L’oeuvre de violon de Martinu : l’apport de Christopher Hogwood

Posté dans la catégorie Histoire, Musiques par Titus Curiosus

21mar

Mon affection pour la musique tchèque _ œuvres comme interprètes _

m’a toujours incliné vers l’œuvre de Bohuslav Martinu (1890 – 1959).

Aussi m’a immédiatement intéressé le quadruple album que Hyperion _ CDS 44611/4 _

vient de consacrer à la musique pour violon et orchestre de ce compositeur,

avec le violoniste Bohuslav Matousek,

et le Czech Philharmonic Orchestra

sous la direction de Christopher Hogwood _ qui aimait cette musique.

Voici le commentaire qu’en donne,

sur son blog Discophilia du site Artamag,

Jean-Charles Hoffelé,

en une chronique intitulée :

Le Jardin secret de Christopher.

LE JARDIN SECRET DE CHRISTOPHER

Christopher Hogwwod vouait une passion à la musique de Martinů, il en aura enregistré quelques albums d’œuvres rares puis, avec la Philharmonie Tchèque, une intégrale absolue de tout ce que le compositeur des Fresques aura écrit pour le violon concertant _ voilà.

Héros de cette entreprise courageuse, Bohuslav Matoušek qui avait déjà gravé toute l’œuvre pour violon et piano. Passez à pied joint _ hélas ! _ sur les Concertos, Matoušek ne saisissant pas les audaces du Premier et restant interdit devant la sombre lyrique du Second – revenez aux gravures de Josef Suk (Supraphon) _ oui ! _, ou de Thomas Albertus Irnberger (Gramola) _ un enregistrement récent.

Mais ailleurs, dès le premier disque où éclate l’inventivité suractive du Concerto pour flûte (magnifique Janne Thomsen) et violon, la fête est éblouissante _ oui. Enfin regroupée en un coffret à l’appareil critique étoffé, cette somme permet de saisir la permanence du violon _ voilà _ dans l’art poétique de Martinů comme dans le Duo Concertant, si piquant où Régis Pasquier rejoint le violon de Bohuslav Matoušek.

Quelle tension dans le Concerto da camera, opus majeur du temps de guerre, dont Hogwood creuse le ton dramatique, quelle alacrité pleine de saveurs bohémiennes dans le Concerto pour violon, piano et orchestre de 1953, si peu souvent entendu. Et les épices néo-baroque-jazzie de la Suite Concertante, partition iconoclaste née au bord de la guerre, emplie de souvenirs d’Albert Roussel et retravaillée en 1944, éclatent de verve, persifflent – le troisième disque enchaîne par ailleurs les deux « états » de l’œuvre.

Matoušek attribue à son violon la belle Rhapsodie tchèque (initialement dévolue à l’alto) mais prend l’instrument en clef d’ut pour une version mémorable de la Rhapsody-Concerto où il fait jeu égal avec l’ancien enregistrement de Josef Suk.

Ensemble précieux s’il en est, certainement indispensable _ voilà _ à toute discothèque Martinů.

LE DISQUE DU JOUR



Bohuslav Martinů
(1890-1959)


L’œuvre pour violon et orchestre (Intégrale)


Concerto pour flûte, violon et orchestre, H. 252
Duo concertant pour deux violons et orchestre, H. 264
Concerto pour deux violons et orchestre en ré majeur, H. 329
Concerto da camera, H. 285
Concerto pour violon, piano et orchestre, H. 342
Rhapsodie tchèque, H. 307a
Suite concertante pour violon et orchestre (deux versions), H. 276/276a
Rhapsodie-Concerto pour alto et orchestre, H. 337
Concerto pour violon et orchestre No. 1, H. 226
Concerto pour violon et orchestre No. 2, H. 293


Bohuslav Matoušek, violon
Régis Pasquier, alto
Janne Thomsen, flûte
Karel Košárek, piano
Orchestre Philharmonique Tchèque
Christopher Hogwood, direction

Un coffret de 4 CD du label Hypérion CDS441/4

Photo à la une : le chef d’orchestre Christopher Hogwood – Photo : © Marco Borggreve

Ce jeudi 21 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

 

 

 

Les parentés cibouriennes de Maurice Ravel : les Delouart, les Billac, les Goyenague…

Posté dans la catégorie Histoire, Musiques, Villes et paysages par Titus Curiosus

20mar

Poursuivant les réflexions et recherches

de ma lecture exhaustive de l’Intégrale de la Correspondance (1895-1937), écrits et entretiens de Maurice Ravel,

j’en suis venu à m’interroger

sur les parentés cibouriennes du compositeur.

Dans mon article précédent de dimanche dernier, 17 mars :

,

je me demandais pourquoi

Maurice Ravel,

au sein de la famille luzienne de ses amis Gaudin

_ dont la maison, Mirentxu, se situe au 41 de la rue Gambetta _,

qualifiait de « cousine »

Magdeleine Gaudin-Hidiart

_ la veuve (1875 – 1968) de Charles Gaudin (1875 – 1910), l’aîné, lui, de la fratrie des sept enfants Gaudin _ ;

et pas ses proches amies et correspondantes de toute sa vie,

ni Jane Courteault-Gaudin (1880 – 1979),

ni Marie Gaudin (1879 – 1976),

belle-sœurs de Magdeleine, la veuve _ en octobre 1910 _ de leur frère Charles…

Était-ce donc entre les Hiriart et les Delouart

_ le nom de sa mère Marie (1840 – 1917),

de sa grand mère Sabine (1809 – 1874)

de son arrière grand-mère Marie-Baptiste (1784 – 1855) ; ce sont là les dates qu’a proposées Jean-Noël Darrobers…

et de son bisaïeul Gratien Delouart (1758 – 1798), tous natifs de Ciboure… _

qu’existait quelque _ même un peu lointaine _ parenté ?..

Je l’ignore encore.

Mais je me suis aussi penché sur le cas d’autres liens de parenté des Delouart-Ravel

avec d’autres cibouriens,

et tout particulièrement avec celle que le compositeur nomme sa « tante Gachuch » :

Gracieuse Billac

_ dont je ne suis pas en mesure d’indiquer les dates précises de sa naissance (en 1825 à Ciboure ?) et de son décès ( à Saint-Jean-de-Luz ?)…

À ce jour je ne peux me fier qu’aux faits que

1°) c’est Gracieuse Billac _ qui ne savait ni lire, ni écrire _,

qui, le lundi 8 mars 1875, à midi, est venue procéder à la déclaration à la mairie de Ciboure

de la naissance, la veille, dimanche 7 mars, à dix heures du soir, chez elle,

de son petit-neveu Maurice Ravel,

en indiquant qu’elle-même _ de profession marchande de poissons _ était née en 1825 à Ciboure,

de Jacques Billac (né en 1801 _ sans plus de précision _ à Ciboure)

et Marie-Baptiste Delouart,

née en 1784 à Ciboure : de Gratien Delouart (1758 – 1798) et Sabine Laxague (1758 – 1821) ;

de même que

2°) c’est elle, Gracieuse Billac,

qui fut la marraine du petit Joseph-Maurice Ravel sur les fonts baptismaux de l’église Saint-Vincent de Ciboure,

le samedi 13 mars 1875 :

Gracieuse Billac étant la tante maternelle _ la demi-sœur de Sabine Delouart _ de Marie Delouart-Ravel ;

de même que _ le fait est moins connu et surtout, à ma connaissance, pas du tout commenté _

3°) c’est un autre parent de Marie Delouart-Ravel, la mère de Maurice Ravel _ le compositeur à venir du Boléro _,

qui représenta le parrain officiel absent (à Paris) _ qui n’était autre que le père de l’enfant : Joseph-Maurice Ravel (1832 – 1908) _,

en la personne du cibourien, encore, Simon Goyenague _ j’ignore ses dates de naissance et de décès _,

fils de Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – Ciboure, 20 novembre 1849)

et …Marie Delouart  _ dont le mariage avait eu lieu à Ciboure le 28 février 1821 ; la date doit être remarquée.

Mais qui était au juste cette Marie Delouart-là, épouse de Michel Goyenague ?

_ était-ce la Marie-Baptiste Delouart _ née en 1784, semble-t-il… C’est ce qu’a affirmé Jean-Noël Darrobers _ déjà mère, le 11 mars 1809, et toujours à Ciboure, de Sabine Delouart, la future grand-mère de Maurice Ravel ?

_ ou était-ce bien plutôt une Marie Delouart qui, née le 17 août 1786, à Ciboure _ et elle aussi de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague _, serait rien moins que la sœur cadette de Marie-Baptiste Delouart ? Tout en étant la future épouse, le 28 février 1821, de Michel Goyenague ; et la future mère, le 26 juillet 1827, à Ciboure, de Marie Goyenague (future épouse, à Ciboure, le 17 juillet 1850, de Martin Passicot _ né à Urrugne le 24 octobre 1824, et décédé à Buenos Aires le 27 août 1888 _, et décédée à Buenos Aires après 1898…) ; ainsi que de Simon Goyenague (le futur presque parrain de Maurice Ravel, le 13 mars 1875 à l’église Saint-Vincent de Ciboure) ? Sur ce dernier, peu de précisions jusqu’ici…

Et toutes deux, Marie-Baptiste et sa sœur Marie Delouart, ayant encore pour frère _ issu des deux mêmes parents, Gratien Delouart et Sabine Laxague _, Jean Delouart, né à Ciboure le 27 août 1788 ; et futur époux, le 30 avril 1823, à Ciboure, de Marguerite Larrea (lesquels auront pour enfants une autre Sabine Delouart, née à Ciboure le 24 juin 1825 (et future épouse, toujours à Ciboure, le 12 août 1852, de Bernard Cerciat ; ainsi qu’un autre Jean Delouart, âgé de 28 ans le 13 novembre 1861 _ il serait donc né en 1833 _, le jour de son mariage à Ciboure avec Dominique Etchepare, âgée de 30 ans)…

Mais jusqu’ici, je n’ai pas encore trouvé de généalogie claire et complète des descendants de Gratien Delouart (1758 – 1798) et Sabine Laxague (1758 – 1821), qui simplifierait bien la tâche de préciser ces parentés cibouriennes, par sa mère, Marie Delouart, de Maurice Ravel…

Un dernier élément au dossier de ces parentés cibouriennes de Maurice Ravel :

Marie Delouart (1840 – 1917), la mère de Maurice Ravel, avait, semble-t-il, un demi-frère, et toujours hors mariage de sa mère, Sabine Delouart (1809 – 1874) : un nommé Pierre Casabon, qui serait né, lui, en 1838.

Mais dont je n’ai trouvé nulle mention _ ni même une quelconque allusion _ dans le copieux volume de cette Correspondance (1895-1937), écrits et entretiens de (et à propos de) Maurice Ravel. A nul moment je n’ai eu la plus petite intuition que Maurice Ravel disposait d’un oncle (ou de cousins) à Ciboure ou Saint-Jean-de-Luz…

En cherchant un peu,

j’ai trouvé qu’avaient existé là un Pierre Casabon (1871 – 1932), père d’un Michel Casabon (1907 – 1992), lui-même père d’une Marthe Casabon, épouse d’un André Laurent.

J’ignore donc si Maurice Ravel a eu connaissance effective d’un membre de cette famille de cousins Casabon. 

En tout cas, a existé tout au long de la vie du compositeur, et via sa « tante Gachuch« , un discret réseau de liens familiaux cibouriens…

Car Gracieuse Billac

était bien la tante de Marie Delouart (née le 24 mars 1840 à Ciboure), la mère du compositeur,

et la demi-sœur de Sabine Delouart (née le 11 mars 1809 à Ciboure), la grand-mère maternelle de Maurice Ravel.

Et c’était en la loge (de concierge) que Gracieuse Billac occupait à la Maison Estebania, à Ciboure,

que Marie Delouart, désormais épouse Ravel,

avait tenu _ il faut le souligner ! _ à accoucher de son premier enfant,

ainsi cibourien.

Maurice Ravel,

de même que sa mère,

demeurèrent toute leur vie extrêmement attachés à leur « pays natal« ,

où ils aimaient tant venir se ressourcer…

Et Maurice Ravel, attaché à sa « tante Gachuch« …

Même si le compositeur, extrêmement discret et pudique, ne se répandait certes pas en confidences sur lui-même en tant que personne privée, en sa correspondance _ du moins celle qui nous demeure…

Mais Simon Goyenague _ le presque parrain du petit Maurice : ce n’est pas rien ! _ étant donc lui aussi parent, et de Gracieuse Billac, et des Delouart _ il était cousin germain de Sabine Delouart, la grand-mère maternelle du compositeur, et sa demi-sœur Gracieuse _,

cette généalogie familiale des Delouart aurait tout à fait besoin d’être mieux précisée…

Ce mercredi 20 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Louis-Gabriel Guillemain (1705 – 1770), par le flûtiste Wilbert Hazelzet : une révélation (de musique de chambre française du XVIIIe siècle)

Posté dans la catégorie Histoire, Musiques par Titus Curiosus

19mar

Qui eut pu attendre la révélation

du talent du compositeur

et virtuose du violon

Louis-Gabriel Guillemain (1705 – 1770),

par un autre interprète

qu’un violoniste ?..

Eh bien ! c’est pourtant ce qui se produit

avec la superbe version que donne au CD

_ le CD resonus RES10222 : Flûte Quartets Op. 12 _

l’excellent flûtiste qu’est Wilbert Hazelzet

avec l’ensemble Fantasticus !

Vous en serez ravis !

Ce mardi 19 mars 2019, Titus Curiosus

Le charme prenant de la clarinette (et du cor) dans le volume 3 de l’intégrale en cours de la musique de chambre de Brahms par Pierre Fouchenneret et Eric Le Sage chez B Records

Posté dans la catégorie Musiques par Titus Curiosus

18mar

Écouter de nouvelles interprétations

(de classiques du répertoire)

par de nouvelles générations de musiciens

peut être intéressant,

et même stimulant.

Ainsi en va-t-il de l’intégrale en cours de la musique de chambre de Brahms

par une généreuse troupe d’interprètes 

autour du violoniste Pierre Fouchenneret et du pianiste Eric Le Sage,

chez B Records.

Le premier volume, celui des Quatuors pour piano et cordes,

m’avait bien plu

_ j’apprécie de plus en plus l’intervention dynamisante du piano dans le répertoire de la musique de chambre.

Un peu moins, le second volume,

celui des Quintettes et Sextuors à cordes.

Et voici que le volume trois des œuvres avec instruments à vent

_ le double album LBM 015 _

m’emballe à nouveau :

il faut dire que

le Quintette pour clarinette et cordes opus 115

et le Trio pour clarinette, violoncelle et piano, opus 114,

sont d’absolus chefs d’œuvre ;

et que la clarinette juvénile de Florent Pujuila fait merveille !

Mais j’en dirai tout autant

du cor de Joël Lasry

pour l’un peu moins couru 

Trio pour cor, violon et piano, opus 40.

À suivre !!!

Ce lundi 18 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

L’immense plaisir de la lecture de l’Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel ; et l’entretien de la curiosité…

Posté dans la catégorie Histoire, Littératures, Musiques, Rencontres par Titus Curiosus

17mar

Achevant à l’instant, page 1352, l’Intégrale de la Correspondance (1895-1937), écrits et entretiens

de Maurice Ravel,

je tiens à souligner le plaisir que je prends

à pénétrer un peu, 

par un Journal, une Autobiographie, ou une Correspondance

_ aussi partiels et tronqués fussent-ils : bien des lettres manquent… _,

l’intimité  _ les arcanes _ du vécu

ainsi que de l’œuvrer

d’un auteur, un écrivain, un artiste…

Quelques remarques, et questions, au passage :

Je m’interroge en effet sur les parentés de Ravel à Ciboure – Saint-Jean-de-Luz
_ les notes, pourtant copieuses, de Manuel Cornejo manquant parfois de précision.
Et Maurice Ravel demeurant lui-même très discret sur tout cela.
A Saint-Jean-de-Luz
_ où Ravel éprouvait un très fort désir de venir se ressourcer : au moins seize fois entre août 1901 et l’été 1935 _,
Ravel avait pour amies les plus proches les sœurs Marie Gaudin (1879 – 1976)
et Jane Gaudin (1880 – 1979)
_ cette dernière épouse de Henri Courteault (26-8-1869 – 2-11-1937) ;
Jane et Henri étant les parents d’Annie Courteault (née semble-t-il en 1909) et Pierre Courteault (21-4-1910 – 15-12-2006).
Ainsi que leur belle sœur, Magdeleine Gaudin-Hiriart (1875 – 1968), veuve de leur frère aîné Charles Gaudin (1875 – 1910). 
La maison des Gaudin, « Mirentxu », se situe au 41 de la rue Gambetta.
Les parents de Marie et Jane Gaudin, (St Martin) Edmond Gaudin (né le 17 novembre 1844, et décédé le 28 décembre 1920)
et Annette Bibal (née le 28 avril 1845 et décédée en 1936), 
se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz le 27 janvier 1875 ;
et ont eu 7 enfants, dont Charles, l’aîné (né en 1875, et décédé début octobre 1910),
et Marie (née en 1879) et Jane (née en 1880), parvenues presque centenaires toutes les deux.
Maurice Ravel appelle Magdeleine Gaudin-Hiriart (11-3-1875 – 15-6-1968), épouse de Charles Gaudin,
et mère d’Edmond Gaudin (30 mai 1903 – 28 décembre 1988),
« ma cousine »
_ cf la lettre de Maurice Ravel donnée à la page 246 ; ainsi que celle de Madeleine Gaudin-Hiriart, donnée à la page 403. J’ignore selon quels liens précis de parenté _ côté Delouart, forcément, et probablement avec les Hiriart, plus qu’avec les Gaudin…
Mais à nul moment Ravel ne qualifie Marie ou Jane Gaudin de ses « cousines »…
En revanche, Ravel qualifie Gachoucha Billac, qui vivra toute sa vie à demeure chez les Gaudin à Saint-Jean-de Luz (41 rue Gambetta) _ elle aida à élever leurs sept enfants _
de sa « grand-tante maternelle » ;
celle-ci était née à Ciboure en 1825 _ sans plus de précision : ses parents, Jacques Billac, 40 ans, et Marie-Baptiste Delouard, 32 ans (sic) lors de leur mariage, s’étaient mariés à Ciboure le 4 septembre 1814. Une ambiguïté demeure donc sur la date exacte de naissance à Ciboure de Marie-Baptiste Delouart…
… 
Et c’est _ fait éminemment notable ! _ Gracieuse Billac qui déclara la naissance de Maurice Ravel à la mairie de Ciboure le 8 mars 1875 _ le père de l’enfant se trouvant alors à Paris.
Ici encore quels sont les liens de parenté précis entre Marie Delouart et Gracieuse Billac ?..
Mais au passage, je m’interroge :
comment cette « tante Bibi » (dite ainsi en une lettre du 20 octobre 1921, page 764),
que Maurice Ravel ne manque encore pas d’inclure en ses vœux de bonne année à la maisonnée Gaudin du 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, le 3 janvier 1933,
peut-elle être celle-là même qui, née en 1825, alla déclarer sa naissance à la mairie de Ciboure le 8 mars 1874 ?..
En 1874, Gachoucha avait déjà 50 ans.
Et en 1921, cette Gachoucha-là aurait eu 96 ans ; et en 1933, 108 ans !
Peut-il s’agir de la même personne ?..
Je relève en effet aussi,
dans une lettre de Maurice Ravel du 18 septembre 1916,
et à propos d’une sienne indigestion de melon,
l’utilisation du passé
pour évoquer sa « chère tante Gachuch » (expression de la lettre du 16 octobre 1902, page 82) :
« Plus de 2 semaines de dysenterie (…) J’ai voulu réaliser le vœu de ma pauvre tante Gachucha qui souhaitait (sic) mourir d’une indigestion de melon ».
La Gachoucha Billac bien vivante en 1921 et 1933
ne serait-elle pas plutôt la fille de la Gachoucha Billac née en 1825 ?..
Une difficulté demeure donc…
Je note aussi
que la mère de Maurice Ravel, née Marie Delouart (le 24 mars 1840),
avait été déclarée à la mairie de Ciboure « née de père inconnu » ;
elle dont la mère, Sabine Delouart (11 mars 1809 – 22 décembre 1874), avait été, elle aussi déclarée « née de père inconnu » ;
Sabine Delouart dont la mère se nommait elle aussi Marie Delouart :
Marie Delouart, fille de Sabine Delouart, petite-fille de Marie Delouart…
Voilà les raisons pour lesquelles je désire en apprendre un peu plus sur ces relations de parenté cibouro-luziennes de Maurice Ravel…
il est en effet indiqué
qu’Étienne Rousseau-Plotto a recueilli les témoignages directs de la famille Gaudin _ notamment de Charles-Paul, le fils (sic) d’Edmond et Annette. Edmond et Annette ?.. Ou bien plutôt le fils d’Edmond et Angela ; et le petit-fils de Charles et Magdeleine ?..
Ce Charles-Paul Gaudin-ci, qu’a donc rencontré Etienne Rousseau-Plotto, n’est pas le Charles Gaudin fils d’Edmond et Annette Gaudin, et décédé en 1910 !!
… 
S’il est bien le fils d’un Edmond Gaudin
(né, lui, le 30 mai 1903, et décédé le 28 décembre 1988),
ce Charles-Paul Gaudin avait une mère qui ne se prénommait pas Annette, mais bien Angela :
Et son père, Edmond, était le fils unique de Magdeleine Hiriart (11 mars 1875 – 15 juin 1968),
l’épouse de Charles Gaudin, qui était lui le fils aîné d’Edmond Gaudin et son épouse Annette Bibal.
Et cette Magdeleine Hiriart avait, non loin d’elle, une sœur ainsi que ses parents (Hiriart) quand elle est tombée veuve de Charles, début octobre 1910 _ cf la lettre du 8 octobre 1910, page 246.
Et cet Edmond Gaudin-là, né, lui, le 30 mai 1903, a épousé Angela Rossi, née le 12 septembre 1905 ;
dont les enfants sont Maylen Gaudin, épouse et veuve Lenoir,
et Charles-Paul Gaudin.
… 
Edmond Gaudin (3-5-1903 – 28-12-1988) a, en effet, eu pour épouse Angela Rossi (12-9-1905 – 18-12-1999) ; tous deux reposent désormais au cimetière d’Aïce Errota, à Saint-Jean-de-Luz ;
et ils ont eu 2 enfants :
Maylen Gaudin (épouse de Michel Lenoir : né en 1935 et décédé en 2012) _ ils ont eu quatre enfants _
et Charles-Paul Gaudin,
lui-même père de Jean-Bernard Gaudin, qui vit à Madrid ;
et qui est lui-même père d’un petit Baptiste.
… 
Et je relève que
le 4 mai 2016, aux obsèques de Maritxu Rossi, née Larregain (âgée de 90 ans, et donc née en 1926),
étaient notamment présentes ses parentes :
sa sœur Hélène Larquier, née Larregain (1922 – mai 2018), veuve d’Auguste Larquier (né en 1925 et décédé en avril 2015),
sa belle-sœur Maïté Larregain, née Ducasse (1925 – décembre 2017), veuve de son frère Jean Larregain (né en 1921 et décédé en juin 2013)
sa nièce Maylen Lenoir (fille d’Edmond Gaudin et Angela Rossi, et veuve de Michel Lenoir, né en 1935 et décédé en 2012 ; et mère de 4 enfants)
et Francine Gaudin, peut-être l’épouse de Charles-Paul Gaudin _ j’ignore jusqu’ici ses liens de filiation.
Voilà qui peuvent être les parents Gaudin
qu’Étienne Rousseau-Plotto a pu rencontrer en son enquête sur les témoignages à propos de Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, pour son Ravel, Portraits basques
Bien des mystères entretiennent donc encore notre curiosité… 
Ce dimanche 17 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa
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