nouvel horizon au cycle de Schubert. Après que Fischer-Dieskau eut arrêté sa carrière en 1992, la façon de chanter le Voyage d’Hiver a changé et a pris beaucoup de liberté, ce qui m’attriste quelque peu, car cette œuvre géniale ne doit pas être trop heurtée, afin qu’elle garde toute son atmosphère sans être dénaturée. J’essaye pour ma part d’y délivrer toute sa sentimentalité en restant au plus près du texte, et même si l’on m’a déjà dit que cela était très bien chanté mais pas toujours très touchant, je cherche à l’inverse à porter cette œuvre sans lui ajouter ce qui pour moi ne sont que des effets superfétatoires.


RM : Vous avez enregistré Elegie pour Sony Classical dans sa version pour orchestre de chambre et voix et la chantiez à Zermatt seulement avec piano, dans une approche clairement différente, sans doute aussi exaltée par l’acoustique de la petite Chapelle de Riffelalp ?

CG : Nous avons enregistré l’œuvre avec Heinz Holliger et le Basel Orchestra en mars 2020 au début du confinement, puisqu’il n’était plus possible de faire une tournée, comme cela était d’abord prévu. Nous l’avions répétée longuement, alors nous avons décidé de la graver, tant nous y trouvions de beauté. L’orchestration y est sublime, mais la pièce écrite comme presque tous les lieder de Schoeck pour Felix Löffel est faite pour un baryton à la voix très basse, ce qui n’est pas problématique pour un baryton placé plus haut dans la tessiture, tel que je le suis, mais oblige à trouver des variations de couleurs dans un registre réduit, souvent porté vers le grave.

Ce chant resserré crée des pressions sur la voix, où il est très intéressant de réussir à développer de nouvelles couleurs, ce pour quoi le piano devient idéal en comparaison de l’orchestre, car c’est alors un instrument monochrome qui vous accompagne et vous laisse la possibilité d’étaler toute l’identité polychromatique de votre voix _ voilà. Avec un orchestre, qui apporte par lui-même une polychromie musicale, vous avez à réduire votre propre approche et à altérer les dynamiques. C’est d’ailleurs pour cela que cette pièce est particulièrement difficile à chanter dans sa version avec orchestre, notamment dans ses parties très douces. À Riffelalp, le piano associé à l’acoustique idéale de la chapelle de montagne m’ont permis d’exprimer toutes ces idées merveilleusement.

RM : On connait donc de vous Notturno et Elegie, vous intéressez-vous à d’autres cycles de Schoeck ?

CG : Je n’ai pas encore pu en apprendre d’autres, mais cela fait maintenant partie de mes priorités pour la fin de ma carrière, avec notamment Lebendig Begraben (Enterré vivant). Comme évoqué précédemment, Schoeck composait presque toujours ses lieder pour son ami Felix Löffel, qui possédait une véritable technique, mais pas une très belle voix _ hélas. Alors, lorsqu’il a entendu Dietrich Fischer-Dieskau dans l’œuvre, il a découvert à quel point on pouvait chanter superbement sa partition, avec une fantastique qualité de déclamation. Je souhaite donc m’atteler à ce cycle prochainement pour tenter d’y apporter la même pureté _ oui _, en plus de découvrir aussi mieux les opéras, car je connais surtout Penthesilea et malheureusement, il ne s’y a pas vraiment de rôle pour moi.

RM : Pour le lied, vous êtes très majoritairement accompagné par Gerold Huber, avec lequel on ressent une cohésion parfaite. Est-ce important pour vous d’avoir ce partenaire si proche et comment travaillez-vous en répétition ?

CG : Nous ne parlons presque pas. Gerold Huber a été l’une des plus belles rencontres de ma vie, et j’ai immédiatement ressenti avec lui la possibilité de ne pas être concentré sur le fait de répéter pour se coordonner, mais plutôt pour aborder tout de suite la forme, le son et les couleurs. Il était malade cette année et je suis très heureux qu’il soit revenu à son meilleur, pour m’accompagner ainsi que d’autres chanteurs, bien que je doive admettre avoir une relation très particulière avec lui, qui dure depuis bientôt trente-cinq ans. Il s’agît ici de beaucoup plus qu’une collaboration artistique, et je ne sais pas comment je ferais pour chanter du lied sans lui, ni si je continuerais à en chanter autant. Lorsqu’il joue, j’aime sa densité et sa tranquillité à maintenir une ligne _ voilà _, qui me permet de développer le chant et la dynamique comme je le souhaite, sans être surexposé par le piano.


RM : Nous avons parlé principalement de Schoeck et sommes donc restés concentrés sur le répertoire germanique, évidemment celui que vous chantez le plus, mais que vous dépassez aussi parfois. Pensez-vous l’ouvrir encore, notamment par des œuvres moins sombres ?

 

CG : J’ai un peu chanté de l’opéra italien, Mozart ou Simon Boccanegra de Verdi, que je reprends prochainement, et j’aime aussi beaucoup la mélodie française. Malheureusement, la langue française est très complexe et m’impose un travail d’apprentissage très long, mais j’adore Debussy, Fauré et Berlioz et veut développer leurs œuvres. Et puis j’ai déjà porté Pelléas, mais il faut maintenant que j’approche véritablement Golaud.

On reste donc dans de l’art sombre, mais comment le définir exactement ? Si l’on prend Kafka par exemple, si célèbre pour la noirceur de ses œuvres ; il était connu qu’avec son ami Max Brod, pendant les lectures publiques, il utilisait un véritable humour et riait souvent _ énormément, même. Le sérieux et la noirceur ne sont donc pas opposé au rire et à la joie, ce qui est aussi le cas avec Cosi fan Tutte ! C’est également grâce à cela qu’on crée de la distance sur les choses, ce qui est primordial _ en effet…

RM : Pour rester dans les idées noires, la musique classique souffre toujours de la pandémie avec un public plus difficile à capter qu’auparavant, quelle est votre vision pour son avenir ?

CG : La pandémie a été très dure pour tous mais plus encore pour les artistes qui vivent de concerts. Les restrictions ont touché la vie musicale pour longtemps et vont peut-être réduire à jamais le nombre de spectacles de musique classique. J’ai eu une discussion publique récemment avec des hommes et femmes politiques allemands, où le ministre de la culture m’a fait remarquer que « nous restions avec notre ancien monde, tandis qu’eux avançaient« . Cela m’a profondément heurté _ oui !!! L’incurie de la plupart des politiques est une catastrophe, dont on ne récolte que trop les effets… _ et j’ai rétorqué que des milliers de concerts devant des centaines de milliers de gens vivants n’étaient pas l’ancien monde, mais bien le présent.

Je sais que les lieder intéressent une part très réduite et sans doute de plus en plus réduite de la population, mais il faut continuer à les porter et à les promouvoir, car l’art n’est pas juste un hobby _ certes ! _, comme certains politiciens le croient aujourd’hui : c’est une nécessité _ cruciale ! _ pour le bien-être de l’humanité _ et contre la barbarie qui gagne… Cela n’apporte pas juste des émotions, mais aussi de la réflexion _ oui ! _, alors il faut se battre _ oui _ pour continuer à rendre attractive la musique classique par ses aspects les plus grands, et moins celle-ci cherchera à être seulement un divertissement _ hélas, hélas, hélas _, plus elle survivra _ cf mon propre texte « Oasis versus désert » pour le « Dictionnaire amoureux de la Librairie Mollat », paru notammenr en mon article du 17 juin 2022 : « «  Être sérieux ne veut pas dire ne pas être drôle ou ne pas intégrer toutes les émotions, mais cela veut dire rester à un niveau d’intelligence élevé, très important pour notre société _ ô combien !

Crédits Photographiques : © Credit: David Parry/PA Wire (recital) & © Olivier Maire (récital Zermatt)

Christian Gerhaher, un artiste important et intelligent.

Ce jeudi 15 septembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

Le merveilleux (chaleureux, élégant, et très généreux) Lars Vogt vient de nous quitter…

06sept

Lars Vogt (Düren, 8 septembre 1970 – Nuremberg, 5 septembre 2022),

musicien magnifique,

pianiste, chef d’orchestre, créateur du merveilleux Festival Spannungen,

vient de nous quitter, hier _ cf ce bref article du Figaro sous la plume de Christian Merlin : « Lars Vogt, le pianiste à la baguette communicative«  _,

à trois jours de son 52e anniversaire,

emporté par la récidive de son cancer _ cf cet article de la rédaction de ResMusica : « Décès du pianiste et chef d’orchestre Lars Vogt« , qui, assez étonnamment, ne dit rien de ce que Lars Vogt a fait pour son si merveilleux Spannungen Festival de Heimbach…

Cf aussi cet article chaleureux « Décès du pianiste et chef d’orchestre Lars Vogt«  de La Croix, sous la plume d’Emmanuelle Giuliani, mais qui, elle non plus, ne mentionne pas le Festival Spannungen de Heimbach, que Lars Vogt avait créé et continuait de diriger…

Et aussi, celui-ci, très bien détaillé, dans Télérama, sous la plume de Sophie Bourdais, attentif cette fois au si impressionnant Festival Spannungen de Heimbach, ainsi qu’à la si attachante généreuse personnalité de Lars Vogt : « Mort du pianiste et chef d’orchestre Lars Vogt« … Avec une vidéo (de 43′ 41) d’un concert (du Concerto Jeunehomme de Mozart), qu’il dirigeait dans la cour de l’Hôtel de Sully, à Paris… Ainsi que cette autre (de 6’55), bouleversante, du dernier concert (toujours Mozart…) que Lars Vogt a dirigé dans la cour de l’Hôtel de Sully, cet été…

Un nouveau CD, intitulé « Mozart Clarinette Works« , sous la direction de Lars Vogt, avec les merveilleux Concerto K. 622 et le Quintette K. 582 _ mais hélas pas le bouleversant Trio (avec piano) des Quilles, K. 498 : Lars Vogt aurait pu en être le magnifique pianiste… _doit paraître pour le label Mirare _ le CD MIR 626 _, le 22 septembre prochain,  avec Raphaël Sévère, le Quatuor Modigliani, et l’Orchestre de chambre de Paris…

Mais aussi un autre, un peu plus tard, avec les Concertos pour piano n°9 et 14 de Mozart, toujours à la tête de l’Orchestre de chambre de Paris…

Et encore un troisième, en une nouvelle interprétation, avec le cher Ian Bostridge, du « Voyage d’hiver » de Schubert…

 

Et je renvoie ici à l’ensemble des 15 précédents articles _ en gras ici, les principaux d’entre eux _, sur ce blog « En cherchant bien« , que j’ai consacrés, depuis le 17 octobre 2009, à Lars Vogt,

le directeur de Spannungen, le pianiste, le chef d’orchestre :

_ le 17 octobre 2009 :  »

_ le 20 octobre 2009 : 

_ le 14 novembre 2009 : , un article essentiel sur son activité de direction de ce merveilleux Festival qu’il a créé…

_ le 13 janvier 2018 : 

_ le 2 novembre 2018 : 

_ le 3 novembre 2018 : 

_ le 3 septembre 2019 : 

_ le 31 octobre 2019 : 

_ le 4 mars 2020 : , le premier de ceux que j’ai consacré à son exceptionnel talent de pianiste ; d’autres venant très vite s’y adjoindre…

_ le 18 janvier 2022:  

 

_ le 11 mars 2022 : , voilà !

_ le 12 mars 2022 : , aussi.

_ le 13 mars 2022 : 

_ le 5 avril 2022 : 

_ le 19 juillet 2022 :  ; hélas…

_ Et aujourd’hui, 6 septembre 2022, celui-ci… 

Merci, l’artiste !

Tu nous demeures bien présent par la grâce probe et si élégante de tout ce si beau et si vivant travail réalisé avec tant de talent

tel qu’il est conservé par ces disques…

Un dernier mot :

en ouverture de son interprétation, avec son orchestre Les Siècles, de « Daphnis et Chloé » de Ravel, à l’église Saint-Jean-Baptiste à Saint-Jean de Luz ce 5 septembre 2022,

François-Xavier Roth, très ému, a dédié ce concert à la mémoire de Lars Vogt, dont il venait d’apprendre le décès,

m’a confié mon ami Bernard Brevet, présent à ce concert…

Ce mardi 6 septembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

Et maintenant, entame de la lecture extrêmement jouissive du « Les sept stades de la philosophie », paru en 2011, de l’ami Pascal Chabot : une confirmation de la très grande cohérence et constance de son puissant projet de philosopher heureux dans le concret…

05sept

Ce lundi 5 septembre 2022,

je viens d’entamer avec une extrême joie la lecture des « Sept stades de la philosophie » _ parus aux PUF en octobre 2011 _, de l’ami Pascal Chabot,

qui me confirme merveilleusement en mon choix initial de proposer _ à notre Société de Philosophie de Bordeaux, à la Librairie Mollat qui nous accueillera le mardi 22 novembre, à 18 heures, en sa station Ausone ; ainsi qu’à Pascal Chabot lui-même, bien sûr : et tous l’ont agréé ! _, de donner comme objectif (et titre) à cet entretien

l’exploration de ce fil rouge que constitue à mes yeux, opus après opus, pour le travail de Pascal Chabot,

son entreprise suivie _ très cohérente en sa remarquable constancede constituer un très actif philosopher éminemment concret du comment vivre bien et heureux en ce temps-ci,

qui nous est imparti aujourd’hui…

Ce lundi 5 septembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

Un premier listing des articles et podcasts de mes articles sur (et entretiens avec) le philosophe et ami bruxellois Pascal Chabot : pour préparer l’entretien que j’aurai avec lui à la Station Ausone à Bordeaux le mardi 22 novembre 2022, à propos de l’ensemble de son parcours philosophique pour penser le réel…

25août

Afin de réaliser un point un peu substantiel sur le parcours philosophique de Pascal Chabot,

et préparer ainsi l’entretien que j’aurai avec lui à la Station Ausone le mardi 22 novembre prochain, dans le cadre de la saison 2022-2023 des conférences de notre Société de Philosophie de Bordeaux,

et en même temps que je procède à une lecture-relecture suivie de l’ensemble de son œuvre philosophique,

en commençant par son « L’Âge des transitions » de 2015 _ je viens de le relire aujourd’hui _,

je commence par passer en revue les articles de mon blog que je lui ai consacrés jusqu’ici :

0) _ d’abord, le passage très admiratif concernant le magistral « Global burn-out » de Pascal Chabot _ paru le 4 mars 2013 : un ouvrage tout à fait incisif qui m’a considérablement marqué et enthousiasmé par l’acuité et finesse de sa formidable lucidité vis-à-vis du réel qui est le nôtre ! _,

dans l’article du 25 avril 2013 « « …

0 bis) _ mais aussi cette première rencontre, chaleureuse et très positive _ nous avions immédiatement sympathisé et échangé nos coordonnées _, le 28 mai 2016, à Saint-Émilion, avec Pascal Chabot, lors de l’édition 2016 du Festival Philosophia de Saint-Émilion, dont le thème était cette année-là « la culture« ,

après avoir assisté à sa conférence, passionnante, intitulée « La Pédagogie intéresse-t-elle les philosophes ?« …

1) _ ensuite, la présentation de sa conférence « Le Système, les Ultra-Forces et le Soi » du dimanche 25 mai 2018 à Saint-Émilion dans la salle des Dominicains _ qui exposait en les explicitant les conclusions principales de son lumineux travail de 2017 « Exister, résister _ ce qui dépend de nous«  _,

au sein de l’article du 27 mai 2018 consacré à une présentation du programme de l’édition 2018 du Festival Philosophia de Saint-Émilion, sur le sujet de « La Vérité« , in l’article « « …

Et ce fut là notre seconde rencontre, toujours à Saint-Émilion, et à nouveau à l’occasion du Festival Philosophia.

2) _ une présentation rapide de « L’Homme qui voulait acheter le langage« , drame philosophique de Pascal Chabot, paru en 2018,

dans l’article du 15 septembre 2018 « « …

3) _ le podcast de mon entretien avec Pascal Chabot (de 49′) le 20 septembre 2018 au Studio Ausone à propos de son « L’Homme qui voulait acheter le langage _ drame philosophique« .

Et ce fut bien évidemment là, à la Station Ausone de la librairie Mollat à Bordeaux, bien davantage qu’une troisième rencontre, mais un entretien très détaillé…

4) _ l’article du 21 septembre 2018 « « …

5) _ la mention de ce podcast du 20 septembre 2018, que je viens de citer,

au sein de l’article du 6 avril 2022 « « ,

comportant un commode listing récapitulatif de l’ensemble de mes entretiens qui ont été vidéo et podcastés…

6) _ l’annonce de la conférence-entretien de Pascal Chabot (avec Martin Legros) intitulée « Petite métaphysique de la Terre »  _ et regarder ici la vidéo de cet entretien de 64′ _ le samedi 28 mai 2022 à la salle des Dominicains à Saint-Émilion, au cours de l’édition 2022 du Festival Philosophia de Saint-Émilion, et pour une quatrième rencontre, à nouveau à Saint-Émilion, et toujours pour Philosophia,

in l’article du 23 mai 2022 « « …

7) _ l’article du 25 mai 2022 « « , à propos de son excellentissime « Avoir le temps _ essai de chronosophie« … 

8) _ un premier très rapide schéma de regard panoramique sur le parcours de penser de Pascal Chabot,

in l’article _ immédiatement en suivant _ du 26 mai 2022 « « …

9) _ une lecture de l’important et très éclairant « Traité les libres qualités » de Pascal Chabot,

en mon article du 27 mai 2022 « « …

10) _ l’article immédiatement rétrospectif _ et enchanté ! _ de mes deux rencontres ce samedi 28 mai 2022 au Festival Philosophia 2022 à Saint-Émilion, avec mes amis Pascal Chabot et Karol Beffa,

en mon article de ce même 28 mai 2022 « « …

Notre entretien à venir à la Station Ausone le 22 novembre prochain, dans le cadre de la saison 2022-2023 de notre Société de Philosophie de Bordeaux _ dont je suis vice-président _constituera ainsi notre cinquième rencontre philosophiqueet notre second entretien, vidéocasté cette fois…

À suivre…

Ce jeudi 25 août 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

le soir de la naissance, à 18 h, à la clinique franco-britannique de Levallois-Perret, de notre petit-fils Noé,

fils de notre fille Agathe Lippa et son compagnon Pascal De Sa, et petit frère de Gaïa…

Oui, les bouteilles lancées à la mer atteignent vraiment leurs destinataires : la réponse-commentaire de Marco G. à la vidéo de mon superbe entretien avec Karol Beffa, autour de son magnifique et indispensable « L’Autre XXe siècle musical », le 25 mars dernier à la Station Ausone, à Bordeaux

22août

Oui, les bouteilles lancées à la mer atteignent vraiment _ un jour ou l’autre _ leurs destinataires :

une nouvelle confirmation ce lundi 22 août 2022, avec ma découverte inopinée, aujourd’hui même, de la réponse de Marco G. à la vidéo _ de 52′ 31 _ de mon superbe entretien avec Karol Beffa, autour de son magnifique « L’Autre XXe siècle musical« , le 25 mars dernier.

Alors que je désirais adresser un lien à cette vidéo de l’entretien _ magnifique ! _ avec Karol Beffa à l’ami pianiste Philippe Hattat,

en forme de complément à l’envoi par courriel de mon article d’hier, « « ,

un courriel rédigé pour le féliciter de sa participation, au piano, au CD B-Records LBM040 consacré à deux œuvres fortes et singulières de George Crumb, le quatuor « Black Angels » (de 1970) et la pièce pour deux pianos et deux percussions « Music for a summer evening » (de 1974), telles qu’elles ont été enregistrées en concert à Deauville…

Ou la confirmation d’une puissante et consistante cohérence dans le temps se dégageant et manifestant ainsi…

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Quel merveilleux retour d’envoi de telles bouteilles lancées à la mer !

Merci !

Aider _ modestement et si peu que ce soit _ à partager les enthousiasmes pour des œuvres d’excellence vraie, est une chance magnifique,

et une joie sans nom. 

Cf mon article « Oasis versus désert« ,

ma contribution au « Dictionnaire amoureux de la Librairie Mollat«  _ aux pages 173 à 177 _, paru en 2016,

tel que je le cite in extenso en mon article du 17 juin dernier «  » :

la culture vraie _ et face aux impostures stérilisantes qui ne cessent de coloniser du terrain _ me tient énormément à cœur !..

Ce lundi 22 août 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

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