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Une avancée, mais de peu d’incidences sur la recherche, avec la découverte d’une récente généalogie d’une partie de la famille de Swarte…

18juin

Ce jour,

découverte _ comment avais-je pu passer à côté jusqu’ici ? _ d’une généalogie inaperçue jusqu’alors, réalisée _ en 2020 : le 19 février… _ par Thibault de Swarte


Mais, in fine, trop partielle _ consacrée surtout à la descendance de Thibault _ pour élargir les connaissances que j’espère

concernant ses deux sœurs, Bertille et Béatrice, et son frère Eymeric de Swarte ;

Bertille, bien sûr, principalement :

ses lieux et dates de naissance ; ainsi que de ses deux mariages ;

ainsi que tout ce qui concerne ses 5 enfants : Sylvain, Alexis, Camille Sartre, et Pauline et Théotime Langlois de Swarte ;

et ses petits enfants : Sartre, Fizet et de Swarte _ pour le moment du moins…

Mais rien là-dessus : ce silence serait-il volontaire ? Ou bien exigé ?..

C’est tout de même frustrant.

À suivre…

Ce vendredi 18 juin 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Les Mahonnais en Algérie à partir de 1830, et l’intégration de certains d’entre eux à la famille Bonopéra : de Margalida Miguela Saura, épouse de Juan-Dionis-Francisco Bonopera, à Jeannine-Adrienne Tudury, épouse de Paul-Pierre-Julien-Auguste Bonopéra…

02mai

J’ai commencé à m’intéresser à la venue des Mahonnais de Minorque en Algérie, à partir de 1830,

quand j’ai pris connaissance du mariage, à Alger, le 28 mars 1840, de Juan-Dionis-Francisco Bonopéra (Tarragone, 9 mars 1814 – Pontéba, 1776) _ fils de l’italien Luigi-Nicola Bonopera (Macerata, ? – Alger, 19 août 1835) et son épouse catalane Jacinta Minguella (Barcelone, 1797 – Alger, 24 février 1841) _ avec la mahonnaise, de Minorque, Margalida Miguela Saura (Santa-Maria-de-Mahon, 21 mars 1820 – Pontéba, 1876).

Et voilà que m’intéressant,

parmi la descendance de son petit-fils _ fils de Paul Bonopéra (Miliana, 10 octobre 1856 – Orléansville, 18 janvier 1916) et Joséphine Girot (Ténès, 1856 – Orléansville, 11 juillet 1892) _ Jean Bonopéra (né à Pontéba le 18 juin 1877),

à son petit-fils _ fils aîné de son fils Georges-Paul Bonopéra (Rabelais, 25 juin 1902 – Toulon, 9 janvier 1977) et son épouse Clénentine Petit (Duperré, 20 janvier 1907 – La Garde, 5 juillet 1980) _ Paul-Pierre–Julien-Auguste Bonopéra (La Ferme, 31 juillet 1926 – Toulon, 8 juillet 2000),

je découvre que l’épouse de celui-ci _ en un lieu et une date que j’ignore à ce jour _, Jeannine-Adrienne Tudury (Saint-Eugène, 7 septembre 1929 – Toulon, 5 juin 2007),

porte un nom, celui de Tudury, spécifiquement mahonnais, de l’île de Minorque…

Même si j’ignore à ce jour qui sont les parents de Jeannine-Adrienne Tudury _ en dépit de mes recherches sur diverses généalogies de familles Tudury, accessibles sur le Net _,

mes recherches sur la présence en Algérie d’assez nombreux porteurs de ce nom de Tudury,

m’apprennent que pas mal de Tudury sons venus, de l’île de Minorque, en Algérie à partir de 1830 (et du début de la colonisation française de l’Algérie) :

du fait que Mahon, dans l’île de Minorque, constituait une escale quasi obligée des navires français en provenance de Toulon _ d’où partaient les vaisseaux français pour la conquête de l’Algérie : Mahon se situe exactement à mi-chemin entre Toulon et Alger ; et les Français y ont créé une base d’intendance ainsi qu’un hôpital… _ et au service de la très active colonisation française de l’Algérie… ;

une escale dont profitèrent pas mal de mahonnais et minorquins, que leur extrême pauvreté parvenait à convaincre de tenter venir faire meilleure fortune en Algérie ;

une immigration fortement encouragée par les autorités françaises soucieuses de renforcer l’implantation d’Européens en Algérie _ et on peut aussi remarquer que dès 1834 Alger possède sa rue de Mahon…

 Ce que m’a confirmé ce que j’ai pu apprendre de la présentation du livre de Guy Tudury La Prodigieuse histoire des Mahonnais en Algérie : de Minorque en Algérie à partir de 1830, paru aux Éditions Lacour-Ollé en 2014 :

« Pourquoi «Mahonnais» ? Le terme est impropre, car il englobe l’ensemble des habitants de l’île de Minorque qui ont émigré en Algérie entre 1830 et 1870.
Pour quelles raisons les Minorquins sont-ils venus s’installer dans cette nouvelle province française, et quelles ont été les motivations qui les ont poussés à franchir ce pas franc dans ce qui était, pour eux-aussi, l’inconnu ?
Des 1830, date de la prise d’Alger, les Mahonnais vont prendre le chemin de l’exode, sans relâche, selon malgré tout des seuils d’inégales importances.
Minorque va connaître le plus grand dépeuplement de son histoire puisque, comptant à cette époque un peu plus de 39.000 habitants, elle va ainsi perdre 42 % de sa population !
Le phénomène du départ, pour toujours, de ces insulaires reste singulier ; il ne peut être confondu avec celui des autres groupes ethniques qui ont peuplé Algérie. En effet, la proximité de l’île, son caractère, les circonstances elles-mêmes de cette formidable aventure, font que les Mahonnais ont été au côté de l’Armée française, les premiers étrangers à fouler le sol barbaresque qui, par nos efforts conjugués, est devenu cette Algérie à laquelle nous ne cesserons jamais de penser.
Le but de cet ouvrage est de compléter la saga de ces hommes, de ces femmes, de ces enfants, en faisant appel à des sources nouvelles, bien souvent inédites, issues des archives historiques ou de revues minorquines, ou bien encore à partir de documents officiels émanant des Archives d’Outre-Mer d’Aix-en-Provence venant épauler les trop rares documents consacrés à cette communauté« …

« De nombreux immigrés débarquent à Alger pour le travail de la terre, les grands travaux de communication ainsi que la construction des villes nouvelles. Les Mahonnais débarquent et s’installent en grand nombre dans l’Algérois, notamment à Fort-de-l’Eau, Rouïba, Maison-Carrée, Cap-Matifou, Hussein Dey, Birkadem, Birmandreis et Blida.

Les Mahonnais sont spécialisés dans le travail de la terre : ils fourniront tout Alger en primeurs.

Ils débarquent dans la baie d’Alger de manière légale ou illégale à bord de petits bateaux nommés balancelles, surtout pendant la période d’occupation restreinte, entre 1830 et 1845. Chaque famille accueillant ses compatriotes au début. Les liens familiaux sont très forts, la communauté est assez hermétique, surtout au début où l’endogamie communautaire hispanique est très pratiquée.

Ils s’adaptent très facilement au climat rude, mais proche de celui de leur île d’origine, et adaptent leurs méthodes (noria, rigoles pour l’irrigation entre autres) pour le travail de la terre, souvent en tant que travailleurs saisonniers dans un premier temps. Leur mobilité est très grande. Ils accèdent toutefois aux concessions : la création de Fort-de-l’Eau témoigne de l’importance de ces familles mahonnaises très appréciées par l’administration coloniale.

Au xixe siècle, ces Mahonnais mettront en valeur toute la région autour d’Alger, non sans problème : l’insécurité est très forte. Il n’est pas rare que les travailleurs soient confrontés à des attaques de hyènes ou à des attaques indigènes lors des razzias en période d’insurrection (sous la direction d’Abdelkader). Ils sont également confrontés au paludisme répandu alors dans la Mitidja.

Au xxe siècle, les générations successives de Mahonnais s’intègrent assez facilement dans la société coloniale. L’armée et l’école en font rapidement des Français à part entière. Ces descendants de Minorquins accèdent à des professions autres que le travail de la terre.

Descendant célèbre de minorcains : Albert Camus, par sa mère« , Catherine-Hélène Sintès (Birkadem, 5 novembre 1882 – Alger, 20 septembre 1960), fille d’Etienne Sintès (Alger, 25 avril 1851 – Chéragas, 10 janvier 1907) et de Maria-Catalina Cardona-Fedelich (Sant-Lluis, Minorque, 25 décembre 1857 – après 1930) ; le père d’Etienne Sintès est Miguel Sintes (Ciutadella-Mahon, Minorque, 1er septembre 1817 – Kouba, 9 août 1863)…

Tout cela est passionnant !

À suivre…

Ce dimanche 2 mai 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

De nouveaux aperçus sur la venue en Algérie de la famille Wachter de Rougemont : le mariage à Birmandreis le 4 avril 1857 de Sophie Wachter (de Rougemont) et François-Martin Molter (de Chaux)…

24mar

En continuant mes recherches sur les diverses origines _ et origines diverses _ des colons d’Orléansville au XIXe siècle,

je me suis à nouveau penché sur la famille des Wachter, venus de Rougemont (Haut-Rhin) ;

reprenant en quelque sorte le fil que j’avais provisoirement laissé le 8 mars dernier, en mon article  dans lequel j’avais démarré ma recherche sur la présence des membres de cette famille Wachter _ au nombre desquels le cousin Jean-Pierre Wachter (Rougemont, 24 mars 1801 – El Biar, 20 janvier 1871) _ au mariage, à Mustapha, le 26 mai 1857, de Jean-Baptiste-Antoine Wachter (Rougemont, 5 février 1827 – ?, ?) et Elisabeth-Joséphine-Baptistine Confex (Marseille, 28 décembre 1836 – Alger, 30 mars 1925)…

J’avais déjà pu constater qu’à ce mariage non seulement était présent et témoin du marié son « cousin » _ en fait cousin germain de son père _ Jean-Pierre Wachter, garde principal d’artillerie, mais qu’y assistaient aussi, « présents et consentant« , les quatre-parents des mariés _ soient François-Antoine-Humbert Wachter (Rougemont, 29 août 1794 – ?, ?) et son épouse, à Rougemont le 27 octobre 1814, Marie Françoise Chevillot (Le Val, 12 février 1792 – Mustapha, 8 septembre 1870), ainsi que Jean-Baptiste-Pierre Confex (Marseille, 28 décembre 1811 -Mustapha, 28 mai 1887) et son épouse, à Alger le 22 août 1837, Marie-Claire-Joseph Vidal (Marseille, 22 septembre 1815 – Mustapha, 6 juillet 1869) _qui donc avaient tous fait le voyage vers l’Algérie, pour s’installer là  _ et y mourir, aussi… _, non loin de leurs enfants…

Cette fois, c’est le mariage, moins de deux mois plus tôt, le 4 avril 1857, à Birmandreis, de Sophie Wachter (Rougemont, 29 janvier 1824 – Courbet, 9 mai 1897) _ Sophie Wachter était en effet alors domiciliée, avec ses deux parents, Humbert Wachter et son épouse, née Marie-Françoise Chevillot, à Birmandreis… _ avec François-Martin Molbert (Chaux, Haut-Rhin, 9 décembre 1825 – Mustapha, 22 juin 1884) _ auparavant, et à Rougemont, le 18 août 1853, ce couple, pas encore marié, de Sophie Wachter et François-Martin Molbert (elle avait 29 ans ; et lui, 27 ans…) avait donné naissance à une petite Sophie Wachter, que son père, François-Martin Molbert, a reconnue officiellement comme sa fille ce jour de leur mariage, le 4 avril 1857, à Birmandreis _,

qui sollicite mon attention ;

et m’amène au constat de la présence prolongée de ces familles Wachter et Molbert à Mustapha, tout particulièrement,

mais aussi à Kouba, où fut fondée, probablement en 1848 _ ou peut-être dès 1844, même si cela me paraît plus improbable, vu l’âge du probable fondateur : le potier Jean-Baptiste Molbet est, en effet, né à Chaux (Haut-Rhin) le 10 mars 1830 : en 1844, il avait seulement 14 ans ; alors qu’il en avait 18, en 1848… _, la manufacture de Poterie Molbert, qui a laissé trace dans l’histoire

Il est difficile de dire lequel de ces Molbert, de Chaux (Haut-Rhin) _ une famille de potiers, déjà en Alsace… _, a été le pionnier de la venue en Algérie :

des cinq fils Molbert _ François-Martin (Chaux, 9 décembre 1825 – Mustapha, 22 juin 1884), Jean-Pierre (Chaux, 1er janvier 1828 – Mustapha, 23 juin 1865), Jean-Baptiste-Claude (Chaux, 10 mars 1830 – Kouba, 24 novembre 1904), Claude-Jacques (Chaux, 12 avril 1832 – Mustapha, 4 août 1886) et Pierre-Richard Molbert (Chaux, 28 avril 1834 – Mustapha 29 janvier 1878) _ de Pierre-Richard Molbert (Montenois-sur-Doubs, 13 juillet 1802 – Mustapha, 8 décembre 1861) et son épouse Marie-Sophie Prévot (Chaux, 1797 – Mustapha, 16 juin 1883),

il est possible que ce soit le troisième né, Jean-Baptiste-Claude, qui soit venu le premier en Algérie, pour fonder à Kouba, probablement en 1848, à l’âge de 18 ans, une importante manufacture de poterie, qu’a fait prospérer son fils Jean-Baptiste-Claude Molbert (Mustapha, 10 janvier 1860 – Kouba, 7 mai 1926) ;

et que les autres membres de sa famille,

ses parents, présents à son mariage avec Hélène Placette (Tarnos, 10 avril 1837 – Kouba, 10 avril 1919), à Mustapha, le 27 février 1854,

ainsi que ses quatre frères,

l’aient rejoint, et se soient installés pour de longues années à Mustapha…

Les liens de famille étaient assurément précieux en cette terre de mission qu’était l’Algérie…

Et j’ai noté aussi, au passage, l’installation à Orléansville du docteur Jean (ou Jean-François) Molbert (Hussein Dey, 3 décembre 1885 – ?,?),

fils de l’instituteur Charles Molbert (Mustapha, 5 janvier 1863 – Alger, 28 octobre 1919) et de son épouse Antoinette Nin (Hussein Dey, 20 septembre 1864 – Orléansville, 29 janvier 1941).

Et dont la grand-mère paternelle était Sophie Wachter (Rougemont, 29 janvier 1824 – Courbet, 9 mai 1897) l’épouse de François-Martin Molbert (Chaux, 9 décembre 1825 – Mustapha 1884).

Sophie Wachter, épouse Molbert, et sœur de Jean-Baptiste-Antoine Wachter, le mari d’Elisabeth-Joséphine-Baptistine Confex,

était donc la tante des 6 enfants Wachter (dont l’orléansvillois Emile Wachter et l’orléansvilloise « Veuve Louis Gentet« , née Wachter _ j’ignore toujours son prénom _) de ce couple…

Et le docteur Jean Molbert était ainsi le cousin germain d’Emile Wachter et de sa sœur, veuve Gentet…

Et de fait dans l’avis de décès de M. Charles Molbert (Mustapha, 5 janvier 1863 – Alger, 28 octobre 1919) publié par L’Écho d’Alger du 20 octobre 1919,

 dans la liste des faisant part,

à la suite de la veuve, née Antoinette Nin (Hussein Dey, 20 septembre 1864 – Orléansville, 29 janvier 1941), du fils, le docteur Jean Molbert (Hussein Dey, 3 décembre 1885 – ?,?), et son épouse, née Nathalie Croze (Tizi Ouzou, 1er décembre 1887 – ?,?), et des sœurs Sophie Molbert (Rougemont, 18 août 1853 – Courbet, 1er février 1838) et Louise Vve Iscariot, née Molbert (Birmandreis, 12 juillet 1858 – ?,?) du défunt,

apparaît aussi _ avec il est vrai une faute d’orthographe ! _ la mention de la famille Wachter… 

À suivre…

Ce mercredi 24 mars 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Quand Paul Bonopéra et sa famille ont résidé à Rabelais, avant Orléansville…

28fév

La naissance de Paul Bonopéra, le 1er octobre 1856, au sein de la famille de Jean (Juan-Dionis-Francisco) Bonopera qui résidait à Miliana depuis 1846, est désormais suffisamment étayée ; cf mon article du jeudi 11 février dernier :

Maintenant, je désire élargir la connaissance de la résidence de Paul Bonopéra (et de sa famille) à Rabelais _ en un assez opulent terroir viticole _ ;

à Rabelais où est né Georges Bonopéra, le 21 février 1892 ; Georges, le dernier des six fils que Paul Bonopéra a eus avec sa première épouse Joséphine Girot (ou Giraud)

_ dont j’ignore à ce jour le lieu (à Rabelais ?) et la date du décès : entre 1892, année de la naissance du dernier-né avéré de Joséphine et Paul : Georges ; et 1896, année possible du second mariage (après veuvage !) de Paul Bonopéra avec Marie-Jeanne-Virginie Claudet, dont le père Armand-César, cultivateur, résidait à Rabelais, et 1897, année de la naissance (le 5 juin 1897) et du décès (le 25 juin 1897), à Rabelais, du petit Marie-André Bonopéra, à l’âge de 20 jours… J’ajoute ici, aussi, la date du divorce de Paul Bonopéra avec sa seconde épouse, Marie-Jeanne-Virginie Claudet : le 28 juillet 1897 (cf mon article du 26 février :  )…

Et Rabelais, où ont déclaré résider ses quatre premiers fils, Jean, Paul, Alphonse et Auguste, lors de leurs passages respectifs au conseil de révision _ à Orléansville, chaque fois _ :  en 1898 (pour Jean Bonopéra, né à Pontéba le 18 juin 1877), 1899 (pour Paul, né à Pontéba le 19 septembre 1878), 1902 (pour Alphonse, né à Charon le 1er janvier 1881) et 1904 (pour Auguste, né à Orléansville le 3 avril 1883).

Ce Rabelais _ où Paul décide de vendre ses propriétés : quand ? autour de 1906, probablement… _ qu’avec Paul Bonopéra, sa famille quitte pour gagner Orléansville, où Paul va répartir entre ses fils une partie du bénéfice des ventes de ses propriétés de Rabelais afin d’aider l’installation dans la vie professionnelle d’au moins certains d’entre eux ;

dont Paul, qui devient le boulanger de la rue d’Isly ;

et Auguste, qui devient le cafetier de la rue d’Isly.

Un Café qui semble avoir été créé _ cf mon article du mardi 23 février dernier :  _ « à la date du 29 avril 1874, par un arrêté du sous-préfet de Miliana qui autorisait un certain Jean Bonopéra « à ouvrir et exploiter un café rue d’Isly, à Orléansville« _ assez probablement ce Juan-Dionis-Francisco Bonopera, né à Tarragone le 9 mars 1814 ; puis résidant à Alger, avec ses parents Luis Bonopera (qui décède à Alger le 19 août 1835) et Jacinta Minguella (devenue veuve de Luis), dans la décennie des années 30 du XIXe siècle ; puis s’installant à Miliana à la fin de 1845, comme « limonadier« , ou « débitant de boissons » : le père, à Miliana, de Marguerite (née le 22 janvier 1849), de Jean-Baptiste-Nicolas (né le 19 février 1851 ; et qui sera de profession « cuisinier« , à la naissance de son fils Auguste, le 5 juillet 1894, à Mustapha) et de notre Paul Bonopéra (né le 1er octobre 1856)…

Orléansville, donc, où Paul Bonopéra, « propriétaire« , se fait élire _ et continuement _ conseiller municipal :

d’abord le 19 septembre 1907, lors d’une élection municipale complémentaire : il est élu par 239 voix, sur 279 ; puis au mois de mai 1908, sur la liste républicaine de M. Paul Robert ; ainsi que le 5 mai 1912, sur la liste républicaine de M. Joseph Robert, banquier.

À suivre…

Ce dimanche 28 février 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Un premier point-bilan rétrospectif-prospectif sur un essai de brève biographie de Henri Ducros, l’époux d’Eveline Ducos du Hauron

14jan

La première personne à l’identité de laquelle je vais m’efforcer d’apporter ici le maximum de précision possible quant à sa situation, et d’abord au sein de sa propre famille des Ducros installés _ probablement depuis les années 80 du siècle précédent, et venus du Gard (Aigues-Mortes, Nimes…) _ à Azazga,

au vu méthodique du faire-part de décès de son épouse née Eveline Ducos du Hauron _ cf l’annonce de ma méthode dans mon article d’hier : ... _, dont revoici l’énoncé : « M. Henri Ducros, administrateur-adjoint à Dupleix et ses enfants, MM. Ducos du Hauron Gérard et Roger ; Mme Jacquet ; Mme Vve Gadel et ses enfants ; les familles Ducros, Ducos du Hauron, Gadel, Gentet, Charavel, Ferrand, Bure, vous font part du décès de leur chère et regrettée Madame Henri DUCROS, née Eveline DUCOS du HAURON. Les obsèques ont eu lieu dans l’intimité, le 1er janvier 1939.« ,

est Henri Ducros le fils _ qui porte le même prénom, Henri, que son père (dont j’ignore les lieux et dates de naissance (en France, dans le Gard ?), de mariage ainsi que de décès (je sais seulement qu’il est décédé avant son épouse Philomène, née Roussel).

La majeure partie des renseignement que j’ai pu jusqu’ici réunir sur Henri Ducros-le-fils, procède de ce que j’ai pu découvrir de sa carrière administrative d' »administrateur-adjoint » de diverses « communes mixtes d’Algérie« , entre la réussite à son concours d’entrée passé le 26 novembre 1912 _ je suppose qu’il devait être âgé alors d’un peu plus de 20 ans : son livret militaire, auquel j’accède à la date du 30 mars 2021, m’apprend que Henri Bavolet Ducros, fils de Henri-Joseph Ducros et Philomène Roussel, est né à Alger le 25 juin 1887... _et le poste qu’il occupait, à Dupleix, au moment du décès _ à Alger, durant des vacances de Noël, fin décembre 1938 _ de son épouse née Eveline Ducos du Hauron ; carrière que j’ai pu ainsi retracer :

1) Suite à son classement au concours d’entrée à la fonction d' »administrateur-adjoint » qu’il venait de réussir, c’est le 4 janvier 1913 que Henri Ducros est nommé « administrateur-adjoint stagiaire« , et, dans la foulée, désigné pour la commune mixte de Sidi-Aïssa (en remplacement de _ celui qui deviendra (et à une date que j’ignore toujours) son beau-père, peut-être rencontré pour la première fois à cette occasion professionnelle… _ Amédée Ducos du Hauron) ;

2) En date du 13 décembre 1915 _ sa situation d’administrateur-adjoint stagiaire terminée : il devient le titulaire de ses postes… _, Henri Ducros est appelé dans la commune-mixte d’Azazga (c’est-à-dire la commune-mixte du Haut-Sébaou) _ Azazga : là où résident ses parents Henri Ducros et Philomène (ou Magdeleine), née Roussel , installés à Azazga depuis les années 80 du siècle précédent _ ;

3) Quatre ans plus tard, en date du 12 novembre 1919, Henri Ducros est appelé à Aumale ;

4) Ensuite à une date qui ne m’est pas connue _, Henri Ducros est nommé à la commune mixte du Djebel Nador _ dont le centre principal est Trézel.

De fait, Henri Ducros avait bien été « désigné pour Trézel » _ le centre principal de la commune mixte du Djebel Nador _, comme l’atteste un arrêté du Gouverneur général de l’Algérie en date du 27 janvier 1923, relaté dans un article intitulé « Dans les communes mixtes » paru dans L’Écho d’Alger du 30 janvier 1923, faisant état que « M. Dor, administrateur-adjoint à Bou-Saâda, est appelé à Aumale en remplacement de M. Ducros, précédemment désigné (sic) pour Trézel » – Djebel Nador…

5) Puis, en date du 3 février 1923, Henri Ducros est appelé, à titre provisoire _ mais un provisoire qui va durer plus de 13 ans : jusqu’à la fin de 1936… _, à la commune mixte d’Azeffoun (sa résidence étant à Port-Gueydon) _ en effet, Henri Ducros avait bien été, très vite, « remplacé au Djebel Nador, à titre provisoire, par M. Marchand, ancien élève diplômé de l’Institut national agronomique, nommé administrateur-adjoint, et affecté, à titre provisoire, à la commune mixte du Djebel Nador « , précisait cet arrêté de nomination du 3 février 1923… _ ;

6) Enfin, fin décembre 1936 – début janvier 1937 _ je ne dispose pas d’un avis officiel de nomination, mais seulement d’un bref article de « Bienvenue«  pour son arrivée à Dupleix, en provenance de Port-Gueydon (paru dans L’Écho d’Alger du 6 janvier 1937) _, Henri Ducros est nommé à la commune-mixte de Cherchell (sa résidence étant à Dupleix).

Dupleix où Henri Ducros continue de résider avec sa famille en 1938-39, quand son épouse née Eveline Ducos du Hauron décède subitement, fin décembre 1938, à Alger, lors de vacances de Noël passées à Alger…

Pour le reste de la carrière administrative de Henri Ducros à partir de 1939, je ne dispose plus d’aucun renseignement…

Et je ne dispose, pour l’heure, non plus d’aucune date ni lieu,

ni de naissance _ à Azazga, et au moins avant 1895 ? C’est à Alger, le 25 juin 1887, qu’est né Henri Bavolet Ducros, fils de Henri-Joseph Ducros et son épouse Philomène Roussel, m’apprendra le 30 mars 2021 la lecture de son livret militaire (classe 1907)… Aznaga est en effet le lieu de naissance de son frère Alphonse-Léon, qui y est né le 8 juillet 1896 : je dispose du livret militaire d’Alphonse-Léon ; et dans l’ordre des faisant part du décès de « Mme Vve Henri Ducros, née Roussel Philomène« , paru dans L’Écho d’Alger du 24 juillet 1931, Henri semblerait être l’aîné des enfants (et descendants Ducros) de Henri Ducos et son épouse qui vient de décéder « à Aznaga, à l’âge de 71 ans, le 19 juillet 1931 » je lis en effet en ce faire-part : « Mme et M. Henri Ducros et leurs enfants Yves et Raymond ; MM. Ducros Edmond, Ducros Alphonse et son fils Jean-Pierre, Ducros Paul-Henri, et leurs familles » ; un ordre d’inscription qui me paraît devoir résulter de l’ordre des naissances de ces descendants de Mme Vve Ducros qui vient de décéder ; à moins que la place en cet ordre de M. Henri Ducros, résulte du fait qu’il est le seul, parmi ces descendants de sa défunte mère, à avoir auprès de lui une épouse, l’épouse de son frère Alphonse, née Gilberte Bure (le mariage avait eu lieu à Alger au mois d’octobre 1922), étant décédée, à l’âge de 27 ans, au mois de septembre 1929 (cf L’Écho d’Alger du 10 septembre 1929, et Le Progrès d’Orléansville, du 19 septembre 1929)… Edmond Ducros, lui, est né à Azazga le 29 octobre 1889, m’apprendra son livret militaire… _,

ni de mariage, ni de décès, d’Henri Ducros…

Je dispose seulement d’avis _ il ne s’agit pas de faire-part publiés par les parents eux-mêmes _ de naissance, à Port-Gueydon, de 2 de ses enfants, les petits Yves-Henri (au mois de juin 1930) et Raymond (au mois de mai 1931), et de décès d’une troisième enfant, la petite Raymonde (au mois d’octobre 1933 _ sans indication de l’âge de la petite défunte… _) : cf les numéros de L’Écho d’Alger des 8 juin 1930, 30 mai 1931 et 27 octobre 1933 ; j’y reviendrai plus tard.

Avec, aussi, deux données qui font problème en ce bref aperçu biographique de Henri Ducros :

un éventuel premier mariage, ainsi qu’un éventuel premier enfant, advenus avant son mariage _ à une date encore inconnue de moi à ce jour ; et en l’absence de tout-faire part publié accessible… _ avec Eveline Ducos du Hauron…

En effet, un possible premier mariage de Henri Ducros, avec une dame nommée Gibal, est envisageable, d’après un avis de naissance de ce qui serait un premier enfant de Henri Ducros, prénommé Paul-Henri, indiqué _ clairement _ comme étant le fils de l’administrateur-adjoint d’Aumale _ ce qui est bien le cas de notre Henri Ducros, entre novembre 1919 (moment de son arrivée à Aumale) et une date assez antérieure à février 1923 où il rejoindra le poste qui suivra celui de Trézel (pour la commune mixte de Djebel Nador) : celui de Port-Gueydon, le centre principal de la commune mixte d’Azzefoun… _ et de son épouse, née Gibal.

Je m’en rapporte ici à cet avis, en une rubrique « Naissances« , paru dans le numéro de L’Écho d’Alger du 22 septembre 1921 : « Nous avons le plaisir d’apprendre la naissance d’un superbe petit garçon, fils de Mme et M. Henri Ducros, administrateur-adjoint à Aumale. Mme Ducros est fille de M. Gibal, instituteur à Alger, et nièce de M. Cordier, chef de trafic à la Compagnie Générale Transatlantique. Quant au bébé, il s’appelle Paul-Henri. Nous lui souhaitons bonne et longue vie« .

Là-dessus, cf mon article d’avant-hier 12 janvier :

La situation de notre Henri Ducros au sein de la fratrie des enfants de Henri Ducros-le-père et Philomène _ Magdeleine _ Roussel-la-mère demande davantage de précisions que celles que j’ai données plus haut, à propos du faire-part de décès de « Mme Vve Ducros, née Roussel Philomène » publié par L’Écho d’Alger du 24 juillet 1931,

que revoici : « Mme et M. Henri Ducros et leurs enfants Yves et Raymond ; MM. Ducros Edmond, Ducros Alphonse et son fils Jean-Pierre, Ducros Paul-Henri, et leurs familles« .

Car se trouvent vivre alors à Azazga d’autres Ducros que ceux-là : assez probablement des cousins…

Tels, par exemple, un Roger Ducros, né à Azazga le 18 mai 1927 ; ou un Lucien Ducros, conducteur de car, qui épousera à Azazga le 24 décembre 1937, une Louise Oudot, originaire de Tamda…

De même, avait eu lieu à Azazga, en 1921, le mariage de « Melle Marthe Ducros, fille de Mme et M. Henri Ducros, propriétaire à Azazga, avec Michel Pratlosa, employé aux Chemins de fer de l’État à Alger » ; et c’est dans ce faire-part de mariage publié dans L’Écho d’Alger du 26 octobre 1921 que j’avais pris connaissance de cette remarque à propos de la présence de la famille Ducros à Azazga : « cette famille habite depuis plus de trente ans ce pays« …

Cette Marthe Ducros, « fille de Mme et M. Henri Ducros, propriétaire à Azazga« , pourrait-elle être une sœur de Henri, d’Edmond et d’Alphonse Ducros ? Car nulle part son nom n’est apparu jusqu’ici dans les documents auxquels j’ai pu avoir accès concernant les proches de notre Henri Ducros, l’époux de notre Eveline Ducos du Hauron… _ oui, Marthe Ducros est bien la sœur de Henri, Alphonse et Edouard Ducros.

Voilà pour aujourd’hui jeudi.

Ce jeudi 14 janvier 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

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