« Sérénade », de Thomas Hampson : un récital parfait d’un admirable interprète (CD Pentatone)

— Ecrit le dimanche 24 septembre 2017 dans la rubriqueMusiques”.

Voici une parfaite recension de l’admirable récital, intitulé « Sérénade », de Thomas Hampson (CD Pentatone PTC 5186 681),
sur le site de Res Musica ce dimanche 24 septembre :
http://www.resmusica.com/2017/09/24/thomas-hampson-dans-un-recital-de-melodies-francaises/

Et qui illustre parfaitement mon audition de ce CD, que je me suis empressé d’acheter hier samedi 23, dès que je l’ai aperçu sur le présentoir des nouveautés du rayon Musique de ma chère librairie Mollat.

….

Thomas Hampson est un récitaliste merveilleux _ j’ai eu la chance de l’écouter, voir et grandement apprécier plusieurs fois au Grand-Théâtre _, et son français est parfait _ de naturel, comme il se doit d’être.

Quel voluptueux timbre de voix.

Et quel art de parfaite sobriété !

Titus Curiosus, ce dimanche 24 septembre 2017

THOMAS HAMPSON DANS UN RÉCITAL DE MÉLODIES FRANÇAISES
Le 24 septembre 2017 par Maciej Chiżyński

PentaTone Classics


« Sérénade », récital de mélodies françaises.

Charles Gounod (1818-1893) : Sérénade ; Ô ma belle rebelle ; La Chanson du pêcheur.

Georges Bizet (1838-1875) : Pastorale ; La Coccinelle ; La Chanson du fou.

Giacomo Meyerbeer (1791-1864) : Sicilienne.

Emmanuel Chabrier (1841-1894) : La Villanelle des petits canards.

Ernest Chausson (1855-1899) : Chevalier malheur ; Cantique à l’épouse ; Le Temps des lilas.

Jules Massenet (1842-1912) : Les Yeux clos ; Heure vécue.

Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Le Pas d’armes du Roi Jean ; Danse macabre ; Si vous n’avez rien à me dire.

Albéric Magnard (1865-1914) : Les Roses de l’amour.

 

Thomas Hampson, baryton ; Maciej Pikulski, piano.

1 Hybrid SACD Pentatone.

Enregistré à Siemens Villa & Teldex Studios Berlin en Allemagne en septembre et octobre 2015.

Textes de présentation en anglais, français et allemand.

Durée : 57′36’’


Le baryton américain Thomas Hampson signe son premier disque pour le label néerlandais Pentatone, en nous proposant une incursion dans l’univers de la mélodie romantique française, et il réussit merveilleusement bien à dépeindre l’ambiance nostalgique, tout autant que le côté ludique de ces pages.

Rappelons qu’au cours de sa carrière, Thomas Hampson ne ne s’est aventuré dans le domaine de la musique française que relativement rarement, manifestant une préférence pour le répertoire allemand ou italien. Le présent enregistrement, bien qu’il apparaisse comme l’exploration d’une terre inconnue, s’avère une excellente leçon de chant. Déjà dans les trois mélodies de Charles Gounod qui ouvrent ce disque, le soliste montre l’extraordinaire force évocatrice de sa voix voluptueuse et brûlante. En effet, l’émotion qui accompagne ces mélodies est prenante, par exemple dans La Chanson du pêcheur, l’une des plus belles déclarations d’amour qu’ait vues naître le XIXe siècle, dont l’atmosphère envahie par la mélancolie et le désespoir nous renvoient à la littérature purement « romantique » (les paroles de Théophile Gautier, commençant par « Ma belle amie est morte », n’en sont pas moins touchantes que l’interprétation elle-même).

Profond, tout autant que doux comme du velours dans toute son étendue, le baryton de Thomas Hampson brille de mille feux, également dans des mélodies plus légères, comme La Coccinelle de Georges Bizet ou La Villanelle des petits canards d’Emmanuel Chabrier, pour lesquelles l’artiste émerveille non seulement par le timbre de sa voix, mais aussi par sa prononciation, l’articulation, ainsi que les nuances ; celles-ci, bien que sans aucun doute bien travaillées, paraissent pourtant si naturelles.

La Danse macabre de Saint-Saëns, telle une fantasmagorie où l’oreille se plonge dans des harmonies radieuses fusionnant avec des rythmes violents et farouches, est à son tour pleine d’inquiétude et de nervosité mais également d’humour noir.

Ajoutons que la formidable prise de son permet d’apprécier la beauté et la richesse des couleurs de la voix de Hampson, ainsi que le toucher délicat et chatoyant du pianiste Maciej Pikulski qui, d’une part, épouse parfaitement la musicalité de l’interprète, et d’autre part, semble donner à ces partitions un nouveau relief.

Voici l’une des meilleures, si non la meilleure des productions vocales sorties ces derniers mois. Une parution qui ne devrait pas tarder à enrichir nos discothèques _ c’est fait depuis hier, pour ce qui me concerne…

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