Ecouter Pavol Breslik chanter Mozart (et Dvorak)

— Ecrit le lundi 28 mai 2018 dans la rubriqueMusiques”.

Parmi les grands interprètes de Mozart à l’opéra,

il faut compter avec le ténor slovaque Pavol Breslik,

ici dans un récital d’airs de Mozart

extraits d’Idoménée, Don Giovanni, Cosi fan tutte, L’Enlèvement au Sérail, La Flûte enchantée ;

ainsi que l’air de concert K 431 (425b) Misero ! O sogno ;

tel que nous l’offre un superbe CD Orfeo intitulé Mozart,

avec le Münchner Rundfunkorchester, que dirige Patrick Lange ;

soit le CD Orfeo  C 889 161 A.

J’avais découvert ce ténor dans un merveilleux récital de mélodies de Dvorak, intitulé Songs,

accompagné au piano par Robert Pechanec :

un CD Supraphon SU 4215.

CD Dvorak sur lequel on peut lire cette appréciation de Jean-Charles Hoffelé :

Ténor Mozart absolu, chez lui chez Schubert comme plus aucun ténor n’y fut depuis Wunderlich et Haeffliger, voici que Pavol Breslik nous offre un plein album de mélodies de Dvorak, revenant à sa langue natale _ le tchèque. Album magique _ voilà ! _, qui s’ouvre avec le second enregistrement – Marcus Ullmann l’a précédé de peu (2014) gravant la première mondiale chez Hänssler – de la version originale des Cyprès. Le cycle de poèmes de Gustav Pfleger-Moravsky est une merveille que le compositeur de Rusalka a mis en musique avec une dévotion poétique inouïe, l’œuvre est d’une beauté insensée, du tout grand Dvorak, surtout chantée avec ce timbre de miel, ces aigus filés, cette voix qui se suspend sur les paysages du piano conteur de Robert Pechanec. Ecoutez seulement le cinquième lied. On tient là un des tous grands cycles de mélodies du romantisme tardif et dans une interprétation probablement définitive. Cet état de grâce se poursuit dans les Chants du soir, Pavol Breslik parant sa voix de teintes plus sombres, médium véhément qui capture l’inquiète poésie de Vitezslav Halek, ligne admirable dans sa tension, dans ses élans. Puis viennent les biens plus courus Chants tziganes, propriété habituellement des voix féminines. Pourtant Philip Langridge en avait gravé une magnifique version – disque Forlane devenu rare où il donnait aussi Le Journal d’un disparu de Janacek – aujourd’hui Pavol Breslik lui succède avec un panache fou et une poésie désarmante. Quelle présence _ voilà ! _, comme la voix se lance et rebondit, danse la mélodie ! Magique simplement _ oui, oui ! _, conclusion parfaite d’un disque en or, indispensable à toute discothèque Dvorak. Et maintenant si Pavol Breslik tentait Le Journal d’un disparu et quelques mélodies de Janacek ? (Discophilia – Artalinna.com). (Jean-Charles Hoffelé)

Pour notre plus pure délectation.

Ce lundi 28 mai 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

 

 

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