Les parents cibouro-luziens de Marie Delouart-Ravel contemporains de la naissance de Maurice Ravel, le 7 mars 1875, à Ciboure : un provisoire panorama sur une très méconnue généalogie familiale…

— Ecrit le dimanche 4 octobre 2020 dans la rubriqueHistoire, Musiques”.

 

Je désire faire ici un panorama récapitulatif le plus complet possible,

en dépit de ce qu’il me reste encore à trouver en allant examiner méthodiquement, sur place, les précieux livres d’archives de la mairie de Ciboure,
des parents effectifs (c’est-à-dire vivants à la date du 7-3-1875) de la mère de Maurice Ravel, Marie Delouart (Ciboure, 24-3-1840 – Paris, 5-1-1917),
à la naissance de Maurice Ravel, le 7 mars 1875 ;
et suite au décès de sa mère, Sabine Delouart (Ciboure, 11-3-1809 – Ciboure, 22-12-1874), à Ciboure, le 22 décembre 1874.
La plus proche parente alors en vie de Marie Delouart (1840-1917), à cette date du 7 mars 1875, est sa tante Gachucha Billac (Ciboure, 15-5-1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17-12-1902),
la demi-sœur de sa mère Sabine Delouart (1809-1874) qui vient de décéder le 22 décembre 1874 ;
et que Marie Delouart (1840-1917) choisit pour être la marraine du bébé prénommé Joseph-Maurice, à l’église Saint-Vincent de Ciboure, le 13 mars 1875.
Gachucha Billac (1824-1902) a bien eu un fils, Romain Billac, né à Ciboure le 4 août 1844, mais celui-ci est prématurément décédé à Ciboure le 2 décembre 1862.
Et celui qui tient lieu de parrain, en l’absence à Ciboure du parrain du bébé sur les fonts baptismaux, ce 13 mars 1875,
est Simon Goyenague (Ciboure, 22-11-1821 – Ciboure, 18-11-1890), cousin germain de la défunte Sabine Delouart (1809-1874) :
la mère de Simon Goyenague, Marie Delouart (Ciboure, 17-8-1788 – Ciboure, 15-12-1872 ; épouse à Ciboure le 28-2-1821 de Michel Goyenague (1790-1849)), étant la seconde sœur de son aînée Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29-6-1782 – Ciboure, 28-8-1855),
laquelle, elle, est la mère de Sabine Delouart (1809-1874), ainsi que de Gachucha Billac (1824-1902) ; ainsi que la grand-mère de Marie Delouart (1840-1917), la mère de Maurice Ravel le 7 mars 1875.
La mère de Maurice Ravel, Marie Delouart (1840-1917), avait bien eu un frère aîné, Pierre Casabon, né à Ciboure en 1838 ;
mais jusqu’ici j’ignore quasiment tout de son existence ; et d’une éventuelle descendance sienne…
Á nul moment le nom de celui-ci n’apparaît, non plus, dans la Correspondance de Maurice Ravel rassemblée par Manuel Cornejo.
Seconde fille (Saint-Jean-de-Luz, 20-11-1824 – Saint-Jean-de-Luz, 30-11-1900) de la sœur suivante de la Marie-Baptiste Delouart n°1 (1782-1855), et portant le même nom de Marie-Baptiste Delouart _ d’où ont procédé pas mal de confusions… _, Marie-Baptiste Delouart n°2 (Ciboure, 17-6-1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3-1-1842), et du mari de celle-ci (le mariage eut lieu à Saint-Jean-de-Luz le 17-8-2014), Jean Curutchet, dit Jean Etcheverry (Ciboure, 15-9-1777 – en mer, au large d’Hendaye, 15-11-1841),
est toujours vivante à la date de ce 7 mars 1875 la cousine germaine luzienne (de Sabine Delouart (1809-1874)) Marie Etcheverry (n°2), veuve Dargaignaratz (Saint-Jean-de-Luz 20-11-1824 – Saint-Jean-de-Luz, 30-11-1900).
La sœur aînée de celle-ci, Marie Etcheverry n°1 (Saint-Jean-de-Luz, 21-6-1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27-12-1850 ; et épouse, à Saint-Jean-de-Luz le 10-11-1846, de Jean-Baptiste Hiriart (1816-1859)), étant alors décédée :
cette Marie Etcheverry n°2 (1824 –1900) avait épousé à Saint-Jean-de-Luz le 27-8-1851 Bernard Dargaignaratz (1815-1862).
Et de ce couple Bernard Dargaignaratz (1815-1862) – Marie Etcheverry n°2 (1824-1900), à cette date du 7 mars 1875, vivent deux filles Dargaignaratz :
Gracieuse Dargaignaratz (1855 – Urrugne, 15-4-1879)
et Marie-Clotilde Dargaignaratz (Saint-Jean-de-Luz, 6-3-1860 – Urrugne, 26-2-1943), qui épousera à Urrugne le 22-11-1905 Martin Zozaya (Urrugne, 1-8-1858 – Urrugne, 5-4-1932).
Issus de la luzienne Marie Etcheverry n°1 (1817-1850) et de son mari luzien Jean-Baptiste Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 10-4-1816 – Saint-Jean-de-Luz, 24-9-1859),
à cette date du 7 mars 1875 vivent deux fils Hiriart, luziens :
Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28-1-1849 – Saint-Jean-de-Luz, 20-12-1926, qui épouse à Saint-Jean-de-Luz le 3-6-1874 Marie Dimatz (Saint-Jean-de-Luz, 28-10-1844 – Saint-Jean-de-Luz, 9-7-1932))
et Jean-Charles Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 20-12-1850 – en Uruguay, ?), qui épousera bientôt à Saint-Jean-de-Luz le 30-6-1877 Marie Arramendy (Saint-Jean-de-Luz, 18-12-1858 – en Uruguay ?) : leur descendance vit toujours en Uruguay…  
 …
Issus de la troisième sœur Delouart, la cibourienne Marie Delouart n°3 (Ciboure, 17-8-1886 – Ciboure 15-12-1872) et de son mari le cibourien Michel Goyenague (Ciboure, 11-1-1790 – Ciboure, 20-11-1849),
à cette date du 7 mars 1875 vivent,
outre le fils aîné, et tenant lieu de parrain à Maurice Ravel le 13 mars 1875, le cibourien Simon Goyenague (1821-1890), époux, à Ciboure, le 15-11-1853, de Josèphe Joachine Albistur (Fontarabie, 4-2-1828 – ?),
et son fils Pierre Paul Goyenague (Ciboure, 19-8-1854 – Ciboure, 6-3-1929), qui épousera, à Ciboure, le 20-8-1890, sa cousine germaine Nicolasse Goyenague (1864-1945),
plusieurs autres enfants de ce couple Goyenague-Albistur :
Jacques Goyenague (Ciboure, 16-10-1823 – Ciboure, 22-11-1886 ; qui épouse à Ciboure le 23-4-1856 la cibourienne Catherine Larrea (1832-1895) ; Jacques Goyenague (1823-1886) et son épouse Catherine Larrea (1832-1895) auront au moins cinq enfants :
Simon Goyenague (Ciboure, 18-6-1856 – Ciboure, 14-1-1874) ; Nicolasse Goyenague (Ciboure, 11-7-1864 – Ciboure, 1-6-1945) ; qui épousera, à Ciboure, le 20-8-1890, son cousin germain Pierre-Paul Goyenague (1854- 1929) ; Gracieuse Goyenague (Ciboure, 15-7-1866 – Ciboure, 16-8-1950) ; Josèphe Goyenague (Ciboure, 12-6-1868 – ? ) ; Alexandrine Goyenague (Ciboure, -5-1872 – Ciboure, 19-7-1872).
Marie Goyenague (Ciboure, 28-7-1827 – à Buenos Aires, après 1898), qui épouse à Ciboure le 17-7-1850 l’urrugnard Martin Passicot (Urrugne, 24-10-1824 – Buenos Aires, 22-10-1888) ; ils auront au moins 11 enfants Passicot…
et Bertrand Goyenague (Ciboure, 6-3-1832 – ?).
De Marie Goyenague (1827-après 1898) et Martin Passicot (1824-1888),
seul l’aîné de leurs 11 enfants, Jean-Martin Passicot (Ciboure 17-5-1851 – Buenos Aires, après 1895) est né en France, à Ciboure.
Les 10 autres enfants Passicot sont nés en Argentine,
les 7 suivants (Juan Tomas Gabriel, le 30-3-1855 ; Marcelina, le 5-6-1856 ; Pascuala, le 27-6-1858 ; Pedro, le 21-4-1860 ; Catalina, le 9-7-1861 ; Pedro, le 19-11-1863 et Bernarda Mariana le 20-11-1865) à Buenos Aires ; et les 3 derniers (Maria-Luisa, le 26-6-1867 ; Juan Maria, le 26-11-1869 et Francisco, le 15-6-1873) à Las Lomas de Zamora.
Marie Goyenague, son époux Martin Passicot et leur fils aîné Jean-Martin, avaient embarqués pour l’Argentine au port de Pasajes en 1851.
Enfin, du frère cadet des 3 Marie (ou Marie-Baptiste) Delouart (n°1 : 1782-1855 ; n°2 : 1784-1842 ; n° 3 : 1786-1872),
Jean Delouart (Ciboure, 27-8-1788 – Ciboure, 23-9-1872 ; époux à Ciboure le 30-4-1823 de la cibourienne Marguerite Larrea (1798-1844))
à cette date du 7 mars 1875, vivent au moins 3 enfants Delouart issus de ce couple :
L’aînée, Sabine Delouart (Ciboure, 24-6-1825 – ?), épouse, à Ciboure le 12-8-1852, de Bernard Cerciat (Ciboure, 18-10-1824 – en mer, 9-3-1868) ; qui auront au moins 3 enfants Cerciat :
Jean-Baptiste Cerciat (Ciboure, 20-9-1854 – Ciboure, 26-11-1914 ; qui épousera à Guéthary le 4-7-1877 Marie Doyhenart (1853 – après 1923) ; et ce couple aura au moins 4 enfants Cerciat, dont :
Marianne Cerciat (Ciboure, 3-3-1890 – Ciboure, 13-4-1950 ; Jean-Vincent Cerciat (Ciboure, 15-12-1894 – Ciboure, 28-4-1961 ; qui épousera à Ciboure le 6-4-1921 Marianne Ochoteco (Saint-Pée-sur-Nivelle, 28-9-1899 – Ciboure, après 1961) ; et qui auront pour fille Mercedes Cerciat (Ciboure, 18-9-1921 – Ciboure, 9-3-2012)) ; et Marie-Louise Cerciat (Ciboure, 12-4-1900 – Saint-Jean-de-Luz, 15-4-1975 ; qui épouse à Ciboure le 27-2-1923 Adolphe Philippe Sagarzazu (Fontarabie, 5-5-1900 – Ciboure, 1-1-1961 ; et qui auront 3 enfants : Marie-Jeanne Sagarzazu, elle-même mère de Marcel René Sagarzazu ; Jean-Baptiste Sagarzazu et Anita Sagarzazu)) ;
Jean Cerciat (Ciboure, 19-4-1859 – Nouméa, ? ; qui épousera à Nouméa le 24-7-1893, Marie-Eudoxie Allard (12-9-1872 – ?) ; le couple aura au moins 3 enfants Cerciat :
Elise Cerciat (Nouméa, 30-7-1894 – ?) ; Raymond Cerciat (Nouméa, 27-1-1897 – ?) ; André Cerciat (Nouméa, 3-4-1899 – ?) ;
et Jeanne Cerciat (Ciboure, 20-2-1864 – Saint-Jean-de-Luz, 23-9-1947).
La seconde, Marie Delouart (Ciboure, 30-6-1827 – Ciboure, 17-3-1917 ; qui épouse à Ciboure le 21-12-1853 Guilhen Etchepare (Ciboure, 8-7-1826 – Ciboure, 22-5-1872) ; j’ignore s’ils ont eu ou pas des enfants ;
et enfin Jean Delouart (Ciboure, 1833 – Ciboure, 26-11-1888 ; qui épouse à Ciboure le 13-11-1861 Dominique Etchepare (1831 – Ciboure, 16-4-1897) ; le couple aura au moins 2 enfants Delouart :
Etiennette Delouart (Ciboure, 5-5-1866 – Ciboure, 8-11-1870) ;
et Sabine Delouart (26-4-1868 – Ciboure, 25-2-1952).
Il faut ajouter aussi les descendants luziens de la Marie Etcheverry n°1 (1817-1850) et son époux Jean-Baptiste Hiriart (1816-1859), 
soient les deux frères Hiriart :
Dominique Hiriart (1849-1926 ; époux de Marie Dimatz (1844-1932)) ;
et Jean-Charles Hiriart (1850- ? ; époux de Marie Arramendy 1858- ?)).
Ce dernier couple a quitté la France pour l’Uruguay suite à de mauvaises affaires de Jean-Charles Hiriart, maître bottier.
Mais Dominique Hiriart et son épouse Marie Dimatz eurent, en 1875 et 1877, deux filles Hiriart :
Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11-3-1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19-6-1968) ; qui épousa Charles Gaudin (Saint-Jean-de Luz, 19-11-1875 – Bimbo, 13-9-1910) le fils aîné d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17-11-1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28-12-1920) et Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz 28-4-1845 – Saint-Jean-de-Luz, 21-11-1936) ;
Magdeleine Hiriart et Charles Gaudin, dont le fils Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30-5-1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28-12-1988) véhiculait, dans son automobile personnelle, Maurice Ravel par tout le pays basque, en Espagne comme en France, lors des séjours (ou moments) de villégiature du compositeur sur la côte basque, à la fin des années 20 et début des années 30 ;
et Marie Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 27-7-1877 – Saint-Jean-de-Luz, 19-10-1945).
La Correspondance de Maurice Ravel connue à ce jour _ manque hélas la correspondance de toute la période d’enfance et adolescence, avant 1900 ! Dans quels tiroirs privés se cache-t-elle donc ? _
n’atteste de séjours à Saint-Jean-de-Luz ou Ciboure de Maurice Ravel qu’à partir de 1901.
Mais divers témoignages oraux de plusieurs membres de la famille Gaudin, tels ceux de Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 3-3-1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8-12-1976), Jane Gaudin, veuve Courteaut (Saint-Jean-de-Luz, 16-10-1880 – Saint-Jean-deLuz, 28-3-1979) ou Pierre Courteault (Paris, 21-4-1910 – Ascain, 15-12-2006), affirment, très significatives anecdotes à l’appui, la venue de l’enfant Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz, rue Gambetta, chez les Gaudin, et en particulier auprès de celle qui faisait fonction de gouvernante auprès des 6 enfants Gaudin (Charles, né le 19-11-1875 ; Pierre, né le 7-2-1878 ; Marie, née le 3-3-1879 ; Jeanne (née le 16-10-1880) ; Pascal, né le 31-1-1883 ; et Louis, né le 23-2-1886) : sa marraine et grand-tante _ la demi-sœur (1824-1902) de sa grand-mère Sabine Delouart (1809-1874) : toutes deux filles de Marie-Baptiste Delouart n°1 (1782-1855) _, sa « chère tante Gachucha » …
En 1900,
pour prendre une date concernant davantage Maurice Ravel lui-même _ et ce que rapportent les premières lettres conservées (et connues à ce jour) à propos de ses séjours à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure _, plutôt que sa mère Marie Delouart en 1875,
étaient donc bien présents à Ciboure et Saint-Jean-de Luz pas mal de parents et cousins de Maurice Ravel,
dont ceux-ci, parmi ceux que j’ai pu repérer jusqu’ici :
Gachucha Billac (1824-1902),
Dominique Hiriart (1849-1926) et son épouse Marie Dimatz (1844-1932), Magdeleine Hiriart (1875-1968) et son époux Charles Gaudin (1875-1910), Marie Hiriart (1877-1945),
Marie Etcheverry veuve Dargaignaratz (1824-1900) et sa fille Marie-Clotilde Dargaignaratz (1860-1943),
Pierre-Paul Goyenague (1854-1929) et son épouse Nicolasse Goyenague (1864-1945),
Gracieuse Goyenague (1866-1950),
Marie Delouart veuve Etchepare (1827-1917),
Jean-Baptiste Cerciat (1854-1914), et son épouse Marie Doyhenard (1853-après 1923), Marianne Cerciat (1890-1950), Jean-Vincent Cerciat (1894-1961), Marie-Louise Cerciat (1900-1975),
Jeanne Cerciat (1864-1947),
Sabine Delouart (1868-1952)…
Ce dimanche 4 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

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