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Suivre la vidéo du colloque « Louis Ducos du Hauron » à Agen le samedi 27 octobre 2021, mise en ligne par la ville Agen

03déc

Hier soir,

en allant à la pêche, sur le web, aux toutes dernières informations disponibles, sur Louis Ducos du Hauron et son œuvre,

voilà que je viens de tomber sur une vidéo intégrale,

d’une durée de presque 6 heures (5 h 48′ 30″, précisément), mise en ligne sur le site de la Ville d’Agen,

du colloque « Louis Ducos du Hauron, inventeur visionnaire de la photographie couleur » du samedi 27 octobre dernier, au Théâtre Ducourneau, à Agen  :

une superbe et très judicieuse initiative,

pour la plus large connaissance possible des travaux les plus récents que les chercheurs les plus pointus consacrent à cette œuvre d’invention atypique et assez extraordinaire de Louis Ducos du Hauron.

À commencer par la très remarquable présentation par Joël Petitjean _ LE découvreur majeur de l’œuvre de Louis Ducos du Hauron ; cf aussi son très riche article « Louis Ducos du Hauron (1837 – 1920), inventeur, visionnaire, utopiste« , aux pages 241 à 289, du Tome 148 N° 3 (Juillet-Septembre 2021) de La Revue de l’Agenais _

de l’ensemble des documents connus et accessibles jusqu’ici, attestant des étapes des recherches audacieuses et très variées de Louis Ducos du Hauron ;

Joël Petitjean ayant choisi de donner pour titre à sa communication _ accessible, sur la bande vidéo, de 1h 42′ 12″ à 2h 31′ 12″ _ :

« Louis Ducos du Hauron : une vie d’inventeur-ingénieur utopiste« .

Ainsi ai-je eu la surprise de découvrir aussi, au fil du déroulé de cette vidéo, le son et l’image de mon petit échange de questions et réponses, à propos de l’éventuelle collaboration, à Alger, d’Amédée Ducos du Hauron avec son oncle Louis, d’après un article de L’Écho d’Alger du 4 mars 1927, à l’occasion d’une exposition, au Casino d’Alger, des Anaglyphes de Louis Ducos du Hauron, avec Joël Petitjean, à la fin de son intervention…

Sur cette question de l’affirmation par Amédée Ducos du Hauron lui-même, en 1927, d’une collaboration aux travaux de son oncle Louis, à Alger, avant « ses 27 ans » _ soit l’année 1894, Amédée étant né à Agen le 24 mars 1867 _,

cf mon article d’hier même, 2 décembre 2021 :

avec cette bien intéressante référence, à nouveau, à la citation d’un article de L’Écho d’Alger en date du 4 mars 1927 , article intitulé « Les « Anaglyphes », dont l’inventeur du procédé fut un algérien » :

« Une attraction particulièrement intéressante, les « Anaglyphes », photographies en couleurs stéréotypées et paraissant animées, est offerte actuellement aux amateurs nombreux du Casino d’Alger. C’est une véritable révolution dans l’art photographique. L’inventeur, comme tant d’autres savants, M. Louis Ducos du Hauron, un Français qui habita l’Algérie, n’est pas mort riche, au contraire.

A ce sujet, un grand journal parisien _ non mentionné, hélas _, écrit :

« Le seul homme qui porte le nom glorieux de Ducos du Hauron vit péniblement à Rébeval (Algérie) avec une retraite de 400 francs par mois, son principal revenu pour entretenir une famille de cinq enfants _ et je relève bien sûr cette information sur la composition de la famille d’Amédée Ducos du Hauron, jeune retraité de la fonction territoriale d’Algérie, à cette date du 4 mars 1927.

Nous nous ferons un devoir et un honneur de revenir sur l’ingratitude manifestée à l’égard de la famille Ducos par ceux-là même qui ont trouvé dans ses inventions une source considérable de millions et de gloire.
Mais, d’ores et déjà, nous estimons qu’une ère de réparation devrait s’ouvrir en faveur de M. Amédée Ducos du Hauron, neveu direct de l’inventeur des anaglyphes et de la photographie des couleurs, seul porteur actuel du nom de Ducos du Hauron _ à part les deux filles Marguerite et Alice, d’Alcide Ducos du Hauron _, qui fut, jusqu’à vingt-sept ans _ né à Agen le 24 mars 1867, c’est en 1894 qu’Amédée a atteint cet âge de 24 ans : on peut donc supposer que sa collaboration, en Algérie, aux travaux de recherche de son oncle Louis s’interrompirent alors du fait de l’entrée d’Amédée dans sa carrière professionnelle sérieuse, possiblement à la préfecture d’Alger ; où, en effet, son livret militaire mentionne très explicitement qu’Amédée Ducos du Hauron est domicilié à l’Hôtel de Préfecture d’Alger, à la date, justement, du 4 juin 1894… _, en compagnie de son père, Alcide Ducos du Hauron (successivement conseiller à la Cour d’appel d’Agen et d’Alger), le collaborateur du glorieux inventeur Louis Ducos du Hauron, son oncle « .
Cet article de L’Écho d’Alger du 4 mars 1927, se poursuivant ainsi :
Il faut rendre à chacun ce qui lui est dû, et c’est pour cela qu’il nous a été agréable, en les appuyant, de reproduire les lignes qui précèdent, tout en soulignant le gros succès obtenu par les « Anaglyphes«  au Casino d’Alger.
D’autres attractions suivront« , etc.
Fin de l’incise sur ma question à Joël Petitjean, et à cet article du 4 mars 1927.

Cet échange, en deux temps, entre Joël Petitjean, sur la scène du Théâtre Ducourneau, et moi-même, dans la salle,

intervient entre 2h 23′ 42″ et 2h 25′ 38″ de la bande vidéo du colloque

Voilà pour la bonne surprise :

je parle, bien sûr, de l’accès universel et durable donné par cette exhaustive vidéo, d’une durée de presque 6 heures, au colloque « Louis Ducos du Hauron, inventeur visionnaire de la photographie couleur« , du 27 novembre 2021, à Agen…

Et à suivre…

Ce vendredi 3 décembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Et en relisant, à la suite, l’article du mercredi 6 janvier « Et le parcours d’ »administrateur-adjoint » de diverses communes mixtes d’Algérie de Henri Ducros, gendre d’Amédée Ducos du Hauron « …

02déc

Et sur la lancée de ma relecture (« « ), achevée à l’instant,

de l’article «  » du mardi 5 janvier 2021, consacré à la carrière d’administrateur-adjoint de diverses communes mixtes d’Algérie d’Amédée Ducos du Hauron (Agen, 24 mars 1867 – Alger, 14 juillet 1935),

je poursuis avec ma relecture, immédiatement en suivant, de l’article «  » du mercredi 6 janvier 2021, consacré à la carrière d’administrateur-adjoint de diverses communes mixtes d’Algérie du gendre d’Amédée Ducos du Hauron, et époux de sa fille Eveline :

Henri-Bavolet Ducros (né à Alger le 25 juin 1897)…

Relecture que voici :

M’étant intéressé au parcours d' »Administrateur-adjoint » dans diverses « communes mixtes » d’Algérie, d’Amédée Ducos du Hauron,

parcours dont j’ai recensé les diverses occurrences _ du moins celles qui m’ont été accessibles sur le web _ de postes,

le long de sa carrière en Algérie _ carrière dont j’ignore pour le moment le tout-début : j’ai seulement pu remonter, et d’après une brève de La Politique coloniale en date du 31 janvier 1901 (cf mon article d’hier : ), à ceci : « M. Ducos du Hauron, rédacteur à la sous-préfecture d’Orléansville, est nommé adjoint (sic) à l’Ouarsenis, en remplacement de M. Dupuis, admis à faire valoir ses doits à la retraite«  _,

tout récemment je viens de découvrir, par la publication d’Actes Officiels dans le numéro de L’Écho d’Alger en date du 9 janvier 1913, le croisement des routes administratives de deux « Administrateurs-adjoints » de ces dites « communes mixtes » d’Algérie, qui vont se trouver liés aussi par des liens familiaux :

Amédée Ducos du Hauron,

et son futur gendre Henri-Bavolet Ducros _ cf son livret militaire _,

l’époux d’Eveline Ducos du Hauron _ j’ignore toujours la date et le lieu de ce mariage _ :

« Par arrêté de M. le Gouverneur Général, en date du 4 janvier 1913,

M. Ducros, candidat classé à la suite du concours du 26 novembre 1912, est nommé administrateur-adjoint stagiaire,

et désigné pour la commune mixte de Sidi-Aïssa, en remplacement de M. Ducos du Hauron.« 

Et 42 lignes plus bas, dans la même colonne de ce journal :

« M. Ducos du Hauron, administrateur-adjoint de la commune mixte de Sidi-Aïssa,

est appelé dans celle de la Mizrana, en remplacement de M. Léonardi, précédemment promu administrateur« .

J’ignore donc toujours l’âge qu’avait alors, ce 4 janvier 1913, le futur gendre, Henri Ducros _ ayant appris depuis, sur l’indication de son livret militaire, que Henri-Bavolet Ducros est né à Alger le 25 juin 1887, ce 4 janvier 1913, Henri Ducros avait donc 25 ans _

_ de même que celui de sa future épouse Eveline Ducos du Hauron _ ;

alors que son futur beau-père, Amédée, né à Agen le 24 mars 1867, allait avoir, lui, 46 ans.

Après ce premier poste dans la « commune mixte de Sidi-Aïssa« 

d’après l’information donnée dans la rubrique « Actes officiels » de L’Écho d’Alger du 9 janvier 1913 : « M. Ducros, candidat classé à la suite du concours du 26 novembre 1912, est nommé administrateur-adjoint stagiaire, et désigné pour la commune mixte de Sidi-Aïssa, en remplacement de M. Ducos du Hauron.

M. Ducos du Hauron, administrateur-adjoint de la commune mixte de Sidi-Aïssa, est appelé dans celle de la Mizrana, en remplacement de M. Léonardi, précédemment promu Administrateur  » (L’Écho d’Alger, le 9 janvier 1913),

voici quels ont été les sept postes suivants d' »administrateur-adjoint«  _ du moins tels que j’ai pu les recenser sur le web _ de M. Henri Ducros,

dont la famille était installée à Azazga, dès la décennie 80 du XIXe siècle _ même si lui-même est né à Alger, le 25 juin 1887 _ :

_ 2) la « commune mixte d’Azazga« 

d’après l’information donnée dans la rubrique « Actes officiels » de L’Écho d’Alger de cette fois le 14 décembre 1915 : « M. Ducros, administrateur-adjoint de la commune mixte de Sidi-Aïssa, est appelé dans celle d’Azazga _ le village où est installée sa famille (ses parents : Henri-Joseph Ducros et Philomène Roussel), depuis la décennie 80 du XIXème siècle _, en remplacement de M. Gérolami précédemment promu Administrateur « .

_ 3) la « commune mixte du Haut-Sébaou« 

d’après la mention suivante, dans la rubrique « Mouvement administratif _ dans les communes mixtes« , parue dans L’Écho d’Alger du 11 décembre 1919 : « M. Ducros, administrateur-adjoint de la commune mixte du Haut-Sébaou, est appelé à Aumale, en remplacement de M. Bercher« .

_ 4) la « commune mixte d’Aumale » _ même mention.

_ 5) la « commune mixte du Djebel Nador »

d’après cette mention dans la rubrique « Actes officiels _ Communes mixtes« , parue dans L’Écho d’Alger du 7 février 1923 : « Par arrêté du Gouverneur général de l’Algérie en date du 3 février 1923, M. Ducros, administrateur-adjoint de la commune mixte du Djebel Nador, est appelé à titre provisoire, à celle de Azeffoun.

M. Marchand, ancien élève diplomé de l’Institut national agronomique, est nommé administrateur-adjoint stagiaire, et affecté, à titre provisoire, à la commune du Djebel Nador, en remplacement de M. Ducros« . 

_ 6) la « commune mixte d’Azeffoun » _ même mention.

On notera aussi que la petite ville de Port-Gueydon _ où est domiciliée, rue de la Poste, la famille de Henri Ducros et son épouse Eveline Ducos du Hauron : ainsi le livret militaire de Henri Ducros le mentionne-t-il comme étant domicilié à Port-Gueydon le 10 janvier 1924, et le 1er août 1930… _ se trouve située sur le territoire de cette commune mixte d’Azeffoun.

Et vont paraître, dans le journal L’Écho d’Alger des 27 janvier 1925, 2 septembre 1929, 10 septembre 1929, 8 juin 1930, 30 mai 1931,10 septembre 1931, 20 juin 1933, 27 octobre 1933,

huit mentions signalant la présence à  Port-Gueydon de M. Henri Ducros, administrateur-adjoint ;

dont quatre fois (sur les huit) en des faire-part d’événements familiaux : les naissances de ses enfants Yves-Henri (en juin 1930) et Raymond (en mai 1931), et les décès de sa fille Raymonde (en octobre 1933), ainsi que de sa belle-sœur Mme Alphonse Ducros, née Gilberte Bure (en septembre 1929).

Enfin paraît aussi dans L’Afrique du Nord illustrée du 13  juillet 1934, le récit détaillé d’une visite aux ruines romaines de Port-Gueydon de l’archéologue M. Aymard, de l’École française de Rome, « accueilli dès son arrivée dans la cité _ de Port-Gueydon _ par M. Ducros, administrateur-adjoint de la commune mixte d’Azeffoun« … 

_ 7) et enfin « Dupleix« ,

avec cinq mentions, dans l’Écho d’Alger des 6 janvier 1937 _ pour son arrivée, accompagné de sa famille, à Dupleix (en provenance de Port-Gueydon) _, 18 juillet 1937, 2 janvier 1939, 5 janvier 1939 et 18 janvier 1939,

de « M. Ducros, administrateur-adjoint » à Dupleix  ;

en remarquant que les trois dernières de ces occurrences concernent le décès de l’épouse de M. Henri Ducros, née Eveline Ducos du Hauron…  

Ce mercredi 6 janvier 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Voilà donc, en rouge, les corrections et apports, de cette relecture, ce matin, jeudi 2 décembre 2021, de mon article «  » du mercredi 6 janvier 2021…

Ce jeudi 2 décembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

En relisant l’article du 5 janvier 2021 : « Un essai de recollection du parcours dans l’administration de l’Algérie d’Amédée Ducos du Hauron, entre 1898 et 1927″…

02déc

Les deux articles des 5 et 6 janvier 2021,

consacrés aux essais de recension des carrières d’administrateur-adjoint d’Amédée Ducos du Hauron, puis de son gendre Henri-Bavolet Ducos,

«  » et « « ,

sont assurément importants ;

et méritent une relecture (et peut-être une révision) minutieuse(s).

Je commence par relire l’article consacré à l’essai de recension de la carrière du beau-père, Amédée Ducos du Hauron :

 ,

en partie appuyé aussi _ mais plus tard : je le découvrirai seulement le 30 mars 2021 _, sur quelques renseignements puisés en son livret militaire

Voici donc ce que donne la relecture de ce jour :

Dans l’effort pour recueillir le maximum possible de données concernant la vie _ familiale tout particulièrement : celle aussi de son épouse, ses enfants, sa belle-famille, ses divers parents et alliés… _ d’Amédée Ducos du Hauron

lors de la période durant laquelle il est demeuré le seul de sa famille (Ducos du Hauron) en Algérie _ ses parents, Alcide et Césarine-Marie, son frère Gaston, ainsi que son oncle Louis Ducos du Hauron, ayant regagné la France en 1896, semble-t-il... _,

à partir de 1896 et jusqu’à son décès, à Alger, le 14 juillet 1935 _ décès probablement survenu à son domicile, à Alger : 54 Chemin Yusuf ; c’est en effet cette adresse à Alger qui figure sur le faire-part de décès d’Amédée, paru dans L’Écho d’Alger du 13 août 1935 (les obsèques avaient eu lieu le 15 juillet précédent) ; son épouse, née Marie-Louise Rey, était décédée précédemment, à Agen, le 20 septembre 1933, à l’âge de 54 ans (et je relève le fait intéressant que le faire-part de son décès, paru dans le numéro du 13 octobre 1933 de ce même quotidien L’Écho d’Alger, mentionnait les seuls noms des familles Ducos du Hauron, Ducros, Gadel et Gentet) _,

je me suis efforcé de collecter  et réunir, dans la chronologie des faits, les informations que j’ai pu trouver sur le web concernant les différents lieux où lui et sa famille ont résidé en Algérie,

à partir d’informations concernant :

ou bien sa carrière d’administrateur-adjoint dans diverses « communes mixtes » d’Algérie,

ou bien les annonces de naissances d’enfants, au nombre de deux seulement,

sur les cinq que lui attribuaient un quotidien parisien _ hélas non indiqué précisément… _ en un article reproduit en page 2 du numéro de L’Écho d’Alger en date du 4 mars 1927, à l’occasion d’une exposition d’anaglyphes de Louis Ducos du Hauron au Casino d’Alger, et au moment où Amédée Ducos du Hauron commençait à jouir de sa retraite, à Rébeval, en Kabylie.

Cet article de L’Écho d’Alger était intitulé « Les « Anaglyphes », dont l’inventeur du procédé fut un algérien » ;

le voici,

du moins en son début concernant Louis Ducos du Hauron et son neveu Amédée :

« Une attraction particulièrement intéressante, les « Anaglyphes », photographies en couleurs stéréotypées et paraissant animées, est offerte actuellement aux amateurs nombreux du Casino d’Alger. C’est une véritable révolution dans l’art photographique. L’inventeur, comme tant d’autres savants, M. Louis Ducos du Hauron, un Français qui habita l’Algérie, n’est pas mort riche, au contraire.

A ce sujet, un grand journal parisien _ non mentionné, hélas _, écrit :

« Le seul homme qui porte le nom glorieux de Ducos du Hauron vit péniblement à Rébeval (Algérie) avec une retraite de 400 francs par mois, son principal revenu pour entretenir une famille de cinq enfants _ et je relève bien sûr cette information sur la composition de la famille d’Amédée Ducos du Hauron, jeune retraité de la fonction territoriale d’Algérie, à cette date du 4 mars 1927.

Nous nous ferons un devoir et un honneur de revenir sur l’ingratitude manifestée à l’égard de la famille Ducos par ceux-là même qui ont trouvé dans ses inventions une source considérable de millions et de gloire.
Mais, d’ores et déjà, nous estimons qu’une ère de réparation devrait s’ouvrir en faveur de M. Amédée Ducos du Hauron, neveu direct de l’inventeur des anaglyphes et de la photographie des couleurs, seul porteur actuel du nom de Ducos du Hauron _ à part les deux filles Marguerite et Alice, d’Alcide Ducos du Hauron _, qui fut, jusqu’à vingt-sept ans _ né à Agen le 24 mars 1867, c’est en 1894 qu’Amédée a atteint cet âge de 24 ans : on peut donc supposer que sa collaboration, en Algérie, aux travaux de recherche de son oncle Louis s’interrompirent alors du fait de l’entrée d’Amédée dans sa carrière professionnelle sérieuse, possiblement à la préfecture d’Alger ; où, en effet, son livret militaire mentionne très explicitement qu’Amédée Ducos du Hauron est domicilié à l’Hôtel de Préfecture d’Alger, à la date, justement, du 4 juin 1894… _, en compagnie de son père, Alcide Ducos du Hauron (successivement conseiller à la Cour d’appel d’Agen et d’Alger), le collaborateur du glorieux inventeur Louis Ducos du Hauron, son oncle « .
Cet article de L’Écho d’Alger du 4 mars 1927, se poursuivant ainsi :
Il faut rendre à chacun ce qui lui est dû, et c’est pour cela qu’il nous a été agréable, en les appuyant, de reproduire les lignes qui précèdent, tout en soulignant le gros succès obtenu par les « Anaglyphes«  au Casino d’Alger.
D’autres attractions suivront« , etc.
Les deux seuls avis (ou faire-part) de naissance d’enfants d’Amédée Ducos du Hauron et son épouse Marie-Louise Rey,
dont peuvent se re-trouver des traces dans ce qui nous est aujourd’hui accessible de la presse d’Algérie de l’époque, ou des archives d’état-civil,
sont :
ceux de la petite Edmée,
née à Lamartine _ aujourd’hui El Karimia _, le 8 juillet 1904,
selon une brève du journal Le Progrès d’Orléansville ;
et du petit Gérard,
né à Berrouaghia le 30 août 1909,
selon une brève du journal L’Afrique du Nord illustrée, paru le 18 septembre 1909.
Et si je puis être certain du prénom de Roger,
présent _ en toutes lettres _ dans le faire-part de décès de sa sœur Eveline, paru dans le numéro de L’Écho d’Alger daté du 2 janvier 1939,
c’est seulement par induction, et à partir de la formulation « Madame Henri Ducros, née Eveline Ducos du Hauron » de ce même faire-part de décès, que je suis en mesure d’affirmer avec une grande probabilité de justesse, que cette Eveline-là fait bien partie de la fratrie des enfants d’Amédée Ducos du Hauron et son épouse Marie-Louise Rey ;
et même que, très probablement, Eveline a de grandes chances d’en être l’aînée…
Quant au cinquième enfant toujours « à charge » d’Amédée désormais retraité de la fonction publique évoqué dans l’article du 4 mars 1927,
si je suppose qu’il s’agirait plutôt d’une fille,
c’est parce que les deux seuls prénoms de « MM. Ducos du Hauron » de ce même faire-part de décès d’Eveline, sont ceux de « Gérard » et « Roger » : pas de troisième garçon ici _ et, pas davantage, de présence d’une fille : Edmée Ducos du Hauron serait donc décédée entretemps…
Même si reste bien sûr possible _ et même probable _ que ce cinquième enfant supposé ici être un garçon, soit décédé entre le 4 mars 1927 et le 30 décembre 1938…
Mais se pose tout autant la question de ce que sont devenus, depuis 1927,  les deux enfants _ et cela, quels que soient leurs sexes _, qui ne sont ni Eveline, la défunte des vacances de Noël algéroises de 1938, ni ses frères Gérard et Gaston…
Et qu’est devenue Edmée ?..
Étant entendu que les mention qui suivent immédiatement celle des deux frères Ducos du Hauron (« Gérard et Roger« ) de la défunte Eveline, soient les deux mentions de « Mme Jacquet » et de « Mme Vve Gadel et ses enfants« , ne concernent, ni l’une, ni l’autre, de possibles sœurs d’Eveline _ ce que, de fait, ne sont ni « Mme Jacquet« , la compagne (et bientôt épouse _ le 25 novembre 1939, à Alger : Mme Vve Jacquet, née Célestine-Léontine Noiraux, née à Haraucourt, le 12 novembre 1893, et décédée à Cavaillon, le 29 juillet 1972 _) de Gérard Ducos du Hauron _ né à Berrouaghia le 30 août 1909, et décédé à Avignon, le 27 janvier 2000 _ ; ni « Mme Vve Gadel« , la tante, née Rey, de la défunte Eveline : Aimée-Laurence Rey, que je suppose être la sœur de la défunte Marie-Louise Rey… _ ; sœurs qui auraient dû apparaître au rang suivant immédiatement la mention de leurs frères, si elles avaient toutes deux encore véc en décembre 1938…

Maintenant, ce que j’ai pu reconstituer de la carrière d’administrateur-adjoint en Algérie d’Amédée du Hauron, est intéressant,

déjà, pour commencer, par les titres qui lui sont attribués en son début et en sa fin de carrière...

Amédée semble débuter, en effet _ mais je ne dispose hélas pas, pour le moment, d’informations antérieures à janvier 1901 : or Amédée a assez probablement débuté bien avant cette date de 1901 dans cette carrière administrative, ne serait-ce que, nécessairement, en tant que « stagiaire« … ; la consultation, le 30 mars 2021, du livret militaire d’Amédée, m’apprendra que le 4 juin 1894, Amédée est domicilié, à Alger, à l’Hôtel de Préfecture ; et que le 18 avril 1895, il réside à Orléansville… _, avec le titre, en 1901, de « rédacteur » à la sous-préfecture d’Orléansville, puisque c’est ce qu’indique sa nomination d' »adjoint » à L’Ouarsenis, « en remplacement de M. Dupuis« , selon une information de La Politique coloniale du 31 janvier 1901.

Et je remarque que pour sa fin de carrière, il accèdera, selon L’Écho d’Alger du 22 septembre 1919, au titre de « rédacteur principal de 1ère classe« , à la _ prestigieuse _ Préfecture d’Alger, par permutation, avec son propre poste _ qu’il échange _ d' »administrateur-adjoint de 1ère classe » pour la commune de Cassaigne _ poste qu’il ne semble cependant pas avoir rejoint au terme de la période d’indisponibilité qu’il avait, pour j’ignore quelles raisons, obtenue _, par permutation, « dans l’intérêt du service« , avec « M. Renaud Paul, rédacteur de 1ère classe à la Préfecture d’Alger« …

Et c’est d’ailleurs ce titre de « Rédacteur principal de préfecture » en retraite qui figure sur le faire-part de décès publié par sa famille le 13 août 1935, dans L’Écho d’Alger.

Voici donc quelques uns _ certains doivent assez probablement me manquer _ des divers lieux d’Algérie

que ses postes d' »administrateur-adjoint« , dans sa série de postes dans une kyrielle de « communes mixtes« ,

ont donné l’occasion à Amédée Ducos du Hauron de séjourner, avec sa famille,

d’Orléansville et sa sous-préfecture,

jusqu’à Alger et sa préfecture :

_ Orléansville : « M. Ducos du Hauron, rédacteur à la sous-préfecture d’Orléansville, est nommé adjoint à l’Ouarsenis, en remplacement de M. Dupuis, admis à faire valoir ses droits à la retraite » (La Politique coloniale, le 31 janvier 1901)

_ L’Ouarsenis : « M. Ducos du Hauron, rédacteur à la sous-préfecture d’Orléansville, est nommé adjoint à l’Ouarsenis, en remplacement de M. Dupuis, admis à faire valoir ses droits à la retraite » (La Politique coloniale, le 31 janvier 1901) ;

_ Le Chéliff : « M. Ducos du Hauron, adjoint à l’Ouarsenis, a été appelé au Chéliff, par permutation avec M. Vignon »  (La Politique coloniale, le 1er mars 1901) ;

_ Lamartine : « Madame et M. Amédée Ducos du Hauron, Administrateur-Adjoint à Lamartine, viennent d’être les heureux parents d’une mignonne fillette qui a reçu le prénom de Edmée. Nous leur adressons nos sincères félicitations, et souhaitons longue vie et prospérité à Mademoiselle Edmée  » (Le Progrès d’Orléansville, le 8 septembre 1904) ;

_ Berrouaghia : « Mme et M. Amédée Ducos du Hauron, administrateur-adjoint à Berrouaghia, nous font part de la naissance de leur fils Gérard » (L’Afrique du Nord illustrée, le 18 septembre 1909) ;

_ Sidi-Aïssa : « M. Ducos du Hauron, administrateur-adjoint de la commune mixte de Sidi-Aïssa, est appelé dans celle de la Mizrana, en remplacement de M. Léonardi, précédemment promu administrateur » et « M. Ducros, candidat classé à la suite du concours du 26 novembre 1912, est nommé administrateur-adjoint stagiaire, et désigné pour la commune mixte de Sidi-Aïssa, en remplacement de M. Ducos du Hauron » (L’Écho d’Alger, le 9 janvier 1913) _ une important occasion de rencontre entre un futur beau-père et un futur gendre (partageant les mêmes fonctions dans l’Algérie coloniale) ; même si j’ignore la date précise du mariage de M. Henri Ducros et Melle Eveline Ducos du Hauron _ ;

_ Mizrana : « M. Ducos du Hauron, administrateur-adjoint de la commune mixte de Sidi-Aïssa, est appelé dans celle de la Mizrana, en remplacement de M. Léonardi, précédemment promu administrateur » (L’Écho d’Alger, le 9 janvier 1913) ;

_ Tablat : « M. Ducos du Hauron, administrateur-adjoint de la commune mixte de Mizrana, est appelé dans celle de Tablat, pour être détaché à L’Arba, en remplacemenr de M. Saar, précédemment promu administrateur » (L’Écho d’Alger, le 13 avril 1914) ;

_ L’Arba : « Par arrêté en date du 9 mai 1914, M. Delpoux, administrateur de la commune mixte de Sidi-Aïssa, est appelé dans celle de Mizrana en remplacement de M. Ducos du Hauron, précédemment détaché à L’Arba  » (L’Écho d’Alger, le 12 mai 1914) ;

_ Cassaigne : « Par arrêté de M. le Gouverneur général de l’Algérie en date du 20 février 1919, M. Ducos du Hauron, administrateur-adjoint de 1ère classe en disponibilité, est réintégré dans le service des communes mixtes et désigné pour la commune mixte de Cassaigne, en remplacement de M. Croizier précédemment nommé à Trezel. M. Renaud Paul, rédacteur principal de 1ère classe à la Préfecture d’Alger, est nommé, dans l’intérêt du service, administrateur-adjoint de 1ère classe à Cassaigne, par permutation avec M. Ducos du Hauron » (L’Écho d’Alger, le 22 février 1919)…

_ Alger :  « Par arrêté de M. le Gouverneur général de l’Algérie en date du 20 février 1919, M. Ducos du Hauron, administrateur-adjoint de 1ère classe en disponibilité, est réintégré dans le service des communes mixtes et désigné pour la commune mixte de Cassaigne, en remplacement de M. Croizier précédemment nommé à Trezel. M. Renaud Paul, rédacteur principal de 1ère classe à la Préfecture d’Alger, est nommé, dans l’intérêt du service, administrateur-adjoint de 1ère classe à Cassaigne, par permutation avec M. Ducos du Hauron » (L’Écho d’Alger, le 22 février 1919)…

Ce mardi 5 janvier 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Voilà donc les quelques précisions supplémentaires que me donne cette relecture de l’article du 5 janvier 2021…

Ce jeudi 2 décembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Quelques données que m’apprend la consultation du livret militaire d’Amédée Ducos du Hauron, classe 1889

30mar

C’est un peu par hasard que j’ai eu accès

en l’occurrence, à partir de ma recherche des livrets militaires des membres de la famille Wachter installés en Algérie _ et cela afin d’essayer d’identifier enfin, et « Mme Vve Louis Gentet, née Wachter« , et « Mme Vve Paul Bonopèra-mère« , née Confex, sœur d’Elisabeth Confex, et par là belle-sœur de l’époux de celle ci : Jean-Baptiste-Antoine Wachter… ; l’épouse d’Amédée Ducos du Hauron (Agen, 14 mars 1867 – Alger, Juillet 1935), Marie-Louise Rey (Orléansville, 1879 – Agen, 20 septembre 1933), étant la nièce de Louis Gentet (Orléansville, 12 octobre 1853 – Orléansville, 9 août 1906) et de sa veuve, née Wachter… Tel est le cercle de famille que j’essaie de préciser… _,

au très précieux site des livrets militaires d’Algérie, et cela dès l’installation du régime de la IIIe République, et jusqu’à la victoire de 1918… ;

site que je peux consulter maintenant à ma volonté…

_ les seuls détails qui manquent concernent les épouses et les enfants du soldat ;

alors que ne manquent pas les diverses domiciliations de celui-ci, avant la libération définitive de ses obligations de service… Pouvoir le joindre est une puissante nécessité républicaine…

J’ai donc commencé par rechercher le livret militaire d’Amédée Ducos du Hauron, (classe 1889) le « fondateur » de ce que j’ai nommé la « branche algéroise-algérienne » des Ducos du Hauron.

Le livret est au nom de « Marie-Louis-Amédée Ducos« , né à Agen le 24 mars 1867 _ « employé de commerce«  (ainsi a-t-il donc débuté sa carrière professionnelle), et résidant à Alger, rue Rovigo, n° 68 : au moment de la première rédaction de ce livret, en 1886 ou 87) _, fils de Jean-Marie-Casimir et Fourcault, Césarine-Marie, domiciliés à Alger, Rovigo 68. 

Les lieux et dates de son parcours qui peuvent compléter un précédent article du 6 janvier dernier : ,

sont les suivants :

_ 24 août 1887 : Alger, rue Rovigo N° 68 _ au domicile des parents Ducos du Hauron, qui vivent alors à Alger _

_ 4 juin 1894 : Alger, Hôtel de préfecture _ probablement Amédée exerce-t-il alors déjà la profession de « rédacteur«  (peut-être stagiaire) à la Préfecture d’Alger… _

_ 18 avril 1895 : Orléansville _ les raisons professionnelles de la résidence à Orléansville d’Amédée sont-elles seulement professionnelles ?.. Amédée est-il déjà marié à cette date avec l’orléansvilloise Marie-Louise Rey ?.. Et quand est née leur fille aînée Eveline … _

_ 18 novembre 1904 : Teniet El Haad _ une commune au flanc sud du massif de l’Ouarsenis _, adjoint-administrateur

_ 8 mai 1907 : administrateur-adjoint de la commune mixte de Teniet El Haad

Je remarque, bien sûr, la mention, sur ce livret militaire, de la présence à Orléansville d’Amédée Ducos du Hauron au mois d’avril 1895 ;

même si cela ne constitue pas encore un indice suffisant du mariage, probablement à Orléansville, et j’ignore en quelle année, d’Amédée Ducos du Hauron avec l’orléansvilloise _ nièce de Louis Gentet (Orléansville, 12 octobre 1853 – Orléansville, 9 août 1906), conseiller municipal de la ville _ Marie-Louise Rey, née en 1879…

À confronter avec les éléments rassemblés en mon précédent article du 6 janvier dernier :  …

À suivre…

Ce mardi 30 mars 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Quelques nouvelles précisions sur les fils (et belles-filles) de Paul Bonopéra (Miliana, 1856 – Orléansville, 1916) : Jean Bonopéra…

15fév

Ce lundi 15 février, j’ai poursuivi mes recherches sur chacun des six fils de Paul Bonopéra :

_ Jean Bonopéra, né le 18 juin 1877, à Pontéba _ cultivateur de profession, et résidant à Rabelais, au moment du conseil de révision, en 1898 _ ;

_ Paul Bonopéra, né 19 septembre 1878, à Pontéba _ cultivateur, et résidant à Rabelais, au moment du conseil de révision, en 1899 _ ;

_ Alphonse Bonopéra, né le 1er janvier 1881, à Charon _ cultivateur, et résidant à Rabelais, au moment du conseil de révision, en 1902 ; puis, plus tard, garde-champêtre _ ;

_ Auguste Bonopéra, né le 3 avril 1883, à Orléansville _ boulanger, et résidant à Rabelais, au moment du conseil de révision, en 1904 _ ;

_ Julien Bonopéra, né le 9 janvier 1887, à Charon _ commis des Postes et Télégraphes, et résidant à Orléansville, au moment du conseil de révision, en 1908 _ ;

_ Georges Bonopéra, né le 21 février 1892, à Rabelais _ employé, et résidant à Orléansville, au moment du conseil de révision, en 1913 _ ;

et vais tâcher de donner le plus de précisions possibles, au vu de ce que je puis glâner, sur le parcours d’existence de chacun d’eux ;

en commençant par l’ainé, Jean Bonopéra.

Ce n’est qu’assez tardivement que j’ai pris conscience que ce Jean Bonopéra _ dont j’ignore pour le moment la date et le lieu (Oued Fodda ?) de décès _ est devenu, à un moment de sa vie, agent, puis brigadier, puis inspecteur de police : à Oued Fodda, entre 1932 et 1939 ; après avoir été garde-champêtre à Masséna, puis Lamartine, en 1913.

Avec son épouse née Louise-Marie Hulné (Renault (= Relizane), 5 mai 1881 – Affreville, 1963) _ j’ignore où et quand Jean et Louise-Marie Hulné se sont mariés ; Louise-Marie Hulné est née le 5 mai 1881 à Renault-Relizane ; fille de Joseph-Charles Hulné (né à Breitenbach, Haut-Rhin, et décédé à Ténès le 30 janvier 1932) et de Joséphine-Marie-Apolline Bailly (née à Pussey, Haute-Saône, le 27 avril 1863, et décédée à Hussein Dey après 1932), c’est six mois après sa naissance à Renault-Relizane que Louise-Marie Hulné a été reconnue par son père le jour du mariage de ses parents, Jean-Charles Hulné et Joséphine-Marie-Apolline Bailly, à Renault, le 26 novembre 1881… _,

Jean Bonopéra et Louie-Marie Hulne ont eu au moins 6 enfants _ à la date du 13 mars 1917, il est en effet consigné sur le livret militaire de Jean Bonopéra qu’il a 6 « enfants vivants«  ; en vertu de quoi Jean Bonopéra a pu être renvoyé de la réserve de l’armée territoriale, en ses foyers ; et il se retire alors à Orléansville, rue de Rome, est-il précisé, le 24 mars 1917 _ :

 _ 1) Georges-Paul, apparemment l’ainé de cette fratrie des 6 enfants de Jean Bonopéra, est né à Rabelais le 25 juin 1902, et épousera _ probablement à La Ferme _ le 25 mai 1925 Clémentine-Eugénie-Hélène Petit (née à Duperré le 20 janvier 1907 ; et qui décèdera à La Garde, Var, en 1985) ; Georges-Paul Bonopéra et son épouse Clémentine auront eux-mêmes 6 enfants :

Paul-Pierre-Auguste est né à La Ferme le 31 juillet 1926 (et décèdera à Toulon le 8 juillet 2000) _ son épouse Jeannine-Adrienne Tudury est née à Saint-Eugène le 7 septembre 1929, et décèdera à Toulon le 5 juin 2007 ; et ils auront plusieurs enfants, dont Jean-Stéphane Bonopéra, né le 5 décembre 1956 à Orléansville ; et peut-être aussi un Roger Bonopéra ; ainsi que Georges Bonopéra, né à Orléansville le 9 mars 1950… _ ;

Hélène ;

Jacqueline est née à La Ferme le 15 janvier 1944 (et décèdera à Limoux le 17 janvier 2016) ;

Mireille ;

Stéphanie ;

et Vivianne est née à Saint-Cyprien des Attafs le 20 octobre 1951 (et décèdera à Hyères le 7 janvier 1997).

Et Georges-Paul Bonopéra, le père de ces 6 enfants _ et fils aîné de notre Jean Bonopéra _, décèdera à Toulon le 9 janvier 1977.

_ 2) Aimée _ probablement la seconde de la fratrie des au moins six enfants de Jean Bonopéra et son épouse Louise-Marie Hulne _ est née, comme son frère aîné Georges-Paul, à Rabelais : le 13 novembre 1905.

Assiste comme témoin à la déclaration de la naissance de cette petite Aimée Bonopéra, en la mairie de Rabelais, le cousin germain du père du bébé, Jean Bonopéra, Alphonse Morand de la Genevraye (Orléansville, 7 juin 1872 – Orléansville, 19 mars 1922), le fils aîné de Marguerite Bonopéra (1849 – ?) et d’Auguste Morand de la Genevraye (1844 – 1904), c’est-à-dire le fils aîné de la sœur et du beau-frère de Paul Bonopéra (1856 – 1916), le père de Jean (1878 – ?) et grand-père de la petite Aimée (1905 – 1993).

En 1925, Aimée Bonopéra épousera Dominique Villanova, sous-officier au 1er régiment de Tirailleurs, en garnison à Orléansville ; puis, en un second mariage, le 2 septembre 1950, à Orléansville, André-Klébert Riquier.

Aimée Bonopéra décèdera à Fréjus le 22 novembre 1993 _ j’ignore si elle a eu une descendance Villanova ou Riquier.

_ 3) Claude _ c’est tout ce que je sais pour le moment de cet enfant.

_ 4) Joséphine, qui le 30 janvier 1923 _ d’après Le Progrès d’Orléansville, du 1er février 1923 _ épouse Kléber Defillon _ employé au P.L.M. à Affreville en 1929, d’après L’Écho de Tlemcen du 12 novembre 1929.

Et il me faut ici noter un accident qui affectera, en gare de Tlemcen, le 6 novembre 1929, Kléber Defillon, alors employé au P.L.M. à Affreville, et Aimé Jouvence, sergent au 6e Tirailleurs à Tlemcen, tel qu’il est rapporté par L’Écho de Tlemcen du 12 novembre 1929 : « Les nommés Defillon Kléber et Jouvence, ont été victimes d’un accident. Le cheval qui traîne la voiture qui assure le service postal de Tlemcen-ville à Tlemcen-gare, a versé en arrivant à la gare, quand le cheval a pris le mors aux dents. Le sieur Defillon a été atteint de plaies au genou gauche et de luxation au bras gauche ; le sergent Jouvence a été atteint de plaies aux genoux« . En effet, Kléber Defillon et Aimé Jouvence sont tous deux des gendres ou futurs gendres de Jean Bonopéra (cf l’annonce par L’Écho d’Alger du 3 décembre 1932, de la naissance, à Oued-Fodda de « Claude Jouvence, au foyer de M. Jouvence, sergent-chef au 3e régiment de Tirailleurs à Fez, et de Mme, née Bonopéra _ j’ignore le prénom de cette fille de Jean Bonopéra, épouse d’Aimé Jouvence, et bientôt mère, en décembre 1932, du petit Claude Jouvence. Compliments aux heureux parents, ainsi qu’au grand-père Jean Bonopéra, notre sympathique agent de police locale »).

_ 5) Jeanne, qui est née à Orléansville le 10 mars 1913 (et décèdera à Kindsbach, en Allemagne, le 25 mai 1949) ; le 22 septembre 1934, à Oued-Fodda, elle épousera Marcel-Auguste Louyot _ alors sous-officier au 9éme Régiment de Tirailleurs Algériens : né à Metz, le 3 mars 1910, Marcel Louyot décèdera à Fontaine-Les-Dijon le 13 décembre 1997 _ ; et ils auront _ au moins _ une petite Josianne Louyot, née à Oued-Fodda au mois de janvier 1936.

_ et 6) peut-être, né à Orléansville au mois de février 1915, un petit Georges Bonopéra, si ce dernier est bien le fils de Jean Bonopéra et son épouse Louise-Marie Hulné… Peut-être, en effet, sont-ce bien Jean Bonopéra et son épouse née Louise-Marie Hulné qui sont les parents du bébé Georges né en février 1915, dont a bien laconiquement parlé Le Progrès d’Orléansville du 11 février 1915 : « M. et Mme Bonopéra ont aussi un bébé, Georges » _ qui porterait alors le même prénom que son frère aîné Georges-Paul, né à Rabelais le 25 juin 1902. Et cela pourrait justifier l’indication du livret militaire de Jean Bonopéra, déclaré le 24 mars 1917, « père de 6 enfants vivants » ; une constatation ayant permis à ce père de famille de 6 enfants vivants, de se retirer à Orléanville, rue de Rome… _ mais cela fait tout de même un peu difficulté…

Mais de fait il s’avèrera que ce petit Georges Bonopéra né au mois de février 1915, n’est pas le fils de Jean Bonopéra et de son épouse Louise-Marie Hulné, mais le fils de son frère Auguste et de son épouse _ dont j’ignore toujours le prénom et le nom de naissance…

Il me faut donc continuer de rechercher quel est le sixième des enfants de Jean Bonopéra et son épouse Louise-Marie Hulné _ aux côtés de ses frères et sœurs Georges-Paul, Aimée, Claude, Joséphine et Jeanne Bonopéra _ et qui a pu permettre au père de famille nombreuse qu’était Jean Bonopéra de regagner ses foyers, et rejoindre sa famille, en vertu de l’article 48 de la loi du 21 mars 1905, libérant des obligations du service actif les pères de famille d’au moins 4 enfants (Jean Bonopéra ayant déclaré, lui, avoir alors six enfants « vivants« ) ; et son livret militaire indiquant qu’à la date du 24 mars 1917, Jean Bonopéra regagne un domicile situé à Orléansville, rue de Rome…

Quant au parcours professionnel de Jean Bonopéra _ né, je le rappelle, à Pontéba le 18 juin 1877 _,

son livret militaire livre quelques très intéressantes informations, au moins sur quelques unes de ses domiciliations, jusqu’en 1917 :

_ au moment du conseil de révision de 1898, Jean Bonopéra, né à Pontéba, réside à Rabelais, et est « agriculteur« …

_ à la date du 13 avril 1913, il est dit résider à Masséna (commune-mixte du Chéliff)…

_ à la date 13 juin 1913, il réside à Lamartine, et y exerce, est-il précisé, l’office de garde-champêtre…

_ à la date du 12 avril 1917, il réside à Oued-Fodda…

_ et à la date du 2 novembre 1918, il se trouve à Duperré _ qu’y fait-il ?..

_ mais le 24 mars 1917, passé quatre jours plus tôt dans la réserve de l’armée territoriale, Jean Bonopéra, qui avait été renvoyé dans ses foyers en qualité de père de six enfants vivants, est dit se retirer à Orléansville, rue de Rome…

Le 2 avril 1925, Le Progrès d’Orléansville annonce les « fiançailles de Melle Aimée Bonopéra, fille de Mme et M. Jean Bonopéra, cafetier à Orléansville, avec M. Dominique Villanova, sous-officier au 1er Régiment de Tirailleurs en garnison à Orléansville« . 

Et au moment de l’annonce, le 28 mai suivant, toujours en 1925, par Le Progrès d’Orléansville, du prochain mariage de son fils Georges-Paul avec Melle Clémentine Petit, Jean Bonopéra, le père du futur marié, est encore dit être « cafetier à Orléansville« , ce qui ne laisse pas de surprendre un peu : il me semblait, en effet, que c’était plutôt Auguste Bonopéra, son frère né à Orléansville le 3 avril 1883, qui tenait le « Grand Café » Bonopéra de la rue d’Isly _ ce que confirmera l’information, par Le Progrès d’Orléansville du 1er juillet 1926, d’une réunion de Médaillés militaires d’Orléansville au « Café Bonopéra Auguste«  ; et je ne compterai pas les mentions dans la presse d’expressions telles que « M. Auguste Bonopéra, cafetier à Orléansville » (par exemple le 21 janvier 1932) ; ou « M. Auguste Bonopéra, propriétaire du Café d’Isly » (le 23 juin 1932)… _ ; à moins que la direction de ce Café était jusqu’alors conjointe entre les frères Auguste et Jean Bonopéra…

Et le 3 décembre 1925, c’est le mariage, cette fois, de « Melle Aimée Bonopéra, fille de Mme et M. Jean Bonopéra, cafetier à Orléansville, avec M. Dominique Villanova, sous-officier au 1er Tirailleurs« , qu’annonce Le Progrès d’Orléansville. Est-ce là une erreur de prénom _ Jean mis à la place d’Auguste, le cafetier du « Grand Café » de la rue d’Isly _ du père de la mariée ?..

À confronter aussi avec l’indication, rajoutée sur l’acte de naissance d’Aimée Bonopéra _ à Rabelais, le 13 novembre 1905, fille de Jean Bonopéra et son épouse Louise-Marie Hulne,   _ du mariage, en 1950 à Orléansville, d’Aimée Bonopéra avec André-Klébert Riquier…

L’histoire de ce « Grand Café » de la rue d’Isly _ véritable institution orléansvilloise ! _ mériterait, d’ailleurs, qu’on s’y attarde un peu… :

c’est en effet le 29 avril 1874 qu’un Jean Bonopéra _ lequel ? Son propre grand-père Juan-Dionis-Franscisco Bonopera (dit Jean Bonopéra ; né à Tarragone le 9 mars 1814) ? ou son oncle _ frère de son père Paul, né à Miliana le 10 janvier 1856 _ Jean-Baptiste-Nicolas Bonopéra (né à Miliana le 19 février 1851 ; et père du cousin Auguste Bonopéra _ né, lui, à Alger le 5 juillet 1894, et fils de ce Jean-Nicolas Bonopéra _) ? _ a été autorisé par un arrêté du sous-préfet de Miliana à ouvrir et exploiter un café rue d’Isly à Orléansville…

Plus tard, au début du XXe siècle, ce sera un Auguste Bonopéra qui tiendra ce Café de la rue d’Isly, à Orléansville :

très probablement le quatrième des six fils de Paul Bonopéra et son épouse Joséphine Girot (ou Giraud) : Auguste Bonopéra, né à Orléansville le 3 avril 1883 _ et qui aura au moins quatre enfants, dont l’un sera à son tour prénommé Auguste… _ ;

et bien moins probablement le cousin Auguste Bonopéra, né à Alger le 5 juillet 1894, et qui décèdera à Alger le 13 février 1946 ; et qui s’est déclaré, lui, de profession « menuisier« , lors de son conseil de révision en 1914 ; et qui est fils de Jean-Nicolas Bonopéra, cuisinier de profession, un autre des frères de Marguerite Bonopéra et Paul Bonopéra _ tous nés à Miliana : Marguerite, le 22 janvier 1849 ; Jean-Baptiste-Nicolas, le 19 février 1851 ; et Paul, le 1er octobre 1856 ; et enfants de Juan-Dionis-Francisco Bonopera (né à Tarragone le 9 mars 1814) et son épouse Margalida-Miguela Saura (née à Santa Maria de Mahon, Minorque, le 21 mars 1820)…

Cependant, le livret militaire de Jean Bonopéra indiquait pour l’adresse de celui-ci à Orléansville : « Boulanger. Orléansville, rue d’Isly » ; ce qui pourrait tout simplement signifier que Jean Bonopéra était alors hébergé, provisoirement à Orléansville, par son frère Paul, le boulanger de la rue d’Isly…

Mais c’est bien à Oued-Fodda que l’on rencontre des mentions de Jean Bonopéra (et de sa famille), tout au long des années trente :

d’abord comme agent de police ; par exemple pour l’annonce par L’Écho d’Alger du 3 décembre 1932, de la naissance, à Oued-Fodda de « Claude Jouvence, au foyer de M. Jouvence, sergent-chef au 3e régiment de Tirailleurs à Fez, et de Mme, née Bonopéra. Compliments aux heureux parents, ainsi qu’au grand-père Jean Bonopéra, notre sympathique agent de police locale » ; ou pour l’annonce, par L’Écho d’Alger du 23 juin 1933, des fiançailles, à Oued-Fodda, de « Melle Jeanne Bonopéra, fille de M. Jean Bonopéra, agent de police, avec M. Marcel Louyot, sergent au 9e régiment de Tirailleurs en détachement à Orléansville » ;

puis, comme brigadier de police ; par exemple pour l’annonce, par L’Echo d’Alger du 20 septembre 1934, du mariage prochain, à Oued-Fodda, de « Melle Jeanne Bonopéra, fille de Mme et M. Bonopéra Jean, brigadier de police de notre ville, avec M. Marcel Louyot, sous-officier  au 9e R.T. A. » ; ou encore pour l’annonce, par le Progrès d’Orléansville du 17 janvier 1936, de la « naissance de Josianne Louyot, au domicile de son grand-père, M. Bonopéra, notre sympathique brigadier de police« , à Oued-Fodda ;

et enfin comme inspecteur de police ; par exemple pour l’annonce, par L’Écho d’Alger du 23 mars 1939, de la « nomination de M. Jean Bonopéra, Brigadier, au grade d’Inspecteur de police, à Oued-Fodda« …

À suivre…

Ce lundi 15 février 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

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