Un trop beau concert ? Le Bach/Des Profondeurs de Pygmalion/Raphaël Pichon à l’Auditorium de L’Opéra National de Bordeaux…

— Ecrit le mardi 6 février 2018 dans la rubriqueMusiques”.

Hier soir, 5 février, à L’Auditorium de l’Opéra de Bordeaux, à 20 heures,

un concert intitulé « Bach/Des profondeurs« , par l’Ensemble Pygmalion dirigé par Raphaël Pichon, avec au _ superbe _ programme, les 6 _ merveilleuses _ œuvres suivantes :

de Nicolaus Bruhn (1665-1687), le De Profundis clamavi,

de Johann Sebastian Bach (1685-1750), la cantate BWV 131 Aus der Tiefen rufe ich, Herr, zu dir,

de Franz Tunder (1614-1667), Ach, Herr, lass deine Lieben Engelrein,

de Johann Sebastian Bach, la cantate BWV 106 Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit (dite Actus tragicus),

de Dietrich Buxtehude (1637-1707), Klag-lied, BuxWv 76

et de de Johann Sebastian Bach, la cantate BWV 4 Christ lag in Todesbanden.

Pour ma part, ce concert a comblé mes désirs d’allégresse, tout particulièrement les trois grandes cantates de Jean-Sébastien Bach interprétées ici un peu comme du Telemann le plus joyeux… Et il m’a même semblé retrouver les émotions éprouvées aux premiers concerts de musique baroque auxquels j’assistais, à partir de décembre 1984, au Temple du Hâ, dans ce même répertoire.

Cependant, j’ai entendus des avis plus critiques quant aux choix d’interprétation de Raphaël Pichon : trop hédoniste ! pas assez d’émotion religieuse. Raphaël Pichon n’est pas Gustav Leonhardt !!!

Un autre avis _ que je ne partage pas non plus _ trouvait le son des instruments trop sec, et l’émotion des textes pas assez présente de la part de certains des chanteurs ;

de même que les œuvres données apparaissaient « saucissonnées » _ ce n’était pas non plus mon impression ; ni le résultat de ma comparaison entre la durée approximative du concert (près de 120′) et le chiffrage cumulé des interprétations de ces 6 œuvres au disque… _, en mettant un peu trop uniment l’accent sur les « Alleluia« …

Tout au plus,

puis-je peut-être regretter que ne soient pas marquées _ voire très brièvement commentées par le chef _ les transitions entre les œuvres : celles de Bruhns, de Tunder, de Buxtehude, à côté de celles de Jean-Sébastien Bach… Le chef est demeuré constamment muet.

Un seul bis.

Nous sommes décidément bien difficiles dans nos réceptions-appréciations de concerts…


Ce mardi 6 février 2018, Titus curiosus – Francis Lippa

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