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Musiques de joie : de royales Suites pour flûte et basse continue, de Jacques Hotteterre-le-Romain (1673 – 1763), par Hugo Reyne et sa Simphonie du Marais à leur plus haut

28mai

Hugo Reyne n’est certes pas un amateur de la mélancolie musicale.

Et sa jubilatoire brillance de flûtiste virtuose,

et tout particulièrement en matière de danses baroques françaises,

n’est pas à démontrer.

Mais son CD, en 2017, intitulé Jacques Hotteterre-le-Romain (1673 – 1763), Flûte de la chambre du roy

_ le CD Musiques à la Chabotterie 605016 _,

est un pur ravissement des sens.

Il existe de bien belles interprétations, déjà,

de ces Suites pour Flûte

de Jacques Hotteterre-le-Romain

(Paris, 29 septembre 1673 – Paris, 17 juillet 1763) ;

celles, splendides et équilibrées, par l’ami Philippe Allain-Dupré

_ les 2 CDS Naxos 8.553707 et 8.553708 enregistrés en novembre 1995, et publiés en 1997 et 1999 _ ;

ou celles par Camerata Köln (Michael Schneider et Karl Kaiser) 

_ les 4 CDs CPO 777 790-2, 777 867-2 et 555 038-2 (un double album), enregistrés en 2011, 2011-2013 et 2012-2013-2015, et publiés en 2013, 2015 et 2018.

ou celles, encore, par l’excellent Barthold Kuijken,

_ dans le très beau double album Jacques Hotteterre  le Romain, Accent 20138/139, enregistré en 2000

Mais la jubilation à danser

que met si magnifiquement en son jeu l’ami Hugo Reyne

est proprement magique,

enivrante :

tout danse ;

et comme il faut…

Par exemple, en la célèbre virevoltante Cascade de Saint-Cloud

Ce jeudi 28 mai 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Musiques de joie : la sérénité heureuse des Suites françaises, de Johann-Sebastian Bach, pour sa jeune épouse Anna-Magdalena, à Coethen, en 1722

25mai

C’est probablement pour aider sa jeune épouse

_ leur mariage eut lieu à Köthen le 3 décembre 1721 ; Johann-Sebastian Bach avait perdu sa première épouse, Maria-Barbara Bach (Gehren, 20 octobre 1684 – Köthen, juillet 1720), un an et demi auparavant… _,

Anna-Magdalena Wilcke (1701 – 1760)

à se faire les doigts,

et, bien sûr, plus encore le style adéquat, en toutes les subtilités de sa relative complexité,

au clavier,

 

elle qui était d’abord une bonne cantatrice

_ les cinq premières de ces Suites sont en effet notées dans le manuscrit de l’important Petit Cahier dit d’Anna-Magdalena Bach _,

que Johann-Sebastian Bach (1685 – 1750) composa,

pour celle-ci, à Köthen, en 1722,

ses paisibles et alertes _ heureuses ! _ admirables  Suites françaises

_ qualifiées ainsi très postérieurement à leur composition de 1722 :

en 1762, par le compositeur et musicologue Friedrich Wilhelm Marpurg (Altmärkische Wische, 21 novembre 1718 – Berlin, 22 mai 1795) ; puis, à sa suite, en 1802, par Johann-Nikolaus Forkel (Meeder, 22 février 1749 – Göttingen, 20 mars 1818) en sa célèbre et marquante Vie de Johann-Sebastian Bach ;

mais en 1754, en sa Nécrologie de Bach, Lorenz Christoph Mizler (Heidenheim, 26 juillet 1711 – Varsovie, 8 mai 1778), qui fut aussi le premier à avoir enseigné l’histoire de la musique en une université allemande (celle de Leipzig, entre 1736 et 1743), avait simplement répertorié, parmi les manuscrits de partition laissés par Bach, les Suites dites plus tard Suites anglaises (parce que se trouve, ajoutée sur la partition, l’annotation, peut-être de la main même de Bach, « Suites pour les anglois« ) ; ainsi que ces Suites-ci, tout simplement ainsi :

« 11. 6 suites de clavecin ;

12. 6 autres suites, de même, mais plus brèves » ;

ainsi, dans les enregistrements de Christophe Rousset pour Ambroisie, en février 2003, puis février 2004,

les durées de ces Suites, sont-elles respectivement de 126′ 23 pour les Suites anglaises, et de 95′ 50 pour les Suites françaises… ;

on notera encore, au passage, que, au moment de ses études à l’université de Leipzig, de 1731 à 1734, Lorenz Christoph Mizler avait été l’élève de Bach…

Pour goûter, à l’écoute discographique, toute la finesse de ces Suites

dites ainsi françaises _ depuis Marpurg, en 1762 ; puis Forkel, en 1802 _,

j’ai choisi l’interprétation merveilleuse, alerte et toute de délicatesse _ pure de toute mièvrerie et maniérismes _, de l’excellent Christophe Rousset,

sur un superbe clavecin signé Johannes Ruckers, daté de 1632 et 1745,

restauré en 1987 par Reinhard von Nagel ;

et conservé au Musée d’Art et d’Histoire de Neuchâtel ;

dans le double album Ambroisie AMB 9960,

enregistré en ce Musée d’Art et d’Histoire de Neuchâtel au mois de février 2004 ;

avec une somptueuse prise de son de Jiri Hegel,

sous la supervisée artistique de Nicolas Bartholomée, le producteur d’Ambroisie.

En émane la paix bienfaisante d’une sérénité lumineuse…

En voici, à écouter, la Suite n°1

Ce lundi 25 mai 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

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