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La qualité « Arcangelo Jonathan Cohen » dans un impeccable « Sacroprofano Antonio Vivaldi », autour du contreténor Tim Mead

23jan

Les réalisations discographiques de Jonathan Cohen (Manchester, 17 novembre 1977) à la tête de son toujours intéressant Arcangelo (créé en 2010)

suscitent immanquablement mon attention.

Aujourd’hui,

paraît le CD Alpha 914 « Sacroprofano Antonio Vivaldi« , autour du contreténor Tim Meade (Chelmsford, 1981) _ et non cette fois Iestyn Davies ; cf par exemple, et à côté de plusieurs autres, tout autant enthousiastes, mon article du 31 décembre dernier : « «  _,

tant dans des œuvres sacrées (« Nisi Dominus » RV 608, « Salve Regina » RV 618) que dans des cantates profanes (« Cessate, omai cessate » RV 684, « Amor, hai vino, hai vinto » RV 683), parmi, bien sûr, les plus célèbres _ en quelque sorte des tubes… _ d’Antonio Vivaldi (Venise, 4 mars 1678 – Vienne, 28 juillet 1741)…

Une réalisation impeccable,

à laquelle ne manque probablement qu’un tout petit grain de folie…

Ce lundi 23 janvier 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

Encore et toujours le miracle d’Arcangelo de Jonathan Cohen, et aussi celui du merveilleux Iestyn Davies : leur miraculeux CD de Cantates pour alto de Bach (de mai 2015) pour Hyperion, paru en 2017

31déc

Encore et toujours le miracle d’Arcangelo de Jonathan Cohen,

avec, à nouveau, ce merveilleux chanteur qu’est le divin Iestyn Davies :

je veux dire leur tout simplement miraculeux CD de Cantates pour alto (BWV 54, 82 et 170) de Bach (de mai 2015) pour Hyperion, le CD Hyperion CDA 68111, paru en 2017…

En effet, ce tout premier CD _ Hyperion CDA 68111, donc, enregistré à Londres les 11-12-13 mai 2015, et paru en 2017 _ par eux de Cantates de Bach m’avait échappé lors de sa parution en 2017,

et voilà que l’écoute de leur second _ le CD Hyperion CDA 68375, enregistré à Londres les 7-8-9 octobre 2020, et paru tout récemment en 2022 ; cf mes deux articles des 4 et 13 décembre derniers : «  » et « «  _ m’a immédiatement fait commander celui-ci à Vincent Dourthe ;

et que, parvenu hier 30 décembre, le voici qui m’enchante au degré tout à fait extraordinaire du CD précédent de 2017.

Bien sûr, et déjà,

ces Cantates pour alto BWV 35, 54, 169 et 170 de Johann-Sebastian Bach sont des chefs d’œuvre absolument sublimissimes,

mais est tout aussi sublimissime l’interprétation, d’une lumineuse et irradiante évidence, qu’ont su en donner en mai 2015 et en octobre 2020, ce chef topissime qu’est Jonathan Cohen, et son ensemble au-dessus de tout éloge Arcangelo, ainsi que ce chanteur absolument divin qu’est Iestyn Davies, 

déjà auteurs des plus réussis Magnificat de Johann Sebastian et Carl-Philipp-Emannuel Bach de toute la discographie existante !!! _ in le CD « Magnificats » Hyperion CDA 68157 enregistré à Tetbury, Gloucestershire, les 4-5-6 àctobre 2015, et paru en 2018 ; cf mon article du 18 avril 2018 : « « 

Voici donc ici deux très brefs avant-goûts de ces miraculeuses interprétations

tels que proposés par Hyperion :

1 (de 4′ 03) pour le CD de 2017

et 2 (de 3′ 11) pour e CD de 2022…

Ne surtout pas laisser passer…

Ce samedi 31 décembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

Retour sur l’épatantissime CD Bach-Schütz-Buxtehude de Iestyn Davies avec l’Arcangelo de Jonathan Cohen (CD Hyperion CDA 68375)…

13déc

Le 4 décembre dernier,

mon article « « 

célébrait la joie irradiante de ce magistral CD Hyperion CD68375.

Et voici que me voilà rejoint en cette célébration, en date du 10 décembre, par un très bon article _ en sa première partie consacrée à cet enchanteur CD-ci _ de Crescendo, sous la plume de Christophe Steyne,

intitulé « Bach, Cantates pour soprano, alto, ou basse solistes, trois nouvelles parutions« ,

dont voici ce qui concerne le magistral CD Iestyn Davies/Arcangelo/Jonathan Cohen (Hyperion CDA68375) :

Bach, cantates pour soprano, alto ou basse solistes, trois nouvelles parutions

LE 10 DÉCEMBRE 2022 par Christophe Steyne

Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Cantates Gott soll allein mein Herze haben BWV 169, Geist und Seele wird verwirret BWV 35.

Heinrich Schütz(1585-1672) : Erbarm dich mein, o Herre Gott SWV 447.

Dieterich Buxtehude (1637-1707) : Klag-LiedBuxWV 76b.

Iestyn Davies, contre-ténor. Carolyn Sampson, soprano. John Mark Ainsley, ténor. Neal Davies, baryton-basse.

Tom Foster, orgue.

Arcangelo,

Jonathan Cohen.

Octobre 2020.

Livret en anglais, français, allemand (paroles des cantates en allemand et traduction en anglais).

TT 65’02.

Hyperion CDA68375

Voici trois nouvelles parutions _ dont je ne retiens ici que la première... _ consacrées à des cantates pour voix solistes, avec ou sans chœur. Parmi les trois cantates pour alto solo et organo obbligato conçues entre l’été 1725 et l’automne 1726, l’album Hyperion en propose deux (la célèbre BWV 170 se trouve par ailleurs dans un précédent CD _ le CD Hyperion CDA68111 _ de Iestyn Davies chez le même label). Pour faire bonne mesure, elles sont séparées par de _ très _ poignantes œuvres _ deux absolus chefs d’œuvres aussi… _ écrites par deux essentiels _ oui ! _ représentants de la musique germanique avant Bach : le douloureux Klag-Lied qui fut joué aux funérailles du père de Buxtehude (on y goûtera la maîtrise du registre aigu par un soliste en état de grâce), et le Erbarm dich mein, o Herre Gott sur un choral pénitentiel, tiré des Psaumes de David d’Heinrich Schütz.

Orchestre de noble table _ et bien davantage encore… _, dont Jonathan Cohen depuis son clavecin exprime tous les sucs _ oui ! _, orgue pétillant (excellent _ -issime, même !!! _ Tom Foster à la manœuvre, intarissable dans la seconde Sinfonia BWV 35), un _ merveilleux _ Iestyn Davies au timbre charnu et suggestif que saluait récemment Bénédicte Palaux-Simonnet : esprit et émotion _ oui _ soufflent à chaque instant sur cette session captée à St. Jude-on-the-Hill, une église au nord de Londres souvent choisie pour son excellente acoustique (des centaines d’enregistrements y tinrent lieu). Un plaisir sans nuage _ mais oui ! un vrai ravissement !!! _ coule de ce récital, où brille le sourire du Gott hat alles wohlgemacht, radieux _ « joie irradiante« , avais-je même titré mon article…  _ à tous les étages, depuis les fondations (Inga Maria Klaucke au basson). Le chœur final (Du süße Liebe) de la BWV 169 est chanté à un par partie, par un renfort de luxe (Carolyn Sampson, John Mark Ainsley, Neal Davies). Un disque qui se laisse écouter en boucle _ mais oui ! _, parachevé par un Ich wünsche nur bei Gott zu leben chaleureusement enluminé _ oui, oui, décidément oui.

Un enchanteur CD à ne surtout pas laisser passer…

Ce mardi 13 décembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

Sertir la perfection du chant haendelien (dans ses oratorios anglais) pour les voix idéales de Léa Désandré et Iestyn Davies : ce que vient apporter le CD « Eternal Heaven » de l’Ensemble Jupiter et son chef (et luthiste) Thomas Dunford en plus des CDs d’oratorios complets…

06déc

Sertir la perfection du chant haendelien (dans les oratorios anglais) pour les voix idéales de Léa Désandré et Iestyn Davies,

tel est le but superbement réalisé dans le CD « Eternal Heaven » _ Erato 5054197196775 _ par Jonathan Dunford et son ensemble _ quasi de chambre ici, avec seulement 11 musiciens instrumentistes : Thomas Dunford, luth ; Sophie Gent & Tuomi Suni, violons ; Jérôme Van Waerbeke, alto ; Keiko Gorni, violoncelle ; Hugo Abraham, contrebasse ; Sébastien Marq, flûte ; Neven Lesage, hautbois ; Peter Whelan, basson ; Jean Rondeau, clavecin ; et Tom Foster, clavecin & orgue… _ Jupiter…

Qu’on regarde et écoute ici la délicieuse vidéo (de 5′ 07) du sublime duo « To thee, thou glorious son of worth« , de l’oratorio « Theodora« , Partie II, scène 5…

Et qu’on lise, par exemple _ mais avec recul quant à ses critiques _, l’article « Haendel sous le signe du plaisir et du jeu« , paru hier 5 décembre dans Crescendo, sous la plume de Bénédicte Palaux-Simonnet :

Haendel sous le signe du plaisir et du jeu 

LE 5 DÉCEMBRE 2022 par Bénédicte Palaux-Simonnet

« Eternal Heaven ». Œuvres de George Frederic Haendel (1685-1759).

Léa Desandre, mezzo soprano ; Iestyn Davies, contre ténor ; Ensemble Jupiter, direction musicale et luth : Thomas Dunford.

2022

Livret et textes en français, anglais, allemand. 86’25’’

Erato 5054197196775


Vêtus de blanc dans un décor d’alpages, trois musiciens secondés par le petit ensemble _ de 11 instrumentistes seulement, en plus des deux chanteurs _ « Jupiter », proposent un récital de 86 minutes consacré à Haendel. Une succession d’extraits _ d’airs et duos _ d’oratorios divers, créés dans la période anglaise (Semele en tête avec 6 airs, suivie de Theodora, Susanna, Esther, Hercules, Solomon, notamment) font alterner duos et solos en anglais accompagnés d’un continuo réduit _ voilà ! _ à géométrie variable _ s’agissant ici de mettre bien en valeur le chant…

Le mélange d’une voix de mezzo léger _ celle de Léa Désandré, 28 ans au moment de l’enregistrement du CD, du 1er au 6 octobre 2021, à la Chapelle Corneille, à Rouen _ avec celle d’un « countertenor » venu de York _ Iestyn Davies, 42 ans_, formé dans les chœurs d’enfants du St John’s College à Cambridge, excellent connaisseur du répertoire anglais (Purcell et Britten entre autres), pouvait surprendre. Mais le timbre clair de Iestyn Davis met en valeur les couleurs plus ombrées de celui de Léa Desandre, tandis que l’évanescence de l’un et la légèreté véloce de l’autre se fondent jusqu’à donner l’impression de voix « en miroir » ou, même, de voix-jumelles.

La sensibilité affleure plus volontiers dans les airs solistes grâce à l’intimité d’une projection chambriste. Le format se prête tout autant à une virtuosité aérienne qui semble se rire de ses propres exploits. Car ce sont bien le jeu, la joie et l’aisance qui irradient _ voilà _ ce programme. Sous la direction virevoltante de Thomas Dunford _ 33 ans _, également au luth _ oui ! _, affleure une complicité musicale de chaque instant _ oui ! _ qui emporte l’adhésion.

Adhésion non dénuée de regrets _ que je ne partage pas, au vu du projet bien particulier de ce CD… Ainsi de la transposition de l’Ode for the Birthday of Queen Anne qui modifie l’équilibre sonore voulu par le compositeur ou de l’arrangement pour luth de la Sarabande de la Suite en ré mineur rendue célèbre par le film Barry Lyndon _ mais tout cela est parfaitement volontaire et assumé de la part de Thomas Dunford. La prévalence de sonorités droites parfois tendues dans les aigus (No, no I’ll take no less, extrait de Semele) évoque une esthétique « baroqueuse » révolue, sans compter ornementations frugales, da capo évasifs ou réverbérations intempestives _ mais il ne s’agissait pas du tout de donner des extraits d’oratorios avec des effectifs complets…

Ajoutons encore l’exaspérant violon (fiddler ?) qui introduit le duo Joys of Freedom auquel ne manque que la cornemuse, voire intempestif dans l’air d’Athanas (Despair no more shall wound me) déjà pénalisé par des vocalises sur la syllabe « Wou-ou-ou » –.

Quant aux effectifs restreints, même ingénieusement agencés, ils répondent au choix _ mais oui _ d’une esthétique épurée « à l’os » qui ne manque pas de charme, mais relève de goûts plus personnels _ et alors ??? _ que fidèles au compositeur du Messie _ mais une fois encore, tel n’était pas là l’objectif de ce récital-florilège d’airs et duos au service du seul chant…

Pour conclure on s’attardera sur les interventions aussi belles qu’éloquentes du hautbois (Neven Lesage) culminant avec l’air de la Reine de Saba (Solomon A. III), Will the sun forget to streak – moment belcantiste où la voix s’épanouit dans sa tessiture naturelle tandis que les violoncelles, hautbois et autres instruments conversent, s’enlacent et se répondent. De son côté Iestyn Davies prête à l’air de Saul, O Lord, whose mercies numberless (David _ de Saul _), une pureté retenue qui flotte en apesanteur. Dans le même élan, les phrasés caressants presque chuchotants du duo final Theodora-Didymus (II, 5) _ de Theodora ; cf la vidéo que j’en donne ici… _ suscitent un climat quasi extatique _ voilà.

Ce n’est pas tout ! Un petit clin d’œil folk-pop se glisse en bis qui en dit long sur l’entente et le plaisir des musiciens.

Son 9 – Livret 9 – Répertoire 10 – Interprétation  10

Bénédicte Palaux Simonnet

Un récital-florilège qui sert parfaitement l’exceptionnel génie de la mélodie de Haendel,

comme la perfection de l’art du chant de Léa Désandré et Iestyn Davies…

Ce mardi 6 décembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

La joie irradiante du tragique de Bach, Schütz, Buxtehude portée par le dynamisme splendide d’Arcangelo et le magnifique Jonathan Cohen…

04déc

Une nouvelle fois

_ cf mes précédents articles des 18 avril 2018, 10 juin 2018, 19 juin 2018, ou 25 janvier 2020 : « « , « « , « « , « «  _,

Arcangelo sous la direction du décidément magnifique _ « ‘Energetic and always clear’ is still the best way to describe the playing of Jonathan Cohen and his ensemble Arcangelo – one of today’s most successful British baroque orchestras. At the same time, he always succeeds in finding a wonderful balance between intensity and intimacy » : voilà qui est parfaitement dit _, Jonathan Cohen _ né le 17 novembre 1977 à Manchester _

vient nous combler en un irradiant de joies profondes CD Bach-Schütz-Buxtehude : le CD Hyperion CDA 68375, enregistré à Londres en octobre 2020,

venant jubilatoirement sertir le parfait alto de Iestyn Davies _ né le 16 septembre 1979 à York _,

avec une mention spéciale, aussi, au virtuosissime jeu d’orgue de Tom Foster _ je retiendrai son nom _ :

pour les grandes cantates pour alto « Geist und Seele wird verwirret« , BWV35 et « Gott soll allen mein Herze haben« , BWV169, de Johann-Sebastian Bach _ cf cette trop brève vidéo de 3′ 11… _,

avec, enchassés entre elles, ces deux profonds bijoux aussi que sont le « Erbarm dich mein, o Herre Gott« , SWV447, de Heinrich Schütz, et le « Klag-Lied Muss der Tod denn auch entbinden » BuxWV76b, de Dieterich Buxtehude…

Voilà qui vient me rappeler l’extraordinaire concert _ pour le Carré _ « Schütz – Buxtehude » du cher _ irremplacé ! _ Henri Ledroit au Temple du Hâ, à Bordeaux, le 18 décembre 1984,

mon tout premier concert de musique baroque, bouleversant…

Et en cherchant bien parmi les piles de CDs de ma discothèque,

j’ai déniché aussi, de l’excellent Iestyn Davies avec Arcangelo et sous la direction de  Jonathan Cohen  le CD « Arias for Guadagni«  _ Hyperion CDA 67924 _, enregistré à Londres au mois d’août 2011…

Ce dimanche 4 décembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

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