Chanter Berlioz : pénétrer les secrets de la complexité d’incarnation par les chanteurs de cette sublime musique

Posté dans la catégorie Histoire, Musiques par Titus Curiosus

13déc

En recherchant sur le web

de quoi entrer dans les secrets

de l’interprétation

de La Damnation de Faust d’Hector Berlioz,

je viens de tomber presque par hasard sur une émission de France-Musique,

Le Club des critiques : chanter Berlioz _ cliquer pour l’écouter !

émission (de France-Musique),

et qui plus est enregistrée le 8 mars (2019),

le jour même du 150 ème anniversaire de la mort de Berlioz

(La Côte-Saint-André, 11 décembre 1803 – Paris, 8 mars 1869),

dans laquelle,

auprès de Lionel Esparza,

trois excellents connaisseurs de l’histoire de l’interprétation du chant berliozien,

Pierre Flinois, Richard Martet et Christian Merlin,

s’attachent à nous aider à mieux pénétrer les difficultés

et quelques réussites (au moins discographiques)

de la grande complexité d’interprétation et incarnation de ce chant berliozien,

ainsi que le labyrinthe de ses diverses raisons…

Les analyses sont menées

à partir de quelques exemples, bien sûr, excellemment choisis

(dans Benvenuto Cellini, La Damnation de Faust et Les Troyens

_ ainsi que Absence, des Nuits d’été _),

avec Nicolaï Gedda, Rita Gorr, Edith Mathis, Placido Domingo et Yvonne Minton, Kenneth Riegel et Federica von Stade, Georges Thill,  Jon Vickers, Eleanor Steber et Régine Crespin.

Les qualités nécessaires d’interprétation

et incarnation

de ce chant berliozien

_ si longtemps très rarement chanté ; et n’ayant donc pas donné lieu à quelque tradition berliozienne un peu suivie ! _

sont magnifiquement dévoilées,

une excellente et passionnante heure durant,

par nos critiques très bons connaisseurs…

Bref,

une émission passionnante,

et qui nous apprend beaucoup…

Ce vendredi 13 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Une « Flûte enchantée » pré-wagnérienne à Salzbourg

Posté dans la catégorie Musiques par Titus Curiosus

12déc

En un après-midi de grisaille pluvieuse,

je décide de fêter mon anniversaire en regardant un DVD,

et je choisis un Mozart :

La Flûte enchantée,

en une version salzbourgeoise, et toute récente,

avec Matthias Goerne (Sarastro), Mauro Peter (Tamino), Albina Shagimuratova (la Reine de la Nuit), Christiane Karg (Pamina), Adam Plachetka (Papageno), Maria Nazarova (Papagena), Michael Porter(Monostatos), Tareq Nazmi (l’Orateur), Klaus Maria Brandauer (le Grand-Père), les Wiener Philharmoniker, direction Constantinos Carydis, et mise en scène : Lydia Steier (à Salzbourg, en 2018)

_ le DVD Unitel Unitel/C Major 749708.

Une version-vision du Singspiel que je qualifierai de pré-wagnérienne,

bien éloignée de l’esprit mozartien des Lumières…

Je suis tombé sur un article de Chantal Cazaux du 1er juillet 2019, dans l’Avant-Scène Opéra,

qui correspond tout à fait

à mon impression plus que mitigée _ et convenant assez peu à une fête d’anniversaire…

Le voici :


La Flûte enchantée

Mozart

le 01/07/2019

par Chantal Cazaux

Matthias Goerne (Sarastro), Mauro Peter (Tamino), Albina Shagimuratova (la Reine de la Nuit), Christiane Karg (Pamina), Adam Plachetka (Papageno), Maria Nazarova (Papagena), Michael Porter(Monostatos), Tareq Nazmi (l’Orateur), Klaus Maria Brandauer (le Grand-Père), Wiener Philharmoniker, dir. Constantinos Carydis, mise en scène : Lydia Steier (Salzbourg 2018).
Unitel/C Major 749708.

Notice et synopsis trilingue dont français.

Distr. DistrArt.

… 

La Flûte enchantée, conte pour enfants… et cauchemar pour adultes ? _ voilà mon opinion aussi ! C’est un peu le double pari de la production présentée dans le Grosses Festspielhaus du Festival de Salzbourg 2018 et mise en scène par l’Américaine Lydia Steier.

Le premier volet du dispositif est non seulement charmant, mais pertinent et lisible : en narrateur grand-père gâteau racontant la Flûte à ses petits-enfants turbulents (les trois Garçons) – et suppléant ainsi en partie aux dialogues originels – , Klaus Maria Brandauer est parfait _ oui. L’action se développe comme issue de l’imaginaire des gamins, et colorée de leurs jouets quotidiens (Tamino a, par exemple, le costume de leur soldat de bois), dans un décor de maison en coupe (Katharina Schlipf) dont toutes les pièces (étage noble, sous-sol des communs, escaliers) sont judicieusement exploitées. C’est ingénieux. Mais, peut-être parce qu’il faut forcément prendre un chef-d’œuvre de Mozart au plus grand sérieux, ça ne suffit pas _ en effet. Les costumes (Ursula Kudrna) nous orientent vite vers une temporalité précise et tragique : la Première Guerre mondiale. Les trois Dames, qu’on avait vues pendant l’ouverture en servantes affairées, font leur véritable entrée en veste et calot militaires. Les épreuves à subir _ carrément sadiques _ seront celles des bombes et des tranchées. Or ce n’est pas fini : tout ceci ne serait-il que l’univers parallèle d’un cirque imaginaire _ d’un Fellini mortifère _ ? Sarastro apparaît en bateleur d’un petit monde de freaks _ oui, hélas _ où Pamina _ à l’envers absolu d’une princesse de conte de fées : Christiane Karg est costumée et grimée en sorcière quasi lubrique… _ est la cible du lanceur de couteaux… C’est infiniment travaillé, stimulant, mais trop foisonnant. Simplifier ne nuirait pas, même si ce mélange d’enfance et de gravité est à la juste croisée des chemins de la Flûte.

Musicalement, la soirée est d’une grande qualité sans pourtant s’avérer renversante, pour des raisons qui semblent parfois en lien avec la définition même des personnages selon cette mise en scène. Les aigus de Shagimuratova-Reine de la Nuit sont là, mais on cherche les intentions _ oui _ ; les graves de Goerne-Sarastro sont moins au rendez-vous, et l’on se console avec l’infinie musicalité de l’artiste ; Karg-Pamina est touchante _ ou horripilante, plutôt _, mais comment lire son visage sous le maquillage forcé _ c’est peu dire… _ qui l’affuble ? Peter-Tamino d’une belle noblesse vocale (mais ramené à un pantin scénique _ oui _), Plachetka-Papageno aussi joueur que son costume le lui autorise, c’est-à-dire peu… On a surtout envie de souligner le rôle décuplé confié aux trois (excellents _ oui ; eux sont rafraîchissants… _) Garçons, qui habitent la scène et l’action en permanence _ c’est l’aspect le plus positif de ce spectacle : eux s’amusent… L’orchestre de Carydis est solide, parfois vif, parfois sage, mais est-ce lui le maître du jeu, ou le plateau surchargé d’effets et de silences appuyés ?

Intéressant, mais pas définitif _ c’est gentil.

Chantal Cazaux

Ce n’était sûrement pas le Mozart que je rêvais de rencontrer ce jour de ma fête…

Ce jeudi 12 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Découvrir un nouveau superbe jeune baryton : Konstantin Krimmel, en un programme de Lieder et Ballades de Loewe, Jensen, Schubert et Schumann

Posté dans la catégorie Musiques par Titus Curiosus

11déc

J’avais entendu dire le plus grand bien

d’un jeune baryton allemand, d’origine roumaine,

Konstantin Krimmel

_ né à Ulm en 1993 _,

en un CD de Lieder et Ballades allemandes,

intitulé Saga

_ le CD Alpha 549 _,

et accompagné par une pianiste bulgare, Doriana Tchakarova

_ elle aussi excellente : quel accompagnement ! _,

comportant des œuvres de Carl Loewe (1796 – 1869),

Adolf Jensen (1837 – 1879),

Franz Schubert (1787 – 1828)

et Robert Schumann (1810 – 1856).

Eh bien ! le résultat est plus que superlatif !!!

Un nouvel immense interprète

nous est donné !

Non seulement un chanteur magnifique,

avec un timbre de bronze impressionnant,

mais un diseur de poésie enchanteur,

proprement merveilleux !

Le CD est splendide !

Souhaitons longue et belle vie,

et la carrière qu’il mérite

à ce chanteur-diseur exceptionnel !

Ce mercredi 11 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Ecouter Denis Kambouchner analyser l’expression « Quelque chose dans la tête » et la manie du souci de « transmettre » : l’entretien au Studio Ausone le 26 novembre dernier avec Francis Lippa, pour la Société de Philosophie de Bordeaux

Posté dans la catégorie Philo, Rencontres par Titus Curiosus

10déc

Vient d’être mis en ligne

hier soir 9 décembre

sur son site par la librairie Mollat

le podcast (de 62′) _ cliquez sur podcast, et vous accéderez à son écoute ! _

de l’entretien du 26 novembre dernier à la Station Ausone,

_ et en ouverture de la saison 2019 – 2020 de la Société de Philosophie de Bordeaux _,

de Denis Kambouchner

_ président de la Société française de Philosophie _

avec Francis Lippa

_ vice-président de la Société de Philosophie de Bordeaux _

à propos du magnifique passionnant petit livre

_ de 154 pages : quelle lumineuse finesse et ampleur d’analyse ! _

de Denis Kambouchner,

paru le 28 août dernier aux Éditions Flammarion

Quelque chose dans la tête, suivi de Vous avez dit Transmettre ? ;

muni du bandeau suivant :

« Nous avons perdu la culture de la mémoire : avons-nous gagné celle du jugement ? » 

Cette question des moyens, outils et aliments

de la riche _ et positivement complexe : quelle variété de ressources et méthodes à apprendre à mettre en œuvre et inventivement connecter (ainsi que donner à cultiver à d’autres), sans esprit fermé de système, non plus que de formalismeformation et « culture » _ à tous égards _ du jugement

de tout un chacun et quiconque,

à commencer, bien sûr, par les enfants et les adolescents

_ auxquels s’adresse d’abord, originellement du moins, en sa conception première, le premier des deux essais, Quelque chose dans la tête ;

mais la question, bien sûr, ne s’arrête à nulle génération d’âge, ni d’époque :

apprendre à bien juger est l’affaire de l’entièreté, de son début à sa fin, de toute vie d’une personne,

je veux dire de la vie entière de tout un chacun ! et cela sans la moindre exception : face aux dangers et chausse-trapes incroyablement multiples des situations à tâcher d’éviter, auxquelles échapper quand elles surviennent, à entreprendre de surmonter, en apprenant comment y faire face et s’en dépêtrer et sortir vainqueur et vivant, et pas trop amoché, cabossé, blessé, souffrant… ; Montaigne nous en avertissait en ouverture du Livre III de ses Essais : « Personne n’est exempt de dire des fadaises » (ni de commettre des bêtises !)

et cela ne concerne pas seulement, bien évidemment, la vie humaine : puisque cet enjeu ô combien vital fait à coup sûr déjà partie des conditions de la vie et survie animales : que d’erreurs s’avèreront mortelles… _,

est en effet cruciale,

tant à l’échelle des individus,

qu’à celle des sociétés

et civilisations…

Et cette question-là

des « nourritures » fondamentales et ouvertes

_ ainsi qu’en chantier inventif et constructif permanent… _

du bien (ou toujours mieux) juger

ne cesse,

à côtés de ses recherches proprement cartésiennes

_ afin d’essayer toujours de mieux pénétrer les micro-subtilités infinies (et passionnantes) du travail philosophique de Descartes,

tâche peut-être principale du travail de Denis Kambouchner en sa carrière et œuvre philosophique _,

de constituer un pan essentiel du questionnement foncièrement pragmatique,

et à visée d’authentiques progrès de l’esprit,

de Denis Kambouchner.

Cet art de distinguer les nuances magnifiques et merveilleuses, à bien les considérer, du pensable

caractérise, me semble-t-il bien,

et court la culture philosophique française :

Montaigne, bien sûr, Descartes _ et le sillage des très nombreux cartésiens _, Pascal,

Voltaire, Diderot, Rousseau,

Bergson, Jankélévitch, Ricœur, Derrida, etc.

Tous assez peu adeptes du concept et de ses un peu trop rigides fermetures,

qui va dominer, me semble-t-il encore, la conquérante philosophie universitaire allemande,

au moins à partir de Kant et Hegel.

Oui, l’art des nuances subtiles, à partir de comparaisons ;

et même de métaphores

riches d’humour…

Afin de former et donner consistance à la finesse de la « sagacité » _ une notion cartésienne…

Quant au second des deux essais qui se répondent, « en écho« ,

Vous avez dit transmettre ?..,

celui-ci entreprend de mettre en garde _ délicatement, sans rechercher quelque polémique médiatique _ contre une tentation désagréablement fermée de concevoir l’enseignement de manière exclusivement conservatrice et rétrograde _ celle de certains idéologues réactionnaires, à la versaillaise ! _,

et de défendre un partage ouvert et inventif-créatif _ véritablement progressiste : mais à quels mots se fier parmi l’incroyable déchaînement orwellien de notre époque ? _ de la culture :

le maître judicieux étant seulement « un nain » _ humblement _ juché sur des « épaules de géants« ,

selon une formulation de Bernard de Chartres,

reprise notamment par Montaigne et Pascal…

Le vocable de « transmission » ne convenant, à proprement le penser,

qu’à l’opération de léguer à quelques proches

un héritage bien précis et spécifié à laisser en propriété et usufruit à ses descendants,

un patrimoine à ne pas laisser se disperser et disparaître, se dissoudre,

un secret de création-fabrication à ne pas laisser se perdre en le confiant ainsi à quelque disciple élu

qui saura en faire, à son tour, son miel propre…

Alors que la culture à même d’alimenter richement le bien juger d’autres que soi-même

est de l’ordre de ce « pollen » multiple et divers (de mille fleurs)

dont les abeilles _ montaniennes _ sauront faire leur « miel« ,

« en se l’incorporant » vraiment :

« Les abeilles pillotent de ça de là les fleurs ; mais elles en font après le miel qui est tout leur ; ce n’est plus thym, ni marjolaine ; ainsi les pièces empruntées d’autrui, il les transformera et confondra pour en faire ouvrage tout sien, à savoir son jugement : son institution, son travail et étude ne vise qu’à le former.

Qu’il cèle tout ce duquel il a été secouru, et ne produise que ce qu’il en a fait. Les pilleurs, les emprunteurs, mettent en parade leurs bâtiments, leurs achats, non pas ce qu’ils tirent d’autrui. Vous ne voyez pas les épices d’un homme de parlement : vous voyez les alliances qu’il a gagnées, et honneurs à ses enfants. Nul ne met en compte publique sa recette : chacun y met son acquêt

Le gain de notre étude, c’est en être devenu meilleur et plus sage« , Essais, Livre I, chapitre 26, De l’institution des enfants

C’est cette profondeur et intensité de l’incorporation d’une authentique culture personnelle

par celui qui la reçoit,

comme par celui qui la donne _ et l’a donnée _,

qui,

en son authenticité généreuse et désintéressée _ pardon du pléonasme _ seulement,

en fait l’efficace seul effectivement consistant et durable.

Le reste, utile à court terme, se dissipera sitôt l’usage effectué…

Ensuite, selon le mot _ authentiquement progressiste et libérateur _ de Nietzsche, à propos de ce que donne le maître à son disciple :

« Vademecum, vadetecum« …

Tel est le paradoxe généreux du libérateur…

Ce mardi 10 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

P. s. :

voici encore, à titre de complément de luxe,

de quoi écouter le podcast de l’entretien _ merveilleux ! _ que j’ai eu avec Denis Kambouchner le 18 septembre 2013 à la librairie Mollat,

à propos de son essentiel _ lucidissime ! _ L’École, question philosophique.

A la recherche de précisions sur les Bibal, père et fils, peintres luziens

Posté dans la catégorie Arts plastiques, Histoire, Musiques par Titus Curiosus

09déc

Afin d’essayer d’obtenir d’éventuelles précisions sur les peintres luziens Pascal Bibal Dupous, le père, et François-Ignace Bibal Iburuzqueta _ j’écris leurs noms à l’espagnole _,

sur l’œuvre de chacun, ainsi que leurs vies respectives,

je m’adresse à l’auteur de La peinture basque : œuvres choisies des collections publiques et privées

publié aux Éditions Pimientos en 2009,

sur la recommandation de mon cousin bayonnais,

qui le connaît bien.

Voici le courriel que je viens de lui adresser,

et qui s’efforce d’aller à l’essentiel 

de ce que recherche

et de ce que j’ai déjà découvert.

Monsieur,
François Bioy, mon cousin bayonnais, a eu la gentillesse de me faire connaître votre compétence à l’égard des peintres basques,
et notamment luziens et cibouriens.
Pour aller d’emblée à l’essentiel,
ce sont les signatures sur leurs tableaux respectifs de Pascal Bibal, le père, et de François-Ignace Bibal, le fils,
qui me paraissent constituer un élément intéressant pour la recherche concernant leurs œuvres respectifs,
dont je désire approfondir la connaissance.
Ainsi aimerais-je établir une amorce de catalogue des œuvres de Pascal Bibal,
certaines demeurant en possession de membres de sa famille :
Madame Maylen Lenoir-Gaudin, arrière petite-nièce de Pascal Bibal, m’en a parlé,
mais je dois lui demander des précisions ; je dois la revoir à Saint-Jean-de-Luz…
Les commissaires priseurs de Côte basque Enchères, M. Arnaud Lelièvre et son épouse Florence Lelièvre-Cabarrouy, 
ont vendu cet été, un Apprenti-boucher, signé Bibal et datant d’août 1895, réalisé à Saint-Jean-de-Luz,
qu’ils ont attribué à Pascal Bibal, et non à son fils François-Ignace,
essentiellement en fonction de la date présente sur le tableau : 1895,
m’a indiqué Arnaud Lelièvre…
 

Et en regardant de plus près l’inscription-signature située en bas et à droite de ce tableau, 
je me suis penché sur les particularités de cette signature de Pascal Bibal, à Saint-Jean-de-Luz, en 1895.
Et à partir de là je me suis intéressé aux signatures présentes sur les tableaux du père et du fils Bibal,
en remarquant bien le L majuscule clôturant le nom BibaL sur les signatures des tableaux de Pascal Bibal, le père.
Par exemple celle figurant au dos de son Portrait de dame Basque.

 PASCAL BIBAL : PORTRAIT D'UNE DAME BASQUE
Cf mon article du 15 novembre dernier :
De Pascal Bibal,
outre L’Apprenti boucher (de 1895)
et ce Portrait de dame basque,
je connais une troisième toile de lui :
le Portrait de son ami peintre de Zarautz Sabino Sabino Iceta Amezti :

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Il me semble, cher Monsieur, que vous êtes une personne idoine pour m’aider à avancer dans cette recherche concernant Pascal Bibal, en son œuvre,
et en sa vie.
En sa vie aussi, puisque j’ignore encore le lieu (pas à Saint-Jean-de-Luz ; probablement à Bilbao)
et la date (dans la dernière décennie du XIXème siècle, et peut-être après la signature, à Saint-Jean-de-Luz, au mois d’août 1895, de L’Apprenti boucher,
si cette toile est bien de lui, et pas de son fils… ; et avant 1898).
Un document militaire concernant François-Ignace Bibal, au moment de son conseil de révision, en 1898,
nous apprend en effet que son père Pascal Bibal, qui résidait avec son épouse Dorotea Iburuzqueta, à Bilbao _ sans plus de précision hélas _,
était déjà décédé alors ;
Voilà
C’est dans le cadre de recherches sur la généalogie maternelle de Maurice Ravel, et de ses cousinages cibouro-luziens
_ une recherche pas vraiment entreprise jusqu’ici, par quiconque, sinon par les travaux demeurés partiels de Jean-Noël Darrobers,
à la suite des travaux assez superficiels du chanoine Narbaitz (dont M. Darrobers a voulu rectifier les erreurs et imprécisions) ;
travaux qui s’intéressaient essentiellement aux ancêtres Delouart des XVIIème et XVIIIème siècles, à Ciboure,
en amont de Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798),  le premier ancêtre masculin connu des ascendants cibouriens de Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), la mère de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) ;
et pas aux cousins de Ravel (et de sa mère née Marie Delouart, en 1840) des XIXème et XXème siècles ! _,
que je m’intéresse aux peintres luziens Pascal et François-Ignace Bibal
_ dont j’ai eu le vif plaisir, je dois dire, de faire la connaissance des œuvres…
Je suis aussi en relation amicale avec Madame Maylen Lenoir-Gaudin,
fille d’Edmond Gaudin et Angela Rossi
et petite fille de Charles Gaudin et Magdeleine Hiriart,
qui m’a reçu à plusieurs reprises chez elle à Saint-Jean-de-Luz ; et je dois retourner la rencontrer à nouveau à Saint-Jean,
et consulter d’un peu près ses archives familiales…
Alors que par sa grand-mère paternelle Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968),
Maylen Lenoir-Gaudin descend de celle que je nomme Marie-Delouart n°2 (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842)
et qui était la sœur cadette de celle que je nomme Marie Delouart n°1 (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855), qui est l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel :
c’est ainsi que Maylen Lenoir se trouve être une cousine effective de Maurice Ravel, alors qu’elle l’avait ignoré jusqu’alors !!! 
(cf mes articles du 26 et du 28 mai dernier :
du fait que Magdeleine Hiriart,
fille de Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 20 décembre 1926),
et petite-fille de Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850),
était l’arrière-petite-fille de cette Marie Delouart n°2 (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842) ;
et donc l’arrière-petite-nièce de la Marie Delouart n°1 (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855), l’arrière-grand-mère
_ via Sabine Delouart, la grand-mère (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874), et Marie Delouart, la mère (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917) _,
de Maurice Ravel.
Par son grand-père paternel Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, Congo français, 13 septembre 1910),   
Maylen Lenoir-Gaudin est l’arrière-petite-fille d’Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1846 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936),
épouse d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920)
et sœur aînée du peintre Pascal Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 12 juin 1847 – ?),
dont je n’ai pas découvert jusqu’ici le lieu et la date du décès, probablement dans les années 90 du XIXe siècle ; et ailleurs qu’à Saint-Jean-de-Luz : probablement à Bilbao…
Pascal Bibal avait épousé, à Zarautz, Dorotea Iburuzqueta le 23 janvier 1877 ;
et lui et son épouse ont été domiciliés à certains moments à Bilbao…
Maylen Lenoir est ainsi l’arrière-petite-nièce du peintre Pascal Bibal.

D’où mes recherches sur cette famille Bibal ;
dont certains des membres, émigrés à Cuba dans la première décennie du XXe siècle, firent fortune là-bas :
ainsi Grégoire Bibal, architecte, a-t-il construit l’opéra de La Havane en 1928,
et son frère Joseph a été un banquier et entrepreneur très en vue dans l’oligarchie cubaine jusqu’à la révolution castriste…
Mais je n’ai pas encore découvert les lieux _ à Cuba probablement _ et dates de décès de Grégoire et Joseph Bibal, ces deux frères cadets de François-Ignace Bibal.
Alors que j’ai découvert que François-Ignace Bibal était décédé,
non pas à Ainhoa comme il est mentionné dans les notices le concernant (et sans date précise : seulement en 1944), 
mais « à son domicile », à Saint-Jean-de-Luz, le 26 mai 1944, 5 Place du Maréchal Foch…
Là même où était décédée l’année précédente, ai-je découvert _ et « à son domicile« , elle aussi : elle semble ainsi lui avoir légué son appartement luzien… _, sa tante Bernardine Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 22 août 1855 – 28 février 1943) :
celle que Ravel, en ses lettres à son amie luzienne Marie Gaudin, nomme au moins à trois reprises (le 20 octobre 1921, le 15 août 1930 et le 3 janvier 1933 ) « Tante Bibi » ;
expression que l’auteur de Ravel, portraits basques, sans vérifier de dates (!), a cru s’appliquer à la grand-tante Gachucha Billac de Maurice Ravel (qui était décédée le 17 décembre 1902 !) ;
erreur qu’aura à rectifier, m’a-t-il confié, Manuel Cornejo quand sera rééditée sa magnifique édition de la Correspondance (connue à ce jour) de Maurice Ravel…
Bernardine Bibal, soit la dernière survivante de la fratrie des Bibal _ dont Annette et Pascal _, 
les 9 enfants de Pierre Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 5 septembre 1806 – Saint-Jean-de-Luz, 12 septembre 1855)
et son épouse Victoire Dupous (Saint-Jean-de-Luz, 9 juin 1822 – Saint-Jean-de-Luz, 16 juin 1903).
Gachucha Billac : Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902 ;
Bernardine Bibal : Saint-Jean-de-Luz, 22 août 1855 – Saint-Jean-de-Luz, 28 février 1943.
Comment a-t-on pu confondre ainsi la grand-tante Billac de Maurice Ravel et la tante Bibal de Marie Gaudin ?..
En 1921, 1930 et 1933, années de ces trois courriers de Maurice Ravel à Marie Gaudin,
il y avait donc bien longtemps _ en 1902 ! _ qu’était décédée la grand-tante Gachuch de Maurice Ravel…
Entreprendre de vérifier avec soin les dates constitue un élément basique du travail de tout chercheur historien un peu sérieux. 
Voilà.
Vous pouvez accéder à mon plus récent récapitulatif (commode) de mes articles ravéliens, en date du 1er octobre 2019 :
je les ai poursuivis ensuite fin octobre et début novembre.
C’est une enquête passionnante, et qui est loin d’être achevée. Il me faudra passer pas mal de temps aux archives municipales de Ciboure pour mieux pénétrer vraiment les cousinages cibouriens des Delouart (et de Maurice Ravel, par là même aussi) aux XIXème et XXème siècles aussi…
Les articles concernant les Bibal _ et plus spécifiquement les peintres Pascal et François-Ignace Bibal _ sont, à ce jour, les six suivants de la liste ci-dessous :
Quant aux deux articles miens qui prècèdent ce récapitulatif du 1er octobre, ils permettent simplement de bien opérer le rattachement entre les Bibal et ce que je nomme « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel.
En mettant en ordre chronologique cette liste partielle,
cela donne ceci :
J’espère ne pas trop vous effrayer, ni surtout trop abuser de votre temps, 
en vous adressant cette jungle d’articles…
Mais j’essaie d’être le plus précis possible,
afin de pouvoir être utile à qui s’intéressera à ces recherches
qui ouvrent des chemins…
….
Francis Lippa
Ce lundi 9 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa
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