Marcel Marnat présente son indispensable livre d’Entretiens avec Manuel Rosenthal à propos de Maurice Ravel

— Ecrit le samedi 11 mai 2019 dans la rubriqueMusiques, Rencontres”.

Ce samedi matin, à 7 heures 30,

en l’émission Sous la Couverture de Philippe Venturini,

sur l’antenne de France-Musique,

très grand plaisir d’écouter Marcel Marnat

présenter la ré-édition, aux Éditions Fario

_ après l’édition de 1995 aux Éditions Hazan _,

de son superbe _ et important : esssentiel ! Indispensable !!! _ livre d’Entretiens avec Manuel Rosenthal,

intitulé Maurice Ravel _ Souvenirs recueillis par Marcel Marnat.

Une infinie justesse de Manuel Rosenthal

_ par exemple, la mise en valeur de la tendresse de Maurice Ravel : Tendresse constitue tout un chapitre, pages 165 à 173 _ ;

qui m’a personnellement rappelé l’incroyable émotion éprouvée

en l’église Saint-Vincent de Ciboure,

de l’avoir entendu in vivo diriger L’Enfant et les Sortilèges,

ce chef d’œuvre de Maurice Ravel et Colette…


Leur lecture,

comme on peut s’en douter,

est absolument passionnante !

C’est, d’une part, le Maurice Ravel public et le musicien célèbre que dévoilent ces Souvenirs de son élève et ami Manuel Rosenthal : ses compositeurs de prédilection (Mozart, Weber, Schumann, Bellini, Chopin), son souci du monde, sa compassion, ses inclinaisons politiques (il fut proche de Léon Blum), ses amitiés, ses admirations (Rimski-Korsakoff, Puccini, Massenet), ses relations avec ses maîtres ou avec de grands musiciens contemporains (Fauré, Debussy, Stravinsky) ainsi qu’avec ses interprètes et ses disciples. Mais c’est aussi l’intimité de l’homme _ oui : un homme si pudique et discret, qui réservait à la seule musique l’expression de ses sentiments _ qui est longuement évoquée, son style de vie, son extrême sensibilité à la beauté des femmes, sa prétendue chasteté et son goût pour l’argot militaire, ses insomnies, ses habitudes alimentaires, son engagement lors de la guerre 14-18, son refus de la Légion d’honneur, son goût pour la langue basque. Ravel apparait dans sa maison de Montfort-Lamaury, auprès de sa gouvernante _ Marie Reveleau (1871 – 1952), sa gouvernante au Belvédère, à Montfort-l’Amaury de 1921 à 1937 _, de ses amis, hommes et femmes, ou dans sa solitude de lecteur. Il est enfin et surtout question de l’œuvre, de ses influences, du théâtre, de la différence _ très éclairante _ entre orchestration et instrumentation… Un chapitre entier est consacré à la Sonate pour violon et piano. Un autre concerne L’Enfant et les sortilèges. Suit une lettre de Ravel déterminante au sujet des déclarations de la « Ligue Nationale pour la Défense de la Musique Française » auxquelles il s’oppose. Le livre s’achève avec la rare et fameuse Esquisse autobiographique rédigée par Maurice Ravel.

Ce samedi 11 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

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