Re-découvrir des compositeurs demeurés quasi inconnus : le claveciniste Nicolas Siret (1663 – 1754)

— Ecrit le mardi 3 août 2021 dans la rubriqueHistoire, Musiques”.

Le plaisir de découvrir des compositeurs quasi inconnus, s’avère bien souvent délicieux :

ainsi, par exemple, l’œuvre du claveciniste Nicolas Siret (1663 – 1754)…

C’est ce qu’offre le double CD du label Brilliant Classics 96130 nous faisant entendre la musique de ce Nicolas Siret.

Voici la présentation que, sur son site Discophilia, en propose Jean-Charles Hoffelé, en date du 7 juin 2021,

en un article intitulé Face à Couperin :

FACE À COUPERIN

Issu d’une forte lignée de musiciens, organiste attaché à l’instrument de la cathédrale de Troyes, compositeur discret dont seules cinq Suites de pièces de clavecin furent publiées durant la décennie 1710-1720 alors que seul Couperin éditait alors des œuvres pour l’instrument à cordes pincées, Nicolas Siret est tout sauf un petit maître. L’éloquence de ses préludes non mesurés (il sera le dernier à en écrire, cela le relie à Louis Couperin), la vivacité de ses danses, la finesse de ses pièces en portraits qui le rapproche de François Couperin dont il fut un intime, le caractère trempé de son écriture souvent orchestrale, n’auront guère intrigué les clavecinistes, sinon Davitt Moroney, qui en grava l’intégrale voici quelques lustres, Universal serait d’ailleurs bien inspiré d’en proposer une nouvelle édition.

Incompréhensible qu’Olivier Baumont, Christophe Rousset, et qu’aujourd’hui Jean Rondeau ou Justin Taylor, n’aient pas approché cette œuvre aussi brève que celle de Rameau, mais à mon sens aussi passionnante. Blandine Verlet la première m’en toucha deux mots alors qu’elle s’était immergée dans Louis Couperin, lâchant, sibylline « il y aussi ce Siret, belle musique ! ».

Pouvoir à nouveau entendre les cinq Suites défendues un peu raides mais impérieuses par Vera Alperovich, plus subtilement peintes par Daniele Luca Zanghi, mieux sensible aux danses ou aux portraits qu’aux pièces savantes, confirme son invite à y aller entendre.

La singularité de cette langue, où passe encore le souvenir des fastes de Lully, et de son théâtre, ne suffit pas à en faire le compositeur conservateur qu’on croirait un peu vite. Les harmonies poivrées, l’audace des rythmes, la franchise des thèmes, la vivacité de l’ensemble et la perfection de l’écriture consacrent un maître qu’il était temps de redécouvrir _ voilà ! Le beau clavecin de Marco Brighenti d’après le Hemsch du Musée de Boston fait la fête plus éclatante encore.

LE DISQUE DU JOUR

..

Nicolas Siret
(1663-1754)

Livre 1, INS. 1
Suite en ré majeur*
Suite en ré mineur


Livre 2, INS. 2
Suite en sol mineur*
Suite en sol majeur*
Suite en la mineur
Suite en la majeur

*Vera Alperovich, clavecin
Daniele Luca Zanghì, clavecin

Un album de 2 CD du label Brilliant Classics 96130

Photo à la une : © DR

Ce mardi 3 août 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

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